13/08/2008

Comment transformer la privatisation de l'école en un attrayant "libre choix"?

Une initiative pour privatiser l'école publique vaudoise sera donc lancée cet automne. Cette initiative devrait demander l'introduction du bon scolaire, instrument permettant de subventionner la fréquentation de n'importe quelle école, y compris - et surtout- privée, école que l'on pourrait librement "choisir". Les partisans de la privatisation sont malins. Ils évitent soigneusement de parler de "privatisation", de "libre marché", de "baisses des salaires des enseignants" ou de "subventionnement des bénéfices du privé avec de l'argent public", même si c'est bien de cela qu'il s'agit. Non, ils avancent masqués avec des arguments bien plus porteurs et bien moins connotés politiquement: le spectre de l'"école à deux vitesses", la "meilleure qualité de l'école privée" et la "débâcle de l'école publique". Pourtant aucun de ces arguments ne tient la route.

Il n'y a pas d'école à deux vitesses. Mais il y en aura à coup sûr avec le bon scolaire!

Bien des partisans de la privatisation prétendent vouloir corriger une inégalité: seuls les enfants des familles aisées ont accès à l'école privée, c'est une inégalité - une école à deux vitesses, qu'il faut la corriger en subventionnant les écoles privées. Comme ça, tout le monde pourra profiter de l'enseignement privé. A première vue, le raisonnement semble se tenir. Or il est fallacieux.
Tout d'abord, parce qu'il n'y a pas d'école à deux vitesses. Il n'y a pas d'écoles qui soient systématiquement meilleures, qui dispensent dans tous les cas une meilleure formation (et, on le verra ci-après, ce n'est certainement pas le cas des écoles privées), qui garantissent systématiquement l'accès aux meilleurs métiers ou qui inversement condamnent à un avenir bouché tous les enfants qui ont le malheur de les fréquenter.
Il y a certes une chose qu'offrent les écoles privées et que l'école publique ne peut offrir: c'est la part de luxe, de snobisme, voire d'élitisme. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que l'association vaudoise des écoles privées semble plutôt sceptique face au bon scolaire: elles veut que ses élèves et leurs familles restent "entre eux". Dans leur monde. Avec leurs semblables. Et certainement pas s'encombrer du restant de la colère de Dieu. Or ce n'est certainement pas le rôle de l'Etat d'encourager le luxe ou le snobisme. Lorsque l'Etat subventionne une activité, jamais il ne subventionne le somptuaire.

Ce qui est sûr à propos de l'école à deux vitesses, c'est que c'est bien la privatisation, le "libre choix" et la mise en concurrence des écoles qui l'engendrent. En Belgique, au Chili, aux Pays-Bas, le libre choix crée d'un côté des ghettos où se concentrent les enfants des milieux défavorisée, notamment les migrants et de l'autre des écoles pour élites qui parviennent de toute façon à sélectionner leurs élèves pour rester au top. En effet, le "libre choix" n'est jamais réellement libre et finit toujours par reproduire et aggraver les inégalités sociales, alors que le but de l'école obligatoire est justement de les réduire.

L'école privée est-elle meilleure?

Là aussi, le raisonnement des privatiseurs de l'éducation semble infaillible. L'école privée est meilleure que l'école publique, disent-ils, car des gens sont prêts à payer pour y inscrire leurs enfants. Or, c'est bien connu, ce qui coûte cher est en général meilleur que ce qui est gratuit. Le raisonnement ne tient plus lorsqu’on considère l’école privée pour ce qu’elle est réellement: un luxe. En outre, rien ne permet de démontrer que l’école privée est meilleure que l’école publique, la plupart des indicateurs ayant d’ailleurs tendance à démontrer le contraire.
Reste l’«enseignement différencié» ou «différent» dont auraient besoin certains enfants, que l’on ne trouverait qu’à l’école privée et dont seraient exclus les enfants dont les parents n’ont pas les moyens. Il est vrai que certains enfants ont besoin d’autres méthodes. Mais il s’agit d’une petite minorité. Et l’école publique doit faire des efforts pour les intégrer eux aussi et elle faillirait à sa mission si elle ne s’en souciait pas. Mais pour cela, elle a besoin de moyens, que le bon scolaire diminuerait…

Le public court-il au désastre?


