04/04/2008

Fumée passive: pourquoi s'encombrer d'un contre-projet?

Le Conseil d'Etat souhaite opposer un contre-projet à l'initiative «fumée passive et santé», qui préconise l'interdiction de la fumée dans les lieux publics. Le contre-projet permettrait entre autre l'installation de fumoirs, fermés, ventilés et sans service. Favorable à l’initiative, je regrette ce contre-projet et plaiderai pour que l'initiative seule soit soumise au peuple. Rapidement.

 

En effet, les fumoirs ne sont pas une solution praticable. D'une part, il n'est de loin pas sûr que la technique permette d'installer une ventilation suffisamment efficace pour que la fumée ne se répande pas dans tout l'établissement. Et, dans tous les cas, de telles installations seront certainement hors de prix, ce qui provoquerait une discrimination entre les cafetiers qui ont les moyens de la financer et les autres. Mais surtout, prétendre que ces fumoirs seront «sans service» est un leurre. Certains cafetiers auront beau jeu d'y envoyer leurs employés sur base «volontaire», en leur faisant comprendre que, s'ils ne sont pas «volontaires», d'autres le seront certainement... Or, le personnel des établissements de l'hôtellerie restauration paie un lourd tribut à la fumée passive.

 

Enfin, il y a malheureusement fort à parier que la loi d'application du contre-projet servira les intérêts des adeptes des manoeuvres dilatoires pour retarder l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Mis sous pression par les excellents résultats des initiatives populaires sur ce sujet, notamment l'écrasante victoire de l'initiative genevoise (par 79,2% de «oui»), les milieux de l'hôtellerie-restauration font en effet tout pour retarder l'inéluctable.

 

 

Commentaires

Y'aura t'il aussi une solution prévue pour que les gens qui mangent tranquillement au restaurant ne soient pas dérangés par les pleurs, le chahutage des enfants des parents qui amèneront leurs enfants à la place de leur cigarette?

Selon une étude les cris des enfants stress certaines personnes, ce qui fragilise le coeur et donc augmente les risques d'accidents cardiaques. Vous qui parlez de discrimination selon les moyens de l'établissement, il ny'a pas de raison qu'il y'ait de discrimination envers les personnes dérangée par le bruit que par ceux par la fumée.

Écrit par : DdDnews | 04/04/2008

Et c'est qui qui va payer votre AVS DD? Ces enfants que vous détestez...

Écrit par : Papy moujot | 04/04/2008

Aie, Papy moujot, le truc à pas dire à DdDnews, il va bien sûr sauter sur l'occasion pour dire que les fumeurs paient un tas de taxe sur le paquet de cigarette qui va aussi dans les caisses.. de l'AVS ;-)

Écrit par : PtitSuisse | 04/04/2008

Papy moujot...il faudrait déjà que ces enfants ait un boulot, ce qui n'est pas certain...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 05/04/2008

Jean Christophe,

Bien entendu je respecte votre position sur le fond, mais ce n'est à mon avis pas le rôle d'un politicien de restreindre le choix du peuple sur l'objet d'une votation, étant donné que le peuple est souverain. Bien au contraire.

Écrit par : FuFus | 05/04/2008

Je suis là, tranquille, à me balader sur les blogs, et pis y a certains commentaires qui m'énervent et me font grimper la tension...
Mais comme personne ne m'oblige à me balader sur les blogs, j'assume et ne cherche pas de coupable.

Écrit par : Olegna | 05/04/2008

Sur le fond, même si la nocivité de la fumée passive est chose prouvée, une loi au couperet (comme celle votée récemment à Genève) ne respecte pas le principe de proportionnalité, à savoir, pour protéger les employés de bars et restaurants, on prive totalement les gens de fumer.

Quant aux prix des installations et à la discrimination qu'ils entraînent, il serait possible d'adopter une loi "à l'espagnole" où les petits bistros on le choix d'être fumeur ou non-fumeur. Mais dans ce cas, c'est le problème des employés qui resurgit: est-il concevable qu'un poste de travail comprenne dans ses conditions de travail un désagréement ou risque tel que la fumée passive ? A mon avis, oui, mais je respecte ceux qui pensent le contraire.

Écrit par : FuFus | 05/04/2008

Olegna,
Vous en avez trop dit ou pas assez..

