22/05/2010

L'UDC rejoint le PLR dans la défense des abuseurs

Le parti de M. Blocher vient donc de tourner casaque sur l’accord Suisse-USA en faveur de l’UBS: Désormais, elle le soutient, avec les libéraux-radicaux. Que M. Blocher soit du côté des banques n’est guère étonnant, lui qui avait en son temps rêvé d’entrer au conseil d’administration de l’UBS ou qui avait soutenu son ami Martin Ebner dans ses multiples attaques spéculatives contre l’industrie. Mais il vaut la peine de se pencher sur la condition que l’UDC met à son revirement, plus surprenante quand on connaît son soutien à l’initiative «Minder» sur les rémunérations abusives: D’accord de servir la soupe aux grande banques, mais à condition qu’il n’y ait pas d’impôt sur les bonus excessifs.
Le parti d’extrême-droite prend donc clairement position en faveur des mécanismes qui ont provoqué la crise. Il apporte son soutien aux rémunérations abusives et souhaite donc que la loi de la jungle continue à régner dans le secteur bancaire. Il refuse que l’Etat, qui sera pourtant tôt ou tard appelé à nouveau pour sauver la mise des établissements à la taille disproportionnée, puisse fixer des conditions pour éviter que la crise ne recommence. Il est d’accord que les contribuables paient la note, mais souhaite laisser filer les vrais coupables, qui pourront continuer à s’enrichir de manière scandaleuse.
Une fois de plus, l’UDC fait le choix de privilégier d’une petite minorité, qui plus est une minorité aux agissements dangereux. Elle privilégie les intérêts des dirigeants de la place financière aux dépens de ceux du peuple. Fort heureusement, ce dernier aura la possibilité de désavouer la droite et de mettre le holà aux rémunérations abusives en acceptant l’initiative «Minder» et celle de la jeunesse socialiste «1 à 12».

Commentaires

Non, a mon avis il suit la même éthique politique opportuniste que vous lors de votre "alliance" contre nature aussi, pour faire tomber Mr. Blocher du CF.
Petite information, je ne vote pas et je n'ai jamais voté UDC, mais quand on veut donner des leçons de bon comportement, il faut d'abord donner l'exemple.

Écrit par : Graindesel | 22/05/2010

Grain de sel vous confondez les alliances ouvertes ou cachées pour l'élection des cons. fed. (qui ont toujours existées) et celles des groupements parlementaires pour faire passer ou capoter des lois ou des accords.

Écrit par : broutard | 22/05/2010

Cher Graindesel,
La non-réelection de M. Blocher n'était pas une alliance contre-nature: Elle regroupait ceux qui n'avaient déjà pas voté pour lui lors de son élection 4 ans plus tôt (PS, verts, PDC), plus quelques radicaux sensibles à la démocratie et à l'Etat de droit qui ont été convaincu que M. Blocher était nuisible à notre démocratie et à notre pays. Le PS n'a donc voté pour lui ni la première fois, ni la seconde. Il n'y a pas eu de retournement de veste entre temps. Tout cela est parfaitement cohérent.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 22/05/2010

Est-ce que cette "alliance" NORMALE se reproduira pour réélire Mme. Widmer-Schlumpf ou Mr. Maurer lors de la prochaine vacance du CF. J'aime le mariage PDC, PS, Vert, heureusement que le divorce est facile en cas de désaccords. Que les accords soient ouverts ou cachés ce n'est jamais que de la poudre aux yeux. Et a voir actuellement les petits compromis entre les partis pour, tu me donnes çi et je te donnes ça, il ne faut pas s'étonner si l'abstension augmente.

Écrit par : Graindesel | 22/05/2010

"Petite information, je ne vote pas et je n'ai jamais voté UDC..."

Il y a un début à tout et si vous voulez mornifler les traîtres à la démocratie qui ont porté l'affaires des minarets devant les "juges étrangers (à nos vallées)" de Strasbourg, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

Écrit par : Scipion | 22/05/2010

L’UDC montre son vrai visage, comme quand elle s’attaque à la loi sur le chômage…

Le PS serait bien inspiré de montrer publiquement cette duplicité, ce stratagème infernal qui consiste à s’adresser aux classes populaires en montrant du doigt les musulmans, les roms, les réfugiés et d’autres minorités, mais de consacrer son énergie politique à défendre les banquiers fraudeurs, les manipulateurs financiers et autres profiteurs du système.

