17/11/2010

Histoire d’un minable petit chantage

Dimanche dernier, quelques grands patrons ont pesté contre l’initiative pour la justice fiscale, menaçant carrément de «quitter la Suisse» en cas de oui à la suppression des abus de la concurrence fiscale. Ces mesquins maîtres-chanteurs jouaient à la foi le rôle de l’enfant gâté («si tu fais pô comme je veux, je boude») et celui, plus grave, du seigneur féodal qui n’a aucun respect pour la démocratie («le bon peuple n’a qu’à voter comme notre bon plaisir le lui commande»).

Parmi eux, Alfred Schindler, patron des ascenseurs du même nom domicilié dans le demi-canton de Nidwald. Un monsieur tout ce qu’il y a de plus à l’abri du besoin, en témoignent son revenu annuel (dividendes compris) d’environ 48 millions et sa fortune de quelques 500 millions de francs. Il prétendait que l’initiative socialiste lui ferait payer «70 à 80% » d’impôt. Mais aujourd’hui, le « Blick» lève le voile sur cette supercherie. Le quotidien alémanique a calculé qu’en cas d’acceptation de l’initiative, non seulement M. Schindler ne payerait pas autant d’impôts (à peine 37% de son revenu), mais surtout que ce montant resterait nettement inférieur à celui que M. Schindler payerait dans les cantons de Zürich, de Berne ou de Bâle. Nidwald ne se transformerait donc pas en «enfer fiscal». Mais ce n’est pas tout, son impôt serait, même en cas de oui à l’initiative, aussi inférieur à celui que M. Schindler aurait à subir s’il mettait sa menace à exécution et déménageait en Australie, où il possède une maison. Enfin, le «Blick» révèle que, pour étayer sa menace, M. Schindler a confondu les impôts de sa société et les siens. Si l’on suit l’argumentation des milieux économiques comme quoi les hauts salaires sont forcément synonymes de compétence, nul doute que cette erreur n’était pas involontaire.

Cette petite histoire permet de rappeler que :

· L’initiative pour la justice fiscale laisse les cantons libres de fixer la quasi-totalité de leurs taux d’imposition. Elle les empêche juste de pratiquer des taux indécents dont ne bénéficient que quelques super-riches.

· Moins de 1% des contribuables domiciliés dans une minorité de cantons sont concernés par l’initiative. A l’instar de M. Schindler, il ne s’agit ni de patrons de PME, ni de représentants des classes moyennes. Aucun contribuable n'est concerné dans le canton de Vaud.

· Les impôts des autres contribuables n’augmenteront pas si l’initiative est acceptée.

· Les taux d’imposition helvétiques resteront inférieurs à ceux de la plupart des autres pays.

· Des menaces aussi mal fondées que celles de M. Schindler sont des menaces en l’air.

Le 28 novembre, OUI à l’initiative pour des impôts équitables!

Commentaires

Docteur Schwaab, mais de quoi vivez vous? Qui paye votre beafsteak? D'ou vient votre salaire? Dites nous un peu, rassurez nous

Écrit par : Tell Quel | 17/11/2010

Docteur Tell Quel se lance sur la pente glissante des attaques personnelles. Sans surprise lorsqu'on a pas le moindre argument à mettre en exergue.

Moi je me demande surtout pourquoi c'est un paquet d'arriérés rétrogrades, "anti-gauchistes", sans argument et lecteurs du Matin qui ont le temps de passer leurs journées à commenter des articles et des blogs.

Rassurez-vous, j'ai une petite idée ;-)

Écrit par : Hannibal Barca | 17/11/2010

Vous vous énervez pour rien, M'sieur Schwaab. es cantons de Vaud et de Genève approuveront l'initiative des partageux mais, dans tous les cas de figure, c'est la majorité des cantons qui fera défaut.

Et cela vient nous rappeler que notre Confédération est ainsi conçue que les gros cantons n'y peuvent pas écraser les petits, au grand dam de ceux qui sont allergiques aux différences. C'est donc à Zoug ou à Nidwald que vous auriez dû aller faire campagne.

