23/04/2010

Les acteurs culturels paieront un lourd tribut à la révision de l’assurance-chômage

Nombre d’acteurs culturels vivent dans la précarité - ou à la limite -, car ils enchaînent les engagements de courte durée, cumulent les situations de salarié-e et d’indépendant-e - parfois contre leur gré - et voient leur revenu et leurs taux d’activité varier fortement d’un engagement à l’autre. Ils subissent en outre le chômage bien plus fréquemment que la moyenne. Au final, beaucoup passent entre les mailles du filet social. Et la collectivité doit verser aide sociale et prestations complémentaires. Un rapport du Conseil fédéral considère d’ailleurs que la situation des acteurs culturels est symptomatique de la multiplication des rapports de travail atypiques et précaires; cela, même s’il préconise, étonnamment, de ne rien faire...
La révision de la loi sur l’assurance-chômage (LACI) pourrait aggraver la situation de nombreux acteurs culturels. L’USS la combat par référendum, un référendum auquel se sont jointes d’autres organisations culturelles, à l’instar de leur faîtière Suisseculture, de l’Association des Créateurs du Théâtre indépendant (ACT) ou du Syndicat Suisse Romand du Spectacle (SSRS). Voici trois points de la révision de la LACI qui leur seraient particulièrement dommageables. More...

La révision de la LACI prolonge à 18 mois la période de cotisation. De nombreux acteurs culturels seraient dans l’impossibilité de remplir les nouvelles conditions pour bénéficier de 400 indemnités journalières. La plupart d’entre eux cumulent en effet des engagements de courte durée, des activités rémunérées, des périodes de chômage, des activités dépendantes et d’autres indépendantes. Dans ces conditions, il leur est déjà difficile de remplir les conditions en vigueur pour bénéficier d’une couverture par l’assurance-chômage, même si la LACI et son ordonnance (OACI) apportent une amélioration notable: le premier mois de cotisation des personnes qui travaillent dans le milieu artistique compte double. Malgré cette disposition, très peu d’entre elles parviendront à cotiser durant 18 mois pendant le délai-cadre de 24 mois, ce qui reviendra à diminuer drastiquement le nombre de leurs indemnités journalières. À cela s’ajoute le fait que le nombre d’engagements a, depuis quelques années, plutôt tendance à régresser.
De nombreux acteurs culturels devraient soit compter sur une précarité accrue et un recours plus fréquent à l’aide sociale, soit abandonner leur métier, pour autant qu’une reconversion leur soit possible. Il faut noter dans ce contexte que les aides à la reconversion sont rares, même pour les professionnels du spectacle dont la carrière est par nature très courte (p. ex. les danseuses et danseurs, dont l’âge ne dépasse que très rarement 35 ans).

La révision de la LACI prévoit que les indemnités compensatoires ne feront plus partie du revenu assuré. La plupart des acteurs culturels ont besoin de gains intermédiaires, qui complètent leur revenu lorsqu’ils traversent une période de chômage; ce qui, on l’a vu, est très fréquent. Si ces gains intermédiaires sont inférieurs à leur indemnité journalière, la caisse de chômage leur verse une indemnité compensatoire pour couvrir la différence. Si les indemnités compensatoires ne devaient plus être prises en compte pour calculer le futur gain assuré, comme cela est prévu dans la révision de la LACI, de nombreux acteurs culturels devraient faire face à une diminution drastique de leur revenu lorsqu’ils sont sans emploi. Là encore, beaucoup seraient contraints de s’adresser à l’aide sociale.

La réduction des indemnités pour les personens libérées de l'obligation de cotiser aurait des conséquences néfastes pour de nombreux étudiant-e-s des écoles d’art ou des conservatoires de musique. En effet, ces derniers ne trouvent que très rarement un emploi dans leur domaine dès la fin de leurs études. En outre, leurs chances de se faire engager dès l’obtention de leur diplôme, notamment les acteurs et actrices de théâtre, ont diminué ces dernières années. Aujourd’hui déjà, de nombreux anciens étudiant-e-s en arts dramatiques ou en musique ont dû renoncer à exercer leur métier et changé d’orientation professionnelle, faute de perspectives suffisantes dans leur branche.
Diminuer le nombre d’indemnités journalières pour ces personnes les pousserait plus rapidement vers l’assistance publique. Certains risquent d’en rester dépendant pendant une longue durée. Il en résulterait une augmentation des charges pour les cantons et les communes. Une augmentation qui aurait des effets à long terme, car les chances de se réinsérer sur le marché de l’emploi diminuent avec la durée de dépendance à l’égard de l’aide sociale.

