09/11/2008

Perdre d’inestimables collections?

Avant de glisser son bulletin dans l’urne, il faut examiner les conséquences d’un refus du musée cantonal des beaux-arts. Quel que soit l’avis que l’on ait sur l’emplacement, sur l’architecture ou sur l’opportunité d’un nouveau musée, il faut bien avoir à l’esprit qu’un «non» le 30 novembre signifierait la perte de collections d’arts inestimables.
Parmi elles, la collection Planque. D’une valeur de plus de 100 millions de francs. Qui contient notamment plusieurs Picasso (les seuls qui appartiendraient au musée cantonal des beaux-arts). Collection qui sera donnée au canton de Vaud, à condition qu’il construise un musée digne de l’accueillir. Mais la fondation n’a promis de donner la collection qu’à condition que le projet de musée progresse d’ici la fin de cette année. Passé ce délai, la collection quittera le canton, pour être confiée à qui saura saisir l’aubaine d’un tel cadeau.
More...Rééditer le gâchis de la collection Bornemisza-Thyssen?
Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois qu’une collection prestigieuse quitterait la Suisse alors qu’elle avait été offerte à un canton, et que ce canton a été trop stupide pour l’accepter. Il convient de rappeler que le Tessin perdit bêtement la collection Bornemisza-Thyssen, estimée à 4 à 5 fois la valeur de la collection Planque. Madrid sauta sur l’aubaine, et profita du manque de vision des autorités tessinoises pour récupérer la collection. Et les milliers de visiteurs qui vont avec. Il serait impensable que le canton de Vaud commette la même erreur en refusant d’accueillir la collection Planque. C’est pourtant ce qui se passera en cas de non, comme le précisait hier un membre du conseil de fondation dans le courrier des lecteurs du «Temps».
Face à de tels propos, certains ne manqueront pas de hurler au «chantage». Mais il ne s’agit que de voire la réalité en face. Un non entraînera la perte de la collection Planque. Avertir des conséquences d’un vote ne saurait être assimilé à du «chantage».

Il n’y a pas d’alternative au musée cantonal à Bellerive
Certains opposants prétendent ne pas être opposés au principe d’un nouveau musée, car ils ont, disent-ils, «une alternative»: le «grand Rumine». Ils prétendent aussi que, le 30 novembre, «les vaudois ne votent pas sur le principe d’un nouveau musée, mais sur l’emplacement». Mettons ici les choses au point: le projet de Rumine n’est pas une alternative. Et, en cas de non le 30 novembre, il n’y aura pas de nouveau musée avant 15 ans. Au moins.
En effet, l’agrandissement de Rumine souhaité par les opposants, qu’ils sont par ailleurs incapables de chiffrer, n’est pas possible. Car le «Romandie» qu’ils souhaitent utiliser n’est pas disponible, car il abrite le théâtre pour enfants. Pas plus que la place de la Riponne, sur laquelle ils souhaitent placer leurs trois cubes rouge, bleu et jaune: Le parking bénéficie en effet d’un droit de superficie jusqu’en 2039. Avant, impossible de construire quoi que ce soit sur la place. En outre, installer le musée à Rumine en chasserait probablement les autres musées (histoire naturelle, géologie, archéologie, monnaies) et la bibliothèque et ses 300'000 visiteurs annuels. A moins de créer une sorte de musée fourre-tout, alors que tous les spécialistes préconisent des musées des beaux-arts seuls dans leurs murs, car c’est ainsi qu’ils sont le mieux à même d’attirer le plus de visiteurs.

Attendre encore une génération?

Quoi qu’il en soit, même si le «grand Rumine» était sérieux et faisable, ce que les opposants au musée ne manqueront pas de venir expliquer dans les commentaires, renoncer au projet de Bellerive pour tout autre projet repousserait la création d’un nouveau musée à 15, 20, voire 25 ans. Et cet hypothétique nouveau musée –s’il se fait un jour– sera de toute façon privé de la collection Planque.
Le 30 novembre, oui à un musée pour tous les vaudois.

