20/02/2011

«La politique de promotion économique axée surtout sur la fiscalité est finie»

Ce que les socialistes répètent depuis longtemps est confirmé par un spécialiste de la question, le directeur de l’organe de promotion économique de la Suisse occidentale «Greater Geneva Berne area», M. Philippe Monnier, interrogé par le «Matin dimanche» d’aujourd’hui (l’article n’est pas disponible en ligne).

Au sujet de la pertinence de distribuer force cadeaux fiscaux pour attirer les entreprises, ce dernier déclare sans ambage: «Les cantons ont retenus les leçons du passé. Ils savent qu’on ne peut pas attirer des entreprises à long terme avec des seuls cadeaux fiscaux.» Et, plus loin: «Au final, l’élément le plus important pour convaincre et retenir une société, c’est quand même la qualité de la main d’œuvre. Nous mettons beaucoup moins l’accent sur la fiscalité que par le passé». On ne saurait être plus clair.

Bref, voilà qui décrédibilise les belles théories des partisans des cadeaux fiscaux à tout va. Pour attirer des entreprises et créer des emplois, il ne faut donc pas se lancer dans une concurrence fiscale ruineuse qui prive l’Etat de moyens et empêche d’investir là où c’est utile et nécessaire. Au contraire, ce qui fait la qualité de notre place économique (formation, sécurité, innovation, qualité des infrastructures) a son coût. Pour l’assumer et garantir la pérennité de notre économie à long terme, il faut donc que l’Etat garde suffisamment de moyens. Et cesse de croire que baisser les impôts est un remède miracle.

Les commentaires sont fermés.