26/10/2008

UBS: généreux boni, généreuse avec les partis

Le «sonntagsblick» (repris par le «matin dimanche») le révèle aujourd’hui: UDC, radicaux et PDC sont financés depuis des années par l’UBS. A hauteur de plusieurs centaines de milliers de francs annuels. Et, probablement par le plus grand des hasards, ces partis s’opposent à une plus forte régulation du secteur bancaire et prétendent, malgré les échecs patents du libéralisme, que l’Etat n’a pas à s’en mêler. Ils s’apprêtent en outre à accepter l’injection d’argent public dans l’UBS, sans conditions, sans contrepartie, sans entrée de la Confédération dans le capital, sans droit de regard ni de codécision. Et ne bronchent pas lorsqu’il s’agit de domicilier la société de gestion des actifs «pourris» dans un paradis fiscal. Tout au plus demandent-ils aux managers fautifs de «rendre leurs boni», bien conscients que ce genre de déclarations n’ont aucun effet si elles ne sont pas accompagnées de mesures contraignantes. Mesures contraignantes qu'ils refusent, bien entendu. Seront-ils cohérents et rendront-ils les montants que leur a généreusement alloué l’UBS ces dernières années?

Ah oui, j’allais presque l’oublier. Ces même partis, tout heureux qu’ils sont d’être financés par les instigateurs de la crise financière, s’opposent vigoureusement à toute transparence dans le financement des partis politiques, malgré les nombreuses propositions du PS au niveau national comme cantonal

Scandale de l'UBS: signez la pétition du PSS!

Le dossier du PSS sur la crise financière

Commentaires

Monsieur Schwaab,

La main sur le coeur, jurez-nous que ni le PSS, ni aucune de ses sections cantonales ou régionale, ni même aucun des élus socialistes n'a jamais "palpé" le moindre centime de cette Banque: UBS (Union de Beaux Scandales).
Et l'"union" dans ce scandale de la finance et de la politique c'est faite aussi bien avec l'aide de des "droites" que des "gauches" au pouvoir. Je n'ai pas entendu beaucoup Madame Calmy-Rey avant ce week-end sur le sujet, mais lundi, je l'entendrai d'ici dire à ses collègues du collège exécutif:

"Ne vous en faites pas! Vous le savez aussi bien que moi! Ce qui est dit dans les assemblées telle que celle de ce week-end... ça ne compte pas... C'est uniquement de la pub, du marketing !... Et vous savez comment la pub et le marketing sont en mesure de biaiser, puisque vous faites de même!"

... Comme d'habitude, le PSS, fait son numéro! Un numéro réservé à la galerie afin maintenir son fond de commerce au chaud!

Écrit par : Père Siffleur | 26/10/2008

Aujourd'hui, à la Soupe : les pauvres payent pour les riches. 83 milliards. Il y a 25 % de millionnaires en Suisse, qui donc ne paient rien, parce que riches. Restent 75 % de pauvres ou assimilés. S'ils peuvent sortir cash 83 milliards, soit 15800 CHF par tête de pipe, bébés et vieillards compris, c'est qu'ils ne sont en tous cas pas si pauvres que ça et qu'ils pleurnichent pour rien.
Les pauvres sont décidèment des cons, Coluche avait raison.
Ou alors ce sont les gauchistes de la soupe et le Père Souillasse qui sont à côté de la plaque...

Écrit par : Géo | 26/10/2008

Ce qui est marquant dans la pétition des socialistes, c'est qu'elle parle de stimuler les investissements dans dans les domaines d’avenir de l’économie réelle tels que la formation, les transports publics, l’assainissement énergétique.

Comme d'habitude, le réel tissus économique de la CH, les PME (qui ne sont ni les hautes écoles, ni les compagnies de transports ou d'électricité, ni dépendantes de ces entreprises), sont oubliées.

En France, une des première mesure prises par le gouvernement est de soutenir les PME en offrant par exemple un délai supplémentaires de paiement des charges sociales. En Suisse, les politiques brassent du vent pour attaquer ou soutenir une mesure (soutien à l'UBS), mais négligent l'économie réelle.

Pour rappel, depuis le début de l'année, l'UBS et de nombreuses autres banques demandent aux PME de rembourser les prêts qu'elles leur ont accordés, ce qui les mets souvent dans une situation catastrophique qui va se caractériser par de nombreuses faillites au moment ou la consommation diminuera à peine, ou les prix augmenteront.

Les autres mesures proposées sont honorables, mais elles semblent plus découler d'un besoin de propagande que d'une volonté réelle.