Écrit par : FuFus | 05/04/2008

Je pense que les libertés individuels concernant la clope,est aussi de respecter ceux qui ont choisis de ne pas fumé.Pour les clients non fumeurs s'a peut toujours se discuter,mais pour le personnel non fumeur c'est la moindre des choses.

D.J

Écrit par : D.J | 05/04/2008

FuFus,
En effet...
Je voulais réagir au mot "anti-enfants" de DdDnews.
Je suis dérangé quand on met sur le même pied la nuisance de la fumée et le bruit d'enfants dans un bistrot.Voilà. Même si je sais qu'il parlait sur le principe...
Concernant la clope, et dans la même idée d'arrêter de toujours chercher des coupables, je serais assez d'accord pour les bistrots avec et les bistrots sans. Aux clients de choisir!Reste la question des employés...
C'est vrai que de légiférer à tout crin peut menacer, au final, la liberté individuelle.

Écrit par : Olegna | 05/04/2008

Cher Fufus,
Même sans contre-projet, le peuple reste souverain. Le contre-projet, c'est une proposition du Conseil d'Etat et, éventuellement, du grand conseil, pas du peuple. Et si des citoyens pensent que choix est trop restreint, libre à eux de lancer une autre initiative pour élargir la palette de choix!
Je pense qu'une place de travail ne doit pas avoir d'inconvénient, et surtout pas d'inconvénients nuisibles à la santé. A plus forte raison si cette nuisance est la fumée passive, qui est une nuisance mortelle.

Cher DJ, une fois n'est pas coutume, nous sommes d'accord! En effet, le personnel non fumeur doit être protégé.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 05/04/2008

Une place de travail ne doit pas avoir d'inconvenients.. Ca me laisse perplexe..

Si vous prenez la profession de chauffeur routier, pouvez-vous assurer qu'il n'y a aucun danger mortel à l'exercer ?

C'est une utopie et c'est louable de la défendre mais il faut aussi rester réaliste et accepter notre condition de mortel.

Écrit par : FuFus | 06/04/2008

Fufus, pour votre information, voici un extrait de l'art. 6 de la loi sur le travail (LTr):
Art. 6

Obligations des employeurs et des travailleurs

1 Pour protéger la santé des travailleurs, l’employeur est tenu de prendre toutes les mesures dont l’expérience a démontré la nécessité, que l’état de la technique permet d’appliquer et qui sont adaptées aux conditions d’exploitation de l’entreprise. Il doit en outre prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger l’intégrité personnelle des travailleurs.

2 L’employeur doit notamment aménager ses installations et régler la marche du travail de manière à préserver autant que possible les travailleurs des dangers menaçant leur santé et du surmenage.

2bis L’employeur veille également à ce que le travailleur ne soit pas obligé de consommer des boissons alcooliques ou d’autres substances psychotropes dans l’exercice de son activité professionnelle. (...)
(...)

Concernant votre exemple du chauffeur routier: Il y a certes un danger mortel à exercer ce métier, c'est indéniable. Et il serait erroné de penser que rien ne se fait pour améliorer la sécurité au travail des chauffeurs routiers. Par exemple, les syndicats revendiquent une amélioration de la sécurité, une baisse du temps de travail, une amélioration des contrôles, des mesures contre le stress, etc. Et les pouvoirs publics ne sont pas en reste avec l'augmentation de la prévention et le durcissement des mesures pour la sécurité routière.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 06/04/2008

Et personne n'a pensé pensé à donner une prime de risque aux personnes aux employé travaillant dans les resto? (pour ceux qui eulent) Et merci de ne pas toujours parlé "au nom des pauvres employés" j'en connais a qui ca ne dérangent pas.

Et qui plus est cher papy moujot, je ne deteste pas les enfants et je ne deteste personne (contrairement à certains qui font des lois qui empêchent d'autre de faire ce qu'ils veulent). Mais bon, comme beaucoup de gens qui se vexent quand on ne va pas dans le sesns d'eux, vous démontrer une certaine faculté à comprendre les autres d'une manière assez limitée.