Écrit par : Scipion | 17/11/2010

Cher Monsieur, il n'y a aucun chantage dans les propos de ces grandes entreprises, mais une triste réalité qu'il vous faudra assumer avec des pertes d'emplois si l'initiative passe. Vous prendrez votre bâton de pélerin pour aller expliquer aux ouvriers ce qui s'est passé, avec la même certitude qui vous anime aujourd'hui! Vous aurez à ne pas en douter, un accueil triomphal...

Écrit par : Chappuis Jean-François | 17/11/2010

La Suisse se porte mieux sur le plan économique que les pays voisins notamment parce qu'elle est moins socialiste.

Voter cette loi, c'est augmenter les impôts, donc rendre la Suisse davantage socialiste, donc diminuer sa compétitivité, donc augmenter son chômage !

Écrit par : LardOuCochon | 17/11/2010

A) L'initiative socialiste vise surtout à donner, aux cantons de gauche, les outils leur permettant de charger la barque fiscale sans états d'âme. De plus, le contribuable moyen ne verra pas ses impôts baisser pour autant.


B) L'impôt est une spoliation légale. Légale certes, mais une spoliation tout de même. Si le principe se comprend et se justifie, il doit cependant être minimisé. La concurrence fiscale est un outil de minimisation.

C) Les arguments socialistes oublient la péréquation financière.

D) La concurrence fiscale n'est qu'un outils parmis d'autre de la compétition économique. Alors que Vaud bénéficie de l'EPFL (et du financement fédéral lié), Genève des institutions internationales (et du financement fédéral lié), Obwald à son taux fiscal. A chacun ses armes.

E) Affirmer que les impôts des autres contribuables n'augmenterons pas est simplement faux

F) Affirmer que les taux helvétiques dont plus faible que ceux des autres pays est valable uniquement pour grands voisins (et encore, se discute). Quantité de pays ont des taux plus faible en Europe (voir à l'Est et voir le Luxembourg).

G) Une "menace" de quitter le pays n'est pas une menace. C'est la simple expression de la liberté de circulation et d'établissement. Encore une liberté que le PS veut supprimer?

H) Il n'est pas erroné de cumuler les impôts de sa société et de ses revenu dans un raisonnement, lorsque ses revenus proviennent de sa société, vu la double imposition. Le cumul peut effectivement le vertige. Cat fondemmentalement, la seule chose intéressante est de savoir combien l'Etat nous prend, peu importe le nom du prélèvement ou la source du prélevement (distictions purement politiques)

I) Le socialisme est une erreur économique, dont les postulats doctrinaires d'origine sont faux. (voir par exemple le dernier prix Nobel d'économie, ou encore la doctrine de la valeur travail)

J) Le socialisme est une erreur historique, dû à une situation ponctuelle. Utile au XIX, intéressant au XX, dépassé au XXIéme.

K) Rappelons encore que les impôts ne sont que le prix payé pour un pack de prestations offertes. Chaque cantons choisit....chaque canton assume.

L) Quant à Zurich....c'est vrai que cela ressemble à un pays du tiers monde, sans infrastructures, sans hopitaux, délabré (ironique naturellement....la dernière fois que j'y suis allé, les affaires semblaient plutôt bien rouler pour la ville et le canton). Délire.

M) Je ne commente même pas le délire sur la ruine du pays.....

Écrit par : paoly philippe | 18/11/2010

@ Chappuis Jean-François
Ce ne sont pas les propos d'une grande entreprise, ce sont les propos de M. Schindler, résidant en Suisse et qui, même s'il partait vivre en Papouasie, ne délocalisera pas pour autant son entreprise qui se porte, semble-t-il, très bien chez nous.
Par contre, si la situation générale n'était plus à l'avantage de sa société, soyez-en certain, il délocalisera son entreprise avec ou sans initiative socialiste! On voudrait nous faire croire que l'attractivité de la Suisse serait anéantie pour quelques malheureux milliers de francs que ce monsieur devrait payer en plus chaque année (ce qui doit représenter à peu près l'argent de poche que reçoit son chien). On hésite entre rire ou pleurer...
Ah oui, au fait, Roche qui fait quelques milliards de bénéfice et qui met à la porte plusieurs centaines d'employés, c'est sûrement à cause de la méchante initiative socialiste? Allez hop, votre bâton de pélerin et en route, il y a des ouvriers qui attendent vos explications...

@LardOuCochon
C'est vrai que l'Italie, l'Allemagne, la France et l'Autriche suintent le socialisme de partout que c'en est dégoûtant!

