19/02/2009

La crise va frapper durement les jeunes

La récession et le chômage vont frapper durement notre pays. Les jeunes feront malheureusement partie des groupes les plus concernés. Premièrement, parce que la hausse du chômage des jeunes est toujours plus forte que celle du chômage en général. Les jeunes sont en effet les «derniers entrés et les premiers sortis»: lorsque les entreprises stoppent les embauches, ce sont les personnes nouvellement arrivées sur le marché du travail qui en font les frais. Lorsqu’elles licencient, elles se séparent souvent de leurs collaborateurs les moins expérimentés, collaborateurs qu’elles réengagent en dernier lorsque la situation économique s’améliore. Et deuxièmement, parce que, malgré les bonnes années que nous avons derrière nous, une grande partie des jeunes ne parvient pas à s’insérer dans la formation professionnelle (plus d’un sur 10). Pourtant, réussir cette transition diminue de beaucoup le risque de se retrouver au chômage ou à l’aide sociale.
More...Nous devons donc nous attendre à une forte hausse du chômage des jeunes ces prochains mois. Si l’on compare avec les chiffres de fin 2004, dernier pic du chômage des jeunes, avec un taux de chômage global d’environ 4,5% (prévision de l’USS pour 2010; le Seco prévoit 4,3%), il faudra compter avec au minimum 30'000 jeunes de moins de 25 ans inscrits au chômage. Soit 10'000 de plus qu’aujourd’hui. Ce nombre ne montre en outre qu’une facette de la réalité: puisqu’un jeune sans emploi sur deux ne s’inscrit pas comme chômeur, il n’apparaît pas dans les statistiques du Seco. Pour 2010, nous craignons donc qu’il y ait entre 50'000 et 60'000 jeunes de moins de 25 ans sans emploi.

La conjoncture va aggraver la pénurie de places de formation
L’ampleur de la crise va être aggravée par le grand nombre de jeunes sans formation post-obligatoire. Situation qui ne va pas s’améliorer, au contraire. D’une part, parce que la situation actuelle, malgré une amélioration ces deux dernières années, reste précaire. Il y a certes plus de places d’apprentissage et un peu moins de jeunes à en chercher, mais l’offre ne dépasse pas encore la demande. Or les experts estiment qu’elle doit la dépasser d’au moins 15% afin que le marché des places d’apprentissage fonctionne, c’est-à-dire que les jeunes soient placés face à un vrai choix professionnel et que les entreprises formatrices puissent compter sur des jeunes motivés et disposant des compétences nécessaires à l’apprentissage du métier. Conséquence de ce déséquilibre : la liste d’attente des jeunes en «solution transitoire» stagne aux alentours de 20’000 personnes, dont la moitié ne devraient tout simplement pas s’y trouver, car ils n’ont ni besoin d’être «remotivés», ni d’affiner leur choix professionnel, ni d’acquérir de nouvelles compétences qui leur permettront de postuler avec plus de chances. Ils se trouvent dans la liste d’attente tout simplement parce qu’il n’y a pas de place d’apprentissage pour eux. Enfin, chaque année, 2’000 à 3’000 jeunes quittent l’école obligatoire sans la moindre solution. Ce sont les travailleurs précaires, les chômeurs et les bénéficiaires de l’aide sociale de demain.
En outre, il faut craindre un recul du nombre de places de formation pour deux raisons : la baisse démographique et la mauvaise conjoncture. Une étude récente a montré que la diminution du nombre de jeunes entrant sur le marché des places d’apprentissage entraîne toujours une diminution du nombre de places, les entreprises supprimant les places qu’elles n’arrivent pas à pourvoir. Lors des crises précédentes, l’offre en places d’apprentissage a diminué, notamment dans l’industrie. En effet, même si la pénurie de places d’apprentissage a avant tout des causes structurelles, la conjoncture influence aussi la décision des entreprises d’en créer ou d’en supprimer.