Commentaires

Je trouve au contraire que la modification législative proposée est excellente.

Le vrai problème, c'est qu'il y a trop de comédiens. Ils doivent donc en priorité songer à se recycler, comme cela se fait dans n'importe quelle branche où il y a trop de demandeurs d'emploi par rapport aux possibilités d'embauche des employeurs.

Nombre de comédiens répugnent à trouver une occupation rétribuée. on manque par exemple de professeurs de diction. Les entreprises qui dispensent des cours d'expression pour les cadres du secteur public ou du secteur privé peinent aussi à trouver des comédiens acceptant de donner de tels cours, qu'ils jugent "infamants".

Restreindre les prestations chômage est ainsi un excellent moyen de motiver les comédiens pour qu'ils se réinsèrent dans la vie économique d'aujourd'hui. Lors de l'avènement de l'automobile, les maréchaux-ferrants se sont pour la plupart reconvertis en mécaniciens. On ne voit pas pourquoi les comédiens, face à la diminution de la fréquentation des théâtres par la population ne feraient pas de même.

Écrit par : J. Nizard | 23/04/2010

Cher J. Nizard,
Au moins, votre position est tranchée. Si vous souhaitez moins de comédiens et moins de prestations culturelles, c'est en effet la position qu'il faut avoir.
Je ne suis pas d'accord avec votre argument comme quoi les acteurs culturels "répugnent à trouver une (autre) occupation rétribuée". J'en connais au contraire un grand nombre qui le font. Ce qui ne va d'ailleurs pas sans poser de problèmes: Si on a cherché et occupé des emplois dans une autre branche, l'assurance-chômage peut forcer à élargir encore plus le spectre de recherche d'emploi et à accepter un emploi qui n'a plus rien à voir avec le métier exercé précédemment. Au risque, notamment pour les acteurs culturels, de devoir abandonner défintivement leur métier.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 23/04/2010

Les reconversions professionnelles coûtent cher et déjà que l’OCE rechigne à en octroyer, à l’aide sociale c’est hors de question, (la LASI) la loi d’assistance individuelle ne prévoit pas la prise en charge d’une reconversion ni du moindre cours !!!!

En fait c’est un piège à vie, ils « parquent » les gens et ils les oublient, voilà ce qui est la réalité, c’est particulièrement vrai pour les auteurs (tous les milieux artistiques confondus) mais aussi pour toute autre catégorie de travailleurs.

En plus à l’aide sociale ils ont un odieux système qui pénalise le moindre gain intermédiaire (ils déduisent le moindre franc si vous dépassez le minimum vital et que vous avez la naïveté et l’honnêteté de leur dire) résultat ? Cela n’encourage pas du tout à la réinsertion et même favorise et pousse au travail au noir.

C’est une catastrophe ! Il paraît qu’il y a (au stade d’étude) un projet de loi pour « décloisonner » les diverses institutions et que les personnes à l’aide sociale puissent bénéficier des cours et de reconversions professionnelles…mais pour l’instant rien n’a été fait !

Écrit par : Barbie Forever | 23/04/2010

Juste pour vous cher Nizard:

" …tous ces petits Catons, comme vous, qui nous méprisent par envie; dont la modestie est le manteau de l'orgueil, et dont la sobriété la loi du besoin."

DIDEROT, Le neveu de Rameau.

Écrit par : Azrael | 23/04/2010

@Azrael : Personne ne méprise les comédiens ou autres métiers de spectacle, mais je ne vois pas pourquoi ces métiers devraient avoir davantage de soutien que les autres, est-ce parce que vous savez citer Diderot dans le texte?, il me semble qu'à cette époque les métiers de la comédie et du spectacle étaient encore plus maltraités qu'aujourd'hui. Je ne vous envie, ni ne vous méprise, mais chacun fait ses choix, à chacun d'en assumer les risques.

