27/01/2009

Faillite d’une école privée: faille du libre choix

L’actualité vient de rappeler de manière on ne peut plus claire un des défauts flagrants des privatisations: les privés peuvent faire faillite. Ça arrive même plus souvent qu’on ne le pense.

C’est en tout cas ce qu’ont appris à leurs dépens les élèves d’une école privée genevoise, comme le raconte «le temps» d'aujourd'hui. Dimanche soir, on les avertit que l’école ferme, qu’il n’y aura pas cours lundi matin, qu’ils n’ont plus qu’à trouver une autre école. Et que les écolages payés l’ont été pour rien. S’ils veulent être sûr de pouvoir bénéficier d’une formation, il ne leur reste plus qu’à retourner à l’école publique. Qui est d’ailleurs la seule à devoir accepter tous les enfants. En tout temps.

On est bien dans la logique qui prévaut lors de privatisation: Les privés font des bénéfices, mais quand il y a de la casse, c’est au secteur public d’assumer les coûts. Et dire qu’il y en a pour vouloir privatiser la formation à large échelle en introduisant le chèque scolaire.

Commentaires

"L’actualité vient de rappeler de manière on ne peut plus claire un des défauts flagrants des privatisations: les privés peuvent faire faillite."

"...peuvent...", c'est la différence avec le public qui fait cela année après année, avec une constance digne d'une meilleure cause...

Maintenant, pour ce qui est du risque de faillite financière, il vaut la peine d'être couru, puisque chaque jour passé dans une école privée, est une protection contre les nombreuses promiscuités de l'école publique.

Écrit par : Scipion | 27/01/2009

Et bien, cher Jean Christophe, ça change,

d'habitude on parle de la faillite (constante, itérative,redondante) de l'école publique, de son enseignement. Particulièrement d'ailleurs dans les cantons qui ont confié leur instruction publique à un magistrat de gauche.

Le sinistre dilemme des parents et le suivant: confier leurs enfants à une institution, certes financièrement incoulable, mais ou l'on apprend plus rien, si ce n'est "à apprendre", ce qui revient au même, ou prendre le risque de l'insécurité financière...

et ce dilemme est précisément de la responsabilité de ton parti.

meilleures salutations

Écrit par : Mat | 27/01/2009

"On est bien dans la logique qui prévaut lors de privatisation: Les privés font des bénéfices, mais quand il y a de la casse, c’est au secteur public d’assumer les coûts."

Contrairement à l'école public qui peut être médiocre sans faire faillite vu que c'est le contribuable qui paye pour que rien ne change.Le chéque éducation à l'avantage de pénaliser la médiocrité,vu que se sont les parents qui cherchent ce qu'il y a de mieux pour leurs élèves.

Et je rappelle que le chèque éducation est un financement pour l'enseignement et que les infrastructures sont financés par l'impôt ou par le privé.

D.J

Écrit par : D.J | 27/01/2009

Cher Monsieur Schwaab,

Attention à ne pas tomber dans la facilité pour critiquer le secteur privé !

Il y a des écoles privées qui refusent des élèves tellement on se bouscule pour y faire entrer ses enfants. Le succès de certaines d'entre-elles n'est plus à faire.

Cela reste exceptionnel d'observer la faillite d'une école privée.

Le fait de laisser le choix aux parents de placer leurs enfants dans des écoles publiques ou privées est une aubaine pour tous. Chacun y trouve son intérêt.

Les écoles privées offrent des places de travail, contribuent à l'essor économique de notre pays en construisant des bâtiments et offrent un programme scolaire de qualité qui doit répondre au moins au standard de l’enseignement public.

Pour ma part, mes enfants sont scolarisés à l'école publique et j'en suis extrêmement satisfaite.

En toute amitié, je vous encourage à critiquer d'autres secteurs privés qui mériteraient un carton rouge pour ce que leurs dirigeants osent faire (les exemples ne manquent pas - et encore moins pour un socialiste !)

Cordiales salutations

Gabriela Blanc-Schaller

Écrit par : Gabriela Blanc-Schaller | 27/01/2009

Pas si simple jeune homme. S'il y avait eu le ticket scolaire, la faillite aurait été évitée, comme pour l'UBS ! A vos calculettes....

Écrit par : Joel Bonjour | 27/01/2009

Bonjour,
Pour une fois je vous rejoins!!!!!!
Si je suis très souvent contre vos idées, dans le cas de l'école, je vous soutiens. Je pense que si l'école privée doit exister, elle doit rester privée également dans son financement. L'école publique qui a, vous l'avez souligné, l'obligation de recevoir tous les élèves, doit à mon sens recevoir l'intégralité du budget public dédié à la scolarité.

