08/04/2010

Quelques commentaires à chaud sur le nouveau programme du PS

Les médias se sont déjà déchaînés contre le projet de nouveau programme du parti socialiste suisse. «Belles théories!» sont-ils ainsi nombreux à scander. Sur l’autre bord, l’extrême-gauche prédit déjà au PS «une rupture avec sa base». Ces attaques venant des deux bords démontrent que le projet est probablement beaucoup plus équilibré et sensé que ne veulent le laisser entendre nos contradicteurs. Dont certains, il faut le rappeler, font de la critique de tout ce que pourront faire ou dire les socialistes une de leur, si ce n’est leur unique raison d’exister.
Quoi qu’il en soit, le projet de nouveau programme mérite largement que l’on s’y penche sérieusement. Ne serait-ce qu’à cause de la place du PS, principale force de progrès social en politique Suisse depuis plus d’un siècle ou à cause du mode d’élaboration du programme: N’en déplaise à certains de nos contradicteurs, au PS, c’est en effet toujours la base qui a le dernier mot. Le projet de programme sera soumis pour consultation à l’ensemble du parti, et c’est un congrès qui décidera démocratiquement de son sort.

Voici donc un premier commentaire à chaud et non-exhaustif de ces propositions (à lire ici en pdf). More...

Démocratie économique
Fort attendue par tous nos contradicteurs était la question du dépassement du capitalisme. Les uns se seraient réjouis de son abandon, prétendant que cette position «fleure bon la Guerre Froide» (et oubliant que la controverse est beaucoup plus ancienne), d’autres n’auraient pas manqué de fustiger un PS devenu «social-traître» pour mieux se poser en «seuls et uniques champions de la vraie gauche authentique AOC». Les deux bords ont de quoi être déçus. Car les nouvelles propositions du PS font mieux que prôner le «dépassement» du capitalisme. Elles analysent son échec actuellement flagrant et tracent les pistes du dépassement: la démocratisation de l’économie. Concept pour lequel les exemples pratiques ne manquent pas (comités d’entreprises, droits de codécision, coopératives), mais que l’ensemble de la gauche a quel que peu négligé ces dernières années. Ce retour en force de la démocratie économique est à saluer et promet des débats intéressants faces aux tenants d’un capitalisme qui crée en permanence les conditions de son propre fiasco.

Politique sociale offensive
Autre point très intéressant dans le nouveau programme du PS: la politique sociale préventive. Même si la priorité actuelle est plutôt à la défense du filet social (qu’on se souvienne du référendum gagné contre la baisse des rentes du 2ème pilier, du référendum en cours contre la révision de l’assurance-chômage ou des référendums à venir contre la baisse de l’indexation des rentes AVS ou la privatisation partielle de l’assurance-accident), le PS compte mettre l’accent sur une politique sociale qui, tout en assurant un filet social de qualité (p. ex. grâce à une assurance perte de gains universelle ou un renforcement du premier pilier), permet une réintégration réelle sur le marché du travail, notamment grâce à un soutien accru à la formation.

Défense des salaires décents
Le projet de nouveau programme n’oublie pas les conditions de travail et le pouvoir d’achat. Lutte contre la sous-enchère, lutte contre la précarisation, développement des normes internationales du travail, politique en faveur du plein-emploi, égalité des sexes, sans oublier la question de la démocratisation de l’économie au profit des salariés.

Quelques défauts dont il faudra débattre
Le projet de programme n’est pas exempt de défauts, p. ex. l’absence d’un chapitre sur la sécurité publique au sens étroit du terme (lutte contre la violence et la criminalité) ou sur la politique de la jeunesse. Pourtant, ce n’est pas que le PS soit en manque de propositions sur ces sujets. En outre, on peut regretter une position de principe par trop favorable à la globalisation, ou qui du moins insiste plus sur ses aspects prétendument positifs que sur ses défauts (qui sont tout de même largement évoqués). Sur ces points, ainsi que sur d’autres, les débats démocratiques internes seront nécessaires et à n’en pas douter fort intéressants.

Commentaires

ouai....ben entre temps, on est un peu déçu de ta saillie sur la TSR hier soir... alors comme cela cher ami, "il te faut plus de sécurité dans le nouveau programme du PS...???"...
ben je conseille de changer de parti, il y a l'UDC pour cela, si tu veux fliquer chaque citoyen !!
cordialement...en espérant que la prochaine fois tu retournes 7 fois ta langue dans ta bouche avant de sortir une telle idiotie en direct au TJ...
:o)

Écrit par : MUR | 08/04/2010

Monsieur Schwaab, je vote socialiste depuis plusieurs années. J'avais déjà, à l'époque, été extrêment choqué par le papier du PS sur la sécurité, qui n'était qu'une copie à peine diluée des positions de M. Blocher.