Les revendications de la jeunesse syndicale
La commission de jeunesse de l’Union syndicale suisse (USS) exige maintenant des mesures et en appelle à la Confédération, aux cantons et aux organisations patronales pour que la crise ne frappe pas trop lourdement les jeunes:
Plus de places d’apprentissage:
•    L’USS exige la création de 10'000 nouvelles places d’apprentissage. Ce nombre correspond à la moitié des jeunes en «liste d’attente». Au besoin, les cantons doivent créer des places dans les écoles professionnelles à plein temps, les écoles des métiers et de commerce, en particulier pour les élèves rencontrant des difficultés scolaires.
•    Economie et cantons ne doivent pas, sous prétexte d’une augmentation temporaire du nombre de places d’apprentissage, relâcher leurs efforts pour encourager la création de places de qualité. Il faut notamment intensifier le démarchage de places d’apprentissage, la création de réseaux d’entreprises formatrices et le soutien aux jeunes en difficultés scolaires. Les entreprises en situation délicate doivent autant que possible éviter de supprimer des places de formation.
•    Création de fonds pour la formation professionnelle dans tous les cantons. Pour le moment cet instrument qui a fait ses preuves dans l’encouragement des entreprises formatrices n’existe que dans les cantons de GE, FR, NE, VS, JU et ZH, bientôt VD. À ZH et au JU, le fonds pour la formation professionnelle a été plébiscité en vote populaire. Le temps de la méfiance (notamment de la part de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’Instruction publique [CDIP]) par rapport à ces fonds est révolu.

Mesures en faveur de la formation en général:
•    Pas de coupes dans les budgets de la formation. Ces budgets ne doivent pas être soumis au blocage de crédits ou aux freins à l’endettement fédéraux et cantonaux, car ce sont des investissements rentables et nécessaires, surtout en période de crise.
•    Pas de suppression de places dans les écoles des métiers publiques, de programmes de soutien à la création de places de formation ou de mesures de soutiens aux jeunes pour cause d’austérité budgétaire. Avec la récession, la Confédération et de nombreux cantons risquent de procéder à des coupes budgétaires. Il faut à tout prix éviter que cela n’entraîne la suppression de places de formation.

Mesures contre le chômage des jeunes:
•    Pas de coupes dans les mesures du marché du travail (MMT) concernant les jeunes. Les jeunes chômeurs qui disposent d’un titre post-obligatoire retrouvent en général très vite un emploi grâce aux MMT. Le Conseil fédéral doit annuler la réduction des frais pour les MMT destinées aux jeunes chômeurs. Les cantons doivent investir plus de moyens dans les mesures d’insertion.
•    Mesure en faveur de la formation continue : les jeunes qui ont terminé leur apprentissage ont de la peine à trouver un emploi lorsqu’ils sont en concurrence avec des personnes plus expérimentées. La formation continue doit leur permettre d’améliorer leur profil, par exemple, grâce à un congé de formation payé de 5 jours pour tous les salarié(e)s (y compris les apprenti(e)s) et le droit à un bilan professionnel tous les 5 ans.

Le reportage de la télévision alémanique (en allemand)

Commentaires

Mais ou est le problème ? Depuis le 8 fevrier les jeunes (et les autres) qui ne trouvent pas de boulot en Suisse peuvent aller postuler en Roumanie ou dans n'importe quels autres pays de l'UE... faut être ouvert au monde.

CE

Écrit par : Eastwood | 19/02/2009

Monsieur Schwaab,

Heureusement que le peuple a fortement approuvé le vote des bilatérales !
Si le 60% de la population avait voté contre les bilatérales, ne pensez-vous pas que nos jeunes auraient pu trouver un job ? Cela aurait été tellement triste. Ils auraient pu prendre toutes les places de travail des français et des allemands.

Et tous les quinquas qui ont été mis à la porte pour faire illusion d'une pseudo création extraordinaire d'emplois nouveaux et tant de recherches vaines en compétences car nous sommes si incompétents. N'est-ce pas ?