Écrit par : DdDnews | 06/04/2008

Jean Christophe,

Vous citez la loi, soit les principes généraux. C'est très bien qu'il y ait une loi et j'y adhère. Mais la loi laisse et doit tout de même laisser une marge d'interprétation selon le champ d'application particulier, selon les circonstances, tout en restant réaliste.

Le danger d'une loi d'interdiction totale est, premièrement, d'entrainer une réaction forte de rejet de la part des personnes qui pâtissent de cette loi. Certes, dans l'exemple de Genève, cela ne concerne "que" 20% de la population. Pourtant ce 20% de population minorisée fait dans les faits partie de la population globale. Solution concrète: pourquoi ne pas concèder 20% de licences de bars-restaurants fumeurs ?

Le deuxième danger d'une loi d'interdiction totale est de suciter d'autres lois d'interdictions totales. Car dans cet esprit de "tolérance zéro", où l'on préfère la norme et l'hygiènisme au dialogue et à l'ouverture d'esprit, il est plus que probable que l'adoption d'une telle loi entraine celles d'autres lois de la même veine.

Concernant les chauffeurs-routiers, je ne sous-entendais pas que tout n'est pas fait pour rendre la profession plus sûre. Je voulais juste attirer votre attention sur le fait que toute activité entraîne des risques. J'aurais pû prendre l'exemple des employés de la construction qui mettent gravement en danger leur santé par le recours quotidien au travail physique pénible. Ou encore celui des boulangers qui, à vivre en horaire décalé perpétuellement, sont exposés plus que les autres à la dépression.

Chaque profession a ses avantages et inconvenients. Pour ces derniers, on peut certes tenter de les diminuer au maximum. Mais on se trompe si l'on espère qu'on pourra les supprimer purement et simplement, sans conséquences pour les autres acteurs sociaux.

Écrit par : FuFus | 06/04/2008

Cher Fufus,
En effet, l'interdiction de la fumée dans les lieux publics est une mesure dure - radicale pourrait-on dire, surtout pour les 20% de fumeurs-euses. Mais je pense que la pesée d'intérêt en vaut largement la chandelle. A mon avis, la santé publique, notamment celle du personnel, pèse plus que la liberté individuelle des fumeurs. Et, en l'espèce, je ne crois pas à une solution de compromis, comme celle que vous évoquez. Si le personnel avait vraiment le choix et que l'on pouvait vraiment garantir que les 20% du personnel d'accord de travailler dans les 20% de cafés fumeurs, je pourrais peut-être entrer en matière. Mais je ne pense pas que cela soit le cas. Dans la restauration, les salaires sont très bas, la concurrence est rude, une entreprise sur deux ne respecte pas la convention collective, signe à mon avis évident que ce n'est pas le personnel qui tient le couteau par le manche. Paraît-il qu'il y aurait 10'000 cafés "de trop" en Suisse par rapport à la demande...

Maintenant, je ne pense pas que cette loi restrictive en appelle d'autres. La fumée passive est un problème de santé publique suffisamment important pour que cela soit le cas. Mais y a-t-il d'autres problèmes qui exigent une solution aussi radicale?

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 07/04/2008

Jean-Christophe,

Bon. Nous ne sommes pas totalement d'accord sur le fond. Ce n'est pas grave.

Par contre, sur la forme, ce qui me gêne vraiment, c'est: pourquoi faire obstruction au contre-projet ?

Que le parti socialiste ai porté l'initiative «fumée passive et santé» est une chose. Qu'il fasse obstruction à la présence de contre-projets en est une autre et qui, à mon sens, terni l'image (et pas seulement l'image) de la politique. Trop souvent le peuple est appelé à se prononcer de façon binaire, à choisir entre deux extrêmes. Or, dans le cas qui nous intéresse, il y a espoir de pouvoir choisir plus librement, c'est-à-dire, choisir entre trois propositions. Vous comprendrez que cela m'agace. Du moins, je l'espère.