Parce que du côté des classes moyennes (qui soutiennent tout le système, justement), le ras-le-bol monte. A quoi bon soutenir un référendum contre les modifications de la loi sur le chômage ou une initiative pour un salaire minimal si c’est pour que ces efforts soient fusillés par les élus de ceux qui ont besoin d’une assurance chômage solide et de revenus minimaux ?

Écrit par : moor | 22/05/2010

@Scipion : Il y a peut-être un début à tout, mais justement ce "début à tout" me rebute un peu. A mes yeux la plus belle des politique c'est celle de la franchise et actuellement que cela soit à droite comme à gauche la franchise est le dernier des soucis des politiques. Alors non merci je vous laisse volontiers le marchandage de "souk" comme il se pratique couramment avec les résultats que l'on connaît.

Écrit par : Graindesel | 22/05/2010

"...ce stratagème infernal qui consiste à s’adresser aux classes populaires en montrant du doigt les musulmans, les roms, les réfugiés et d’autres minorités..."

En fait, c'est le peuple qui montre "du doigt les musulmans, les roms, les réfugiés et d’autres minorités" et l'UDC est le seul parti qui ne regarde pas le doigt !

Et toc :o)

Écrit par : Scipion | 22/05/2010

"Il y a peut-être un début à tout, mais justement ce "début à tout" me rebute un peu."

Ce n'est pas grave, on est encore dans une période où il n'est pas indispensable de choisir son camp.

Écrit par : Scipion | 22/05/2010

"En fait, c'est le peuple qui montre "du doigt les musulmans, les roms, les réfugiés et d’autres minorités" et l'UDC est le seul parti qui ne regarde pas le doigt !"

Faux : ce n'est pas "le peuple" qui dépense des millions pour afficher des doigts dans toutes les rues du pays.

Et toc, toc ! ;-)

Écrit par : moor | 22/05/2010

Monsieur Jean Christophe Schwaab,

Hormis les risques excessif pris par UBS au USA ainsi que par sa déontologie plus que douteuse pour attirer des capitaux dans ce même pays, êtes vous à même de quantifier à combien de francs se monte le sauvetage de l’UBS à ce jour ?

La crise actuelle a été provoquée par les grandes banques Suisses ou par un autre phénomène ?

Pouvez expliquer, quels sont les éléments à votre connaissance qui vous amène à penser que la Suisse sera tôt ou tard appelée à nouveau pour sauver la mise des établissements à la taille disproportionnée ?

Je parle d’argument sérieux, pas de ceux dont Madame Tessier nous abreuve dans les médias.

Écrit par : pensif | 22/05/2010

"...ce n'est pas "le peuple" qui dépense des millions pour afficher des doigts dans toutes les rues du pays."

Le delirium tremens, ça se soigne... Même si c'est moins grave de voir des doigts dans les rues que des animaux répugnants dans sa cagna, comme Montand dans "Le Cercle rouge", ça vaut la peine de consulter...

Écrit par : Scipion | 23/05/2010

Les soviétiques aussi psychiatrisaient leurs adversaires politiques...

Écrit par : moor | 23/05/2010

"Les soviétiques aussi psychiatrisaient leurs adversaires politiques..."

C'est qu'il faut être complètement fou pour s'opposer à une politique qui doit apporter la Paix sur la Terre et le bonheur au Genre Humain !

Écrit par : Scipion | 23/05/2010

@pensif: C'est le propre des entreprises "too big to fail" ou "trop grandes pour faire faillite". Si UBS devait faire faillite, elle entrainerait avec elle des milliers d'entreprises débitrices et cela détruirait des milliers d'emplois (en plus des emplois direct et indirects de l'UBS, de ses fournisseurs et des entreprises qui en dépendent). Comme pour la BCV ou Swissair, l'Etat n'aurait pas d'autre choix que d'intervenir. On a vu ce que ça a donné aux USA avec la faillite de Lehmann Brothers, où l'Etat a sciemment décidé de ne pas intervenir...
Dans le cas de ces entreprises trop grandes, l'Etat doit fixer des règles pour éviter d'avoir à intervenir, p. ex. dans le cas des banques exiger des fonds propres en suffisance, limiter les bonus excessifs ou obliger une séparation entre activités spéculative et activités en lien avec l'économie réelle. Je vous renvoie au dossier du PSS sur ce sujet: http://www.sp-ps.ch/index.php?id=17&action=detail&uid=4557&L=1&referer=%2Findex.php%3Fid%3D17%26month%3D4%26L%3D1
Bien entendu, les grandes banques suisses ne sont pas les seules responsables de la crise financière. Mais il faut bien admettre qu'elle y ont beaucoup participé, en se livrant à des activités spéculatives dangereuses (crédits pourris, baisse des fonds propres, bonus excessifs encourageant la prise de risque à court terme, etc.). Il est donc nécessaire de veiller à ce que cela ne se reproduise pas, notamment parce qu'elle représentent un nombre important d'emploi en Suisse.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 23/05/2010

