20/04/2008

Musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive: allons de l’avant!

La majorité de la commission vient de recommander au grand conseil d’accepter un crédit d’étude de 340'000.—Fr. pour affiner le projet de nouveau musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive (Lausanne). C’est le moment ou jamais de donner le coup d’envoi à ce musée, que notre canton mérite. Et dont il a besoin.

Le bon moment
Le canton a retrouvé une partie de sa santé financière. Les bénéfices sont de retour et la dette a pu être réduite. C’est donc le moment de procéder aux investissements auxquels on a dû renoncer en période de vaches maigres. Un tel musée fait à mon avis partie des investissements profitables, tant au niveau des retombées touristiques et économiques qu’au niveau de la démocratisation de la culture. Mais cet investissement ne doit bien entendu pas être le seul.
Les musées vaudois regorgent de richesses, mais ne peuvent toutes les exposer, et sont parfois si vétustes qu’ils ne peuvent les garder en bon état, ni recevoir d’œuvre en prêt d’autres musées. Il est temps d’en faire profiter la population et de mieux conserver ce patrimoine exceptionnel.
En outre, de nombreux collectionneurs privés envisagent de donner au canton un nombre impressionnant d’œuvres d’artistes de renom, à condition qu’elles puissent être exposées dans de bonnes conditions. Si des décisions politiques ne sont pas prises en ce sens d’ici à la fin de cette année, certaines de ces collections quitteront le canton.

Le bon endroit
La décision d’installer le nouveau musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive a déjà été prise en 2005, après des études fouillées. Le grand conseil ne reviendra pas dessus. Mais il faut relever que cette décision était la bonne : l’endroit a une vue magnifique (que les musées du Monde entier nous envieront) et n’est actuellement qu’un terrain vague, qui doit être valorisé. C’est un quartier vivant, dédié aux loisirs (piscine, cirques, luna-park) et à la formation (gymnase, HEP, IMD), mais aussi à l’industrie (CGN, sagrave). La desserte en transports publics ainsi que les chemins piétons doivent être certes améliorés, mais, c’est une des décisions de la commission, cela devra être fait sérieusement avant le crédit d’ouvrage.

Le bon musée
Un nouveau musée des Beaux-Arts ne doit pas avoir pour bute de flatter l’égo de ses concepteurs ou de permettre aux élus de «laisser une trace dans l’histoire». Il doit au contraire permettre de faire découvrir les œuvres que possède le canton au plus grand nombre, notamment aux jeunes. Le canton doit se doter de telles infrastructures. Mais il devra aussi repenser sa politique des musées, notamment préciser ses intentions concernant le Palais de Rumine, mais aussi des autres musées, p. ex. les collections archéologiques que l’on pourrait exposer à Avenches. Le crédit d’étude et la création du nouveau musée des Beaux-Arts seront l’occasion à ne pas manquer pour mener ces réflexions à bien.

Commentaires

bien naïf, tout cela. Vous savez bien qu'il y a beaucoup d'arguments contre ce nouveau musée à Bellerive.
Le seul moyen de s'en sortir honnêtement est de procéder à une votation cantonale sur ce sujet. Hé oui, Lausanne est la capitale du canton, et non la chasse gardée de quelques personnes rose-vertes assez incompétentes. Ne vous en déplaise...
Avez-vous réfléchi ne serait-ce qu'une seconde à ce que ressemblera le centre de Ls sans Rumine, ou Rumine transformé en une quelconque connerie écolo ?

Écrit par : Géo | 20/04/2008

Ne vous inquiétez pas pour le palais de Rumine, où se trouvent et se trouveront encore le musée d'histoire naturelle et la bibliothèque cantonale, qui attire à elle seule 300'000 usagers par an, contre environ 110'000 aux musées, dont moins de 30'000 pour le musée des beaux-arts dans sa configuration actuelle.
Quant à l'idée de la votation cantonale, le droit de lancer un référendum existe. Et ce n'est pas le conseil communal de Lausanne qui s'exprime sur le sujet, mais les élus au grand conseil de tout le canton.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 20/04/2008

Monsieur JCS,

Vous savez pertinemment que les élus au "Grand Conseil de tout le Canton" (sic) ne parlent de représenter ce canton que dans leurs promesses électorales, donc avant d'être élus...Et que les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient. Après, ...
Si les décisions étaient réellement prisent en fonction du "bien-être" de tout le canton, le visage de celui-ci serait fort différent, ne vous en déplaise.