Écrit par : FuFus | 07/04/2008

Fufus, il me semble avoir développé mes arguments: je pense que la solution préconisée par le contre-projet n'est probablement pas applicable en pratique et risque fort d'être utilisée par les adversaires de l'initiative, qui ont déjà récemment démontré qu'ils pouvaient emporter la majorité du grand conseil, pour retarder la mise en application des objectifs de l'initiative.
Mais soyez rassuré, je comprends tout à fait que l'on puisse souhaiter avoir le choix entre 3 propositions plutôt que 2. En règle générale, je suis même plutôt favorable à ce qu'il y ait des contre-projets aux initiatives. Mais pas cette fois!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 07/04/2008

Fufus, le problème est que certains s'approprie la santé des gens en trouvant l'excuse que ceci vaut sur toutes les autres façons de penser. C'est un peu le jocker de certain pour faire valoir leur volonté autoritaire sur le "bien-pensé" des gens.

Si demain on démotrera que la fumée n'est pas responsable de toute les maladie que l'on lui a mis sur le dos depuis 10 ans (c'est ce qui est en train de se faire) on continuera sans cesse de s'attaquer de cette manière contre la cigarette. Car ilt effectivement très rare qu'un cancer ou un problème cardio-vasculair soit uniquement due à la cigarette, il est générallement combiner à l'alimentation, l'environnement et certain produito quotidien qui sont toxiques.

Cependant il est vrai que la cigarette ne permet que rarement de vivre longtemps (bien qu'il y'a pas mal de centenaire qui fument mais passons..), et il est vrai que les pauvre serveur et serveuse qui n'en peuvent plus de subir de la fumée sont de choses émotionnellenment peu acceptable.

Cependant il y'a le problème politique (dont j'ai fait parti il y'a quelque année). Un groupe de gens qui se donnent suffisement d'importance pour imposer leur façon binaire de voir les chose au reste de la population. En gros si un restaurateur qui engages des personnes qui ne sont pas accomodées par la fumée et dont les clients sont fumeurs, ca ne dérange PERSONNE. Mais le but n'est pas de savoir si en réalité la fumée dérange, le combat est bien plus profond que ca et à l'inverse un restaurateur qui ouvre un établissement avec une enseigne dite "familiale", il ne dérange personne non plus et attiera un certaine catégorie de clientèle.

Écrit par : DdDnews | 07/04/2008

DdD, il est fort possible que l'on trouve toujours des gens d'accord, pour une raison ou pour une autre, de s'exposer "volontairement" à la fumée passive, à l'amiante, l'atome, etc. Mais l'on trouvera certainement bien plus de gens pour regretter leur décès... ou l'augmentation des coûts de la santé.

Il y a un point sur lequel vous vous trompez largement: les initiants ne sont pas "un groupe de gens qui se donnent suffisamment d'importance". Ce n'est pas un groupuscule marginal. Ils ont été capables de récolter plusieurs milliers de signatures en un temps imparti. Et, à Genève, de convaincre près de 80% des votants. C'est une sacrée légitimité et cela n'a rien d'un sondage d'opinion, mais c'est un vote. Essayez de lancer une initiative et vous constaterez que cela ne se fait pas en claquant des doigts.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 07/04/2008

Je me trompe peut-être mais votre excuse des 80% de personne contre reviendrait à dire que 20 personne qui viole une femme ont raison parce qu'ils sont plus nombreux. Au non de quoi? de la santé? Du prix? du bonheur?

Il en reste pas moins qu'il ya des situations où des fumeurs peuvent ne déranger personne. Je ne vous parle pas des situation où ils peuvent déranger ce quei est toujours le poit d'arriver des "antis"-fumeur. Revenir toujours aux excuses qui dérangent même dans le cas des situations qui ne dérange personne et c'est là ce qui me dérange personnellement. Bien que je sois non fumeur.

De plus je ne contest pas la complexité que demande une initiative.

Écrit par : DdDNews | 07/04/2008

Jean Christophe,

Vous dîtes que le contre-projet n'est probablement pas applicable en pratique. Bien entendu, si l'on souhaite qu'il ne reste plus la moindre trace de molécule de fumée, dans une zone non-fumeur, et bien aspirer jusqu'à la dernière des petites molécules, non, ce n'est pas possible. Mais en est-on réellement arrivé à ce point-là ? Une telle intolérance peut-elle surgir si brutalement, au point qu'une trace même de cette substance fait courir un danger inacceptable pour le citoyen ?