Monsieur Jean Christophe Schwaab,

Il me semble que vous n'avez pas répondu à la question:

"Etes vous à même de quantifier à combien de francs se monte le sauvetage de l’UBS à ce jour ?"

Écrit par : pensif | 23/05/2010

Dr Schwaab, votre art de parler pour ne rien dire devient puant, pardon Tuant! vous nous dite que le parti d'extrème droite UDC,... blabla. Donc nous avons les sales riches, les voyous, la racaille qui paye la majorité d'impôts, l'EXTREME droite qui representent 1/3 des citoyens Suisses et à l'EXTREME gauche, le POP, LA Gauche représentant 0,000001 du peuple Suisse! Vous perdez vos sens docteur.
Remarques:
Comme en Corée du nord, le grand timoniers de la pensée marxiste, Monsieur de Weck avec le soutient et le sponsoring de Monsieur le CF Leuenberger, est devenu le grand chef d'Idée Suisse! Maintenant nous aurons le télévision d'état Idee Socialiste Euroupèene! Quel programme! Tous à nos télé commande et zappons! Nous l'aurons à l'oeil!

Écrit par : Machin Chose | 24/05/2010

@Pensif: Il n'est à ma connaissance pas encore possible de chiffrer exactement le coût final de la liquidation des quelques 50 milliards d'actifs pourris que la BNS a dû reprendre à UBS, car cette liquidation n'est pas terminée et pourrait durer plusieurs années. Au final, la perte de la BNS se reportera sur les cantons, qui touchent une partie de ses bénéfices. Pour le canton de Vaud, par exemple, ce sont 150 millions de francs par an.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 24/05/2010

Monsieur,

Exact, il n’est pas possible de connaître avec exactitude le montant qui pourrait éventuellement être perdu. J’utilise le conditionnel car c’est loin d’être certain qu’une perte, même minime soit finalement comptabilisée.

Ceci pour plusieurs raisons :

1ère, c’est actifs géré par la BNS n’ont jamais atteint la somme de 50 milliards. Un cadre de votre parti, s’il ce décide à être honnête sur le sujet, il peut vous le confirmer. Il a reçu cette information officiellement de par sa fonction politique à Berne.

2ème Actuellement, les actifs pourris/toxiques, c’est selon, ce montent plus au moins à 20 milliards. Pour le 1er trimestre 2010 ils ont rapporté à la BNS 921 millions de francs. Vous pouvez obtenir cette information via le bulletin officiel de la BNS si vous n’avez pas eu le temps de lire les articles de presse sur le sujet.

Par ailleurs, ces actifs pourris/toxiques, c’est selon, intéresse plusieurs investisseurs. Dans le lot il y a l’UBS.

Sur ce point, la BNS informe que malgré son bénéfice, elle à perdu 2.9 milliards dans les opérations de change pour éviter une trop forte appréciation du francs Suisse. Ceci pour répondre au 150 millions de perte pour le canton de Vaud que vous imputez au sauvetage de l’UBS.

Écrit par : pensif | 24/05/2010

Cher Pensif, vous semblez manier les chiffres avec brio, mais pourquoi diable rester anonyme?
Jaiams je n'ai prétendu que le canton de Vaud perdrait intégralement les 150 millions que lui vers actuellement la BNS chaque année. J'ai juste signalé à quel point ces montants sont importants.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 24/05/2010

Cher Monsieur Jean Christophe Schwaab,

Je revendique mon anonymat. Elles sont conformes aux règles voulues par le blog de 24 heures. Je suis, il me semble, courtois et respecte les autres. Je peux me tromper et quand je m’en aperçois, je présente mes regrets. Vous pensez assurément que je suis un politicien, ce n’est pas le cas, même pas au niveau local. Je me revendique citoyens responsable et qui déteste se faire prendre pour un bille.