@paoly philippe

Si ce n'est pas une menace, c'est certainement du chantage!
" Procédé pour obtenir de quelqu'un ce qu'on désire en utilisant des moyens de pressions psychologiques, en lui faisant peur, en feignant de souffrir beaucoup, etc." Petit Larousse

Mais je pense que pour vous ça s'appelle: Epanchement du coeur cherchant à partager ses émotions et ses sentiments dans un élan de sincérité"

Écrit par : Olegna | 18/11/2010

@paoly philippe: Je ne commenterai que votre point K): Non les impôts payés à Zoug ou Schwytz ne sont pas un "prix payé pour un pack de prestations", étant donné que ce sont les contribuables zurichois qui financent, seuls, l'offre culturelle, les infrastructures, une bonne partie des hautes écoles, l'hôpital universitaire, etc. Ces cantons n'assument pas le prix des prestations dont bénéficient leurs contribuables et ils se permettent en outre de tout faire pour attirer les bons contribuables zurichois. C'est de la concurrence déloyale!

@chappuis jean-françois: Les entreprise ne délocaliseront pas, pour la simple et bonne raison que les taux suisses resteront très attractifs en comparaison internationale, que l'initiative ne concerne que l'imposition des personnes physiques (cf art. 129 al. 2bis de l'initiative) et donc pas celle des entreprises et, surtout, parce que la fiscalité n'est de loin pas le seul argument qui attire et retient les entreprises en Suisse: La qualité des infrastructures, la main d'oeuvre qualifiée, les hautes écoles et la position centrale en Europe jouent un rôle au moins, si ce n'est plus important que les impôts.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 18/11/2010

Ping-pong avec M. Schwaab.

Quitter un endroit lorsque les conditions ne vous plaise pas n'est pas du chantage. Il s'agit de liberté de d'établissement et celle-ci s'étend à toute l'Europe, y compris la Suisse. Si l'on ne veut pas entendre la réponse à la question "qu'allez-vous faire", il suffit de ne pas poser la question. Les gens sont libres, et pas grâce à vous. Et il sont libre de faire usage ou non de cette liberté. Îl n'y ni pression, ni tentative quelconque. il s'agit effectivement d'un épanchement du coeur cherchant à partager ses émotions et ses sentiments dans un élan de sincérité en disant simplement: vous ne m'aimez pas...je m'en vais. Attendre du masochisme de la part de gens montre tout de même un biais de l'esprit certain. Mais il est vrai que l'histoire montre que le socialisme n'hésite pas à contraintre les libertés lorsque leur expression ne va pas dans son sens. Le jours du vote, les gens feront ce qu'ils veulent. Le lendemain du vote, les gens feront aussi ce qu'ils veulent. Il est bon d'en être conscient.

Je persiste et signe: les impôts sont le prix payé pour un pack de prestations. Relisez par exemple les écrits de Pascal Salin, de Friedrich Hayek (prix Nobel)et de Hermann Hoppe (économistes reconnus). Vous ne le savez peut-être pas, mais il existe nombre d'économistes, de prix Nobel d'économie et de philosophes réputés qui ont raisonnés sur l'impôt, avec manifestement davantage de profondeur et d'efficacité que nos gauchistes indigènes. Les zurichois, au travers du vote, chosissent les prestations qu'il veulent de l'Etat et le prix qu'ils en paient. Idem pour Zoug. Une communauté à le droit de choisir les prestations qu'elle souhaite et leur prix à payer. Vous devriez en outre savoir tout même que les cantons voisins de zurich, au travers des accords intercantonaux, financent également l'usage de l'aeroport, des hopitaux zurichois et les écoles fréquentées par leur ressortissants, tout comme le valais paie pour ses étudiants venant étudier à Lausanne. Il en va de même pour les infrastructures culturelles majeures (même si le choix de subventionner ses "artistes" locaux revient exclusivement aux zurichois).

Et pour information, de nombreux pays européens (de la Hongrie jusqu'à la frontère russe) sont en train de mettre en place ou ont mis en place des taux d'imposition linéaires (flat tax) dont le taux le plus faible est de 10%. Il est là l'avenir, pas dans une conception du 19ème siècle.