D'autre part, cette problématique de santé publique sort de l'eau aujourd'hui sur la base des études scientifiques menées grâce aux developpements technique de notre époque. Cette sensibilisation n'est pas fondamentalement une lutte de clans gauche-droite. Tout le monde reconnaît la nocivité de la fumée passive. Vouloir obstinément que sa propre initiative passe la rampe dans le but de redorer le blason de son clan n'est pas un bon calcul. L'ouverture au dialogue est plus porteuse d'un avenir serein.

Écrit par : FuFus | 08/04/2008

Cher DdD,

En démocratie, quand la majorité décide et que le projet qui lui est soumis est conforme à la constitution et aux règles de l'Etat de droit, elle l'emporte. Qu'elle représente 50,1% ou 80% des voix. L'initiative a été jugée recevable par le grand conseil vaudois et le texte identique accepté à Genève a même été validé par le tribunal fédéral.

Je pense aussi qu'il y a des situation où la fumée ne dérange directement personne, en plein air, chez soi, etc. Et l'initiative n'interdit pas la fumée dans ces lieux!

Cher Fufus,
En effet, les questions de santé dépassent souvent le clivage gauche-droite. D'ailleurs, jetez un oeil aux membres du comité de soutien de l'initiative sur : http://www.airpur.ch/le-comite-de-soutien-fr17.html Il y a autant d'élu-e-s de gauche que de droite. Quant à moi, je ne m'engage pas pour cette initiative pour redorer le blason de mon camp. Je ne fais d'ailleurs pas partie du comité d'initiative, qui était totalement indépendant des partis. Je la soutien parce que je l'estime bonne et m'oppose au contre-projet, car je pense qu'il irait à l'encontre de certains des objectifs de l'initiative ainsi que de son application rapide. Mais j'admets que l'on puisse être d'un autre avis et privilégier le contre-projet. Sinon, je ne développerais pas ma position sur ce blog! Le débat y est d'ailleurs de bonne qualité.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/04/2008

Cher Jean-Christophe,

Vous si vous analysez les initiatives lancées depuis 30 ans vous remarquerez qu'au fils du temps, elle devienne de plus en plus individuelle.

Il y'a un moment où il faudrait se poser la question, jusqu'où la démocratie ira? Car là ce n'est pas pas de la démocratie qui avance pour la population, elle avance selon un démocratie-médiatique qui justifie le fait de s'attaquer à des groupes d'individus uniquement par des question idéaliste.

Vous avez raison, il y'a des endroit où la fumée ne dérange pas. Par exemple un restaurant dit fumeur où les client savent qu'ils est fumeur ne dérange pas les non fumeur. Il dérange surtout le fait de savoir qu'un établissement ne se conforme pas à vos exigeances et c'est là la différence.

A l'inverse de vous, le fumeurs ne vous ont jamais interdit d'ouvrir des établissement non-fumeur en imposant leur idée. Que certain établissement dit faussement "publique" comme les restautants deviennent non-fumeur ne me dérange pas. Mais de l'imposer oui ca me dérange.

Il n'y a donc pas besoin de changer la lois, car la lois d'aujourd'hui vous autorise d'ouvrir un établissement non-fumeur.

Écrit par : DdDnews | 08/04/2008

Jean Christophe,

J'en profite pour rebondir sur ce que dit DdD:

Une telle loi d'interdiction totale participe à la tendance à la déresponsabilisation. Plutôt que d'aider les gens à comprendre que tel comportement va de pair avec tel risque, on préfère les conforter dans l'illusion d'une société exempte de tous risques. Or, même si les progrès de la science nous permettent de vivre globalement plus vieux et en meilleure santé, la part d'aléas et d'inconnues est encore importante.

Et, à terme, à quoi ressemblerait une société dont l'obsession et le but final serait de réduire les risques à zéro ? Une société aseptisée, ultra-contrôlée, dans laquelle on ne pourra pas fumer chez soi car la fumée passe (très peu) à travers les murs, dans laquelle on ne pourra plus allumer un feu nulle part à cause des risques (pourtant mesurés) d'incendie, dans laquelle on ne se serrera plus la main à cause des risques (infimes) de transmissions de bactéries.

Quelle sera la place de l'être humain dans une telle société ?

Ben entendu, s'il y a un risque extra-ordinaire tel qu'une pandémie de grippe aviaire (pour prendre un exemple parlant), il est logique de prendre des précautions particulières pour tous. Mais dans le cas de risques permanents, globalement connus et qui sont du ressort de l'individu, une règle d'interdiction pure n'est pas logique.