Cette fois-ci, c'est la goute d'eau. Je ne supporte plus le glissement du PS vers les thèses de la droite ultra-sécuritaire. Je ne voterai plus socialiste, et me tourne vers des formations qui restent fidèles aux idées de gauche. Bon vent.

Écrit par : Clement | 08/04/2010

Clément, vous m'en voyez navré. Pourriez-vous me dire quelle(s) position(s) exactement vous ont déplu?

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/04/2010

Monsieur Schwaab, ce que vous avez dit à la télévision m'a déplu. Parler de sécurité ? Pourquoi n'expliquez-vous pas d'où vient l'insécurité ? Pourquoi n'expliquez-vous pas que l'insécurité est instrumentalisée à des fins strictement électorales ? Pourquoi vous allignez-vous sur les positions liberticides de la droite ? Allez-vous également nous proposer des caméras de surveillance ?

Que vous cherchiez à endiguer vos pertes, élections après élections, je peux le comprendre. Mais regardez en Allemagne ce qui s'est passé, lorsque le PS s'est alligné sur la droite... On ne peut pas dire que cela vous a réussi. Vous devriez y réflechir.

Écrit par : Clement | 08/04/2010

- Politique sociale offensive -mais la gauche est en train de faire signer des pétitions contre les paquets fiscaux aux riches qui notamment à Genève mais aussi dans la Canton de Vaud permettent une aide plus accrue. L'aide sociale en général doit être redéfinie, être plus ciblée, temporaire et mettre sur pied des expériences comme cela est le cas en Suisse allemande où des cantons comme St Gall et Zurich lancent des programmes de travail d'intérêt général de 1 mois obligatoire et un suivi et une orientation professionnels à l'appui pour les personnes demandant l'aide sociale et il s'avère que sur 300 inscrits à Winterthur, 200 ont participé et 100 ne sont pas apparemment venus à cette convocation soit ils devaient travailler et donc n'avaient pas besoin de cette prestation. Voilà ce que le PS doit proposer : un changement de procédures dans l'octroi de l'aide sociale et une réactivation des personnes au chômage pour les réinsérer dans un horaire de travail. Si dans le programme, la question de l'insécurité, la drogue et la violence des jeunes et surtout les racines celle-ci n'est pas mis en place, alors il est à parier que le PS sera vivement critiqué pour ne pas avoir abordé ce volet car il est d'actualité.

Écrit par : sirène | 08/04/2010

"Pourquoi n'expliquez-vous pas que l'insécurité est instrumentalisée à des fins strictement électorales ?"

Mon pauvre ami, Comme vous ne le savez manifestement pas, je vais vous expliquer ce que c'est que l'insécurité.

Je viens de sortir avec notre chienne pour une promenande d'une heure environ. Comme ma femme n'est pas là, ce matin, j'ai fermé à clé les deux serrures de la porte d'entrée, j'ai laissé la lumière allumée à la salle de bain et la porte ouverte (on voit la lueur par l'oeilleton de la porte palière) et j'ai laissé la télévision allumée sur une chaîne musicale en montant le volume sonore.

Et savez-vous pourquoi ? Parce que j'habite dans un immeuble de deux appartements dont l'autre est inoccupé pendant la journée et parce que là où je suis, il ne se passe pas deux semaines sans qu'un cambriolage ne soit signalé dans un rayon de trois cents mètres !

Il y a trois mois, j'ai moi-même vu, en promenant notre chienne vers 18 heures cette fois, deux types sauter de la fenêtre du premier étage d'un appartement, tout à côté de chez moi, et passer à une quinzaine de mètres devant moi, sans se presser plus que cela !

C'est cela, l'insécurité, mon bon ami, la vraie, celle que les vrais gens connaissent. C'est ce besoin de prendre des précautions qui étaient inimaginables, il y a seulement dix ans et qui n'ont rien à voir avec une instrumentalisation politique, contrairement à ce qu'on vous apprend au catéchisme des Politiquement corrects et progressistes réunis.

P.S. - Je votais UDC bien avant d'être moi-même au beau milieu de l'inscurité.