Mais, dernier argument "imparable" des partisans du subventionnement des bénéfices des écoles privées, peu importe en fin de compte la qualité des écoles privées: l'école publique est tellement mauvaise, prétendent-ils, que le "bien des enfants" exige qu'on les en sorte le plus vite possible. Et les privatiseurs de réciter le chapelet de reproches: réformes scolaires ratées, enfants qui ne savent plus ni lire ni écrire, enseignants socialistes qui font de la propagande au lieu d'enseigner, classes remplies d'enfants allophones qui tirent le niveau de toute la classe vers le bas, violence, drogues, etc.

Là encore, impossible de démontrer que le niveau de formation des jeunes a baissé. Toutes les études sur le sujet ont là aussi tendance à démontrer le contraire : le niveau de formation des jeunes augmente. Mais cela ne veut pas dire que l'école publique ne doit pas s'améliorer, loin de là. Au contraire, elle doit sans cesse le faire. Mais il faut veiller à ce que ces améliorations fassent l'objet d'un débat démocratique, car elles concernent tout le monde, et s'appliquent à tous les enfants, car la mission de l'école publique est d'offrir à tous la meilleure formation. Ce qui ne serait pas possible avec une éducation privatisée, où chaque école fait sa cuisine dans son coin. Et serait-ce possible dans les écoles privées actuelles, où bien des enseignants n'ont pas les titres qui leur permettraient d'enseigner dans le public et où les rumeurs d'achat de notes, de résultats d'examen ou d'indulgence face à des comportements perturbateurs ne cessent de courir?
Il ne faut pas cacher les problèmes de l'école publique. Il y en a. L'école est le miroir de la société et ses problèmes s'y répercutent forcément. Mais, pour les résoudre, il faut des moyens. Des moyens que les partis qui soutiennent la privatisation préfèrent verser aux gros actionnaires. Et des moyens qui vont fatalement diminuer si le bon scolaire devait être introduit. En effet, c'est arithmétique, subventionner l'école privée retire forcéement des moyens au public. A plus forte raison lorsqu'il faut subventionner les bénéfices des écoles privées, qui sont en général des organisation à but (très) lucratif. En outre, s'il ne veut pas que le système scolaire privatisé ne se transforme en jungle, l'Etat devra se donner les moyens de contrôler la qualité de la formation dans une myriade d'établissements, différents tant par la taille que par les méthodes d'enseignement... Une telle autorité de régulation ne sera certainement pas bon marché. Et, à moins de trouver de nouvelles recettes (ce à quoi s'opposent en général les partisans de la privatisation de l'école...), c'est à l'école publique qu'il faudra prendre cet argent. Sans compter les montants à n'en pas douter énormes qu'il faudra allouer aux transports des élèves, qui, plutôt que d'aller à l'école de leur village ou de leur quartier quelques hectomètres ou kilomètres plus loin, pourront "choisir" une école à l'autre bout du canton.

On le voit, le "libre choix" et le bon scolaire ne peuvent que priver l'école publique de moyen et nuire à la qualité de cette dernière. Ce dont les école privées ne pourront que se réjouir: Le nombre de lucratifs clients n'en fera qu'augmenter!

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Commentaires

D'un côté si certains ne s'était pas approprié l'école publique pour en faire ce que c'est devenu, on aurait pas besoin de se poser si c'est mieux l'école publique ou l'école privée.