Écrit par : salegueule | 27/01/2009

Votre tentative de recup d'un fait divers rare est franchement lamentable. C'est un peu comme si chaque fois qu'un racket ou un abus sexuel était decouvert dans une ecole public on en demandait la privatisation.

Pathetique comme argumentation !

PS: Ah scuzez, j'oubliais que rackets et viols n'existe pas puisque tous le monde il est gentil...ce ne sont que des sentiments subjectifs.

Écrit par : Kultivator | 27/01/2009

Voyons, Jean-Christophe,
C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité.
Si le bon scolaire existait, j'aurais pu, moi aussi, comme d'autres qui te sont proches, placer mes enfants dans une école privée qui correspondait à leur spécificité. Pas eu le choix. Dois-je remercier l'école publique pour pouvoir y laisser mes enfants... par défaut ?

Écrit par : Fabienne Despot | 27/01/2009

Ah!l école publique, elle est toujours là.Heureusement diront-ils, les laisés.Leurs chers petits devront bien se familiariser avec tout les autres.

Écrit par : Rochat Georgette | 27/01/2009

Ce nêst pas possible, vous devez le faire exprès!

Avec une argumentation telle que la vôtre où on utilise un cas particulier pour en faire une règle générale il est possible de dire presque n'importe quoi¨

Exemple: À Neuchâtel, Madame Garbani, socialiste, est condamnée pour insultes et menace, donc selon vous il est possible d'écrire:

Condamnation d'une socialiste pour insulte et menace: condamnation de la théorie du socialisme.

Vous serez, je pense, d'accord avec moi pour dire que ce qui précède est "très légèrement" exagéré!

Par contre, personnellement, je pense que le socialisme actuel est en faillite, d'où justement vos "n'importe quoi" pour éviter purement et simplement la liquidation totale...

Écrit par : Père Siffleur | 28/01/2009

Trouvez-vous normal que seule l'école publique doivent assumer l'obligation d'accueillir les élèves ? Pourquoi les autres écoles privées ne pourraient-elles pas être contraintes d'accueillir ces élèves victimes d'une gestion d'entreprise malheureuse ?

Écrit par : Djinius | 28/01/2009

Je constate à la lecture des commentaires que les partisans de la privatisation de l'école, à défaut de mobiliser dans les urnes (on a pu le constater à Bâle-Campagne, où le bon scolaire s'est pris une veste monumentale en votation populaire) savent donner de la voix et rendent le débat vivace et intéressant.

Avec mon exemple, je n'ai - contrairement à ce qu'essaie de démontrer le père siffleur en faisant entrer Valérie Garbani dans la danse- pas prétendu que, puisqu'une école privée a fait faillite, que toutes les écoles privées seraient mauvaises. Ce que j'ai dis, c'est que, puisque ce sont des entreprises privées, elles peuvent faire faillite. Ce risque est certes plus ou moins élevé en fonctino de la qualité de la gestion de l'entreprise en question, mais il n'en demeure pas moins que toute entreprise privée, y compris une école, peut faire un jour ou l'autre faillite. Du jour au lendemain. En laissant leurs élèves sur le carreau. Malgré les somptueux (et somptuaires) écolages versés. Or, lorsqu'il s'agit d'un service public qui doit être universel et pérenne, ce qui est le cas de l'éducation, le confier au privé expose à ce que ce service ne soit subitement plus offert du tout pour cause de faillite du prestataire. A moins que l'Etat n'intervienne et passe à la caisse. Cet Etat tant honni par l'idéologie libérale dominante, mais qui est le seul à pouvoir garantir la pérennité des services publics.

Quant à la prétendue meilleure qualité des écoles privées (qui n'a jamais pu être démontrée, à part peut-être par quelques publicitaires avides de nouveaux marchés), je renvoie à ce billet: http://www.schwaab.ch/archives/2008/08/13/comment-transformer-la-privatisation-de-lecole-en-un-attrayant-libre-choix/

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 28/01/2009

Jean Chistope,

l'Etat n'est honni par l'idéologie dominante, que dans la mesure ou son intervention limiterait l'accumulation de capital au main d'un petit nombre. Dans certains cas, voir la folle histoire des plans de sauvetage du système financier, ce même nombre réduit de rapaces, sait bien quémander des sommes énormes sous la menace "Si nous coulons, tout le monde coule" ... c'est bien du chantage ... et les partis bourgeois étant corrompu (au sens propre, pas seulement au sens idéologique) fait qu'ils cèdent sans discuter devant ce chantage non argumenté.

Écrit par : Djinius | 29/01/2009

Encore une fois, je suis ébaubi de ce que vous êtes en mesure de raconter!