Écrit par : Scipion | 08/04/2010

Clement, alors, selon vous, prononcer le simple terme "sécurité" serait "s'aligner sur les positions de la droite liberticide"? Allons, ce n'est pas sérieux. Vous vous doutez en outre bien qu'une seule phrase citée à la TV ne saurait résumer l'entier de mon avis sur le sujet (sinon, vous ne vous donneriez certainement pas la peine de venir commenter mon blog...).
Il faut mettre une chose au point. Oui, l'insécurité est instrumentalisée à des fins électoralistes par la droite populiste. Mais il n'en demeure pas moins que c'est une réelle préoccupation de la population (que le sentiment d'insécurité soit fondé, peu importe, il existe) à laquelle la gauche doit apporter des réponses concrètes. Et, vous semblez l'ignorer, notre grille d'analyse des problèmes de sécurité inclut les questions d'insécurité sociale et environnementale et les réponses que nous y apportons ne sont pas, comme vous le prétendez à tort, une simple copie des propositions de la droite. Le PS prône un renforcement des assurances sociales, de la prévention, du travail de jeunesse en milieux ouvert, de l'intégration sur le marché du travail, des mesures de soutiens aux parents, etc. Mais il prône aussi une sécurité publique en mains... publiques et fait face à la tendance à la privatisation rampante de la sécurité. Un dernier point sur le sujet: Je ne suis pas favorable aux caméras de surveillance, même si vous m'en faites le procès d'intention...
Quant à votre commentaire sur le coup de barre à droite du PS allemand, je ne pense pas qu'il soit transposable à la Suisse, où le PS reste clairement à gauche et a défendu les assurances sociales et le service public, contrairement à ce qu'on fait nos camarades du SPD (qui l'ont d'ailleurs payé très cher dans les urnes...). J'espère que le PSS ne sera pas tenté par une "troisième voie" ou un social-libéralisme à la Blair-Schröder. Et pour le moment, force est de constater que ce n'est pas le cas. Tant mieux.

Sirène, il ne faut pas mélanger les sujets. Supprimer les forfaits fiscaux est une question d'équité. Chacun doit être imposé en fonction de sa capacité contributive et ceux qui bénéficient de forfaits bénéficient d'un traitement de faveur difficilement justifiable. Quant à votre proposition sur l'aide sociale, elle mérite d'être étudiée en détail (le PS ne s'est d'ailleurs pas opposé à ce qu'on l'étudie dans le canton de Vaud). Elle soulève cependant les problèmes suivants, qui doivent être approfondis:
- Ces travaux d'intérêts généraux ne feront-ils pas concurrence avec des prestations fournies par des entreprises privées? N'aurait-on pas affaire à une sorte de concurrence déloyale avec les emplois du "premier marché du travail"?
-Quels salaires paie-t-on pour ces mesures? Le salaire usuel de la branche? Et si oui, pourquoi alors ne pas confier ces travaux à une entreprise privée? Et si non, n'est-ce pas une forme de sous-enchère salariale?
- Un travail "d'intérêt général" (dont le contenu reste encore à définir) d'un mois permet-il vraiment de juger des capacité de réinsertion à long terme? Ou n'est-il pas qu'une forme de "punition" ou de "mise au pas" faisant obstacle à l'octroi d'un droit constitutionnel?
Qu'en pensez-vous ?
Quoi qu'il en soit, le PS se bat depuis de nombreuses année et va continuer à le faire pour que l'accent soit mis sur de réelles mesures de réinsertion pour les chômeurs et bénéficiaires de l'aide sociale, plutôt que de les obliger à accepter n'importe quel "emploi", sans égard à leurs qualifications...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/04/2010

Docteur Schwaab,

Le commentaire que j'ai voulu placer ici est par trop long. Je l'ai "posté" sur mon propre blog!
Je sais que je suis d'une outrecuidance rare, mais je me permets de vous demander d'y jeter un coup d'oeil. Coup d'oeil qui, j'y compte, sera aussi critique que mon billet!

Écrit par : Père Siffleur | 08/04/2010

"Je viens de sortir avec notre chienne pour une promenande d'une heure environ. Comme ma femme n'est pas là, ce matin, j'ai fermé à clé les deux serrures de la porte d'entrée, j'ai laissé la lumière allumée à la salle de bain et la porte ouverte (on voit la lueur par l'oeilleton de la porte palière) et j'ai laissé la télévision allumée sur une chaîne musicale en montant le volume sonore. Et savez-vous pourquoi ? Parce que j'habite dans un immeuble de deux appartements dont l'autre est inoccupé pendant la journée et parce que là où je suis, il ne se passe pas deux semaines sans qu'un cambriolage ne soit signalé dans un rayon de trois cents mètres ! Il y a trois mois, j'ai moi-même vu, en promenant notre chienne vers 18 heures cette fois, deux types sauter de la fenêtre du premier étage d'un appartement, tout à côté de chez moi, et passer à une quinzaine de mètres devant moi, sans se presser plus que cela !"


Woaw, ça c'est de l'anecdote édifiante !

Si après avoir lu cette histoire ô combien terrifiante, tout le monde ne se met pas à voter pour ces partis d'extrême droite qui garantissent (!!??) une meilleure sécurité, c'est à désespérer...

Merci Scipion pour ce témoignage aussi poignant qu'effrayant....

mdr !!!