Quant à l'impostion sur la fortune, de nombreux pays ne connaissent pas ce genre d'impôts: Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Italie, Irlande, Luxembourg, Portugal, Angleterre, Etc…. Même la France pense à le supprimer.

Vous voulez un système fiscal efficace? Flat tax, taux constitutionnel de dépenses étatiques et que le même franc ne soit taxé qu'une fois. Mais vous ne pouvez pas être d'accord: cela vous empêcherais, à la méthode UDC, de frapper inutilement sur une catégorie spécifique de la population pour des motifs purement de propagande politique.

Écrit par : Paoly Philippe | 19/11/2010

"Moi je me demande surtout pourquoi c'est un paquet d'arriérés rétrogrades, "anti-gauchistes", sans argument et lecteurs du Matin qui ont le temps de passer leurs journées à commenter des articles et des blogs" - Hannibal Barca.

A voir le nombre de messages que vous postez sur les différents blogs M. Barca, vous n'avez pas grand-chose à envier aux gens que vous critiquez.

Écrit par : Pascal D. | 19/11/2010

"Quitter un endroit lorsque les conditions ne vous plaise pas n'est pas du chantage."
@ Paoly Philippe
Mais vous le faites exprès ou quoi? Bien sûr que de quitter un endroit ce n'est pas du chantage, mais le chantage c'est de le DIRE avant! Ce monsieur peut partir, revenir et repartir autant de fois qu'il le désire, mais n'est aucunement obligé, à moins de vouloir faire pression, de le dire à la cantonade avant une votation...

"Quant à l'impostion sur la fortune, de nombreux pays ne connaissent pas ce genre d'impôts: Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Italie, Irlande, Luxembourg, Portugal, Angleterre, Etc…. Même la France pense à le supprimer."
Ce qui met à mal de manière éclatante la thèse simpliste de LardOuCochon selon laquelle ce sont bien tous des pays "socialistes"...

Bon allez, bon week-end à tous

Écrit par : Olegna | 19/11/2010

@Olegna

Selon la loi et le tribunal fédéral, le chantage suppose une contrainte. Il ne peut pas y avoir de contrainte puisque, selon le parti socialiste lui-même, il n'y a aucun risque. Annoncer un départ possible n'est que que l'expression d'une liberté, exprimée au travers de cette autre liberté qu'est la liberté d'expression. User d'une liberté n'est pas du chantage, même si les conséquences annoncées vous déplaisent. Il est tout de même étrange de constater que lorsque le parti socialiste menace de taxer ceux qui use de leur liberté d'établissement, droit constitutionnel, il s'agit de justice, mais que si l'on menace de partir si cela arrive, c'est du chantage. Et depuis quand s'exprimer est un chantage? s'exprimer est un droit.

Je précise de suite....naturellement....que selon le TF, "menacer" d'utiliser ses droits n'est pas une menace....puisque c'est un droit.

Quant aux pays cités, tous ne sont bien sûr pas socialistes, notamment l'Irlande, le luxembourg, l'Angleterre, etc. Par contre nos grands voisins, France, Allemagne, Italie, en sont tout de même bien imprégnés (un peu moins pour l'Allemagne).
Premièrement, il ne faut pas confondre social et socialisme: une protection sociale n'est pas lié à la doctrine socialiste. Deuxièmement, l'égalitarisme socialiste (qui n'est pas la justice), conjugué avec le principe de propriété collective (qui se traduit par un contrôle étatique impressionnant), en font des systèmes de type socialiste. Ajoutons une pincée de communisme au travers du relent historique de la lutte des classes aujourd'hui disparues (qui se traduit par des contraintes fortes sur le marché du travail)et c'est la totale. Cela tue les incitations et coûte cher.
Si l'on prend l'exemple de la France, le résultat est que les PME préfèrent refuser des mandats plutôt que d'embaucher, 80% de dettes publiques, 8% de déficit, les assurances sociales avec des milliards de dettes, un salaire moyen la moitié du salaire moyen suisse, 10'000 lois et près de 130'000 décrèts, près de 10% de chômage, un impôt sur le revenu qui ne couvre même pas les intérêts de la dette, quatre fois plus de charges sociales et 10% des retraites financées par l'emprunt. Certes la France est un grand pays et à du potentiel et s'en remettra, mais ça va être chaud et long. Alors si c'est ce que le parti socialiste suisse nous propose.....ce serait sympa de l'annoncer. Histoire que les choses soient claires, et que chacun puisse voter en connaissance de cause.

on s'égare un peu....votez non à l'initiative.