Je pourrais (presque) m'imaginer que vous êtes un politicien! Si j'ai fait entré madame Garbani dans la danse (je ne me serais jamais permis ce terme en parlant de cettte dame, car elle a repris des "danses" plus souvent qu'à son tour), c'set justement parce que vous avez fait d'un cas particulier une généralité et vous l'avez fait sciemment!... Et n'essayez pas de me raconter le contraire! Un adversaire politique aurait utilisé vos procédés, vous lui seriez rentré "dans le cadre" de belle manière. Appelons un chat un chat, soit vous admettez avoir fait d'un cas particulier une généralité ou, alors je me permets de vous taxer de faux-cul!

Vous êtes jeune, vous êtes intelligent, alor, s'il vous plaît, essaayez de réellement changer de discours par rapport à vos prédécesseurs. C'est la seule manière de sauver ce qui peut encore l'être!

Je persifle et signe / Père Siffleur

Écrit par : Père Siffleur | 29/01/2009

Je suis directeur d'un établissement privé sur la Riviera, je tiens à préciser que je ne suis pas neutre sur ce sujet.
Je ne connais pas le fond du problème de l’école genevoise qui a fait faillite, mais effectivement une école privée peut faire faillite, même brutalement parfois. Ce qui surprend c’est que la crise qui touche le monde économique n’a pas, du moins à ce jour, frappé les écoles privées en Suisse et que les effectifs sont toujours à la hausse. Par contre il y a des mauvais gestionnaires comme partout, dans le privé comme dans le public ; mais avec des conséquences différentes Dans un cas c’est le parent-client (inacceptable) qui passe à la caisse dans l’autre c’est le contribuable (normal !!!).
Sur les bords du Léman les écoles privées soulagent les autorités de plusieurs milliers d’élèves qu’elles n’ont pas la capacité d’accueillir ni la volonté de le faire non plus car ces élèves souvent allophones posent des problèmes majeurs aux enseignants suisses qui ne sont pas formés à les éduquer et ni à les intégrer dans la communauté.
Si on compte 12'000.- francs par élève dans le public en moyenne la charge des cantons s’en retrouve soulagée de plusieurs dizaines de millions par année sur Vaud et Genève. Si tous les élèves du privé du Canton de Vaud étaient pris en charge par le secteur public, le bénéfice du Canton aurait été amputé des 2/3 pour l’année 2007. Les écoles privées dans la région lémanique ne reçoivent aucun financement des autorités, parfois même elles sont montrées du doigt par des conseillers d’état pour essayer de masquer la faillite morale et éducative, mais bien réelle, des écoles dont ils ont la responsabilité. Les cantons de Zoug et Lucerne versent aux écoles privées de leur canton respectif un montant de l’ordre de 2'000 francs en moyenne par élève et par an, car ils savent que sans ces écoles toutes ces entreprises internationales prestigieuses ne viendraient pas chez eux avec leur cortège de contribuables à très hauts revenus.
Des hommes et des femmes politiquement engagés de droite comme de gauche saluent très discrètement le travail et l’apport économique des écoles privées, mais jamais en public cela peut vous faire perdre une élection. Alors chut…..

Écrit par : Jean-Louis Dubler | 30/01/2009

@djinius et salegueule. Je serais partisant d'une obligation généralisée, comme actuellement, parce que c'est le rôle de l'Etat, qui défend aussi les enfants. mais le choix doit persister entre public et privé, parce que cela fonctionne ailleurs. Et si l'on veut assumer son rôle, le bon scolaire est une bonne idée, parfaitement opérationnelle, à condition que les écoles privées satisfassent aussi à l'obligation d'accepter tout le monde.@Schwaab. Vu la filiation, je ne m'étonne pas du propos, mais comme déjà entendu, on a le droit de choisir en démocratie, quitte à avoir des débats à arbitrer.

Écrit par : Joel Bonjour | 31/01/2009

Juste un petit mot pour compléter le débat, renseignement pris: l'école genevoise incriminée à fait l'objet de remarques défavorables de l'AGEP (association genevoise des écoles privées en juin 2007. Cette école n'était pas homologuée ni accréditée selon le communiquée de presse récent de l'association. La fédération suisse des écoles privées imposent désormais à ces membres d'être accrédités et ce dès cette année, chaque école membre se doit d'engager rapidement une procédure auprès des organismes habilités si elle ne l'est pas déjà. Cette procédure passe entre autre au crible le financement de école. Le lycée français (non reconnu par l'état français non plus) recevait des dons de mécènes qui se sont retirés brutalement, d'où la faillite qui s'en est suivie.
Quant au bon scolaire on y arrivera mais il va falloir être patient c'est tout.

Écrit par : Jean-Louis Dubler | 31/01/2009

slt je veus travailler avec vous dans un poste

Écrit par : lamyaa | 17/06/2009

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