D'un autre aôté il faut comprendre les parents qui veulent éviter à leur enfant d'écouter des professeur formaté par une doctrine socialo-mégalo. Bien que je défends vigoureusement l'école publique. Mais à partir d'un moment, quand on voit certains fuire les école publique, il faut commencer à se poser des questions...

Écrit par : DdDnews | 13/08/2008

Que vient faire votre dieu dans ce texte plein de bon sens ?
Porquoi utiliser "le restant de la colère de dieu" pour parler de la majorité des citoyens ?
Pourquoi toujours faire référence à ce dieu alors qu'il y a de plus en plus
d'athées, agnostiques et autres libre-penseurs...

Écrit par : Papyweb | 14/08/2008

Cher Papyweb, "le restant de la colère de dieu" est une expression. Je ne voulais en aucun cas choquer ni les athées, ni les croyants, ni les agnostiques!

Chère DdDnews, quoi qu'on puisse entendre, il n'y a pas d'exode de l'école publique vers le privé. Et j'aimerai bien voir comment on pourrait "formater" les enseignants avec une "doctrine socialo-mégalo" quand on connaît qui a la majorité du conseil d'Etat et du grand conseil depuis 150 ans...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 14/08/2008

"quand on connaît qui a la majorité du conseil d'Etat et du grand conseil depuis 150 ans..."

Avze-vous déja vu comment se passe une commission scolaire? Le conseil d'Etat n'est pas très présent... Non plus d'ailleurs dans les classes d'écoles.

Ce ne sont pas les politiciens qui éduquent éles enfants. Comment un enfant qui ne voit jamais un Conseillé d'Etat pourrait-il influencél l'éducation direct que lui fait l'enseignant?

De plus ca ne fait pas depuis 150 que la question se pose mais ca reste relativement récent sur cette échelle de temps, qui arrive depuis quelques années.

par contre vous avez raison il n'y a pas d'exode, le prix en dissouade plus d'un.

Cependant il y' une chose qui est sûr, c'est que les politiciens (ou tout autre personne ) venant avec leur grande idée ne change pas grand chose, car c'est surtout sur le Terrain que ca se passe et d'ailleurs la plupart des écoliers ignorent complètement comment les nom des conseillés d'Etat. Et à moins de vouloir controler le monde et devenir un grand dictateur, c'est de laisser le choix au gens de choissir quel éducation ils veulent donner à leur enfant et que cette réponse n'a pas à être donné par des politiciens mais par des parents.

Écrit par : DdDnews | 14/08/2008

C'est pas si simple. On critique les médecins pour dire qu'il n'y a pas de véritable concurrence, alors que c'est faux: ils sont des dizaines dans chaque région, avec permanences, policliniques des hôpitaux d'Etat. etc. Alors que dire de l'école publique, pour laquelle tout le monde doit payer des impôts (élevés), et où l'on a juste de droit d'aller se payer ailleurs du privé. Double dépense inutile, d'autant que l'école publique ne fait pas tout très bien! On pourrait se demander pourquoi cela fonctionne en France, et dans d'autres pays, pas plus cons, et comment ! Quand on a un enfant "à problèmes" (expérience personnelle) on vous propose poliment de s'adresser au privé. Un comble lorsque l'on a un tel monopole ! On n'est vraiment quelquefois peu soucieux des besoins, et il faut que les parents se fâchent pour que l'on recherche des solutions adaptées ou novatrices. Voir dans les cas de dyslexie, très fréquente (5 à 10% des élèves). Malgré cela il y a des profs excellents, et d'autres simplement bons, mais c'est l'état d'esprit que l'on devrait quelquefois changer, malgré la façade. Ce qu'il faudrait rajouter à la HEP, ce n'est pas une louche de pédagogie, mais d'expériences de vie vécues, d'une ouverture sur autre chose, réduite actuellement à la part congrue, et de curiosité sur ce qu'est l'acte d'apprendre, pas forcément comme dans les modèles enseignés, pour le 15% des enfants. D'ailleurs pourquoi n'aurait-on pas le droit de choisir, précisément en démocratie ?