Écrit par : Graindesel | 26/04/2010

Bonjour, Totalement hors-sujet, une question, y-à-t il eu protestation de la gauche quelle qu'elle soit, voire demande d'ouverture d'une commission d'enquête sur la manière semble-t-il assez particulière (selon 24 heures à l'insu des instances politique) dont à été faite l'attribution du mandat de placement des chômeurs à la "transnationale" Ingéus
Vus pouvez me répondre en passant par le lien ci-dessous

Écrit par : Kurt Deroy | 26/04/2010

@Kurt Deroy: Le groupe socialiste au grand conseil vaudois a été choqué par le mandat donné à Ingeus et a interpellé le Conseil d'Etat sur cette question. Voici le texte de l'interpellation: http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/gc/fichiers_pdf/10_INT_330_Depot.pdf

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 27/04/2010

Dr. Schwaab,

L'interpellation que vous mentionnez ci-dessus nous apprend qu'un des points qui a vraiment fâché le Groupe Socialiste du Grand Conseil, c'est que ce dernier n'a obtenu l'information que par voie de presse. Pourtant le "Conseil des Tas" est formé de sept Tas, dont deux se disent Socialistes (sic)!

Je suis certain que vous allez nous donner une explication sous la forme d'une jolie pirouette! Une acrobatie dont les politiciens ont le secret afin de garder les véritables raisons secrètes.

Aujourd'hui, toute une partie des citoyens en ont marre de ces pirouettes (des cacahouètes aussi). C'est une des raisons de la participation calamiteuse lors des élections ou votations.

Soyez franc pour une fois! Dites nous simplement que les Socialistes ne sont plus à gauche! Qu'ils défendent les sociétés privés, également étrangères telle Ingeus. Que c'est le lot de tout parti de glisser à droite(voir les Radicaux). Il n'y a aucune honte! C'est le droit de chacun de ce situer où il veut sur l'échiquier politique. Ce qui est une honte, c'est de jeter de la poudre aux yeux! Et l'interpellation socialiste concerant Ingeus n'est que cela! Elle n'aura aucune suite palpable pour les demandeurs d'emplois.
Un kangourou d'Ingeus dirait:

- L'affaire est dans la poche!

... En ajoutant:

- Ce n'est pas la peine de rebondir sur des détails pareils!

Au fait! C'est quel "Tas" qui s'occupe de ce dossier?... Les Affaires Sociales, l'Économie ou ... ?

Écrit par : Père Siffleur | 27/04/2010

Cher Père Siffleur, je vous sais capable d'analyses plus subtiles!
Premier point: c'est le département de l'économie tenu par l'UDC qui est en charge du dossier de l'assurance-chômage. Deuxième point: La majorité du Conseil d'Etat est à droite (quelle que soit le bord auquel vous attribuez les deux socialistes). Troisième point: La marge de manoeuvre du grand conseil est étroite, car mandater Ingeus relève de la seule compétence du gouvernement et que le parlement ne peut que questionner ce denier et rien d'autre. Il pourrait éventuellement déposer un postulat, qui n'aurait pas de valeur contraignante, mais, vu la majorité de droite du grand conseil, une telle démarche n'aurait guère de chances de succès. Quatrième point: je vous mets au défi de démontrer que le PS n'est pas à gauche.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 27/04/2010

Les acteurs culturels d'un côté, les acteurs sociaux d'un autre: ça fait un peu beaucoup à entretenir pour les véritables acteurs économiques, dont l'espèce est en train de fondre sous la pression fiscale comme un glacier sous une attaque de CO2.
Vous aurez certainement un prix Nobel au moment des soldes d'été.

Écrit par : Rabbit | 27/04/2010

Dr. Schwaab,

Il est vrai que mes analyses sont plus subtiles lorsque je m'attaque aux partis encore plus à droite que le vôtre, c.-à-d. à vosadversaires!

Mais passons plutôt aux différents points que vous soulevez:

1) La Charge de l'assurance chômage est entre les mains du département de l'économie tenu par un UDC. Merci pour le renseignement! Aviez-vous remarqué que je vous posais la question?... N'ayant pu la trouver moi-même dans les méandres du site officiel de l'état de Vaud.