Sur le même sujet, un article de «Lausanne cités»

Commentaires

Non, non, les collections ne sont pas perdues! Rassurez-vous, elle sont justes dans les caves, bien au sec! Si si, il faut juste les sortir et les exposer. C'est-à-dire: il faut organiser une exposition. Enlever les toiles d'une salle pour y mettre les autres. Et ça, c'est le travail du conservateur.

Écrit par : Jérémie | 09/11/2008

Notez M. Schwaab que, dans son courrier des lecteurs, Mme Berthe Reymond-Rivier, membre du Conseil de la Fondation Planque, est plus précise que vous quant au statut exact de la collection Planque.

Elle ne parle pas de DON, mais (je copie-colle) :

"En ce qui concerne la Fondation Jean et Suzanne Planque, responsable de la collection inaliénable du même nom, elle s'est engagée auprès de l'Etat de Vaud à déposer celle-ci dans le nouveau musée pour une période de trente ans."

inaliénable, déposer, ...

Voici un "détail" qui a son importance.

Écrit par : Alain Hubler | 09/11/2008

Merci monsieur Schwaab, effectivement les dépôts de merveilleuses collections iront ailleurs, les donations des mécènes aussi, les visites des touristes aussi. Il ne faut pas faire les mêmes erreurs que les autres. Mais les rêves sont réalisables et il faut y croire. YES WE CAN!
votez OUI le 30 novembre!

Écrit par : florian | 09/11/2008

Petit rappel en chiffres. Le Louvre attire plus de 8 millions de visiteurs par an. Le temps moyen de visite est de 15 minutes. C'est-à-dire cinq minutes pour Mona Lisa, cinq minutes pour la Venus de Milo, et cinq minutes au gift shop. Le musée cantonal, depuis cent ans, n'a jamais attiré personne parce que, très simplement, il ne possède aucun appât. Son déplacement ne changera rien à cette triste réalité. Même la collection Planque qui ne contient aucune pièce capable de déplacer des foules. Il ne s'agit pas de centaines de tableaux sympathiques, de braves Bocion et Valloton. Un seul chef d'oeuvre suffit à "faire" un musée. On va à Colmar pour voir le retable d'Issenheim, à Berlin pour voir le buste de Nefertiti, etc. On ne va pas au musée de Lausanne pour y voir un énième et passable Picasso. On ne s'assied pas, comme le montre l'affiche qui vient de sortir, devant un Bocion.

Ce projet de musée manque de la seule denrée essentielle: un vrai contenu. On dirait la campagne présidentielle de Ségolène Royal: sourire, costume blanc, quelques stars, et une absence complète de programme. Gageons que le même avenir lui est promis.

Écrit par : david laufer | 09/11/2008

Monsieur Schwaab,

Je sors du Palais de Rumine; très belle exposition d'oeuvres de Steinlein, un copain anarchisant! Durée de la visite 1h30 minutes! Plus longue, l'attention se serait relâchée, les oeuvres auraient encore été vues, mais plus appréciées. Donc, un grand musée n'est pas l'important! L'important, c'est que les oeuvres ne restent pas constamment dans des caves, elles peuvent aussi voyager, partir puis revenir.

Quand êtes-vous allé dans un musée d'art pictural pour la dernière fois?

Et si vous êtes réellement socialiste, le fait que les oeuvres d'art partent ailleurs ne devraient pas par trop vous gêner, elles ne seraient pas perdues comme vous le dites, elles ne seraient pas é Lausanne tout simplement! Et votre "d'une valeur de plus de 100 millions" me donne à penser que la seule chose qui vous intéresse n'est pa l'art, mais le fric¨... Comme tous les capitalistes qui utilisent l'art comme valeur refuge!
Allons! Essayez au moins de nous présenter de vrais arguements pour que ce musée soit AU BORD DU LAC! Il ne s'agit que de cela pour l'instant! Le reste n'est que supputations! J'ai l'impression que vous suivez les directives de vos "gourous" sans très bien comprendre de quoi il retourne, mais ce n'est pas grave, eux non plus!
Et pour finir par un point qui vous fera plaisir:

Je constate que la partie adverse ne joue pas un "jeu" très honnête non plus. Les images de synthèse qu'il publient me semblent aussi peu crédibles que les vôtres.
Cette campagne est le reflet exacte de la politique: des à-peu-près, des non-dit, des coups bas, le tout des deux côtés. Mais les moyens mis en oeuvre par les tenants du projet (en majorité des gens faisant partie des autorités), sont beaucoup plus importants, financièrement aussi, que ceux des adversaires. Encore une distorsion du système que vous passez sous silence. Maintenant cette distorsion vous sert, mais il me semble déjà vous entendre "glapir" lorsqu'il en sera autrement et que la distorsion vous gênera.

Écrit par : Père Siffleur | 09/11/2008

La collection Planque, ce n'est pas un enième et passable Picasso (non, il y en a vingt! pour ne parler que des Picasso). M. Laufer ferait mieux de se renseigner avant de disqualifier une collection pour laquelle beaucoup de musées suisses et étrangers seraient prêts à se battre.
C'est juste, M. Hubler, il s'agit d'un prêt à long terme (30 ans). Vous aurez donc tout le temps d'aller regarder la collection Planque à Bellerive. A nous de veiller à ce que ce contrat soit renouvelé pour quelques autres générations.
Et pour ce qui est de la "distorsion" du système, Père Siffleur, j'aimerais juste faire remarquer que parmi les principaux opposants figurent ceux qui ont signé le rapport des "minorités". Si on se revendique minoritaire on accepte qu'on n'ait pas les mêmes moyens que la majorité.
Pour terminer, il faut rappeler que voter OUI au projet de Bellerive signifie donner une chance de développement non seulement au Musée cantonal des Beaux-Arts, mais aux autres musées cantonaux et institutions comme la bibliothèque cantonale et universitaire au Palais de Rumine. Voter OUI signifie donner une chance de développement aux rives (en termes d'esthétique, la parcelle de Bellerive est au lac ce que la place de la Riponne est à la cité) et donner une chance de développement au centre ville. Voter OUI, c'est croire en un meilleur avenir de Lausanne et de tout le canton, c'est se montrer fiers de notre culture et de notre nature. YES WE (ALSO) CAN!

Écrit par : Bernard Fibicher | 09/11/2008

@Bernard Fibicher. Votre argumentation, s'appuyant sur le lieu choisi et des considérations urbanistiques très discutables, ne fait que confirmer les craintes qu'on peut avoir sur le seul objet qui devrait intéresser les votants : le contenu. La collection Franck qui est exposée dans une petite salle à Gianadda ne suffit pas à faire venir les foules, et pourtant on y compte deux formidables Van Gogh. La différence, c'est l'ampleur du programme des expositions temporaires, une stratégie lamentablement classique et néanmoins efficace pour un musée dont le contenu permanent n'est pas suffisamment attractif. Jusqu'à présent, il n'est pas du tout garanti que l'ajout (d'ailleurs lui aussi hypothétique) de la collection Planque puisse faire une vraie différence. La collection permanente, elle, a prouvé qu'elle est très belle mais incapable de faire se déplacer des foules. On peut donc craindre qu'en l'absence de politique d'expositions conséquente et ambitieuse, le nouveau musée conserve les mêmes défauts que l'ancien: le vide quasi sidéral.

Écrit par : david laufer | 09/11/2008

Face à une telle déferlante, Champignac n'a qu'à bien se tenir. Est-ce que voter OUI à Bellerive guérit les ongles incarnés ?

Écrit par : Géo | 09/11/2008

David Laufer@ "une stratégie lamentablement classique"
Grrrmmmbl. Faut aussi savoir ce que l'on veut.

