26/01/2010

Les arguments en faveur de la baisse des rentes sont «légers» et «trahissent la médiocrité»

Ce n’est pas le discours d’une responsable syndicale ou d’un défenseur des consommateur, mais celui de Michel Thétaz, patron de la société de gestion institutionnelle genevoise IAM, que l’on peut guère soupçonner d’accointance avec la gauche ou des organisations de consommateurs. Comme on peut le lire aujourd’hui dans «le Temps», M. Thétaz considère que les arguments avancés par les partis bourgeois et les milieux économiques sont aussi «réducteurs» et «axés sur le court terme», bref, injustifiés. En effet, pour garantir à long terme un taux de conversion de 6,8% (que les partisans du vol des rentes veulent baisser à 6,4%), un rendement de 4,9% est nécessaire (c’est même l’OFAS qui le dit). Or, ces 25 dernières années, le rendements moyen de l’indice LPP a été de 5,9%. Moralité: Contrairement à ce que prétendent les adversaires du pouvoir d’achat des futurs retraités, les rentes du deuxième pilier ne sont pas en danger (d’autant plus que le taux de conversion a déjà été adapté à la hausse de l’espérance de vie en 2003).

Un autre indice? Les grandes sociétés d’assurance, les mêmes qui osent que les rentes qu’elles servent ne sont plus garanties, annoncent à leur actionnaires des objectifs de rendement sur capital propre à deux chiffres. Par exemple, Zurich Financial Service leur promet un rendement de… 16%. Malgré les prétendues «difficultés» que connaît le deuxième pilier!
Que les choses soient claires: La baisse des rentes sur laquelle le peuple se prononce le 7 mars a pour objectif de protéger non pas le deuxième pilier, mais plutôt les bénéfices des assureurs privés.

Commentaires

Sur ce sujet de votation, il faut bien admettre que certains arguments de la droite ont de quoi laisser songeur…

A vrai dire, ce thème est techniquement difficile à comprendre pour un grand nombre de citoyens. Il suffit de questionner les gens qui nous entourent (et pas uniquement des ouvriers !) pour se rendre compte à quel point les personnes ont de la peine à saisir le véritable enjeu de cet objet.

Les partis politiques (et en premier lieu les mandataires) devraient faire l’effort de développer leurs arguments en visant la compréhension du plus grand nombre de personnes, au risque de passer pour des guignols aux yeux des spécialistes (ou de ceux qui prétendent l’être !)

Pour rassembler des suffrages volatiles, il est également nécessaire d’imager les exemples en évitant de lancer trop de chiffres accompagnés de termes trop difficiles à comprendre.

Bien à vous

Gabriela Blanc-Schaller

Écrit par : Gabriela Blanc-Schaller | 26/01/2010

Effectivement, Mme Blanc-Schaller, ce débat est assez technique. C'est pourquoi je ne peux que vous recommander le site http://vol-des-rentes.ch/, notamment son lexique des termes techniques du deuxième pilier ainsi que son calculateur, qui permet de savoir combien chaque assuré perdra de rente en cas de oui, en fonction de son âge et de son salaire actuels.

Cordialement

JCS

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 26/01/2010

Le petit secret est très simple : les banques nous ont depuis longtemps volés avec nos avoir 2ème pilliers ! Elle les plaçaient sur des marchés très rémunérateur (mais risqués) puis nous versaient des peanuts. Elles ont donc engrangés sur notre dos des sommes faramineuse ces dernières années. Maintenant que les taux ont baissés, crise financière obligent, elles essaient de se refaire ON EMETTANT UNE HONTEUSE PROPAGANDE, reprise évidemment en coeur par les partis des requins voleurs, l'UDC, Les racidaux et les libéraux.

Écrit par : Djinius | 27/01/2010

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