Dans le cas du musée, il s'agit d'abord, pour Madame A.-C. Lyon, de se "profiler". Surtout que ce n'est pas avec l'école que son "profil" va s'étoffer.

Écrit par : Père Siffleur | 20/04/2008

"Musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive: allons de l’avant!" Oui mais allez de l'avant pour qui?

Écrit par : DdDnews | 21/04/2008

C'est cela, allez de l'avant, droit dans le mur.

Écrit par : Inma Abbet | 21/04/2008

300'000 visiteurs à la BCU Riponne … Vérifiez vos sources M. Schwaab junior!

Nous pourrions avoir foie en les politiques si nous avions l'assurance que ceux-ci n'utilisaient pas les chiffres de manière erronée dans le seul but de la propagande. Monsieur Schwaab junior, nous ne pouvons que vous engager à vous informer à fond, avant de prendre position publiquement et de voter au Grand-conseil; c'est intellectuellement plus respectable que de s'aligner docilement – comme tout votre parti – derrière votre ministre.
Je me permets de vous suggérer la lecture du site http://www.nmba.ch , vous y trouverez nombre d'informations pertinentes qui vous aideront peut-être à faire une politique moins partisane et plus constructive pour l'ensemble de la société.

Trouvé sur le site du "Grand Rumine" http://www.nmba.ch :
"La Bibliothèque cantonale de la Riponne attire 3 à 400 mille visiteurs par an, elle mérite donc d'être agrandie et d'occuper l'espace qui sera laissé vide une fois les Beaux-arts déménagés à Bellerive. […] ces chiffres sont publics, vous pouvez les vérifier sur le site des statistiques de l'Etat de Vaud."
Ces propos tenus par A.-C. Lyon à l'occasion du débat public organisé par la SIA en octobre 2007 sont le reflet d'une mauvaise interprétation des statistiques établies par les services de l'Etat. En effet, à la lecture du tableau reproduit ici [ http://www.scris-lausanne.vd.ch/main.asp?DocID=2614&Language=F ] ou consultable sur le site des statistiques de l'Etat de Vaud, il faut remarquer les deux notes (1 et 3) renvoyant en bas de page. Ces notes précisent, d'une part, qu'il ne s'agit pas du nombre de visiteurs venus à la BCU Riponne, mais du nombre de prêts de livres. Sachant qu'un utilisateur de la bibliothèque est susceptible d'emprunter plusieurs volumes en une seule visite, cette petite note 3 nous encourage à faire preuve de moins d'enthousiasme quant à la fréquentation de la bibliothèque. D'autre part et surtout, la note 1 stipule clairement que les chiffres indiqués sont le résultat du cumul des prêts des bibliothèques cantonales de Dorigny, des Cèdres et de la Riponne. Somme à laquelle il faut encore ajouter les quelques prêts interurbains effectués au travers du réseau des bibliothèques suisse. (voir : http://www.scris-lausanne.vd.ch/main.asp?DocID=2614&Language=F)
Espérant avoir une plus grande précision en ce qui concerne la fréquentation de la BCU-R, la question fut posée à un employé au guichet. Il m'indiqua simplement que le portique d'entrée était seul habilité à me donner réponse. Il est amusant de préciser, pour ceux qui ne connaissent pas les lieux, que ce portique se trouve entre les salles de travail de la BCU et les seuls lieux d'aisance et espace fumeur accessibles par les utilisateurs. Il faudrait ajouter à ce portique le panneau "votre sortie est définitive" pour en augmenter d'autant la précision statistique… ;-)

Écrit par : Un bobo déçu des socialistes | 21/04/2008

Je ne conteste pas ni que ce soit le bon moment ni que ce soit le bon musée. Je conteste avec vigueur que ce soit le bon endroit et je reprends l'argumentaire de notre jeune ami :

a) "l’endroit a une vue magnifique" oui certes, mais on ne va pas au musée pour regarder le lac. On va au musée pour voir les oeuvres. On va au lac pour voir le lac ....

On peut éventuellement requérir la lumière du jour (quoique!!)