Écrit par : Victor Devaud | 14/08/2008

@ddd et victore devaud: Bien sûr que nous sommes en démocratie. D'ailleurs, on a le droit de choisir. Comme n'importe quel objet de luxe, s'inscrire à une école privée est tout de qu'il y a de plus autorisé... Personne ne sera poursuivi et condamnée pour avoir fréquenté une école privée. Ou en avoir ouvert une...

Cependant, maintenir notre démocratie exige une école publique ouverte à tous, qui apprenne à tous les enfants à vivre ensemble, à collaborer, à se tolérer, quels que soient leur origine sociale, leur langue maternelle, le niveau de formation de leur parents, leurs idées politiques ou religieuses... En revanche, le bon scolaire serait incompatible incompatible avec la démocratie, car il créerait des ghettos sociaux, ethniques ou religieux ainsi qu'une école à deux vitesses.

D'ailleurs, à propos de démocratie, une des expérience les plus large du bon scolaire et de la privatisation de l'éducation a été imposée au Chili par la dictature de Pinochet. Avec pour conséquence un accroissement des inégalités sociales.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 15/08/2008

"Comme n'importe quel objet de luxe" Parce que l'éducation d'un enfant est un objet de luxe?
Vous croyez sincprement que l'école publique a plus de mérite que l'école privée?

Par contre je suis tout à fait d'accord avec vous pour ce qui concerne la sociablilisation des enfants et de l'école publique. C'est la raison pour laquel je défends l'écoles publique. Cependant il y'a un facteur que vous opublié aussi. C'est qu'un grand nombre d'enfant sont obligé de suivre une école privée par la suite parce que l'école publique n'a pas fait son travail d'enseignement non plus.

Je ne pense pas véritablement que si on mettent en place un system de billet cela soit géré à la manière chilienne. Car le but n'est pas idéaliste.

Écrit par : DdDnews | 15/08/2008

Pourquoi ne pas simplement, evacuer tout politique du système de l'éducation ?
Anne-Catherine Lyon et Charles Beer, 2 socialistes et ministres de l'instruction publique, n'ont rien à y faire, personne d'autres non plus...

Depuis quand l'éducation des enfants doit se faire par des politiciens ?

N'y a-t-il pas suffisament d'académiciens ?
Les problèmes administratifs et financiers, devrait se résoudre dans des commissions parlementaires, ou chaque parti aurait son mot à dire et non pas seulement un élu (de tout le peuple ?)...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 15/08/2008

Il est intéressant de lire votre plaidoyer nous informant comment transformer la privatisation de l'école en un attrayant libre choix. Vos propos d'enfant prodigue me vont droit au coeur, mais si ma mémoire est bonne c'est votre père qui était responsable du Département de l'Instruction Publique quant l'enseignement a commencé à se dégrader dans l'école publique vaudoise. Est-ce que ce n'était qu'un malheureux concours de circonstance ou non...

Écrit par : Jean-François | 16/08/2008

Jean-François, seriez-vous par hasard partisan d'un système patriarcal, où ce que font les fils ne peut se juger qu'à l'aune de ce que font les pères? Pour mettre cependant une chose au point, votre mémoire est bonne: mon père Jean Jacques était effectivement chef du département de l'instruction publique vaudoise lorsque le peuple s'est prononcé largement en faveur d'une réforme scolaire.

Victor, jamais je n'ai prétendu que l'éducation devait être faite par les politiciens. C'est aux parents et aux enseignants de s'en charger. En revanche, les élus doivent fixer le cadre et contrôler le système. Quel que soit leur parti, d'ailleurs. Dans d'autres cantons, il n'y a pas toujours des socialistes à la tête de l'instruction publique, au contraire: radical en VS, libéral à NE et BS, PDC à FR, vert à Berne...

