25/06/2008

Divergences de vue sur l'aide à la création d'entreprises

Les débats d’hier au grand conseil ont à nouveau montré à quel point la droite bourgeoise se soucie peu des petites entreprises. Une proposition socialiste pour développer le micro-crédit a été en effet balayée, dans un rapport purement gauche + verts contre droite.
Pourtant, le micro-crédit est un instrument efficace pour soutenir la création d’entreprise, notamment par des chômeurs ou des personnes à l’aide sociale. Mais, pendant toute la durée des débats, les arguments de la majorité n’ont tourné qu’autour du refrain «ce n’est pas à l’Etat de s’en mêler». La droite s’en tient donc à ses méthodes: baisser les impôts des actionnaires des grandes entreprises, tout en prétendant bien entendu que ces mesures «aident les PME». Un nouvel exemple de réforme-miracle se trouve dans le paquet fiscal du gouvernement vaudois: seules 50 grandes entreprises se taillent une part de 50% du gâteau de la réduction de l’impôt sur le capital. Autant dire qu’une fois encore, les vraies PME n’en toucheront que des clopinettes et que cette mesure ne créera pas le moindre emploi.
Et lorsque le PS vient avec des propositions intelligentes et dont l’efficacité est unanimement saluée, les œillères idéologiques restent en position.

Commentaires

A l'heure où nous ressentons de plus en plus l'humanité comme un village global face aux problèmes de la planète, que le web nous donne la vision d'un réseau sans frontières, il est malheureux que les citoyens suisses qui nous représentent au Parlement ne ressentent pas cette notion de réseau entre tous les membres de la population.
Alors que nous sommes tous branchés au même air, à la même électricité, au même réseau routier, à la même armée! etc, il s'agit de se relier au même réseau économique afin que le flux monétaire circule là où il est nécessaire et ne se cantonne pas dans certains coffres ou systèmes séparés de la population entière.
L'Etat étant lui-même la représentation du regroupement des habitants de notre pays, il est tout-à-fait naturel qu'il organise, sans forcément tout prendre sur lui, un système de mini-crédits qui même si ceux-ci sont minis, peut résoudre de maxi-problèmes!

Écrit par : maflor | 26/06/2008

Le gouvernement aide déjà. Il y a un programme au ministère de la santé, de la jeunesse et des sports qui s'appelle envie d'agir, qui aide et soutint la création d'entreprise a hauteur de 5 000 000 d'euros + 5 000 000 d'euros qui viennent de partenariats.

Ni les socialistes, ni la droite, ni vous ne connaissent le contenu de leurs institutions.

Il y a un outil que l'on appelle internet, qui est génial pour faire de la recherche d'information, peut-être qu'il serait temps de savoir s'en servir !!!

Écrit par : zzz | 26/06/2008

zzz: merci d'avoir pris la peine de répondre. Si vous parlez en euros, vos infos concernent-elles vraiment les Suisses?

Écrit par : maflor | 26/06/2008

www.enviedagir.fr , c'est un truc français..
Quel blai, ce zzz..

La droite n'est quand même pas très cohérente avec elle-même: elle se dit pour la concurrence, mais dès qu'il s'agit de rendre le marché plus compétitif, p.ex. en aidant les entreprises émergeantes, ou en taxant celles qui dominent le marché, et bien elle est contre.

Non, pour eux il est mieux d'alléger les impôts des grosses boîtes qui marchent bien qui sont, comme par hasard, dirigées et propriété de ... leurs copains. Le citoyen lambda est quand même bien débile s'il vote à droite.

Écrit par : Fufus | 27/06/2008

Cher zzz, même si votre message se rapporte à la situation en Suisse (ce dont je me permets de douter, cf message de mafior), je vous informe que le micro-crédit porte sur des sommes allant de 3000 à 30'000.--Fr. Il s'agit de lancer des micro-entreprises, pas des entreprises ayant besoin d'un capital de départ aussi important. Nous avons constaté une lacune dans la stratégie d'aide à la création d'entreprise du gouvernement vaudois, avons tenté d'y répondre, mais la droit n'en a pas voulu. Dommage.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 27/06/2008

"La droite n'est quand même pas très cohérente avec elle-même: elle se dit pour la concurrence, mais dès qu'il s'agit de rendre le marché plus compétitif, p.ex. en aidant les entreprises émergeantes, ou en taxant celles qui dominent le marché, et bien elle est contre."