Écrit par : paoly philippe | 20/11/2010

@ Hannibal Barca

"Moi je me demande surtout pourquoi c'est un paquet d'arriérés rétrogrades, "anti-gauchistes", sans argument et lecteurs du Matin qui ont le temps de passer leurs journées à commenter des articles et des blogs".

La raison est simple, et c'est Marc Aurèle qui nous la donne:
"Les Hommes sont ce qu'ils sont. Instuit-les ou supporte-les".

Et puisque je suis dans le trip des citations, une jolie et vraie:
"Certains considèrent le chef d’entreprise comme un loup à abattre ; d’autres comme une vache qu’on peut traire à l’infini ; peu voient en lui le cheval qui tire la charrue". Churchill.
Rien à voir avec le sujet, mais message général :-)

Écrit par : paoly philippe | 20/11/2010

Monsieur Schwaab,

Il faut bien reconnaître qu’il y a quand même un problème. Les fameux seuils du barème que la loi ne semble pas permettre.

D’un autre côté, il y a un véritable petit scandale car des personnes très riches habitent des cantons qui les favorisent et ces mêmes cantons sont les bénéficiaires de la péréquation cantonale.

Que Fribourg et le Valais ou Berne touchent plusieurs centaines de millions chaque années est encore acceptable dans la situation actuelle. Peut être plus dans le futur.

Un canton comme Zoug qui pratique la sous enchère fiscale et étant un bénéficiaire de ladite péréquation cela me pose un problème.

Je me demande si ce n’est pas le principe même de calcul qu’il faut revoir et non imposer un seuil minimum à payer dès un certain montant.

Dans quelle mesure calculer qui doit donner à qui en fonction des revenus mois les déductions sociale uniquement (AVS, 2ème pilier, éventuellement le 3ème aussi) ne serait pas plus juste afin de limiter les déductions particulières à chaque canton et à la sous enchère de certains.

Écrit par : pensif | 22/11/2010

Le socialisme à visage humain: Moritz Leuenberger! Il n'a pas fini de dépoussierer son bureau pour le donner tip top en ordre à sa successeur, que le voilà déjà président des hélices Suisses, donc avec de beaux voyages en perspective et en plus conseil d'administration de la plus grande entreprise capitaliste de construction Suisse. C'est un pur hazard que les mandats de construction lors de son règne ont été fait par cette même entreprise soit, mais quelle manque de tacte par rapport à la base du parti. Dans chaque socialiste, une capitaliste qui sommeil? Peut être, mais Monsieur Schwaab vous aurez comme d'habitude la réponse adéquate et politiquement correct. Moi je trouve cette façon de faire aussi minable que dégoutante.

Écrit par : sympa | 23/11/2010

Comme vous, sympa, je condamne cette décision de M. Leuenberger. C'est pire que du manque de tact, c'est à mon avis un manque de principes!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 23/11/2010

@Pensif: La question de la péréquation est en effet importante: l'initiative prévoit d'ailleurs dans ses dispositions transitoires que les montants encaissés suite aux hausses d'impôts dans les quelques cantons concernés soient mis à la disposition de la péréquation. Dans tous les cas, il ne faudrait pas que la péréquation avantage ceux qui abusent de la concurrence fiscale, mais malheureusement, le critère actuel de la "capacité de ressource" le permet.

Dernière remarque concernant les seuils de progressivité: Il est tout à fait possible de contourner cet écueil sans augmenter les impôts des autres catégories de contribuables, en particulier en jouant sur les possibilités de déduction. C'est le montant prélevé par le fixe qui doit être progressif en fonction du revenu des contribuables, pas forcément le taux!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 23/11/2010

Je crois que Moritz vient tout simplement de confirmer ce qu'on pense de lui à la gauche de la gauche: Encore un "socialiste" qui a fait de la politique de droite!

Écrit par : Olegna | 23/11/2010

M. Schwab, ne prenez plus l'ascenseur... les escaliers c'est bon pour la santé!

Écrit par : petard | 28/11/2010

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