Écrit par : Vincent | 08/04/2010

Cher Père, je n'y manquerai pas!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/04/2010

@Jonathan Baud. Je pense que vous retranscrivez la position du PS de manière tronquée et inexacte. Il y a bel et bien eu, d'un point de vue socialiste, quelques progrès en matière de formation ces deux dernières décennies: En vrac: La nouvelle loi fédérale sur la formation professionnelle, l'accord intercantonal sur les bourses d'études, les création des hautes écoles spécialisées, un frein assez net aux tentatives des libéraux de privatiser les hautes écoles, d'augmenter les écolages et de remplacer les bourses par des prêts. Certes, tous ses progrès ne sont pas à mettre uniquement au crédit du PS. Certes, ils sont aussi accompagnés de régressions: stagnation de montants alloués à la formation et à la recherche, déclaration de Bologne. Mais vous devriez reconnaître que, dans bien des cas, c'est contre l'avis du PS que ces régressions ont eu lieu, notamment la non-augmentation des crédit en faveur des hautes écoles et de la recherche.
En outre, si vous faisiez une lecture complète du projet de programme du PSS et non une citation hors contexte (et d'une honnêteté intellectuelle pour le moins douteuse) d'une seule et unique phrase (alors que le document complet fait plus de 50 pages, vous y trouveriez nombre de propositions en faveur de la démocratisation des études. Et aucun soutien à la politique menée jadis par M. Kleiber, qui n'est pas socialiste.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/04/2010

Autre témoignage de l'insécurité insécurisante qui fait peur.

Il est environ 18 heures. Je viens de sortir de chez moi par la fenêtre avec un ami. Ma femme est sortie en fermant notre porte à clé et j'ai laissé la mienne dans la voiture qui est parquée à l'extérieur du garage. Garage fermé à clé, lui aussi. Heureusement mon "premier étage" n'est pas très élevé en raison de la pente du terrain et, de plus, le gazon amorti l'atterrissage. Un type vraiment louche, avec une chienne Pitbull tenue en laisse, sans muselière, nous regarde de travers. Mon ami et moi faisons tout pour ne pas qu'il lâche son clebs qui gronde derrière nous. On essaie de ne pas se presser plus que cela!... Mais on a les jetons! Imaginez que le Pittbull soit lâché par le type à la mine patibulaire. le genre de type qui doit avoir des tatouages sur tout le corps et un couteau à cran d'arrêt dans la poche.

Plus loin, mon pote me dit:
- Encore un fou de "sécurité" avec son molosse! Il fait sa ronde de contrôle! C'est les Escadrons de la Mort à lui tout seul, ce mec! J'te parie qu'il a un flingue dans la poche! Heureusement que nous n'avons provoqué aucun des êtres qui se trouvaient à chacun des deux bouts de la laisse... ça nous a permis de rester entiers.

Encore plus loin, de la musique à "donf" sort par la fenêtre d'une maison qui comporte deux appartements.
Le copain me dit:
- Ben! Toi, t'habites un quartier de ouf! Il ne doit y avoir personne dans le second appart... C'est un bon indice pour les voleurs! Là, ils peuvent passer sans crainte! Je suis vraiment certain qu'il n'y a personne! Ben oui!... Sinon, les locataires gueuleraient ferme pour que la cacophonie cesse.

Écrit par : Père Siffleur | 08/04/2010

Père Siffleur, tenteriez-vous de détourner les soupçons qui pèsent actuellement sur les membres du clergé?

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/04/2010

@Jonathan Baud: Vous allez un peu vite en besogne en considérant que la formation duale n'est qu'un leurre en matière d'égalité des chances. Cela démontre que vous ne devez pas avoir de grande considération pour cette voie de formation qui est pourtant un succès indéniable, que le monde entier nous envie. Certes, elle n'est pas exempte de problèmes (mais y a-t-il un système de formation qui soit parfait???), mais de la à considérer que ce n'est qu'un système pour "fabriquer de la chaire à patron", il y a un pas que je ne franchirai pas.
La mise en réseau internationale des système de formation peut aussi être comprise comme la reconnaissance des diplômes. Je ne pense pas que ce soit un panégyrique de Bologne. Mais libre à vous de le penser, si cela vous fait plaisir.
Quant à la nouvelle loi genevoise sur l'université et les raison qui ont poussé mes camarades genevois, je ne les connais pas et ne me prononce donc pas à ce sujet. Mais je doute que cela suffise pour prétendre que le PS soit "noyauté par les défenseurs de la nouvelle gestion publique", ce pourquoi vous ne donnez guère d'éléments convaincants...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/04/2010

Ton ironie ne surprend pas, Vincent. Tu as le profil des crétins qui sont persuadés que l'insécurité est un problème de chiffres et qu'elle régresse lorsque les statistiques font état d'une diminution des délits.