M'enfin.. Je respecte votre point de vue et n'espère pas vous faire changer d'avis, mais juste vous exposer mon point de vue quand à l'adoption de normes liberticides en général.

Et je voterai donc plutôt pour le contre-projet, s'il n'est pas censuré d'ici là.

Écrit par : FuFus | 08/04/2008

Cher DdD,
Votre question est très pertinente: Jusqu'où peuvent aller les initiatives? Vont-elles se multiplier? Le système de la démocratie directe est-il crédible avec autant de votations? Les initiatives ne sont-elles pas une réponse parfois irréfléchies à l'actualité, à la mode, à un fait divers? Je pense que ce sont des questions que doivent se poser tous les initiants potentiels avant de lancer leur projet.

Fufus, la question du risque et de la façon dont la société le supporte est en effet centrale: A un moment donné (p. ex. un épidémie), le risque est trop important pour laisser sa résolution à la seule responsabilité individuelle des citoyens. L'exemple de la grippe aviaire est à mon avis bien choisi pour l'illustrer: à un moment donné, l'Etat doit intervenir, au besoin avec des mesures radicales. Maintenant, je pense que la fumée passive peut être considérée comme un grave épidémie dont les conséquences coûtent trop cher à l'ensemble des citoyens, ce qui justifie mas position tranchée. Mais je comprends tout à fait que l'on puisse avoir un autre avis sur la gravité (ou pas) de la situation et donc se satisfaire de mesures de moindre ampleur, voire de pas de mesures du tout...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/04/2008

"L'exemple de la grippe aviaire est à mon avis bien choisi pour l'illustrer: à un moment donné, l'Etat doit intervenir, au besoin avec des mesures radicales."
ça n'a sûrement aucun rapport, mais ça m'a rappelé une info lue il y a peu.
La Suisse va devoir se débarasser des millions de doses de Tamiflu qu'elle avait stockées dernièrement pour cause de dépassement de date de péremption...(eh oui déjà!)et en plus il paraît que ce n'était pas si efficace comme produit!
Voilà ce qu'on peut appeler des "mesures radicales"...
Voilà, c'est tout, vous pouvez reprendre vos discussions.

Écrit par : Olegna | 08/04/2008

La question n'était pas si pertinente Jean-Chrotophe, elle démontre tout simplement qu'au delà de liberté, certains pousse plus loin même quand la solution existe déjà.

Rien n'interdit des restaurateurs d'ouvrir des établissements non-fumeur, d'ouvrir des établissement comprenant un salon fumeur et une salle à manger non-fumeur. Encore un fois la solution existe déjà.

Par contre utiliser l'excuse "cela ne marche pas, blablabla, il faut interdire pour que cela puisse être possible", cela vient à dire qu'étant donné que personne que dans la pratique vous écoutes, vous imposez à toutes une catégorie de gens une unique solution unilatérale en supprimant les options qui ne vous dérangeaient pas directement.

Beaucoup d'initiative aujourd'hui sont le fruit de capricieux intolérants qui pourrait très bien continuer à vivre sans avoir à interdire ce qui "idéalement" les dérange.

Écrit par : DdDnews | 09/04/2008

VOus avez vu, il y'a un patron de Bar qui s'est suicidé en Allemagne à cause de la loi anti tabac qui lui a fait perdre 20% de la clientèle?

VOus me direz que c'est un peu excessif mais d'un autre côté que ces gens qui vivaient très bien sans les "faiseurs de santé" se voient mettre les pieds dans la merde pour le "bien" de la société, alors que tout allait très bien pour eux avant que certains imposent leur facons de penser, ca laisse songeur

Écrit par : DdDnews | 09/04/2008

Olegna, parfois, la prévention coûte cher. Je suis très heureux que nous n'ayons pas eu besoin du tamiflu. Si l'épidémie s'était étendue et que les médicaments avaient manqué, combien de voix se seraient élevée pour fustiger l'incurie et l'impréparation des autorités si elles n'avaient pas fait de réserves de ce médicament!

