01/04/2010

Répit de courte durée

Le Conseil fédéral a donc accepté la demande des cantons du Jura et de Genève d’augmenter temporairement à 520 (au lieu de 400) le nombre d’indemnités journalières de chômage. C’est une bonne nouvelle pour les chômeurs des cantons concernés, durement touchés par la crise (le canton de Genève se montrait d’ailleurs assez fataliste à ce sujet): bénéficiant plus longtemps des prestations de l’assurance-chômage, ils risqueront moins d’épuiser leurs droits et de devoir faire appel à l’aide sociale s’ils ne retrouvent pas d’emploi (ce qui risque d’être difficile dans une région où le taux de chômage est supérieur à la moyenne). Auparavant, les cantons de Berne (pour le Jura Bernois), Jura (pour une première période de 6 mois), Neuchâtel et Vaud avaient fait la même demande et obtenu gain de cause.
Malheureusement, ce répit pourrait bien être de courte durée. En effet la 4ème révision de l’assurance-chômage prévoit de supprimer purement et simplement cette possibilité. Pourtant, cette mesure a fait ses preuves et elle n’est pas entièrement à la charge de l’assurance-chômage, puisque les cantons y participent à hauteur de 20%. Elle tient compte de deux éléments: tout d’abord du fait que le chômage n’est pas un fléau équitablement réparti sur l’ensemble du territoire et que certaines régions sont plus touchées que d’autres. En outre, elle permet de soutenir temporairement des régions qui dépendent plus fortement d’un secteur économique durement touché par la crise, p. ex. l’industrie d’exportation. Cette mesure permet donc une gestion du chômage adaptée aux réalités locales et évite d’aggraver la crise dans les régions qui la subissent déjà de plein fouet. En effet, les chômeurs qui épuisent leurs droits et deviennent bénéficiaires de l’aide sociale voient leur pouvoir d’achat se réduire drastiquement.
Mais tout n’est pas encore perdu. Cette mesure déraisonnable peut être renvoyée à son expéditeur avec une simple signature, puis un simple bulletin de vote, grâce au référendum lancé par les syndicats et le PS.

Commentaires

et pendant ce temps ... http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&sid=11930664

Écrit par : Djinius | 01/04/2010

Longchamp, qui gagne 20'000.- par mois, va, je l'espère, rendre l'argent qu'il doit à ces personnes, lui qui a instauré les salaires de misère, 2'200.- par mois dans les administrations pour les chômeurs en fin de droit¨!

Les dealers gagne par jour ce qu'un chômeur reçoit par mois, des dealers qui touchent bien sûr aussi et en plus l'aide sociale!

Écrit par : dominiquedegoumois | 02/04/2010

Tout en jugeant juste la réaction des référendaires, je ne signerai pas ce référendum.

Les classes populaires, principales intéressées sur ce sujet, n'ont qu'à interpeller les représentants qu'elles ont élus en 2007 (l'UDC, le parti des classes populaires). Ce sont eux qui s'attaquent à l'assurance-chômage.

Principe du pollueur-payeur.

Écrit par : XYZ | 02/04/2010

XYZ, il n'y qu'une chose à retenir de votre commentaire: l'UDC ne défend pas les classes populaires. Ses votes et positions sont même diamétralement opposés à leurs intérêts. L'assurance-chômage n'est qu'un exemple parmi des milliers d'autres. Maintenant, si vous ne souhaitez pas signer le référendum pour cette raison, tant pis pour vous!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 02/04/2010

Et vous n'en avez pas marre de rouler pour les électeurs des autres ?

Parce que moi, j'en ai ras-le-cul. Qu'ils assument, tous ces cons !!!

(je corrige : tant mieux pour moi, je n'ai pas de risque de chômage...)

Écrit par : XYZ | 02/04/2010

Cher XYZ, non, je n'en ai pas marre et fais au contraire tout mon possible pour les récupérer. A force de s'empêtrer dans ses contradictions, de soutenir, voire d'encourager le démantèlement des assurances sociales, l'UDC finira bien par perdre de son attrait.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 02/04/2010

Je l'espère avec vous... mais cela tarde.

Écrit par : XYZ | 03/04/2010

Cela dit, je pense qu'il y a une question TRES importante à se poser pour le PS :

Avec le coup de barre à gauche, ne sera-ce pas l'occasion de perdre le soutien d'une partie des classes moyennes, sans pour autant récupérer les classes populaires passées à l'UDC ?

Le résultat des élections bernoises (et d'autres élections récentes) le donne à penser.

Ce serait bête...

Écrit par : XYZ | 03/04/2010

XYZ, plutôt que de parler de "virage à gauche", je parlerais plutôt de "non virage à droite", contrairement à ce qu'on fait de nombreux partis socialistes en Europe (Allemagne, Grande-Bretagne), qui ont mené des campagnes libérales en prônant une "troisième voie"... Je ne pense pas que nos positions (p. ex pour la défense du service public, pour baisser les primes d'assurance-maladie, pour défendre les assurances sociales) sont propres à faire fuir les classes moyennes, au contraire.
Si on analyse le résultat des élections bernoises, on constate que la baisse en suffrage est la même que celle que mes camarades bernois ont déjà subit lors des élections fédérales. Or, ces dernières années, ils ont suivis un cours plutôt centriste. A l'inverse, le PS vaudois est resté assez ancré à gauche et il a progressé au dernières élections.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 07/04/2010

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