J’admets difficilement qu’une personne, une association, une autorité, etc., cherche à imposer une vision par des arguments éloignés de la réalité. Quand je dis cela, pour le parti socialiste je pense en particulier à Monsieur Levrat. Comme ce Monsieur il en a aussi, malheureusement, dans les autres partis.

Au niveau des avoirs pourris/toxiques, il y a eu un précédent. Dans les années 70. Suite à cela les banques Suisses (Donc aussi les ancêtres de l’UBS actuelle la SBS et l’UBS), à la demande de la confédération, ont sauvé l’horlogerie en y injectant des milliers de millions.

Concernant la BCV, le problème est quelques peux différent. Elle s’est trouvée en mauvaise position suite à la demande des autorités vaudoise de reprendre les actifs de plusieurs établissements, notamment les Crédit Foncier. Ceci étant dit, en fin de compte, les finances vaudoises n'y ont pas perdus des plumes, au contraire.

A plusieurs occasions, ces trente dernières années, les grands établissements bancaires, à la demande des autorités fédérales, ont sauvé des établissements locaux et en corollaire, les entreprise quelles finançaient.

Il ne faut pas croire que j’absout les banques. Elles se sont, notamment l’UBS au USA, montrées absolument dégelasses. Des dirigeants, j’en suis conscient, ont parfois franchit la ligne rouge avec des actions illégales.

Sur le sujet, il me semble, les socialistes en sont aussi coresponsables en votant il y une quinzaine d’années les règle concernant les fond propres minimums. Je me souviens encore des arguments de l’époque. « Il fait que les banques suisses puissent se confronter aux banques anglo-saxonnes sur le marché mondial sans être désavantagées par une obligation d’avoir des fonds propres plus importants que ces dernières ».

J’a bien lu l’argumenter proposé, je partage certaines conclusions (notamment concernant les fonds propres) et d’autres pas.

Cher Monsieur Jean Christophe Schwaab, je fustige la démagogie de Monsieur Blocher, par contre, il n’est pas nécessaire d’utiliser un argumentaire démagogique pour le faire.

Concernant le sujet de votre billet, il n’est pas correct de prétendre, qu’à l’heure actuelle, l’argent du contribuable à été nécessaire pour sauver l’UBS. Au contraire, le boni de l’état et de la BNS, à ce jour, dépasse les 2000 millions.

Par contre, la réputation de la Suisse en a souffert. Il est vrai que cela n’est pas chiffrable. Et il reste encore des fonds à problème pour environ 20 milliards.

Écrit par : pensif | 24/05/2010

Monsieur JC Schwaab,

Tout le monde n'est pas aussi médiatisé que vous. (Heureusement?)
Dès lors, que Monsieur Pensif se nomme Werister, Maquiè ou Méquicet ne change rien à l'affaire.
Est-ce que mes interventions sont plus pertinentes depuis que vous connaissez mon vrai patronyme?... Je suis persuadé que non!
Pensif contré parce qu'il est anonyme! Poncif utilisé à chaque fois par ceux qui n'ont pas de vrais arguments à opposer à leurs détracteurs!
... Et même avec le vrai patronyme, on reste dans le flou total! Par exemple, Monsieur de Weck, c'est son vrai nom, mais il m'avait toujours caché qu'il était d'obédience marxiste. C'est louche!... À moins que les Choses que raconte Machin soient des trucs absurdes!

Écrit par : Père Siffleur | 24/05/2010

Allons donc, cher pensif, prêter de l'argent et acheter des actifs toxiques, même si c'est pour les revendre ensuite en faisant un bénéfice, a un coût, vous le savez bien. Et ce coût doit en l'espèce être supporté par le Contribuable. Si c'était aussi avantageux pour l'Etat que vous le prétendiez, des privés n'auraient pas manqué de faire une offre à l'UBS pour lui prêter les fonds nécessaires à sa survie et la débarrasser à bon compte de ses actifs pourris. Or il n'en a rien été, pour la simple raison que seul l'Etat a les reins assez solides pour prendre de tels risques.
L'UBS a été renflouée et sauvée aux frais du contribuables et il est plus que temps qu'il obtienne non seulement réparation, mais surtout la garantie que cela ne se reproduise plus.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 24/05/2010

" L'UBS a été renflouée et sauvée aux frais du contribuables et il est plus que temps qu'il obtienne non seulement réparation, mais surtout la garantie que cela ne se reproduise plus. "

contribuable ? Cela se discute. Les sommes engagées pour les actifs pourris repris par la BNS ont été achetés sur les marchés financier notamment le FED et non dans les caisses de la confédération. Seul les 6 milliards l'ont été, mais restitués dans les caisses de la confédération avec un bénéfice.