Allez demander de l'aide au Tessinois, maintenant. Pourquoi pas, eux, ils savent de quoi ils parlent, de quoi ils ont voté ! Qu'avez-vous fait pour les aider ?

Allez demander de l'aide aux membres de la Communauté Européenne, vous verrez comment ils vont vous rire au nez !

Et surtout ne nous demandez pas à nous, les licenciés des bonnes années, de faire place à la solidarité nationale. Ma solidarité s'arrête à mes parents et à mes enfants !

Écrit par : Edelweiss | 20/02/2009

Les deux commentaires prédécents tentent, une fois encore, de répandre l'idée préconçue comme quoi la libre circulation des personnes aurait un impact négatif sur l'emploi. Ce qui a été maintes fois réfuté. C'est ce qu'a bien compris la majorité des électrices et électeurs.
Grâce aux mesures d'accompagnement obtenues par les syndicats, une spirale générale à la baisse sur les salaires a pu être évitée. En outre, des dizaines de milliers d'emplois suisses dépendent de l'accès de nos entreprises au marché européen. C'est plutôt la perte des accords bilatéraux qui aurait entraîné une hausse massive du chômage, qui aurait frappé encore plus durement les jeunes.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 20/02/2009

Vous vous meprenez sur le sens de mon commentaire Mr Schwaab, il n'a rien d'ironique. Il faut tenir compte de la volonté populaire du 8 fevrier et en appliquer les consequences:

Il s'agit bien de bilaterales et non d'unilaterales, i.e. tous les membres de l'UE peuvent venir travailler en Suisse, et dans l'autre sens les Suisses n'ont plus le droit de se plaindre avant d'avoir epuisé toutes les possibilités de trouver un job dans le grand marché européen !

CE

Écrit par : Eastwood | 20/02/2009

Eastwood, si je comprends bien, vous plaidez pour l'abolition du critère du "travail convenable" (Art. 16 LACI)?
Art. 16 Travail convenable

1 En règle générale, l’assuré doit accepter immédiatement tout travail en vue de diminuer le dommage.

2 N’est pas réputé convenable et, par conséquent, est exclu de l’obligation d’être accepté, tout travail qui:

a.n’est pas conforme aux usages professionnels et locaux et, en particulier, ne satisfait pas aux conditions des conventions collectives ou des contrats-type de travail;
b.ne tient pas raisonnablement compte des aptitudes de l’assuré ou de l’activité qu’il a précédemment exercée;
c.ne convient pas à l’âge, à la situation personnelle ou à l’état de santé de l’assuré;
d.compromet dans une notable mesure le retour de l’assuré dans sa profession, pour autant qu’une telle perspective existe dans un délai raisonnable;
e.doit être accompli dans une entreprise où le cours ordinaire du travail est perturbé en raison d’un conflit collectif de travail;
f.nécessite un déplacement de plus de deux heures pour l’aller et de plus de deux heures pour le retour et qui n’offre pas de possibilités de logement appropriées au lieu de travail, ou qui, si l’assuré bénéficie d’une telle possibilité, ne lui permet de remplir ses devoirs envers ses proches qu’avec de notables difficultés;
g.exige du travailleur une disponibilité sur appel constante dépassant le cadre de l’occupation garantie;
h.doit être exécuté dans une entreprise qui a procédé à des licenciements aux fins de réengagement ou à de nouveaux engagements à des conditions nettement plus précaires; ou
i.procure à l’assuré une rémunération qui est inférieure à 70 % du gain assuré, sauf si l’assuré touche des indemnités compensatoires conformément à l’art. 24 (gain intermédiaire); l’office régional de placement peut exceptionnellement, avec l’approbation de la commission tripartite, déclarer convenable un travail dont la rémunération est inférieure à 70 % du gain assuré.

3 L’al. 2, let. a, n’est pas applicable à l’assuré dont la capacité de travail est réduite. L’assuré ne peut être contraint d’accepter un travail dont la rémunération est inférieure à ce qu’elle devrait être compte tenu de la réduction de sa capacité de travail.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 20/02/2009

C'est très bien de definir ce qu'est un travail convenable en terme de salaire, santé etc...