Faudra m'expliquer,comment le marché deviendrait plus compétitif en taxant celles qui domine le marché.La droite soutient les entreprises émergeantes en défendant la souplesse de la loi sur le travail( les socialistes voudraient la renforcer) la droite defend les entreprises émergeantes par une fiscalité modéré qui dope la croissance des entreprise est rend la Suisse attractive( les socialistes sont contre les baisses d'impôt sur les sociétés)en matière d'impôt les grosses boites ont leurs importances dans le développement des PME.Les banques pour les prêts et les autres pour la sous traitance.La droite soutient les entreprises émérgentes en faisant confiance au marché pour réguler l'économie (est elle a raison)les socialistes voudraient la réguler,(dixit Levrat qui croit a l'étatisme pour sauver le secteur banquaire)

Quand au micro crédit je pense qu'il peut-être une piste intéressante.mais je ne connais pas les détails ainsi ce qui c'est dit au grand conseil.j'attand d'avoir l'avis de la droite et des économistes.

D.J

Écrit par : D.J | 27/06/2008

"Le citoyen lambda est quand même bien débile s'il vote à droite."

Il n'y a rien de débile de voter pour des gens qui créent des entreprises et qui donnent du travail pour ces personnes dite "lambda"

D.J

Écrit par : D.J | 27/06/2008

Cher DJ, quelques rectifications:
Non la régulation du marché du travail n'est pas à priori néfaste à la croissance, c'est l'OCDE qui le dit: http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/9049.shtml
Non, les baisses d'impôt ne créent pas d'emploi, surtout pas les baisses actuellement à la mode, qui ne profitent qu'aux gros actionnaires.Certes, les PME ont besoin des grosses entreprises (et vice-versa). Mais une baisse d'impôt massive qui va à une entreprise qui n'en a pas besoin ne sert à rien.
Quant à la régulation du marché bancaire, ou plus le manque de régulation, voyez où le laissez-faire a mené la branche!
Cela dit, je serai ravis que vous vous fassiez un avis sur le micro-crédit. Si vous deviez être (exceptionnellement ;-) ) de mon avis, j'aimerais bien vous lire sur la stratégie de la droite vaudoise, qui s'oppose par pure idéologie à un instrument concret et efficace pour créer des entreprises...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 27/06/2008

"Quant à la régulation du marché bancaire, ou plus le manque de régulation, voyez où le laissez-faire a mené la branche!"

la prise de risque est une condition sine qua non de la bonne marche du capitalisme,elle a toujours su se purger elle même,ce qu'elle fait actuelement ce que l'on appelle crise.

Si, les baisses d'impôt créent des emplois,surtout lorsque ces baisses attirent les entreprises étrangère.Les emplois sont détruits là où les entreprises ont en marre d'être raketter par le fisc est foutent le camp à l'étranger.

D.J

Écrit par : D.J | 27/06/2008

Cher DJ,

"Faudra m'expliquer,comment le marché deviendrait plus compétitif en taxant celles qui domine le marché."

Avec plaisir: donc, si l'on parle de marché compétitif, c'est qu'il y a plusieurs entreprises de performances semblables sur le marché. Au contraire d'une situation où il n'y aurait qu'une entreprise dominante et d'autres "à la traine". Si on veut un marché compétitif, il est donc normal de taxer normalement (ou freiner) l'éventuelle entreprise dominante pour pouvoir, d'un autre côté, apporter son soutien aux entreprises qui peuvent devenir compétitives.