Écrit par : Géo | 09/11/2008

C'est pourtant simple: les vieilles recettes sont souvent les meilleures, même si ça paraît éculé, peu imaginatif. Celle que le musée adopte est vouée à l'échec, puisqu'elle évite ces recettes simples au profit d'un concept fumeux: le lac comme lot de consolation pour les visiteurs déçus. Il semble pourtant évident qu'on ne va pas voir le musée, ni son environnement. On va voir son intérieur. Même le Getty de Bilbao a compris cela. Hélas, chez nous, y a rien à voir.

Écrit par : david laufer | 09/11/2008

Oui alors pourquoi parler de stratégie lamentablement classique ?
Et vous en oubliez une autre : Burnand à Moudon. Vous oubliez que les désirs artistiques ne sont pas les mêmes pour tout le monde...

Écrit par : Géo | 09/11/2008

Si c'est le "lamentablement" qui vous chiffonne, soit, effacez le.

Écrit par : david laufer | 09/11/2008

What else ?

Écrit par : Géo | 09/11/2008

Le problème, si vous m'entendez malgré mon moteur ce n'est pas le contenu, qui ne manquera pas, qu'il soit planqué ou non! Le problème, c'est cette volonté de la grenouille, du boeuf, de la Méduse... La fontaine en reste en rade...
Mettre au bord du lac ou ailleurs un gros machin moche sous prétexte de conserver la beauté! Quelle pitié!
C'est pas parce que Bilbao et Lucerne entre autres ont mis leur abri anti.. pardon, à culture au bord de l'eau, qu'ils doivent être imités! En plus une pâle copie de celui de Jean Nouvel (c'est urf! ça comme nom) qui est déjà laid même s'il est nouvel!
A survoler ce qui reste du quartier de la pontaise, à l'aspect bombardé bien que l'on reste perplexe sur la cible, une chose reste certaine :
Los-ânes, ou du moins ceux qui en sont en charge choisit ce qui se fait de pire en architecte...ture , architectes dont on peut enlever le préfixe art, et garder le shitecte! hin! hiiin!
Mais tout ceci ne me regardes pas, moi je ne fais que survoler à la recherche de ma "Jasta"n!

Écrit par : redbaron | 10/11/2008

Terminus du M2 Parking de Vennes: plein la semaine mais désert le week-end. Grand projet (Aquapole) prévu pour rentabiliser les places de parc vides (sic). Excellent endroit pour y installer le nMBA. Dynamiser le nord de la ville et non le sud saturé.

Vennes pour un musée enfin accessible à tous les Vaudois!

Écrit par : Gudrun Zolbst | 10/11/2008

@Gudrun Zolbst: Dans un commentaire laissé sur le blog de Nadine Richon ( http://nadinerichon.blog.24heures.ch/archive/2008/11/06/sauvons-la-riponne.html ), vous dites qu'il serait "plus judicieux d'installer ce musée en ville". Vous parlez aussi de "faire revivre le centre ville". Et voilà que maintenant, vous souhaitez installer le musée à Vennes! Bien sûr, on pourrait étudier Vennes. On pourrait aussi étudier d'autres endroits (même si cela a été déjà fait: 17 sites étudiés, Bellerive sort largement en tête). On pourrait rechercher la perfection absolue. Mais, à ce rythme, pas de musée avant 25 ans. Et, encore, c'est loin d'être sûr. Saissons maintenant la chance Bellerive et soyons un peu optimistes, que diable!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 10/11/2008

@JCS : "17 sites étudiés, Bellerive sort largement en tête". Rumine-Riponne ne figurait pas parmi les 17 sites étudiés. Pourquoi ?

Écrit par : Alain Hubler | 10/11/2008

En effet, j'éprouve un optimisme débordant devant les autres solutions maintes fois préférables au site de Bellerive.

Mix et Remix dans le dernier Hebdo, avec un sens de la synthèse exemplaire, résume assez bien l'avis d'un nombre croissant de Vaudoises et Vaudois.