Mais la close f.) Quel est le sens d'un travail a moins de 2 heures de son domicile quand on a decidé de s'integrer dans un marché de 300 millions de personnes ? Il suffit de changer de domicile.

Ou suggereriez vous que ce qui est bon pour les etrangers a l'immigration n'est pas bon pour les Suisses a l'émigration ?

Écrit par : Eastwood | 20/02/2009

On va pas y arriver comme ça! Un coup à gauche, deux coups à droite, deux coups à gauche, etc.

@Eastwood et Edelweiss: M. Schwaab tente dans son billet de sensibiliser l'opinion ET les pouvoirs publics aux problèmes devant lesquels la Suisse semble avoir fermé les yeux jusqu'ici: la population va payer le prix fort d'un système spéculatif qui a atteint ses limites. Des exemples: Fin septembre dernier, tout se passait bien pour la Suisse et l'on avait rien à craindre pour la fiabilité d'UBS, ni pour le reste de la place financière helvétique. Quatre mois plus tard seulement, le Conseil fédéral est intervenu à deux reprises et dans l'urgence pour sauver la première banque du pays de la faillite. Il y a trois mois à peine, le même Conseil fédéral nous assurait que la population n'avait rien à craindre de la crise et que notre pays serait moins touché que le reste du monde par ses conséquences. Aujourd'hui, les projections des spécialistes les plus pessimistes sont déjà dépassées, la Suisse est en récession et le nombre de demandeurs d'emploi a littéralement explosé et les bilatérales n'ont rien à y voir. Les malversations financières et la crise des subprimes ont détruit pour des centaines de milliards de francs, de dollars ou d'euros, peu importe la monnaie.

Rien n'empêche en effet les ressortissants suisses d'aller travailler en Roumanie ou ailleurs en Europe, cela se pratiquait déjà bien avant le 8 février 2009. Vous semblez cependant ignorer que les migrants choisissent très rarement de quitter leur pays. Mais c'est un autre débat et, si vous avez des idées constructives à proposer, n'hésitez surtout pas à le faire ici ou par le biais de votre blog. Ce sont les personnes comme vous et moi qui allons subir les conséquences de la crise et, à moins que vous bénéficiiez d'un capital confortable et que vous soyez seul à pouvoir en disposer, vous êtes vous aussi concernés par ce que propose M. Schwaab.

Écrit par : Yvan | 20/02/2009

Vous avez bien raison Yvan, nous sommes tous concernés.

Mais quand Mr Schwaab prone d'un coté ouverture et libre circulation et de l'autre montre un esprit de clocher comme "on ne peut pas demander au gens d'aller a plus de 2h de leurs domiciles", ses contradictions internes mal digerées me porte a croire qu'il n'est pas en mesure de contribuer a une solution.

CE

Écrit par : Eastwood | 20/02/2009

CE, il ne faut pas confondre le droit d'un salarié de s'établir (à ses frais) où il veut pour occuper ou rechercher un emploi avec l'obligation d'une personne au chômage d'accepter n'importe quel emploi convenable (selon les critères de l'art. 16 LACI) s'il veut bénéficier des indemnités de l'assurance-chômage. Ce sont deux choses très différentes. L'une est un droit, une possibilité, l'autre est une obligation en contre-partie d'une prestation publique.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 20/02/2009

Je n'ai malheureusement pas le temps en ce moment et cette après-midi pour vous donner ma réponse. A ce soir, si cela vous est possible.
Avec mes remerciements et salutations

Écrit par : Edelweiss | 20/02/2009

On est bien d'accord cher Mr Schwaab,

Je suis moi même simple employé et je ne souhaite pas specialement me faire expedier loin de ma famille, a Varsovie par exemple, si je perds mon job.

Mais on ne peut pas etternelement proffesser les merveilles de l'UE et completement l'ignorer sur le plan des possibilités d'emplois pour les chomeurs Suisses.