2) La majorité du Conseil d'état est à droite! Là, merci aussi! Bien que cela je l'ai déjà su, même si je tiens compte de vos critères. Ce que j'ai voulu mettre en lumière dans mon commentaire, c'est que cette minorité de deux Conseillers ne vous aient pas informé avant que la presse ne le soit. Un oubli sans doute! Puisque ce n'était pas un secret, contrairment à certaines choses qui ne sont pas bonnes à dire, dans ce cas la presse a été informée "normalement".

3) Marge de manoeuvre étroite. Cette marge vous l'acceptez en présentant des candidats à de tels postes... Alors ne vous plaignez pas par la suite que votre marge est étroite à gauche et gauche à droite, on peut dire maladroite ou mal à droite.

4) Le PS est-il à gauche? C'est vrai, il l'est! À gauche de l'UDC, je ne saurais le nier. Mais est-ce suffisant pour être "de gauche"? Le point précédent étaye celui-ci. Effectivement si vous étiez réellement "de gauche" vous ne sauriez accepter ce qu'implique le point 3) à savoir votre collusion avec la droite la plus adroite et par rapport à laquelle vous êtes encore (un peu) à gauche... Et ce n'est pas votre nouveau programme qui va dans le bon sens! D'ailleurs, une "presque" socialiste a même dit qu'avec ce programme les socialistes visaient juste, mais trop court... Ce que, méchamment (c'est mon lot de persifleur), j'avais traduit par. ... font pipi dans la bonne direction*, mais sur leurs chaussures!

* et aujourd'hui j'ajoute. ... celle du vent! Et contrairement à Chuck Norris, ce n'est pas le vent qui change de direction!

Écrit par : Père Siffleur | 27/04/2010

Chère Père, pardonnez-moi d'être un peu chauvin au sujet de mon parti. C'est peut-être un défaut de ne rire qu'aux attaques destinées à ses adversaires politiques, mais vous avouerez qu'il est plutôt répandu. Cependant, je maintien mon commentaire à propos de vos propos récurrents mais rarement étayés concernant la position politique des socialistes. Mais j'en débat volontiers avec vous, pour peu que vous me donniez des faits!
Concernant la participation au gouvernement vaudois et le peu de marge de manoeuvre qu'y ont les socialistes, rappelez-vous que nous souhaitons prendre la majorité, afin de gagner en marge de manoeuvre!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 28/04/2010

Dr. Schawaab,

Avant de commencer la discussion il est important de définir ce que veut dire "socialisme" et "gauche". C'est peut-être déjà là que nous ne sommes pas d'accord!
Parce qu'à mon sens votre parti n'est au mieux qu'un parti socio-démocrate. À mon avis un tel parti est au centre. C'est uniquement pour des raisons d'équilibre, avec une droite qui tient sa droite en roulant sur la bande d'arrêt, qu'il vous semble être à gauche. Pouvez-vous, la main sur le coeur prétendre que des socialistes tels que Leuenberger ou Calmy-Rey sont de gauche?... Que la municipalité de Lausanne, dite de gauche... Voyez le résultat: personne ne lève le petit doigt lorsque le Syndi, l'est vraiment? Le Syndic le mieux payé de Suisse fait ses rodomontades de tyranneau et aucun des "gauches" ne bouge.
Pour revenir sur le sujet du salaire de ce "boss", je n'ai entendu aucun politicien de "gauche" trouver que c'est un peu fort de café d'avoir un salaire pareil et la Ville des dettes abyssales. Mais je comprends la retenue, un jour, peut-être, c'est à nouveau un socialiste qui sera à la tête de la Muni... Mais, pour moi, une telle attitude n'est pas de gauche, même si elle est adroite: le parti obtenant un pourcentage du salaire de ses élus.

PS: Vous ne me donnez aucune piste au sujet de vos représentants au Conseil d'État. Ceux qui ont "oublié" d'informer le parlement de l'engagement d'une société privée "Ingeus" afin qu'elle fasse une des tâches normalement dévolues à l'état.
Dans ce dernier cas, être de gauche aurait été de quitter un gouvernement qui accepte que des investisseurs s'en mettent plein les fouilles sur le dos de gens qui ne trouvent pas de travail et grossissent le nombre de pauvres en Suisse!

Si vous n'êtes pas d'accord avec cette idée de gauche réellement solidaire avec les plus démunis, inutile de continuer le débat, nos conceptions "gauche" sont par trop différentes!