Pour te rassurer, comme il faut de tout pour faire un monde, les "comme toi" y ont aussi leur place :o)

Écrit par : Scipion | 08/04/2010

Ah bon!... Pour toute la série de membres du clergé épinglée, il ne s'agirait que de soupçons?...

Et je ne savais pas que Scipion était un membre hors série de ce corps d'ecclésiastiques, parce qu'il ne s'agissait pour moi que de détourner les soupçons de celui-ci à propos des deux types qu'il a vu sauter d'un premier étage, un soir à 18 heures, lorsqu'il promenait sa chienne.

Écrit par : peresiffleur | 08/04/2010

"Tu as le profil des crétins qui sont persuadés que l'insécurité est un problème de chiffres et qu'elle régresse lorsque les statistiques font état d'une diminution des délits."

Je n’ai jamais pensé ça mais si tu le dis....

Ce qu'il y a de certain, c'est que (même si je suis conscient que cela peut m'arriver), je n'ai pas peur de me faire cambrioler et encore moins attaquer et pourtant j'habite au centre ville de Genève...

Il est vrai que je ne lis presque jamais le Matin, ceci explique peut-être cela...

Quoi qu'il en soit, tes précautions de parano me font bien marrer...mais c'est surtout les services industriels de ta région qui doivent jubiler....
Sacré Scipion !

Écrit par : Vincent | 08/04/2010

Pourrais-je prier les commentateurs de rester courtois dans leurs propos? D'avance merci

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/04/2010

"Ce qu'il y a de certain, c'est que (même si je suis conscient que cela peut m'arriver), je n'ai pas peur de me faire cambrioler..."

C'est que t'as les moyens. Ou rien à voler de précieux. Moi, comme je travaille à mon domicile, le vol de mon matériel informatique aurait des conséquences dramatiques.

"Pourrais-je prier les commentateurs de rester courtois dans leurs propos?"

Avec des ... comme Vincent, ce n'est vraiment pas facile.

Écrit par : Scipion | 08/04/2010

"le vol de mon matériel informatique aurait des conséquences dramatiques."

Bof ! ça dépend pour qui ! Cela ferait des vacances à tous celles et ceux que tu insultes et méprises à longueur d'année....

Allez bonne soirée pareil !

Écrit par : Vincent | 08/04/2010

"Cela ferait des vacances à tous celles et ceux que tu insultes et méprises à longueur d'année..."

Uniquement aux masochistes, alors... Les autres ne me lisent pas...

Écrit par : Scipion | 08/04/2010

Voici que le PSS est en train de mettre en route la machine à perdre, pour les 30 prochaines années:
90% de marxisme qui chasse les électeurs et 10% de réalisme qui les fidélise.
.
-> La démocratisation de l'économie ?
Ça s'appelle "Coopérative", "Société anonyme"
.
-> La codécision et les comités d'entreprise (à la française, je suppose), c'est interne à l'entreprise.
.
-> L'amélioration des conditions de travail:
Certains aspects sont dans l'intérêt de tout le monde. Il va falloir sérieusement faire attention à ne pas tout mélanger, sous peine de ne rien réussir.
.
-> Politique sociale offensive:
Il faudrait tout d'abord engager un économiste, de manière à proposer des modèles faisables et durable.
C'est juste une affaire de calcul: Avec des données similaires et des approches différentes, on peut arriver à des conclusions totalement différentes de celles proposées par le CF.
.
S'il n'y a pas plus de réalisme: En fin d'opération, dans 30 ans, le PS se retrouvera autour de 10 - 15%, peut-être même sans Conseiller Fédéral.

Écrit par : Dommage ... | 09/04/2010

Au sujet des comités d'entreprise, je me souviens d'un cours de droit social dans une université parisienne. Un professeur, de gauche au demeurant, les avait défini comme suit:

"Le comité d'entreprise? Invention Gaulliste servant principalement à organiser à grand frais les décorations du sapin de Noël."

Bien sûr, les têtes pensantes du SP-PS.ch "JA (eben wenn wir immer nein sagen)" ont réfléchi avec toute la puissance de leurs intellects réunis à la concurrence entre syndicats et comités d'entreprise. Il y a une abondante littérature là-dessus du côté français. Mais bien sûr, cela nécessiterait de lever la tête de sa feuille... ce qui contrarierait le dogmatisme avenant et plon plon qui sert de plat unique au Partei.

C'est édifiant comme les socialistes reprennent des inventions étrangères sans en analyser les échecs, même les plus patents.

Enfin, si ça vous amuse de laminer le pays.