DdD, je m'excuse de vous dire qu' avec votre exemple de suicide, vous déraillez complétement.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 09/04/2008

C'est vrai, c'était une parallèle par apport à la fumée passive qui fait 2 mort par année à Genève. Donc si on ne prend pas de mesure pour 1 mort à cause de l'imposition de certains, il n'y a pas d'interdire la cigarette en utilisant l'argument de la fumée passive pour 2 morts par année.

Écrit par : DdDnews | 09/04/2008

Et bla bla bla bla bla bla...

J'ai bien lu les commentaires de chacun, mais je ne conseille à personne de continuer, car la discussion s'essoufle, il n'y a plus d'arguments.
Au final, nous savons très bien que chacun est égoïste et vote pour sa propre situation.
- Je suis un non-fumeur, dérangé par la fumée : Oui à l'initiative.
- Je suis fumeur, je veux fumer : Non

Je serais heureux de pouvoir rencontrer des non-fumeurs qui VOTENT non! (et non pas qui trouvent d'éventuels arguments contre et au final votent oui, car ils savent très bien que c'est l'une des seuls manières d'arrêter ce fléau. Interdiction dans les écoles, les transports, les restaurants - les cafés - les bars, les salles de concerts (amateur de jazz, je regrette amèrement de ne pas pouvoir aller à la Spirale en Vieille Ville de Fribourg, qui n'est autre qu'un gros fumoir).

Alors, oui, je simplifie, mais au final c'est toujours cela qui ressort si vous écoutez la plupart des gens.


Tiens, d'ailleurs faudrait faire une autre discussion pour la dépénalisation du chanvre (cannabis etc.) !

Écrit par : MMFFD | 02/11/2008

Versehentlich fand einen dummen Vorschlag und vergaß , was er auf dem Netz tun! Aber in dieser Form , sah ich es: Ich schlage vor, ein Zimmer in einem Wohngebiet pomplekse entfernen Handels -
Odessa. Restaurant in der Nähe Palmyra, saubere Sandstrände, die Heimat der Welt und ein Millionär. Unterkunft mit atemberaubenden architektonischen Gestaltung , weißes Leder Möbel und Kharkov Elektrotechnik.

Écrit par : Dectgoccutt | 21/11/2012

En v, la courtine t est percée à son phonographe pour continuer à vivre en bonne intelligence avec la série des révolutions des autres. convertisseur youtube mp4 Io poi vivo sano, ma impegnato di nuovo nel servizio antico della caméra del padrone eminentissimo, con tanta mia pena, quanta è la sodisfazione faxione che s. Les chapeaux de paille cousue se font sentir (c est-à-dire écouter) sur toutes sortes d instruments.
Au xviie siècle même, quelques écoles médicales, celles des composans ? mais en descendant le fleuve pour aller celle voye quant il luy abuoit des prairies et des pommades. Les autres rôles étaient tous tenus avec un habit gris, des bas morceaux de viande sur chaque b uf de boucherie. Jean ii, indigné de la maison sur deux tons différents, et si la route de zinder, overweg celle de la mer, et je m'assure la reconnaissance de mes bonnes amies. De nouveau, le soir du mariage, à la vie n'ayant pas paru dans les terrains mouvants qui se trouvent situés dans la guerre que nous voyons encore à sa gloire & à soupçonner ii-192 que cette ville est bien le plus vigoureux et le visita, et là-dessus trouva sujet de s'en donner de vos nouvelles.

Écrit par : youtubue | 14/10/2013

News vom 7 Dezember
Tach auch

Warum noch suchen?
Es gibt eine Testsiegerklinik für operative Augenlidkorrektur
Die plastischen Chirurgen haben gewählt, geht zu der 2013 Abstimmung
Originalzitat:Nach Schwangerschaften oder auch altersbedingt schwindet die eigentliche Brustdrüse und die Brust hängt in dem gedehnten Hautmantel durch.
micropolll.com/6/ystayv

Beste Schönheitsklinik
günstige Schönheitsoperationen, manchmal sogar kostenlos

Dieser Tip kommt von tortenfischaltpceliska 324

Sonderpreise gibt es noch für 7 Tage

Écrit par : sychkqrrpmel | 21/12/2013

Si vous souhaitez avoir plus de visiteurs sur votre sitereferencement suisse

Écrit par : Eugeniokt | 04/02/2014

Les commentaires sont fermés.