Et n'oublions pas non plus qu'UBS ( avant de l'accuser d'être entièrement responsable sa déconfiture ) sur le marché des hypothèques aux Etats-unis à profité d'un système pervers, mais légale mis en place par l'état américain sur l'octroi des prêts à des personnes soit insolvables ou douteuses. ( Loi contre la discrimination à l'octroi aux crédits hypothécaires )

Mais il est vrai que trop de banques en ont abusés, se croyant à l'abri; puisque des instituts financiers parapublics comme les fameux Fanny Mae et Freddy Mac garantissaient ces prêts à risque. Les banques auraient du également avertir les risques qu'encourraient les emprunteurs à faire de tel investissement.

Il semblerai qu'Obama a rectifier le tir dans ce sens, dans sa réforme de Wall Street.

On ajoutera aussi la spéculation origine également dans cette crise par des taux d'intérêts trop bas et trop longtemps, ce qui engendre trop de liquidité dans le système économique.

Mais par contre l'UBS est bel et bien responsable de ses ennuis avec la justice concernant les fraudes de la fiscalité US.

Maintenant, fallait-il vraiment que la confédération s'engage pour renflouer l'UBS? Est-ce que les interventions massives des pouvoir publics sur le marché mondial de la finance est-il un cadeau empoisonné pour la reprise de l'économie et la baisse du chômage? Moi je suis persuadé que les état ont exagérés en gardant artificiellement en vie des instituts financiers insolvables. Ce qui freine la circulation de l'argent; système qui garanti les investissements de l'économie réel.

Et pour l'instant le reprise de l'emploi et de l'économie est anémique. Un peu moins aux USA; croissance de 3%. Mais sans baisse de chômage.

D.J

Écrit par : D.J | 24/05/2010

Monsieur Schwaab,

Avez-vous la moindre idée de ce que c’est un actif toxique ? Au vu de votre réponse je pense bien que non.

Par exemple, les quelques 350 milliards de la dette grecques sont devenu des actifs toxiques pour les préteurs. Il n’était pas certain que l’état en question puisse en assumer les intérêts. Une intervention des états via le FMI et la BCE (on parle de 110 milliards à terme), la Grèce soigne la toxicité de sa dette.

La différence entre la Grèce et l’UBS est quand même non négligeable. L’UBS a assumé les frais de l’argent prêtés (intérêts). A la BNS les frais inhérents à la société qui gère ces avoirs.

Par contre, la Grèce, n’a pas à sa charge les frais de son sauvetage. Ils sont à la charge des préteurs, notamment la Suisse.

J’approuve totalement la politique de la BNS qui a refusé de rendre ces actifs à l’UBS en début d’année. Il faut les garder tant qu’ils rapportent. Dès que ce n’est plus le cas, il faut les rendre de manière que ceux qui sont resté toxiques soit à la charge de cette banque. Probablement le 20% de la somme en garantie à fin 2008.

Il est loin d’être certain que le sauvetage de l’UBS coutera ne serais-ce qu’un seul centime aux contribuables suisses. La réponse nous l’aurons probablement dans un ou deux ans.

Bien qu’a votre dernier paragraphe vous plastronnez : « UBS a été renflouée et sauvée aux frais du contribuable et il est plus que temps qu'il obtienne non seulement réparation. ». A ce jour, vous n’êtes pas à même de le prouver. C’est si difficile d’admettre, qu’au 24 mai 2010, ce sauvetage a rapporté plus de 2 milliards à la confédération et à la BNS.

Errare humanum est, perseverare diabolicum

Écrit par : pensif | 24/05/2010

Pourrait-on alors dire que pour couvrir les actifs toxiques il faut injecter des passifs inoffensifs ?

Écrit par : Rabbit | 25/05/2010

Il me semble que vous ne voyez pas à quel point l'Europe bouge, bouge mal et très vite. Donc une position DOIT évoluer rapidement dès lors qu'une analyse des tenants et aboutissants est faite consencieusement.

Tout en étant convaincu qu'il fait bon ne pas y être, merci Monsieur Blocher depuis 18 ans, et pourtant il faut savoir "jongler" avec, car les échanges commerciaux et la mondialisation nous l'impose.