Écrit par : Mat | 09/04/2010

Allez les petits malins du style vincent and co, sortez le soir, la nuit. Soyez sur les routes quand vous avez les flics qui pourchassent les "insécurities-man".
Très agréable de se faire arrêter par la police tous les km et de se retrouver à Chillon avec une haie de Représentants-de-l'ordre avec mitraillettes au poing.
Sorry je ne sais pas si le terme est exacte, car j'ai vécu une meilleure époque, celle où il était très agréable de se balader la nuit.....quand les nuits sont belles, la pleine lune vous ouvre la voie et que le silence vous entoure de plénitude.

Y a vraiment de quoi avoir de la nostaligie et de se dire que ceux qui ont voté oui schengen n'ont jamais vraiment su ce qui était le bien précieux de notre pays.
Ils l'on bradé, ils vont payer par les urnes......Car nous nous payons au quotidien par une perte énorme de notre qualité de vie!
Et comme nous ne sommes pas des naïfs, nous savons que le pire est à venir :-(

Écrit par : Corélande-la-vraie | 09/04/2010

la suite.....
si nous ne montons pas aux barricades avec les moyens de la démocratie....qui nous restent encore!

Beau soleil....la pleine lune c'est pour bientôt et vaut mieux ne pas sortir ce soir-là!

Écrit par : Corélande-la-vraie | 09/04/2010

la fin.....

et j'attends avec impatience le Grand Voyage. Ca fera des vacances à ceux qui veulent avancer, ceux qui en ont marre de mes idées nuisibles d'extrême-droite, ceux qui rêvent (et qui auront heureusement) une Suisse Européenne. J'ai fait mon temps ici-bas, je suis devenue tellement aigrie, je laisse la place aux progressistes. Mes idées UDC n'ont pas le moindre avenir. Place au PS, place à la gauche, place à l'Europe et donc, place à l'avenir.

Écrit par : Corélande-la-vraie | 09/04/2010

"Voici que le PSS est en train de mettre en route la machine à perdre, pour les 30 prochaines années"

Pour les trente prochaines années, je ne sais pas, mais pour 2011, c'est absolument certain. Et c'est délibéré, parce que c'est absolument impossible autrement.

Tout se passe comme si le PSS voulait anticiper une dèbâcle magistrale en la mettant au compte d'un programme trop novateur, trop "progressiste".

Alors que les partis normaux préconisent normalement des mesures et adoptent des orientations censées leur apporter des suffrages supplémentaires, le PSS lui, choisit, sur plusieurs thèmes particulièrement sensibles, de prendre des pans entiers de l'opinion publique à rebrousse-poil.

En d'autres termes, il choisit de jouer perdant par le biais de toute une série de mesures :

a) adhésion à l'UE
b) fusions de cantons
c) suppression de l'armée de milice
d) réduction des droits populaires
e) propriété collective de l'outil de travail (ça rappelle quelque chose de... sinistre)
f) droits de vote et d'éligibilité des étrangers
g) ouverture de la Suisse aux migrations du tiers monde
h) désinvolture face à la sécurité publique

Maintenant, si quelqu'un a une autre explication plausible, je l'examinerai avec beaucoup d'intérêt.

P.S. - Les comiques peuvent aussi se lâcher...

Écrit par : Scipion | 09/04/2010

On sait maintenant qu'on ne reconnaît pas seulement un socialiste au fait qu'il devient rose si on le porte à ébullition.

En effet, un socialiste se reconnaît également au fait que la lecture du programme politique qu'il défend provoque l'hilarité !

Écrit par : TordBoyau | 10/04/2010

ahaha...je me tords boyaux les petits malins.....merci pour l'oraison funèbre!

J'ajoute les flammands roses se reposent sur une patte.....les flammands de Belgique virent à l'extrême, gauche s'entend, le tout s'envole avec le bec qui râsee le sol et la culbutte est donc garantie!

Sorry les petits jônes pro-gressistes, j'ai fumé la moquette et suis allée picorer sur votre territoire, mais je vous en prie si vous voulez m'enterrer faites mieux et plus flamboyant qu'un programme qui est mort avant d'avoir rendu son dernier souffle!

S ensiblement le temps s'écoule
O r, toujours les pensées découlent
L angoureusement et parfois troublent.
E merveillement faut savoir garder,
I nvariablement les énergies distribuer,
L orsque les sensations sont émoustillées.

Écrit par : Corélande-le-coeur-à-l'UDC | 10/04/2010

@Scipion: où lisez-vous que le projet de programme du PS souhaite réduire les droits populaires? Que vous ne soyez pas d'accord avec ce programme, on l'a bien compris, mais il ne faut tout de même pas raconter n'importe quoi.