Écrit par : Gudrun | 10/11/2008

"Petit rappel en chiffres. Le Louvre attire plus de 8 millions de visiteurs par an. Le temps moyen de visite est de 15 minutes. C'est-à-dire cinq minutes pour Mona Lisa, cinq minutes pour la Venus de Milo, et cinq minutes au gift shop."

Petit, mais ô combien impressionnant !!!

A la différence d'une fondation de type Gianadda où les expositions sont thématiques, les gros bataillons des visiteurs de musée, sont des curieux et non des esthètes. Ils vont voir la Joconde, la Tour Eiffel et le Moulin-Rouge pour pouvoir dire à leurs amis qu'ils ont vu la Joconde, la tour Eiffel et le Moulin-Rouge, avant que leurs amis ne leur demandent s'ils ont vu la Joconde, la tour Eiffel et le Moulin-Rouge, ou après qu'ils le leur aient demandé...

"La collection Planque, ce n'est pas un enième et passable Picasso (non, il y en a vingt! pour ne parler que des Picasso)."

Sans doute, mais d'après ce que j'en ai pu découvrir, elle ne comporte aucune de ces oeuvres de premier plan, qui font les titres des journaux et, par conséquent, l'afflux des curieux, des touristes lambda et autres grégaires en quête d'"il faut l'avoir vu"...

Question architecture, je trouve que le projet est d'une grande ternitude, comme dirait notre copine Ségolène Goya-l et si, architecture culturelle au bord de l'eau, évoque pour certains Lucerne et Bilbao (c'est Guggenheim, et non pas Getty, M. Laufer), pour moi, elle est indissociable de la "légèreté" de Sidney.

On est évidemment loin de compte avec ce bloc monotone aux faux airs de cercueil de pauvre, vu du lac, en nocturne...

Cela dit, je ne voterai pas sur cet objet. Non-Vaudois, prêt à quitter le canton de Vaud du jour au lendemain si une opportunité se présente, je ne vais donner mon avis sur un projet concernant une tribu qui n'est pas la mienne, et son avenir culturel qui ne me concerne en rien.

Ma situation ne me qualifie donc pas plus pour imposer un projet à ceux qui n'en veulent pas, que pour en priver ceux qui aspirent à sa réalisation.

Écrit par : Scipion | 10/11/2008

Vu le nombre de guignols allochtones qui se permettent de donner leur avis sur les affaires qui nous concernent : Innocent Naki qui veut un Conseil Fédéral Noir (!) et Kalvin Whiteoak qui pense que le même conseil est constitué de débiles mentaux, vous devriez vous sentir autorisé à donner votre avis, Scipion.
De toute façon, les carottes sont cuites pour les partisans. Leur arrogance de bling-blings les coule sans même en rajouter. Plus ils publient leurs annonces, plus ils dévoilent leur petit côté magouilleur...
Pas pour rien que le Père Brélaz, bien plus intelligent et fûté que les autres, n'en rajoute pas trop. Il calcule les résultats de votations aussi vite que vous, Scipion.
Moi, c'est peut-être l'Australie. Et vous ?

Écrit par : Géo | 10/11/2008

"Vu le nombre de guignols allochtones qui se permettent de donner leur avis sur les affaires qui nous concernent (...) vous devriez vous sentir autorisé à donner votre avis, Scipion."

C'est un point de vue, mais si la décence est un élément supplémentaire qui nous permet de nous distinguer, nous aurions tort de nous en priver...

"Moi, c'est peut-être l'Australie. Et vous ?"

C'est complètement ouvert, en fonction de l'opportunité et à condition que l'approvisionnement électrique soit assuré :o)

P.S. - Savez-vous où notre frère Innocent se répand, parce que son blog n'est plus mis à jour depuis juin 2007 ?

Écrit par : Scipion | 10/11/2008

"Savez-vous où notre frère Innocent se répand, parce que son blog n'est plus mis à jour depuis juin 2007 ?"
Pas vraiment et je ne pense pas avoir envie d'aller faire un tour sur son blog.
Mon côté hypersensible, probablement...