Je le dis tout de GO,

METTEZ LE MUSEE A EPALINGES, ON LE VERRA DEPUIS L'AUTOROUTE !!!

b) "Un terrain vague" un terrain vide ? un terrain qui laisse la vue sur le lac pour peu que l'on prenne la peine d'aller s'y promener de temps en temps. Qel luxe suprême d'oser avoir un espace vide, le repos de l'âme et de la vue. Je le redis :

METTEZ LE MUSEE A EPALIGNES, ON LE VERRA DEPUIS L'AUTOROUTE

et découvrez ici les gabarits réels :

http://www.combats.ch/

ou encore ici :

http://aberlouis.blog.24heures.ch/

Écrit par : aberlouis | 21/04/2008

Cher Bobo,

J'ai bien entendu consulté le site nmba.ch. La commission parlementaire a aussi entendu les promoteurs du "grand rumine" et donc de ce site. Tout ce qu'ils ont présenté, c'est un vague projet dont on ne sait pas combien il pourrait coûter et qui ne contient que quelques volumes colorés, à bâtir sur un terrain indisponible à la construction. D'ailleurs, un des promoteurs du grand rumine, M. Ferrari, était aussi membre de la commission et, au final, il n'a voté ni oui, ni non, mais s'est abstenu.

Concernant la BCU, je maintiens mes chiffres: il y a en moyenne 1260 usagers par jour, sur env. 300 jours d'ouverture par an, soit grosso modo 300'000. (chiffres 2006). Ces chiffres sont à l'annexe 5 de l'exposé des motifs et projet de décret du Conseil d'Etat. Mais quoi qu'il en soit, quel que soit le chiffre, la BCU compte de nombreux usagers que l'on ne peut pas tout simplement déplacer d'un coup de baguette magique.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 22/04/2008

Monsieur,
Si vous aviez lu avec autant d'attention que vous le prétendez le site des promoteurs du "Grand Rumine", vous auriez réalisé qu'ils ne proposent en aucun cas de fermer l'antenne de la BCU au centre-ville. Au contraire, ils proposent de convertir l'Espace Arlaud en un centre littéraire avec un guichet de prêt. Seuls les stocks seraient transférés à Dorigny.
En ce qui concerne les coûts de leur proposition, il est évident qu'ils ne peuvent chiffrer précisément leur idée étant donné qu'ils demandent qu'on en fasse l'étude !!! Mais, comme ils le soulignent et en bonne logique, on peut dors et déjà affirmer que la réalisation de Bellerive plus la restructuration de la Riponne coûtera forcément plus que la seule rénovation de Rumine … !
Quand à la précision de vos chiffres, je me permets de citer à nouveau les auteurs du "Grand Rumine":
"Espérant avoir une plus grande précision en ce qui concerne la fréquentation de la BCU-R, la question fut posée à un employé au guichet. Il m'indiqua simplement que le portique d'entrée était seul habilité à me donner réponse. Il est amusant de préciser, pour ceux qui ne connaissent pas les lieux, que ce portique se trouve entre les salles de travail de la BCU et les seuls lieux d'aisance et espace fumeur accessibles par les utilisateurs. Il faudrait ajouter à ce portique le panneau "votre sortie est définitive" pour en augmenter d'autant la précision statistique… ;-)"

Écrit par : Un bobo déçu des socialistes | 23/04/2008

Cher Bobo,

"la réalisation de Bellerive coûtera plus cher que la rénovation de Rumine". Allons donc! Rénover Rumine de fonds en comble, construire trois bâtiments sur la Riponne, racheter le droit de superficie du parking, transférer les stocks de la BCU à Dorigny, trouver une place pour les autres musées actuellement à Rumine, comment tout cela pourrait-il coûter moins cher? Et comment peut-on prétendre "en bonne logique" que le "Grand Rumine" coûterait moins cher, alors que le collectif de promoteurs demande qu'on "étudie" et "ne peut chiffrer précisément" son projet? Moi, j'appelle ça de la poudre aux yeux.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 23/04/2008

Monsieur Schwaab junior, vous êtes décidément d'une mauvaise foi
crasse ou vous ne savez pas lire !?

1. Les promoteurs du "Grand Rumine" proposent trois variantes. Ils
n'ont jamais dit qu'il fallait construire trois édifices sur et autour
de la Riponne.

2. Les parallélépipèdes de couleurs proposés sur le site http://www.nmba.ch
ne sont que des volumétries. Ces volumes permettent d'identifier des
zones où pourraient être conçus des projets plus ou moins ambitieux
d'architectes.

3. Le droit de superficie accordé aux exploitants du parking ne
concerne que le sous-sol. Ces mêmes exploitants seraient très
certainement heureux qu'on leur prolonge leur droit de superficie en
contrepartie des désagréments causés par un chantier. Il ne s'agit donc
pas de rachat.
En outre, la zone délimitée par le volume bleu est en aplomb de l'ex-
cinéma Romandie. Cet espace n'est donc pas concerné par le droit de
superficie et, en plus, il est vide et appartient à la ville de
Lausanne.