Quant aux analyses des résultats électroraux du PS, il faut faire le commentaires suivant: Les sections cantonales qui ont tenu une ligne plus centriste et qui ont le moins fait campagne sur les thèmes traditionnels du PS (Zürich, Berne) sont ceux qui ont connu les défaites électorales les plus sévères. Dans le canton de Vaud, p. ex., le PS a progressé en sièges aux dernières élections cantonales et en voix aux dernières élections fédérales. Or c'est l'une des sections cantonales où la ligne est la plus claire.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 10/04/2010

Si il est vrai que "la ligne claire" est une technique de dessin de la BD qui a eu un réel succès... Le PSS, lui, va faire tintin!

Écrit par : Père Siffleur | 10/04/2010

« …où lisez-vous que le projet de programme du PS souhaite réduire les droits populaires? »

Page 34 sous chiffre 4 :

« L’État de droit doit être renforcé par l’institution d’une juridiction constitutionnelle, qui examinera la compatibilité des décisions du gouvernement,
du Parlement et du peuple avec le droit supérieur, c’est-à-dire avec les
droits fondamentaux. A l’avenir, les initiatives populaires ne doivent être
déclarées valables que si elles respectent les principes fondamentaux de la Constitution et du droit international. »

Exemple des minarets à l’appui, il ne sera pas difficile de convaincre les gens que cette disposition tend à limiter les droits populaires.

Et croyez-vous sérieusement que les huit points que j’ai retenus rencontrent l’adhésion des gens qui ont voté socialiste dans le canton de Vaud ?

Ils votent pour vous parce qu’ils vous considèrent comme plus teigneux, mais certainement pas pour fusionner avec le canton de Genève et pour « bénéficier » d’une TVA à 15 %.

Écrit par : Scipion | 10/04/2010

Si ce beau programme est appliqué, les immigrés souhaiteront-ils rester ici pour se retrouver autant dans mouise que dans leur propre pays ?

Écrit par : TordBoyau | 10/04/2010

@ J-C S,

Une adhésion à l'UE, sera synonyme selon les directives de Bruxelle de libéralisation totale des services publics comme celui du marché postal, que la Gauche suisse ne veut pas entendre parler.

D.J

Écrit par : D.J | 10/04/2010

@Scipion: Introduire une juridiction constitutionnelle n'est en rien restreindre les droits populaires. Au contraire, c'est soumettre au vote des objets contraires au droit international qui n'est rien d'autre que se moquer du peuple, en le faisant se prononcer sur des objets inapplicables, tout en lui faisant croire qu'il le sont. En outre, une juridiction constitutionnelle garantirait que la constitution, votée par le peuple et les cantons, s'applique dans tous les cas, à toutes les lois et de manière cohérente. Enfin, n'oublions pas que, sans droit international, sans convention garantissant la souveraineté des Etats, les droits fondamentaux et le bon fonctionnement de la diplomatie, notre neutralité ne nous servirait pas à grand'chose. Un petit pays comme la Suisse a tout à gagner d'un droit international fort pour protéger sa souveraineté.
@DJ: Effectivement, l'UE n'est pas exempte de défaut, loin de là. Le projet de position du PS est d'ailleurs très nuancé sur le sujet. Il parle notamment d'utiliser au maximum la marge de manoeuvre pour des mesures d'accompagnement sociales. En outre, nous avons déjà perdu notre souveraineté sur bien des points, où nous ne faisons que reprendre telle quelle la législation européenne sans avoir pu participer au processus décisonnel. Le marché postal est un bon exemple: Rien ne nous oblige à nous aligner sur l'UE, pourtant, les partis bourgeois souhaitent que cela soit le cas quand même. Drôle de conception de la souveraineté!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 11/04/2010

"Introduire une juridiction constitutionnelle n'est en rien restreindre les droits populaires."

Exactement comme construire une guillotine n'est pas coupé la tête des justiciables ! Pour ce qui est du droit international, il faudra bien revoir tout cela... avant qu'une cour constitutionnelle ne nous en empêche : on peut pas lutter contre l'immigration-invasion, la tiers-mondisation et l'islamisation avec un bras attaché dans le dos.

" Un petit pays comme la Suisse a tout à gagner d'un droit international fort pour protéger sa souveraineté."

Ne confondons pas le droit international régissant les rapports entre Etats et le droit international qui prétend s'ingérer dans le fonctionnement des Etats, les choix de société et la volonté populaire.

Écrit par : Scipion | 11/04/2010

Comme à beaucoup, la tirade sur les "cantons campagnards", située dans le seconde moitié du projet de programme, m'avait échappé :

« ... la surreprésentation structurelle des petits cantons campagnards, qui est un produit de l’histoire du 19e siècle. Avec leur représentation parlementaire au Conseil des États et avec le mécanisme de la majorité des cantons lors de votations, ces cantons bénéficient d’une influence excessivement importante, depuis longtemps sans rapport avec la répartition réelle de la population entre les villes. »

Cela aussi va entièrement dans le sens que j'ai indiqué. Alors, plutôt que de faire une fixation sur les limitations de droits populaires, je pense que vous devriez aborder la question que j'ai soulevée sur le fond, à savoir la prise à rebrousse-poil de pans entiers de l'électorat.