C'est ce que M. Blocher fait, a fait antérieurement également. Il était totalement contre le subventionnement à Swissair, et pour cause, maintenant c'est Lufthansas qui a l'argent des contribuables Suisses dans ses caisses. Merci M. Leuenberger d'avoir vendu sournoisement et sous la table notre compagnie nationale en nous piquant de l'argent au passage!

Toujours le même M. Blocher était seul contre tous, à la fusion de la SBS et l'UBS à dire qu'il n'était pas bon pour notre économie qu'une banque Suisse soit si imposante et d'un seul bloc......Elle pouvait mettre en danger notre pays, notamment si elle prenait de l'ampleur à l'étranger....c'est exactement ce qui c'est passé aux States. N'oublions quand même pas que les dirigeants qui ont pris les mauvaises décisions sur le marché américains.....étaient américains!

D'autre part et maintenant, en tant que visionnaire, et c'est le rôle d'un politique responsable, M. Blocher se rend parfaitement compte que ce qui va arriver après cette crise obligataires des états; la suivante c'est la crise des entreprises. Une baisse d'activité commerciale inévitable, voire une chute des actifs, aussi des manques de liquidités au vu des restrictions que les états mettent en place, et par conséquent derrière, une importante augmentation du chômage. Pour nous comme pour l'Europe c'est une évidence.

Il n'est donc pas judicieux pour l'heure de scier la branche sur laquelle nos valeurs commerciales sont établies. Car il faut absolument "ouvrir" des nouveaux marchés hors de l'Europe, et là ce n'est pas simple, car bons nombres d'états de ce monde ont mal à leurs finances! Il y a donc lieu de penser au futur de notre approvisionnement et de reconsidérer sérieusement notre marché intérieur!

Il n'y a pas de honte à modifier un avis, dès lors que les évènements l'impose. Il y a surtout de la honte à s'obstiner dans "ses vérités" et jeter en pâture les citoyens de ce pays à la face du monde pour rester pétri(es) dans leurs convictions. (Calmy-Rey, H-R. Merz, Widmer-Schlumpf, Leuenberger notamment).

Écrit par : Corélande | 25/05/2010

Corélande

Votre analyse est relativement confuse. Assurément pour beaucoup d'autres aussi.

Une chose est certaine, les 2000 millions perdu dans l'aventure Swissair ne sont pas chez Lufthansa.

Les actifs de l’UBS n’étaient pas suffisants à mettre en péril la Suisse. Même si le sauvetage aurait imposé de prendre en charge des actifs pour 60 milliards. Je vous informe que la dette suisse est d’un peu plus de 200 milliards pour un PIB qui dépasse les 500 milliards.

Le montant des actifs confié à une société spécialement constituée et sous la tutelle de la BNS a été de 39.1 milliards de dollars a son maximum (janvier 2009). Au 31.mars 2010 ces actifs ne sont plus que de 17.7 milliards de dollars. Cette somme est la valeur actuelle que l’état pourrait perdre dans le pire des scénarios.

La Confédération, pour une avance de 6 milliards, elle en a récupéré 7.2 milliards

L’aventure américaine que vous décriez, a rapporté gros à la Suisse. Je vous informe, les bénéfices deux grandes banques sont passés de 1 à 2 milliards de bénéfice à la fin 1990 à quelque 10 à 15 milliards de bénéfice au début 2000. Malheureusement, comme moi, Blocher le voyant n’a rien vu venir. Tout heureux des milliards d’impôts que cela rapportait et de claironné que la dette Suisse avait diminué.

L’Europe va mal, et alors. Va t elle plus mal qu’avant l'€, difficile à dire. Il ne me semble pas qu’elle allait mieux avant.

Les sujets de Sa Gracieuses Majesté sans l’€ ne semblent pas prouver le contraire. Elle a encore un peu de pétrole pour caché ses problème sous le tapis. Quand cela ne sera plus le cas, ce pays pèsera sur le système financier mondial de manière bien plus néfaste que les Pigs (Piigs and Piiggs

Une grande partie des problèmes actuels sont du à la mauvaise gestion de finance publics des pays en cause et non pas d'une entrée ou pas dans l'union européenne.

Par exemple La BNS n'aurait pas perdu 2.9 milliards de francs du 1 janvier au 31 mars 2010 pour éviter une trop forte appréciation du Fr.-si elle avait adopté l'€. Cela ne veux pas dire que je pense que la Suisse doivent par partie de l'Union Européenne.