Écrit par : Père Siffleur | 28/04/2010

Chère Père,
Le syndic de Lausanne n'étant pas membre de mon parti, je ne me prononcerai pas à son sujet. Comme mon parti est allié au sien, les alliance, vous le savez, ne vont pas sans compromis, dont certains peuvent être difficiles à avaler.
Il est vrai que j'ai quelques doutes sur certaines des positions de nos deux conseillers fédéraux. Mais il faut toujours bien avoir à l'esprit qu'ils sont minoritaires et que l'avis qu'ils donnent en public est l'avis collégial d'un gouvernement dont l'écrasante majorité est à droite. Il est vrai que la question de la participation des socialistes aux gouvernements est importante, et le parti se la pose régulièrement. Mais le fonds de la question est: Pouvons-nous obtenir autant pour les gens et les valeurs que nous défendons en étant dedans ou dehors? En ce qui concerne le gouvernement vaudois, mon choix est fait et il est vite fait: Que ce soit la nouvelle loi sur la formation professionnelle, les mesures FORJAD pour les jeunes à l'aide sociale ou les nouvelles prestations complémentaires pour familles, les succès des deux socialistes au Conseil d'Etat sont éclatants et on ne saurait nier qu'il s'agit d'une politique de gauche (quelle que soit la définition de la gauche que l'on utilise...). Même s'ils sont minoritaires, leur participation au gouvernement en vaut ici la peine!
Concernant l'affaire Ingeus, je ne vois pas ce qu'auraient pu faire nos deux représentants au conseil d'Etat, à part s'opposer à cette décision lors d'une séance du gouvernement (pour autant qu'elle ait dû être prise par le gouvernement et n'ait pas uniquement relevé du chef du département, voire de service...). Comme ils sont tenus de respecter la collégialité, ils n'ont pas pu s'y opposer publiquement, mais les connaissant, je ne doute pas un seul instant qu'ils y sont opposés.
Enfin, en ce qui concerne la question des salaires, je trouve important que les élus soient rémunérés à la hauteur de leurs responsabilités, afin d'éviter qu'ils ne passent leur mandat à se chercher des conseils d'amdministration pour arrondir leur fin de mois... Maintenant, il est vrai qu'en période de difficultés financières, il faut se poser la question du niveau des hauts salaires de l'administration. Et si des sacrifices salariaux doivent être demandés au personnel pour assainir les finances, c'est tous les salariés, élus compris, qui doivent les subir et pas seulement les employés de base. Comme je ne connais pas les détails de la situatino lausannoise, je n'en dirai pas plus.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 28/04/2010

Arrêtez d'agiter la carte sociale dans tous les sens, car vous savez bien que la carte n'est pas le territoire et que les motivations profondes de ces querelles gauche-droite sont à chercher dans le domaine psychanalytique.

Écrit par : Rabbit | 28/04/2010

@J.C Schwaab, Merci de votre réponse, je prends note. Il reste des choses étonnantes, qui feront le sujet d''un billet (vous en serez averti). Je remarque cependant dans votre débat avec Monsieur Père-siffleur, je note que vous justifiez l'échelle des salaires: "je trouve important que les élus soient rémunérés à la hauteur de leurs responsabilités, afin d'éviter qu'ils ne passent leur mandat à se chercher des conseils d'administration pour arrondir leur fin de mois.." Phrase intéressante s'il en est de la part d'un "socialiste" concernant les élus du peuple. Ceux qui vivotent de bas salaire apprécierons! Il est certain que celui qui ramasse votre poubelle ou celle d'un élu...mérite d'être puni (de quoi, au fait?) en étant mal-payé, ceci est juste un exemple. Mais qui doute encore que le PS à une échelle de mesure de ce que vaut la vie en monnaie. Quant aux conseils d'administrations, c'est un aveu d'une telle ampleur... Vos électeurs en jugeront. Bien que peut-être mon invitation à venir répondre sur le blog "chômiste-RIiste" (atteignable en lien par la signature eut-il fallu le préciser) démontre peut-être la réticence des "politiques à s'exprimer sur les blog des chômeurs, ces clandestins pleins de papiers à remplir, mais de tout ça j'en reparlerais.