Quand vous dîtes que la droite soutient les entreprises émergeantes par une fiscalité modérée, laissez-moi rire: il ne sert à rien de baisser les impôts d'une société émergeante si d'un autre côté vous baissez également les impôts d'entreprises compétitives, car au final, l'entreprise émergeante se retrouve avec autant, voire plus, de retard à combler.

Mais c'est là que vous ressortez votre discours sur l'attractivité fiscale de la Suisse: cet argument, même s'il n'est pas idiot, est nauséabond. Cela mène à une sous-enchère fiscale entre les pays européens et, à terme, supprime totalement le pouvoir managerial des Etats. Mais c'est probablement ça que vous voulez.

Seulement avec ce programme, il faudra me dire comment vous comptez résoudre le problème de l'agrandissement de la disparité de revenus, afin qu'on n'en vienne pas, in fine, à une guerre civile.

Écrit par : Fufus | 27/06/2008

"Cela mène à une sous-enchère fiscale entre les pays européens et, à terme, supprime totalement le pouvoir managerial des Etats. Mais c'est probablement ça que vous voulez."

celà mène surtout à ce que les états soient plus responsable en terme de gestion des biens publics,et tant pis si certains n'ont rien compris.Les patron investissent là où c'est le mieux.il n'y a pas que la concurrance entre entreprise qui est bon pour l'économie,mais aussi entre cantons et états.

"Avec plaisir: donc, si l'on parle de marché compétitif, c'est qu'il y a plusieurs entreprises de performances semblables sur le marché. Au contraire d'une situation où il n'y aurait qu'une entreprise dominante et d'autres "à la traine". Si on veut un marché compétitif, il est donc normal de taxer normalement (ou freiner) l'éventuelle entreprise dominante pour pouvoir, d'un autre côté, apporter son soutien aux entreprises qui peuvent devenir compétitives."

C'est une abération économique,je ne voit pas en quoi l'état rendrais compétitif un marché en taxant ou en frainant (faut m'expliquer ce dernier terme)des entreprises dominantes surtout si elle le sont malgré elle.Ce sont les monopoles protègé qui sont néfastes à l'économie.le rôle de l'état en économie est de garantir l'état de droit,de de garantir une souplesse sur le droit du travail et d'avoir une politique fiscal qui ne pénalise pas l'investissement.Pas besoin de chercher plus loin.

D.J

Écrit par : D.J | 27/06/2008

Bonjour D.J,
Je ne pense pas qu'une entreprise soit dominante malgré elle! Chacun s'est employé à son succès. Il est vrai qu'elle peut se retrouver seule si personne n'a eu le même intérêt ni la même pugnacité.
Vous reconnaissez que les monopoles protégés sont néfastes à l'économie. Actuellement, il existe les moyens directs de protéger un monopole, ce qui devient difficile car tout finit par être mis en évidence, mais on découvre beauooup de moyens indirects voire sournois qui favorisent un monopole. Et là, les riches ont des moyens financiers et politiques dont les entreprises modestes ne peuvent pas jouir.
Si je prends l'exemple des Pharmas, nos grandes entreprises pharmaceutiques, vous pouvez voir comme différentes thérapies et moyens thérapeutiques sont mis de côté, bannis, méprisés, annulés. J'en veux pour preuve les prestations dans l'assurance maladie de base où, progressivement, tout ce qui n'est pas pharmacologique est limité voire retiré : tout d'abord, ce fut le cas des physiothérapies qui furent drastiquement limitées, puis les psychothérapies, puis les soins en EMS et on parle de limiter les conseils en diététique etc., bref tout ce qui n'est pas du ressort des produits pharmaceutiques issus de nos grandes entreprises multinationales.
Le pire est d'avoir exclu (en 2005)les 5 médecines alternatives, pratiquées par des médecins, avant même d'avoir terminé le programme d'évaluation des médecines complémentaires, programme financé par le fonds de la recherche scientifique. Cette décision fut prise par le représentant de notre "état de droit", état qui lui-même avait cautionné la-dite recherche. Là, l'Etat a favorisé un monopole (même s'il est réparti entre quelques entreprise) au détriment de la volonté de réduire le coût de la santé. Ceux qui avancent que les médecines empiriques ne peuvent pas donner de preuves sont ceux qui ne sont pas aller les chercher et qui, d'autre part, nient le prix des effets iatrogéniques des médicaments et des erreurs médicales. Sans monopole des Pharmas, il y aurait une médecine beaucoup plus adéquate à chacun.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 28/06/2008

