19/06/2008

Des oeuvres pour le musée de Bellerive

Hodler - Bleu Léman - 1904 -2.JPG

On a (enfin) commencé à montrer les oeuvres superbres- comme ce magnifique Hodler représentant le golfe de Cully- qui croupissent dans les caves du canton parce qu’on ne peut les exposer, faute de lieux adaptés. Pour lesquelles il faut absolument construire le nouveau musée cantonal des Beaux-Arts de Bellerive. A moins bien entendu que l’on ne préfère garder ces oeuvres à l’abri des regards, ou, dans le cas des collections qui seront données à l’Etat si le musée se fait d’ici à la fin de l’année, les laisser être vendues à des privés, pour qu’elles ne soient vues que dans les cercles confidentiels d’initiés.

 

En dévoilant une partie de ces oeuvres, le Conseil d’Etat fait un pas important pour convaincre la population de l’importance et de l’utilité de ce musée. Jusqu’à maintenant, le débat avait surtout tourné autour de photo-montages sur lesquelles on s’est contenté de remplir de gris les gabarits. Maintenant, on sait ce que contiendra le futur musée. Et ça fait envie.

 

La démocratisation de la culture, ce n’est pas seulement faire ensorte queles chefs-d’oeuvre appartiennent aux collectivités puliques. C’est aussi, et surtout, les montrer et les rendre accessible à toutes et tous.

Le dossier complet sur le site de l'Etat de Vaud.  

 

 

 

Commentaires

"qui croupissent dans les caves du canton parce qu’on ne peut les exposer, faute de lieux adaptés" Ouah la mauvaise foi absolue ! Quand le bunker sera construit et défigurera les rives du Léman, les Hodler, Bocion ou autres ne seront pas plus exposés que maintenant, mais bien les éternels croûtes minimalistes des idiots snobinards !
Qui sera assez assez stupide pour prendre en compte cet argument racoleur tellement typique des escrocs socialos associés à la mafia lesbienne ?

Écrit par : Géo | 19/06/2008

Géo, votre dernière phrase (et même tout le commentaire) est une insulte gratuite du même niveau que celle de Robert Ireland qui associait les opposants au nMBA à Bellerive à des nazis :
http://alainhubler.blog.24heures.ch/archive/2008/06/07/index.html
Elle ne vous fait pas honneur et elle nuit à celles est ceux qui sont opposés au nMBA à Bellerive pour des raisons un peu plus honorables.

Par exemple, vous auriez pu dire que le MBA actuel propose 2800 m2, le nMBA de Bellerive 6300 m2 et le projet alternatif de la Riponne jusqu'à 9000 m2.
http://www.nmba.ch/avantages.html
Voilà qui montre qu'il est possible d'exposer plein d'oeuvre sans construire à Bellerive.

Écrit par : Alain Hubler | 19/06/2008

Hubler@ je suis enchanté de vous déplaire, en vérité.

Écrit par : Géo | 19/06/2008

Monsieur Schwaab,

Bravo!
Vous êtes un vrai politicien!
Utiliser des "arguments" aussi nuls pour défendre le projet de musée AU BORD DU LAC, montre bien que vous n'en avez aucun autre, d'argument.
Que l'oeuvre de Hodler trouve un écrin digne d'elle, je veux bien! Mais que cet écrin soit dans l'obligation absolue de se trouver au bord du lac... c'est de la basse démagogie: Vous utilisez un argument sans fondement que vous enrobez dans un autre qui lui tiens la route. Le second n'est là pour masquer le premier!

De plus, vous n'avez pas répondu (sur mon propre blog), lorsque je vous ai posé une question sur le sujet mentionné aussi ci-dessus par Monsieur Hubler: À savoir, la phrase du "fumeux" ou "fameux" R. Ireland qui a utilisé la phrase "Lorsque j'entends parler de culture, je sors mon révolvère" pour dénigrer le opposant au musée DU BORD DU LAC (et non pas à un musée tout court).

N'ayant pas reçu de réponse, dois-je penser que vous êtes d'accord avec l'artiste qui l'a utilisée?
J'avais intitulé mon texte de la manière suivante:
"MBA = Musée des Beau-Arts ou Mouvement Bassement Antidémocratique ?"

Déjà là, vous ne m'aviez répondu que sur des détails et escamoté l'essentiel. Je vous le répète: Vous êtes déjà un vrai politicien (j'ai même hésité, je voulais d'abord écrire "politicard"), avec tous les travers de ceux qui veulent "réussir" avant de défendre des idées.

Écrit par : Père siffleur | 19/06/2008

Cher Alain,
Rumine, une alternative à Bellerive? Allons donc, comment prendre au sérieux un projet qui doit être à la fois plus grand est moins cher (et d'ailleurs, comment peut-on d'ors et déjà le prétendre, vu que le collectif du grand rumine veut qu'on "étudie son projet"), qui doit se bâtir sur un terrain occupé par un droit de superficie jusqu'en 2039? En 2039, les collections que doit recevoir l'Etat pour le musée auront été vendues à l'étranger. Mais elles ne n'auront pas été perdues pour tout le monde; elles auront pu être admirées dans bien des cénâcles privés...