Soyez coherent svp.

CE

Écrit par : Eastwood | 21/02/2009

J'ai une expérience vécue qui illustre certains commentaires.
Au cours de ma recherche d'embauche qui s'est heureusement terminée récemment, j'ai pu voir la triste situation d'un jeune diplômé suisse autour de Genève. Ca ne se cache plus, indiquer qu'on est suisse sur le CV, diplômé d'une grande école, nous discrimine parfois au screening des CV au bout du lac. Etre français, et donc potentiellement moins cher, est un avantage déterminant. Ce qui m'a inquiété et affligé, c'est que ce n'était pas une multinationale américaine qui agissait de la sorte, mais un horloger de luxe suisse que nous connaissons tous (sources d'une connaissance rh...).

M. Schwaab, je n'ai pas l'habitude de soutenir votre avis, mais vous voyez juste lorsque vous faites remarquer que les statistiques du chômage des jeunes diplômés ne sont pas réelles. Comme beaucoup de camarades, je n'ai pas voulu passer par la case chômage après mon diplôme, et cela sur une durée de 10 mois durant laquelle j'ai eu la chance de pouvoir vivre chez mes parents en creusant dans mes économies. Aujourd'hui, une majorité de mes connaissances diplômées en octobre 08 cherche toujours, et une nouvelle volée arrive dans quelques mois sur un marché où chaque offre intéressante donne lieu à des centaines de postulations pour lesquelles sont toujours préférés des candidats de 3 ou 4 années d'expérience qui font des concessions salariales en acceptant le poste.

Nos politiques suisses m'inquiètent particulièrement, car ils font mine d'ignorer un problème qui risque d'exploser dans ses proportions. Ont-ils au moins une idée de ce qui se passe sur le terrain pour un jeune diplômés HEC, EPFL ou autres ? Les multinationales ont gelé les embauches, l'industrie et les grandes banques n'engagent plus. Quand va-t-on admettre le problème ? Nous ne voulons pas que la lente machine politique suisse commence à agir alors qu'il sera trop tard, et nous comptons sur des gens comme vous ainsi que sur les sections jeunes des partis pour que cette prise de conscience se fasse avant que les volées 2008-2009-2010 soient sacrifiées sans qu'on n'ait levé le petit doigt.

Écrit par : Jerry | 10/05/2009

"Ont-ils au moins une idée de ce qui se passe sur le terrain pour un jeune diplômés HEC, EPFL ou autres ? Les multinationales ont gelé les embauches, l'industrie et les grandes banques n'engagent plus."

Malheureusement ils n'ont aucune idée chez les politiques socialistes.Pour vous donner du boulot,il misent sur les investissement publics,pour la construction d'ouvrages.

Je doute que les HEC et autres banquiers vont se ruer sur les salpettes.

D.J

Écrit par : D.J | 10/05/2009

@Jerry, Je ne désire pas vous démoraliser plus que vous ne l'êtes.
Les partis politiques ne veulent rien admettre. Ni les Vieux dinausores, et encore moins les jeunes loups. Les jeunes diplômés suisses ne sont pas considérés par les RH car ils donnent la priorité aux personnes provenant de la Communauté Européenne quel que soit le salaire. Pourquoi ? Parce que..... Un bon conseil : vous êtes jeune et vous devez considérer la moitié de la bouteille "pleine". Ne rester surtout pas en Suisse, postuler à l'étranger, et surtout faites-vous connaître à l'étranger. Votre valeur va augmenter et surtout ne pensez plus à la Suisse, sauf pour visiter les membres de votre famille qui va s'appauvrissant pour financer le monde entier. Et pour vous convaincre du choix que je vous conseille : visiter toutes les grandes surfaces, magasins, bureaux et observer le genre et l'âge des employés. Faites vos déductions et développer votre statut d'Entrepreneur de votre propre Employabilité, ailleurs ! Vous valez nettement plus qu'un simple employé en Suisse!

Écrit par : Real politic | 10/05/2009

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