4. Les stocks de la BCU du campus universitaire ainsi que ceux des
archives cantonales, sises elles aussi à Dorigny, seront prochainement
à saturation. Il sera dès lors nécessaire de les agrandir. Des
terrains encore constructibles et propriétés de l'Etat sont
disponibles à Dorigny. Il devient dès lors rationnel de regrouper les
stocks de livres.

5. Quand aux coûts générés par la restructuration des musées existant,
avec ou sans Bellerive, ils restent incompressibles. De toute manière,
il faudra faire quelque chose du Palais de Rumine. Détail semble-t-il
oublié ou, du moins, négligé trop longtemps … Ainsi, toutes les
solutions proposées à la hâte ces derniers mois par vos compères roses-
verts ressemblent plus à des emplâtres sur une jambe de bois qu'à un
vrai programme de gestion de la culture et des infrastructures. Une
économie réelle pourrait être envisagée si on commençait par faire une
planification des infrastructures liées à la culture sur le long terme.

Pour finir, préférer demeurer dans l'ignorance, foncer tête baissée
sous prétexte que tout est déjà décidé – plutôt qu'étudier une
solution nouvelle qui pourrait s'avérer meilleure en tous points
("Grand Rumine") et, peut-être, devoir revenir sur les choix de ses
pairs (ou du père en l'occurrence) – c'est indigne d'un politique et
incohérent de la part des socialistes qui se prétendent  être les
chevaliers du bien public.

Écrit par : Un bobo toujours plus déçu des socialiste | 23/04/2008

METTEZ LE MUSEE A EPALIGNES,
ON LE VERRA DEPUIS L'AUTOROUTE

Écrit par : aberlouis | 23/04/2008

Monsieur Schwaab,

voilà une adresse internet à lire attentivement et objectivement (Pour autant que cela vous soit possible). Au vu des réponses et chiffres que vous vous permettez d'avancer plus haut je vous prédis une grande carrière politique. Faites seulement attention à vos arrières, il'y en à qui sont encore plus forts que vous!

http://www.pas-au-bord-du-lac.ch/

Écrit par : Baillie | 27/05/2008

J'ai honte de la manière dont ce projet se déroule:
* tout d'abord l'appui de la ville et une campagne forte (il y a même maintenant des affiches sous verres aux Flon pour protéger cette campagne..)
* le montant énorme accordé pour l'étude de ce projet, avec l'argent des lausannois
* l'emplacement sur les rives du lac, bien sûr, une honte !
* la nécessité de ce projet ?

Quelles sont les lobbys qui manipulent ce projet? Par ce que, pour défigurer les bords du lac, en dépensant de très grosses sommes d'argent, avec un appui lourd de la ville.. Cela ne peut-être fait que sous la pression.

C'est tout même incroyable qu'à notre époque, l'on puisse continuer à détruire notre environnement. Mais on dirait que c'est dans la culture de Lausanne: on y a bien enterré 2 rivières..

Écrit par : Olivier | 24/11/2008

"Le personnel présent dimanche après-midi a été vivement pris à partie par un inconnu, opposé à la construction du musée, et qui a menacé de mettre le feu à la caravane. Celle-ci a subi la nuit suivante d’importantes déprédations: pneus crevés, escalier détruit, alimentation électrique, lumières et affiches du futur musée arrachées. " sources http://www.lausanne.ch/view.asp?docId=30494&domId=64732&language=F

Apparement certains opposants du musée ont une drôle de manière d'illustrer ce qu'il entendent par "débat démocratique". On va surment me répondre que cet événement est un coup monté du lobby en faveur du musée, vu la paranoia ambiante.

Heureusement que les blogs sont là comme exutoires pour canaliser l'énérgie debordante de certains, cela fait moins de dégat :-)

Écrit par : Crys | 24/11/2008

Si le projet de Bellerive est refusé, ce sera sûrement parce qu'un vieillard cacochyme a mis le feu à cette roulotte, pas vrai ?
Quand il ne reste plus que ça comme argument...
A mon avis, plus les patrons et les bling-blings déclament leur soutien à Bellerive, plus ils le coulent. J'attends avec impatience un billet de soutien de Marcel Ospel ou de quelque haut responsable de l'UBS...

Écrit par : Géo | 24/11/2008

Le problème
c'est que si il paie avec des actions UBS,
on ne pourra ouvrir que
des toilettes publiques
à Bellerive

Nous vivons une époque formidable

Écrit par : aberlouis | 26/11/2008

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