Chère Père,
Mes excuse si je ne vous ai pas répondu. Je vais aller le faire de ce pas (enfin, plutôt de ce clic). Rappelez-vous cependant que le projet du musée de Bellerive est tout ce qu'il y a de plus démocratique: le site a été accepté une première fois par le grand conseil et le deuxième crédit d'étude aussi. Vous noterez qu'à aucun moment une proposition a été faite pour amender l'un de ces deux décret, en vue d'étudier un quelconque "Grand Rumine"... Un des promoteur de ce projet siège pourtant depuis 2002 au grand conseil.
Mais, je vous l'accorde, le référendum contre le musée est lui aussi tout ce qu'il y a de plus démocratique.

Quant à votre réflexion sur le bord du lac, j'assume. Le lac et le musée de Bellerive seront un magnifique écrin aux oeuvres, que le monde entier nous enviera (et l'écrin et les oeuvres).

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 20/06/2008

C'est une oeuvre magnifique représentant un bord du lac pas trop bétonné qui me donne vraiment envie de préserver Bellerive du bétonnage.

Écrit par : Baigneur | 20/06/2008

Baigneur@ oui, exactement ! Les partisans ne cessent de nous montrer de magnifiques tableaux représentant les rives du lac, qu'ils veulent absolument salir avec leur caca de béton. Et croyez-moi, vous pouvez faire confiance à toute cette petite mafia de l'art pour ne plus jamais reparler ou exposer ces oeuvres ! Seuls les intéressent les oeuvres qu'ils pensent pouvoir promouvoir pour leur profit personnel. On achète pour le musée toutes les oeuvres d'un tel artiste, une partie pour soi, une partie pour le musée. On en fait une belle exposition avec les fonds publics dans le musée publique. Les prix montent et on peut vendre les tableaux privés. C'est ainsi que cela fonctionne depuis longtemps. Lisez Ambroise Volliard, "souvenirs d'un marchand de tableaux".
Pendant ce temps, le citoyen n'a qu'à payer, pour le plus grand profit de la bonne société socialiste lausannoise.

Écrit par : Géo | 20/06/2008

"La démocratisation de la culture, ce n’est pas seulement faire ensorte queles chefs-d’oeuvre appartiennent aux collectivités puliques. C’est aussi, et surtout, les montrer et les rendre accessible à toutes et tous." Et on peut continuer: n'importe comment, et n'importe où.

Faites-nous le plaisir, cher responsable politique, de potasser un tout petit peu la question des institutions muséales et de ne pas faire étalage de votre amateurisme complet: un musée est un tout, un contenant et un contenu. Vous proposez, face à la perspective effectivement déplorable de perdre ce dernier, de passer les gros problèmes du premier par pertes (surtout) et profits. Au final, c'est une catastrophe financière et culturelle assurée.

Regardez autour de vous: Gianadda, Fondation Klee, Fondation Beyeler, Schaulager de Bâle. Pas même besoin d'aller à l'étranger. Une fois que vous aurez visité ces lieux, compris comment ils fonctionnent, quels en sont les points forts et faibles, alors vous comprendrez peut-être que le nMBA souffre, comme tant d'autres projets de ce genre, de cette conception politique selon laquelle "l'art, c'est joli". C'est-à-dire que pour vous, l'art, c'est la culture.

Apprenez enfin que les collectivités publiques ne sont pas les seules qui peuvent faire jouir la population de leur richesse artistique. Les privés en sont aussi, trop rarement hélas de ce côté de la Sarine, parfaitement capables. Je recommence pour votre instruction: Gianadda, Beyeler, etc...

Écrit par : david laufer | 20/06/2008

Ne manquez pas de lire la "Réflexion" (ah, ah, ah !) de ce Gilles Meystre dans le 24 heures d'aujourd'hui.

Nous sommes un méli-mélo de rumineurs patentés (admirez la "subtilité à quat'sous de Rumineurs...) et de nostalgiques d'un Léman immaculé...
Alors, si s'insurger contre la construction d'une énième horreur bétonneuse au bord du lac nous fait passer pour des nostalgiques, j'assume.

Nostalgie vient de nostos, le retour et d'algie, la douleur. Heimweh serait une bonne traduction, ou aussi saudade pour le peuple des navigateurs conquérants.
J'ai la nostalgie d'un parti radical qui occupait solidement le centre-droit de l'échiquier politique, et non ce parti de faux-culs du type Melly, Gilliéron et ce petit nouveau sous-marin de la gauche, Meystre.

Quant au titre de la pseudo-réflexion de ce petit monsieur, "Au lieu des crottes, des tableaux", j'y souscris d'autant plus que je suis persuadé que cela ne se changera pas en construisant un nouveau musée. Il me souvient d'une exposition du temps d'Erika Billeter des oeuvres de trois jeunes peintres vaudois. Crottes, c'était encore gentil.

Mais cela reste une bonne idée. Exposer des tableaux au lieu de crottes.

Écrit par : Géo | 21/08/2008

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