chère Marie-France,

Celà reste aux chambres fédéral ainsi qu'au peuple d'accepter ou de rejeter les nouvel loi de la LAMAL et non aux industries Pharmeceutiques,même si des parlementaires ont des intêrets directement aux pharmas,ces parlementaires sont élus par le peuple qui ne semble pas génés de leurs status aux privé.De même que pour les parlementaires de gauche appartenant à des syndicats ou membre des conseil d'administration de coopérative ou de banque cantonal.

D.J

Écrit par : D.J | 28/06/2008

Cher DJ, comparez une fois la liste des liens d'intérêt du parlement. Vous verrez que les groupes pharmaceutiques et les caisses maladies y sont fort bien représentées, nettement plus que les syndicats ou les associations de défense de l'environnement, exemples pris au hasard. Et, comme il n'existe pas de transparence des frais de campagne en Suisse, rien ne les empêche de financer les campagnes de leur poulains. Avec un succès certain: Lorsque le contre-projet à l'initiative UDC sur la santé est passé au conseil des Etats, c'est la voix prépondérante du président de séance - qui se trouve être par ailleurs, heureux hasard!- président de santésuisse, qui a tranché. Si le peuple n'avait pas tiré le frein à main, les caisses auraient fait tourner le tiroir-caisse comme jamais!

Quant aux parlementaires de gauche appartenant à des syndicats, j'en fais partie et ne m'en cache pas. Je suis salarié par l'USS, qui ne verse pas un centime ni à un parti, ni à un ou plusieurs candidats. Contrairement à la quasi totalité des élus bourgeois, la tranparence concernant mes comptes de campagne et leur provenance est totale. Et mon salaire n'est versé qu'en échange de travail (comme ce qu'exige n'importe quel employeur), alors que nombre de parlementaires bourgeois reçoivent des mandats fictifs de conseil d'administration voire de comités consultatifs alibis (mais rémunérés, bien sûr!), tout en continuant à travailler à 100% à côté.

Et je rejoins tout à fait la réflexion de Mme de Meuron: Les pharmas ont un monopole excessif et parviennent à le défendre grâce à leurs relais aussi efficaces que grassement payés. D'ailleurs, faute de transparence des comptes de campagne, personne ne pourra jamais l'inexactitude des termes "grassement payés"...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 29/06/2008

Cher JC-S

je répondai à Marie-France que les lois peut importe les moyens mis à disposition par certains restent dans les main de la société civil et non dans les groupes d'intéret particulier comme les banques ou pharma et c'est tant mieux ainsi.

D.J

Écrit par : D.J | 29/06/2008

Merci, cher DJ (dont je ne connais pas le prénom!) de participer au dialogue.
Les lois ont toujours un certain retard par rapport à l'actualité, d'ici que le Parlement les conçoivent et les soumettent aux uns et aux autres.
D'autre part, les lois donnent un cadre mais à l'intérieur de ce cadre, il y a souvent divers modes de les interpéter donc diverses libertés prises.
De plus, on ne peut pas faire des lois pour tout donc bien des choses leur échappent.
Je veux vous donner un exemple d'un type d'action des multinationales:
Il y a quelques décennies, le meilleur lait en poudre reconnu pour bébé était le lait Guigoz, lait que la clinique de pédiatrie voulait donner aux enfants hospitalisés. Une multinationale s'en est mêlée disant : " Vous avez tout-à-fait le droit de choisir Guigoz mais alors nous retirons les subventions que nous vous offrons".
Une telle démarche ne passe ni par le Parlement, ni par les lois édictées mais par des subtilités dont les humains ont le pouvoir.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 30/06/2008

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