Écrit par : Kurt Deroy | 29/04/2010

@J.C Schwaab, Merci de votre réponse, je prends note. Il reste des choses étonnantes, qui feront le sujet d''un billet (vous en serez averti). Je remarque cependant dans votre débat avec Monsieur Père-siffleur, je note que vous justifiez l'échelle des salaires: "je trouve important que les élus soient rémunérés à la hauteur de leurs responsabilités, afin d'éviter qu'ils ne passent leur mandat à se chercher des conseils d'administration pour arrondir leur fin de mois.." Phrase intéressante s'il en est de la part d'un socialiste concernant les élus du peuple. Ceux qui vivotent de bas salaire apprécierons! Il est certain que celui qui ramasse votre poubelle ou celle d'un élu...mérite d'être puni (de quoi, au fait?) en étant mal-payé, ceci est juste un exemple. Mais qui doute encore que le PS à une échelle de mesure de ce que vaut la vie en monnaie. Quant aux conseils d'administrations, c'est un aveu d'une telle ampleur... Vos électeurs en jugeront. Bien que peut-être mon invitation à venir répondre sur le blog "chômiste-RIiste" (atteignable en lien par la signature eut-il fallu le préciser) démontre peut-être la réticence des "politiques à s'exprimer sur les blog des chômeurs, ces clandestins pleins de papiers à remplir, mais de tout ça j'en reparlerais.

Écrit par : Kurt Deroy | 29/04/2010

@Père-siffleur, merci d'être monté au front, et d'avoir fait ressortir certaines notions néo-libérales cachées derrière la rose. Il est constatable qu'elle est fanée depuis si longtemps qu'elle ne porte plus que des épines.

Écrit par : Kurt Deroy | 29/04/2010

@Rabbit, pourriez-vous développer?

Écrit par : Kurt Deroy | 29/04/2010

@Kurt Deroy: Vous déformez mes propos de manière inadmissible. Jamais je n'ai absolument prétendu que "celui qui ramasse la poubelle mérite d'être mal payé". Ce que vous écrivez relève au mieux de la malhonnêteté intellectuelle.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 29/04/2010

Pas le temps. Faites un effort.

Écrit par : Rabbit | 29/04/2010

Bravo Kurt ! Vous avez l'art de taper au bon endroit :-) la réplique sur la malhonnêteté intellectuelle suffit pour s'en convaincre !.

PS : Il est d'usage d'user du terme Docteur en s'adressant - exclusivement - à un docteur en médecine!

Écrit par : Pascal | 29/04/2010

J.C Schwaab, hélas! Je lis entre les lignes!

Écrit par : kurt Deroy | 30/04/2010

@rabbit, et son état du moi "parent critique" ou son "surmoi" freudien*: Débat vu sous l'angle de la PNL**!? Excellente pour le commerce, le coaching, la responsabilisation des exploités, comme si lorsque il y a révolte, il n'y a pas juste après la psychologie des masses, des moyens contondants ou détonants, pour ramener le troupeau à l'enclos. Le temps est à la psychanalyse rapide, jugée à l'aune du résultat, le fast-food psychosocial, ou évidemment, la psychose de possession et de propriété n'est jamais mise en cause. Décidément ça s'améliore.
*"pas le temps", et surtout "FAITES EFFORT" ressorte de ces états qui sont + ou - équivalents repectivement en analyse transactionelle et en psychanalyse
**Programmation Neuro Linguistique, les termes cartes, territoires, agiter, motivation, etc. en font partie.

Écrit par : kurt Deroy | 30/04/2010

Merci Pascal, "inadmissible" c'est le mot. Je n'adhérerais jamais à un parti qui m'accepterait comme membre, pour paraphraser un Marx's (espérons que si les élus ps ne connaissent plus Karl, ils se rappellent de Groucho). Je croyais qu'on les appelait "toubib" ou "doc", sûrement l'influence du mauvais cinoche... ;-)

Écrit par : kurt Deroy | 30/04/2010

@ corduroy

Ca marche ! avec 1 ligne, je vous en fait pondre 10. Le ratio est excellent chez vous: manipulable à souhait.

Écrit par : Rabbit | 30/04/2010

@K. Deroy: Eh bien, apprenez à mieux lire entre les lignes!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 30/04/2010

@Rabbit, qui manipule qui, reste à prouver, maintenant on peut connaitre vos tropes.

Écrit par : Kurt Deroy | 30/04/2010

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