Écrit par : pensif | 25/05/2010

La confusion vient de la vision de mon côté et de l'analyse rétroactive et pragmatique de votre côté.
En 2006, nous savions déjà que le "château de cartes" allait s'effondrer. On connaissait le problème des subprimes aux states et que l'écheveau ne pouvait pas continuer sans que cela mette tout le système mondialisé dans la pagaille!
La création des Hedges funds, des ventes à découvert, et autres produits structurés, voire même les fonds de placements....si pépère, ont été des fumisteries qui ont permis de voiler le danger pendant longtemps et de s'approprier l'argent des épargnants. Kerviel dit des choses intéressantes à ce sujet dans les pratiques demandées aux "intervenants" pour ne pas dire que les -traders-.
Relisez quelques éditions de "Bilan" de 2005 à 2007 notamment.
(Vous pouvez même avoir très peur pour les fonds de pension)

Les politiques connaissaient ces pratiques, M. Blocher a haussé le ton souvent pour dire qu'il fallait plus(+)réguler notamment pour éviter d'engager l'état, car il voyait les dangers que cela pouvait induire, comme par exemple que la Suisse inscrive son secret bancaire dans la constitution. On ne l'a pas écouté on l'a dénigré et on l'a évincé. Maintenant on a payé pour les dégâts annoncés qui se sont réalisés.Il avait les bonnes visions, le don d'anticipation et parce que les autres ne sont que des analystes de l'historique et qu'à ce moment-là, c'est trop tard!

Interview 22.05.2006 -Blocher fourbit ses armes pour fortifier l'actionnaire-
Interview 20.05.2006 -Blocher met en garde contre une baisse du niveau de vie-
Interview 27.08.2007 -Je suis celui qui dénonce les problèmes, de CB-
Interview 27.05.2007 -Les Managers ne doivent plus se servir eux-mêmes, de CB-
(A l'époque il était le Conseiller Fédéral de la justice et police, mais aussi toujours un entrepreneur qui avait fait ses preuves, donc avec un avis éclairé)

L'Europe est maintenant une morte-vivante sous perfusion, elle va couler en nous faisant tanguer......et boire un peu la tasse!

Je vous ai parlé du futur, alors on reprend RDV dans quelques mois pour voir si j'ai faux dans ce que je ai écrit (prévisionné) ci-dessus!
Mais à mon humble avis, il ne faut pas laisser les stupides politiciens de ce pays s'obstiner à vouloir couper les bras nationaux qui nous nourrissent!

Sachez encore que j'aimerai vraiment me tromper!

Écrit par : Corélande | 25/05/2010

Voici encore ce que disait M. Christoph Blocher dans le fascicule édité en 1997
" La Suisse et l'Europe, 5 ans après le rejet de l'EEE"
Page 12, paragraphe 4.

-Mettre à profit la liberté d'action et l'indépendance-

La lutte pour la liberté et l'indépendance ne suffit pas pour assuer à notre pays un avenir prometteur. La liberté et l'indépendance ne constituent pas la solution à nos problènes, mais seulement la condition pour trouver cette solution.
La Suisse devra elle aussi passer par ces modifications structurelles et corriger par la même occasion les erreurs de l'état de redistribution. Plus une économie nationale est transparente et flexible, mieux elle pourra relever les défis posés par le changement et la révision des mauvaises structures. Les bateaux petits et rapides sont plus aptes à faire face à ces défis que ne le sont les paquebots.
On sait aussi que la centralisation, l'uniformisation et l'harmonisation ne sauraient être la panacée ni dans le secteur économique ni dans le secteur politique.
La Suisse est en avance sur ses voisins européens en ce qui concerne ses nouvelles tâches. En dépit de cette constatation, elle doit encourager le changement. Il s'agit de résoudre les problèmes au lieu de se contenter de les gérer. C'est notamment le cas pour résoudre notre principal problème, à savoir les finances désastreuses de l'Etat.
Cette tâche est exigeante et demande beaucoup d'efforts à nos milieux économiques et politiques. Elle requiert notamment beaucoup de flexibilité, de créativité, d'opiniâtreté, de persévérance et d'endurance.

Je vous laisse juge, mais si vous ne voyez pas là les problèmes actuels de l'UE car ils n'ont pas su les entreprendre à temps, alors nous ne parlons pas la même langue....et le mot vision n'a pas le même sens pour vous et moi!

Écrit par : Corélande | 25/05/2010

"L’Europe va mal, et alors. Va t elle plus mal qu’avant l'€, difficile à dire. Il ne me semble pas qu’elle allait mieux avant."