Parce que parti comme il est, le PSS pourra s'estimer heureux si, en 2011, il franchit la barre des 15 % et se place devant le PLR et le PDC.

Pour ma part, si je n'avais pas le sentiment que les socialistes ont délibérément choisi de régresser en 2011, dans une perspective stratégique à plus long terme - que je n'explique pas, tant elle me paraît funambulesque -, je parlerais de "programme de fous" !

Écrit par : Scipion | 11/04/2010

Au contraire, Scipion, s'il y a bien une restriction des droits populaires, c'est dans le maintien des structures actuelles surannées qui donnent arbitrairement plus de voix à une très petite minorité. En démocratie, le principe "un électeur = une voix" me paraît absolument central. Avec le système de double majorité et la répartition des sièges au Conseil des Etats, les Appenzellois (p. ex. )sont sureprésentés par rapport au Zurichois ou aux Vaudois. A mon avis, cela n'est guère acceptable. Au nom de quoi la voix de certains devrait-elle compter plus que celles des autres?

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 11/04/2010

"...s'il y a bien une restriction des droits populaires, c'est dans le maintien des structures actuelles surannées..."

Ouais, bon d'accord... :o)

Moi aussi, si j'étais à votre place, je serais bien emmernuyé. D'autant plus qu'en intervenant sous votre identité, ce sont les vôtres que vous ne pouvez pas prendre à rebrousse-poil en les désavouant.

"Au nom de quoi la voix de certains devrait-elle compter plus que celles des autres?"

Parce que c'est le seul moyen pour que les petits ne soient pas écrasés par les gros, et puissent se faire entendre et respecter.

Écrit par : Scipion | 11/04/2010

Vous avez raison, scipion, il faut aussi conserver des garde-fous (formels ou tacites) pour éviter que les minorités ne soient systématiquement minorisées. P. ex. des règles comme celle qui vaut pour l'élection du Conseil-exécutif bernois (un siège réservée à la partie francophone) ou au Conseil fédéral (deux sièges pour les latins)!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 11/04/2010

"Vous avez raison, scipion, il faut aussi conserver..."

Il faut surtout tourner autour du pot :o)

Écrit par : Scipion | 12/04/2010

Il y a des commentaires intéressants, d’autres particuliers et certains, haineux. Passons.

Monsieur Schaawb,

Partons du principe que l’impôt sur la dépense est supprimé.

Que vont faire ceux qui y sont soumis ?

Je suppose qu’il y plusieurs possibilité. Prenons les cas d’un célèbre artiste qui réside normalement à Gstaad.

1. Il est de nationalité française, donc il ne peut échapper à la norme de son pays qui l’impose à hauteur de 20% de son revenu.
2. Il dépose ses papiers dans l’état du Delaware. Ni réside pas, il n’est pas soumis à l’Impôts
3. Il garde son chalet à Gstaad
4. Il n’y vient que quelques semaines à son chalet et ne s’acquitte que la taxe de séjour.
5. Il n’est plus imposé en Suisse à hauteur de 900'000.-.

Question ? Mon scénario est-il réalisable ? Si oui, quel en est le bénéfice pour la Suisse ?

P.S, Selon mes recherches, mon scénario est légal et réalisable.

Salutations

Écrit par : cali | 13/04/2010

Cali, vous avez raison, votre scénario est réaliste et légal. Mais il montre à quel point la sous-enchère fiscale est un poison: On "force" des Etats à conserver des règles d'imposition iniques (l'imposition d'après la dépense remplit à mon avis ce critère), par peur que les riches contribuables partent vers d'autres cieux encore plus déloyaux. Il faut donc limiter la sous-enchère fiscale au niveau international et ne surtout pas céder au chantage que pourront faire certains. Et, pour limiter la concurrence fiscale déloyale, il faut bien commencer quelque part.
Mais, au final, je ne suis pas si sûr que tous les contribuables imposés à forfait partent: en matière de paysage, d'infrastructures, d'institution de formation, de sécurité (y. c. la sérucité du droit), la Suisse a d'autres cartes à jouer!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 14/04/2010

Ok, merci d'avoir précisé votre point de vue

Écrit par : cali | 14/04/2010

Monsieur Schwab,

Comment expliquez-vous que les pauvres du monde entier rêvent de vivre en Suisse (voir les demandeurs d'asile des 4 coins de la planète) alors que vous ne cessez de fustiger tous les fondements du pays, notamment son système libéral capitaliste ?

Merci d'avance pour votre réponse.

Écrit par : LeRat | 14/04/2010

Les commentaires sont fermés.