Écrit par : george | 26/10/2008

Non, mais vous l'avez lue la pétition du PS??? Vous prenez le gens pour quoi? des débiles?
Citons :
-"les contribuables mettent 68 milliards à disposition de l’UBS et courent donc un risque considérable"
Ah, bon, parce qu'on leur a demandé leur avis, avant??
Re-citons, bien que je me refuse à réciter :
-"la loi doit plafonner à un million par an les rétributions maximales des managers et des traders des banques."
ah,ah, c'est le retour du système féodal, mais salarié, ah! ah! quel "travaileur/euse" ou "prolétaire" pourrait signer un tel texte,ah,ah, c'est pitoyable! Eux qui paient déjà 5 francs 1-2 fois par semaine au loto pour gagner ce montant UNE FOIS DANS LEUR VIE, dans l'espoir (qui est la laisse de ... )d'échapper au salariat?!
Quant au point 3, non, faut en laisser la surprise le coup du "pyromane",pour fair "peuple" ah,ah, et les pompiers c'est le Ps, (le Post-scriptum; celui-qui est, comme votre pétition, ah,ah, toujours écrit, indigné, après… ahah!)... Pendant que l'exploitation règne, le ps touche ses indemnités, pas le chômeur, ça se seraiet un slogan, ah,ah! Et il laisse les autres jouer avec des allumettes, tel votre précieux ET ridicule, votre "chefprésident" sur la photo, lààààààààààà en-dessus de la "pétition", c'est vrai que l'été est fini, que les grillades c'est fini, dans Son jardin de Sa villa, qu'il est propriétaire na, LUI et qu'il peut démontrer, à l'instar de TOUS les élus socialistes, sa niaiserie profonde... SON SENS DE LA LUTTE POUR LA LUTTE!
Quand au 4, on ne va pas répéter la messe "marxiste" aux ânes réformiste, dont la seule politique est l'indignation.... Après!!!
Débiles de tous les pays, signez la pétition! c'est bon pour votre foie, ah,ah! voir votre foi, hin,hin!
Ca va être d'une sacrée éfficacité une pétition, les diri-gens de l'UBS "font dans leur froc", ils en pissent de rire! Les conseillers fédéraux, PScriptosociaudémo compris pourront les essuyer avec...
Mon Fokker et moi sommes pris d'une quinte de toux à force de rigoler (les particules fines du ps), et au loin, mais qui se rapproche, la Grande Tornade en Formation...

Écrit par : redbaron | 27/10/2008

Cher george, à qui profiteront les investissements dans les transports publics et l'assainissement énergétique, si ce n'est aux PME? Ce sont des investissements qui leur donneront du travail... Quant aux investissements dans la formation, ils profitent à l'ensemble de l'économie. Comment les PME trouveront-elles le personnel qualifié qui leur manque, si l'on ne forme pas assez?

Mais vous avez raison sur un point, il faut aussi se soucier des PME, pas seulement des grandes entreprises.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 27/10/2008

Les "pauvres" sponsorisent le parti solcialiste avec l'argent des "riches"... Comme quoi on s'y retrouve.

Et ce qui est surtout marrant c'est que la Rafeisen et parfois la BCV soutraite leur placement à... l'UBS...

Écrit par : DdDNews | 27/10/2008

... Et comme d'habitude, le "bon" politicien, J.-C. Schwaab, ne répond pas à toutes les questions: il préfère botter en touche.
Le "bon" Géo, lui, continue de cracher son venin. Un venin qui perd de sa force, son utilisation constante fini par nous immuniser!

Écrit par : Père Siffleur | 27/10/2008

M. Schwaab, mais vous savez comme moi que les investissements publics sont très souvent accordés aux entreprises étrangères, qui bénéficient dans leur pays de meilleures conditions que les entreprise suisses. Par exemple pour le m2, quel pourcentage des fournisseurs de prestations et produits étaient suisses ? 10%, 5%, 0% ?

Pour les investissements en matière d'énergie, est-ce que'ABB, qui peut décrocher des contrats, est une PME.

Je précise ma question : quelle solution propose le parti socialiste pour sotenir le patron d'une pizzeria, par exemple, qui a obtenu un crédit de x milliers de francs pour la rénovation de son établissement, et à qui on demande maintenant de rembourser le crédit dans les 6 mois ? est-ce que les solutions dont vous parlez souvent (augmentation des salaires, suppression des allégements fiscaux) vont aider ce patron ?