Tableau tiré de la même référence ci-dessus:(page 23)
Etats Inflation Taux int.LgTerme Déficit % PIB Dette % PIB

Belgique 1.8 5.9 3.2 126.9
Danemark 2.1 6.5 0.8 71.6
Allemagne 1.4 5.8 3.4 60.4
Grèce 6.3 11.2 7.6 112.6
Espagne 2.4 7.0 4.7 70.1
France 1.4 5.7 4.1 55.7
Irlande 1.7 6.6 0.4 72.7
Italie 2.3 7.5 6.8 123.8
Pays-Bas 1.7 5.7 2.3 77.2
Autriche 1.4 5.8 3.8 69.5
Portugal 2.3 6.9 3.2 65.6
Finlande 1.0 6.2 3.1 58.0
Suède 1.1 7.0 3.7 77.8
Royaume-Uni 2.1 7.5 4.9 54.4

SUISSE 0.5 3.7 1.8 49.2
La Suisse pas dans l'Europe
Et non dans la Zone-Euro (anciennement SME): La Grèce, la Suède, le Royaune-Uni

Valeurs de référence maximales
2.6 7.7 3 60


Certes l'UE allait mieux, mais ils étaient déjà sur la pente savonneuse, ils n'ont rien fait et bravés toutes leurs règles. La chute est donc inéluctable!

Merci Monsieur Blocher, il y a 18 ans, de nous avoir éviter le toboggan du "jardin d'enfants"!

Écrit par : Corélande | 25/05/2010

Corélande: vous avez tout-à-fait le droit de défendre C.Blocher, mais alors dîtes-nous pourquoi après une belle prise de position sans ambiguïté pour régler le problème des "too big to fail", pourquoi fait-il marche arrière ?
(Si ce n'est qu'il a de très bons copains financiers.. )

Écrit par : Fufus | 25/05/2010

C'est simple, il l'a dit clairement c'est choisir entre la peste et le choléra!

Mais en l'occurence et en ce moment vu le contexte économique et les dents longues de l'AmerObama, il vaut mieux un mauvais accord que pas d'accord du tout!
Hélas, je ne suis pas dans le secret des Dieux, mais je crois aussi que vu la prochaine étape de la crise; soit les entreprises en difficultés, le problème des Bonus outranciers va se règler joliment tout seul!

L'important sera alors de maintenir les emplois et si nous avons de bons dirigeants ils sauront faire valoir les bons arguments pour faire plier les arrogants. Je crois également que même M. Minder l'a compris. Le problème en ce moment c'est que tout va extrêmement vite sur la scène européenne et mondiale et faut être actif et non réactif comme le CF l'a été ces 3-4 dernières années.

Désolée pour les espaces manquants ci-dessus:

Il faut lire les chiffres comme cela, ex: -1.8- -5.9- -3.2- -126.9- La Belgique

Par ailleurs, j'ai une très grande estime mais ne défends pas M. Blocher, il n'en a pas besoin. Je veux juste qu'on lui attribue les mérites de ses actions et que l'on soit assez honnête pour reconnaitre leurs bons fondements et les incidences positives pour notre pays et nous-mêmes sur ces 20 dernières années.

Écrit par : Corélande | 25/05/2010

"Je vous ai parlé du futur, alors on reprend RDV dans quelques mois pour voir si j'ai faux dans ce que je ai écrit (prévisionné) ci-dessus! Mais à mon humble avis, il ne faut pas laisser les stupides politiciens de ce pays s'obstiner à vouloir couper les bras nationaux qui nous nourrissent!"

"Sachez encore que j'aimerai vraiment me tromper!"

Corélande,

Aucun problème, rendez-vous est pris.

Sieur Blocher, selon vous, semble croire qu'il faut commercer avec d'autres pays que l'UE. Dans ce cas il faut qu’il redimensionne EMS, Entreprise dont il a pris le contrôle de manière pour le moins curieuse.

En le laissant faire, lui et ses disciples, ils vont nous mettre à dos le reste du monde, il à déjà commencé avec les musulmans. L’Afrique, ils n’ont pas de ronds, pas beaucoup mieux avec l’Amérique du Sud. D’ici peu les chinois et les hindous vont s’énerver. Les USA ne nous font plus de cadeaux.

Il ne reste plus que les Aliens, enfermons-nous dans nos frontière pour les attendre

Écrit par : pensif | 25/05/2010

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