Écrit par : Géo | 11/11/2008

Avant de proclamer unilateralement que le projet proposé est "môche", prenez le temps de consulter les projets qui étaient en compétitions lors du concours d'architecture qui sont visibles dans le lien ci-dessous en haut à droite au format pdf.

http://www.musees-vd.ch/fr/musee-des-beaux-arts/mcbabellerive/le-projet-architectural/le-concours/

Cela vous permettra de constater que le projet ayant gagné à l'unanimité est une des solutions proposées les plus compacts. En effet les locaux administratifs et techniques se situent en sous-sol, juste en dessous de la plateforme que les gens utiliseront pour acceder au musée. Ainsi la solution proposée est nettement celle qui s'intégre le mieux à son environnement en utilisant l'espace avec parcimonie.

Écrit par : Crys | 18/11/2008

Crys@ "Ainsi la solution proposée est nettement celle qui s'intégre le mieux à son environnement en utilisant l'espace avec parcimonie"
Je ne veux pas être inutilement méchant, mais est-ce que vous vous rendez compte à quel point cette phrase est stupide et inadaptée ? Un blockhaus bétonneux ne peut guère s'intégrer au mieux sur les rives du lac et quelles que soient ses dimensions, la parcimonie sera difficilement un terme approprié pour définir son occupation de l'espace.
Continuez de vous occuper de la couleur du train d'atterrissage du Gripen, c'est nettement plus dans vos compétences.

Écrit par : Géo | 18/11/2008

@ Géo

Depuis quand prendre la peine de consulter le rapport du concours afin de mieux comprendre les exigences du musée et les propositions des candidats est une démarche stupide? C'est au contraire faire l'effort de se forger une opinion. Vu votre argumentaire pour le moins limité (que vient faire les avions de chasse la dedans ?), je vous conseille vivement de mettre de l énérgie dans la consultation de ce document afin d'avoir un peu plus de consistance dans vos commentaires sur cette question.

Si pour vous toute construction d'une hauteur de plus 10 métres n'ayant pas un toit pyramidal avec des tuiles roses, dotées de jolies fenêtres rectangulaires agrémentées de géranium rouges est qualifiée de blockhaus, alors je dis vive les blockhaus.

Mes compétences en la matière sont largemnent suffisantes pour constater que vous êtes obligé de vous attaquer aux personnes plutôt qu'en rester aux débat d'idée. Ainsi vous tentez tant bien que mal de cacher la faiblesse de votre position sur le fond du sujet.

Alors à défaut d'être convaincant,commencez déjà par respecter les gens qui ne sont pas du même avis que vous.

Écrit par : Crys | 18/11/2008

Crys@ Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, et ce serait un exploit remarquable de votre part, le débat porte non sur les caractéristiques architecturales du projet Bellerive, mais sur l'abandon de Rumine. C'est vraiment le coeur du problème, et si j'ai lu aujourd'hui que Sarclon l'écrit mieux que moi, je m'aperçois que Lova Golovtchiner trouve cette question de centre non-pertinente. J'avoue que cela me laisse coi, bien que je n'ai jamais eu beaucoup d'admiration pour le personnage.
Mais lisez ces deux textes dans le 24 heures d'aujourd'hui, cela en vaut la peine.
Cela dit, je serais très très étonné que ce projet soit admis par le peuple. Il y faudrait un immense élan d'enthousiasme des Lausannois eux-mêmes et c'est loin d'être le cas. Quant au bétail provincial, dont je fais partie, l'exposition du tableau de Burnand comme oeuvre cachée (faut le faire) dissuadera les quelques brebis égarées de voter pour le projet hors sol de Bellerive...

Écrit par : Géo | 21/11/2008

oui a un musee pour tous les vaudois ! précision importantenpour la compréhenson ;) merci pour ce billey, c'est toujours un plaisir de vous mlire, bye bye

Écrit par : saint Jean | 08/12/2008

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