Quelle solution apportez vous à une petite industrie qui a décroché un mandat important de fabrication de pièce pour l'étranger, mandat nécessitant un investissement qui lui est systèmatiquement refusé par toutes les banques ?

Écrit par : george | 27/10/2008

George, vous soulevez effectivement plusieurs vrais problèmes.

Les marchés publics, tout d'abords, avec leurs règles qui sont parfois excessive et qui désavantagent les entreprises locales, notamment les petites entreprises. Et ça pourrait d'ailleurs devenir pire, car la majorité bourgeoise du conseil fédéral propose d'alléger les règles des marchés publics d'une manière qui discriminerait les entreprises qui ne sont actives que dans un seul canton. Le PS s'y oppose.

L'accès au crédit est un autre problème très préoccupant. Cela risque d'ailleurs de le devenir de plus en plus, si les banques resserrent l'accès au crédit. Vous avez raison, les petites entreprises ont trop souvent des difficultés pour accéder à des prêts. Sur ce sujet, le PS avait fait une proposition pour soutenir le micro-crédit, spécialement adapté aux très petites entreprises, mais elle a été refusée par la droite.

Pour en revenir au petit patron de votre exemple, les allègements fiscaux ne lui servent certainement à rien, car il a l'air de ne pas faire de bénéfice et d'être très endettés. Mais ces allègements privent l'Etat de ressources pour investir, ce qui créerait des emplois. Ce qui boosterait l'économie et lui fournirait donc indirectement des clients, la restauration étant très sensible à la bonne santé générale de l'économie. Quant à la hausse des salaires, elle est nécessaire pour que les gens puissent continuer à consommer, p. ex. dans les restaurants...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 28/10/2008

Mais vous avez réponse à tout M. Schwaab. En rapport à votre dernière phrase je pourrais vous dire qu'il faut absolument et dès maintenant augmenter l'âge de la retraite à 80 ans, ainsi les personnes entre 65 et 80 garderaient un salaire élevé et consommeraient plus.

Je crois qu'il est inutile de prolonger le débat, nous n'avons pas les mêmes idées, et surement pas les mêmes experiences en entreprises et je pense même, sans être volontaire, que si vous souhaitez entreprendre une carrière politique vous auriez besoin d'un conseillé dans ce domaine.

Pour vous une PME, c'est un patron malhonnête qui gagne et possède des millions et exploite des employés sous-payés.

Personnellement j'ai travaillé et travaille encore pour de nombreuses petites entreprises, une majorité de leurs patrons gagnent mal leur vie, sont endettés, et plusieurs, malgré le serieux de leur gestion et la qualité de leur travail auront disparu d'ici deux années.

C'est pour cela qu'une aide réelle est maintenant nécessaire. S'il aurait été conséquent, le parti socialiste qui a réagi d'une manière appropriée au sauvetage de l'UBS, aurait exigé que les milliards investis le soient en faveur des PME : une diminution immédiate de la TVA, une simplification de la TVA et des déclarations fiscales, une augmentation des délais de paiements pour les charges sociales et la TVA + des contraintes favorisant la consommation de produits et prestations fournies par des entreprises Suisses, etc.

Écrit par : george | 28/10/2008

George, cette phrase:"Pour vous une PME, c'est un patron malhonnête qui gagne et possède des millions et exploite des employés sous-payés." est inadmissible. Nous n'avons pas les mêmes idées, certes. Mais cele ne vous donne pas le droit de me faire tenir de tels propos.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 29/10/2008

Je rappelle simplement ce que BERNE avait prétendu faire avant de mettre à disposition de l'UBS l'argent pour la sauver du naufrage (et les partis politiques avec...! qui ont été financés par elle)

"TITRE: Berne supervisera les boni de l'UBS DATE: 16.10.2008
Le paquet ficelé par Berne pour soutenir l'UBS ne sera pas gratuit: la Confédération veut avoir son mot à dire sur les bonus et les indemnités de départ qui seront versés par la grande banque, a en outre indiqué jeudi le Département fédéral des finances (DFF). L'Etat veut obtenir une compensation pour les risques qu'il prend, explique le DFF. La participation prise dans l'UBS sera en outre "limitée au nécessaire" et replacée aussi vite que possible auprès d'investisseurs privés. L'engagement de la Confédération n'entraînera pas une hausse durable de l'endettement de l'Etat, note le DFF."

Ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir? Je n'ai pas vu de contraintes que la Confédération aurait exigées à l'UBS par rapport aux risques. Comme quoi à Berne ils ont la mémoire courte, très courte!

Écrit par : texmex | 28/01/2009

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