DD, oui, je suis persuadé que l'école publique a plus de mérite que l'école privée, notamment pour cette raison: A l'école publique, que leur parents n'ont pas pu choisir, les enfants apprennent à vivre en société avec d'autres enfants, qui n'ont pas pu choisir leur école non plus. C'est l'apprentissage de la démocratie. Nous n'avons pas choisi de vivre ensemble, nous ne choisissons pas nos voisins, nos concitoyens, nos adversaires politiques(!), mais nous vivons avec eux, nous construisons un avenir qui sera forcément, du moins en partie, commun. La démocratie, c'est tout le monde ensemble, ce n'est pas une addition de petits ghettos politiques, ethniques, religieux ou sociaux.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 16/08/2008

Mon cher Jean-Christophe Schwaab, j'aimerais vous faire rélire mon commentaire, pour mieux comprendre le sens de la phrase, qui veut taper sur tout politicien, fut-ce t-il UDC, PS, communistes, d'extrême-droite...etc.

"Anne-Catherine Lyon et Charles Beer, 2 socialistes et ministres de l'instruction publique, n'ont rien à y faire, personne d'autres non plus..."

Personne d'autres non plus...

Une autre chose qui peut aider à la compréhension...je ne vous ai jamais accusé de quoi que ce soit...vous, personellement...

"Victor, jamais je n'ai prétendu que l'éducation devait être faite par les politiciens."

Non, ma phrase : "Depuis quand l'éducation des enfants doit se faire par des politiciens ?", n'a absolument rien a voir avec vous, mais bel et bien avec le système et la pensée paternaliste européenne en général.

Sur ce et en espèrant que le sens de mon intervention, soit vraiment bien compris et à sa juste valeur et intention, cher ami, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un bon week-end.

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 16/08/2008

Un point de sociologie politique. Les Français disaient à la Révolution que "tous les hommes naissent égaux". C'est vrai, aussi pour les dames. La malheur est que cela change dans la minute qui suit! Et les chances de pouvoir arriver à pleinement exprimer son "potentiel" dépend de la qualité des premiers apports, et c'est pour cela que l'éducation devient un problème politique, puisqu'il s'agit de répartir, en particulier de donner à ceux qui n'ont pas. Ce n'est donc pas cela qui est contesté, mais les recettes.

Écrit par : Victor Devaud | 16/08/2008

L'élitisme, l'égoïsme et l'individualisme, n'ont pas leur place dans une société multiculturelle, oecuménique, communautaire...
Non, la présence des étrangers conduit nos dirigeants à vouloir mettre tout le monde au même niveau...de préference, celui des étrangers, que nous aimons et affectuons particulièrement, qui construisent notre pays, qui nous apportent leur culture, leur meours et coutumes...

Non, il n'y a pas de place pour les têtes qui dépassent...Albert Einstein était suisse...lui...mais il est parti aux USA...un prix Nobel comme lui ne devait pas rester en Suisse...trop intelligent...

Non...le nivellement par le bas est la seule solution viable pour le "vivre ensemble"...
C'est quoi tout ces patriotes, nationalistes et extrêmistes qui ne pensent qu'à eux mêmes...ces gens répliés sur eux mêmes, sectaires...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 16/08/2008

Une formation rémunérée - c'est dégoûtant. «Élitisme», la fermeture du système éducatif conduit à la dégénérescence de la société et la perte. Société constamment besoin d'un nouvel afflux de «lavage de cerveau, à partir de différentes couches de la classe, une variété de points de vue sur le monde, qui sont la clé du succès d'une société, parce qu'ils voient" nezashorennym "look .. Public Education - oui! L'enseignement est gratuit - mille fois oui! Donc la seule façon. Sinon, il est impossible ..

Écrit par : Alexander People Search | 26/04/2009

Il est intéressant de lire votre plaidoyer nous informant comment transformer la privatisation de l'école en un attrayant libre choix.

Écrit par : Alexis F | 19/09/2012

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