27/04/2011

Les adversaires du salaire minimum ont-ils un autre exemple que la France ?

Les adversaires du salaire minimum (dernière en date: Claudine Amstein) n’ont qu’un seul exemple à la bouche lorsqu’ils tentent de faire croire que le salaire minimum 1. tire tous les salaires vers le bas et 2. provoque du chômage. «Voyez la France!» clament-ils, «son taux de chômage astronomique!», «le pays où tout le monde est au SMIC!» (n’exagérons tout de même pas: même si c’est un nombre important, il ne s’agit que de 15% des salariés), etc., etc.
Or, comme tous les autres pays qui connaissent le salaire minimum ont fait des expériences positives avec cet instrument pour garantir des salaires décents, c’est le seul exemple qu’ils sont capables de dénicher pour attribuer au salaire minimum tous les maux possibles et imaginables. Et, manque de chance, cet unique exemple est en plus particulièrement mal choisi, car SMIC et salaires minimaux tels qu’ils existent en Suisse (p. ex. les salaires minimaux des CCT ou des CTT obligatoires) ne sont pas vraiment comparables. Voici deux différences fondamentales: More...
1. L’exonération des charges sociales. Le SMIC français est en grande partie exonéré de charges sociales. Par exemple, pour les très petites entreprises de moins de 20 salariés, l’exonération est totale. Ce qui incite fortement les employeurs à avoir un maximum d’employés au SMIC. Or, un salaire minimum suisse national ou cantonal ne pourrait pas être exonéré. En effet, tout salaire supérieur à 2300.—Fr. par an est obligatoirement soumis aux cotisations sociales. Comparer le SMIC français au salaire minimum tel qu’il est prévu en Suisse n’est donc pas correct.
2. Le mécanisme d’indexation. Le SMIC français a été augmenté beaucoup plus vite que le salaire médian depuis son introduction. Il est donc logique que la part de bénéficiaire du SMIC soit importante, étant donné que le SMIC «rattrape» chaque année les catégories de salaires les plus basses. Ainsi, durant ses 15 premières années d’existence, le SMIC a augmenté de 40% de plus que le salaire médian. En Suisse, de telles revalorisations supérieures à l’augmentation du salaire médian seraient impensables. Par exemple, l’initiative de l’USS pour un salaire minimum au niveau national prévoit le même mécanisme d’indexation que les rentes AVS (indice mixte, qui tient compte… de l’évolution des autres salaires!). En Suisse, il n’y a donc pas de risque de «trappe à bas salaire» comme avec le SMIC français. Là encore, les adversaires du salaire minimum font des comparaisons abusives.
Bref, quand les adversaires des salaires décents peignent le diable du SMIC sur la muraille, ils comparent des prunes et des poires. Et montrent surtout qu’ils n’ont pas beaucoup d’arguments sérieux à opposer au salaire minimum. Le 15 mai, oui au salaire minimum!

Commentaires

Voici l'un de vos commentaires sur le blog de Claudine Amstein:

" Plusieurs pays européens, dont les pays scandinaves ou l'Autriche, ont un salaire minimum légal et un taux de chômage comparable au nôtre. Les Pays-Bas ont même un taux de chômage inférieur.
- Le salaire minimum a permis une augmentation du salaire médian en Grande-Bretagne lors de son introduction. "

Le lien que j'ai mis en fin de commentaire démontre le lien entre le taux de travailleur au smic et le taux de chômage. Ily a une sacrée différence entre la France et les pays-bas. Des économiste de renom tel Garry Becker prix nobel d'économie ainsi que les économistes comme Guy Sorman, pascal Sallin, Nicolas Baverez démontre eux que des études sur le salaire minimum montre un lien entre chômage et salaire minimum.


Mon commentaire va peut-être alimenter les querelles d'expet sur le salaire minimum. Mais cela devait être dit.

http://archives.contrepoints.org/Il-faut-baisser-le-SMIC-et-non-l.html

D.J

Écrit par : D.J | 27/04/2011

A vos théoriciens, D. J., j'oppose des faits: Une étude de l'université de Berkeley a montré que le salaire minimum, étudié sur 16 ans, n'a pas d'effets négatifs sur l'emploi aux USA, contrairement à ce que prédisaient tous les théoriciens néoclassiques. Au lieu d'énoncer de belles théories, vous feriez mieux de constater que, dans la réalité, elles ne fonctionnent pas.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 27/04/2011

Vous critiquez les théoriciens de D.J. (dont un prix Nobel tout de même) et vous nous sortez une étude faite par d'autres théoriciens. Chacun choisit celui qui lui convient le mieux, en fait.

Moi, je suis contre ....... même si je n'aurai pas mon mot à dire et que je serai le dindon de la farce : habitant sur FR, j'aurai droit aux prélèvements sur mon salaire, mais pas aux PC.

Écrit par : Pascal D. | 27/04/2011

J-C Schwaab,

Garry Becker oppose aussi des faits. C'est prétentieux de votre part de prétendre détenir la vérité absolue sur ce sujet, par une seule étude universitaire. Alors qu'en plus ce n'est même pas vous qui ait fait ce genre d'étude.

D.J

Écrit par : D.J | 27/04/2011

Permettez moi un exemple. Mon épouse était responsable de cuisine dans un foyer de vie depuis quinze ans.Le salaire minimum à rattrapé son salaire en douze ans. Au départ il était plus de deux fois le "smic" en finalité identique à cinquante euros près. Qui plus est le nettoyeur de cuisine qui était au "smic" se retrouva à gagner plus que mon épouse par le biais de la prime d'ancienneté!

Cette situation a débouché sur deux phénomènes, les employées de cuisine ayant le même revenu que mon épouse, ce sont mis à lui faire des réflexions du style: "tu peux bien faire le même travail que nous t'es pas mieux payée" en finalité le Directeur de l'Etablissement qui était intervenu sur demande de mon épouse est allé dans le sens des employées de cuisine, en indiquant que mon épouse était une salariée comme les autres! Or, elle s'occupait des commandes, des stocks le tout, à la maison, n'ayant plus le temps de tout faire sur son lieu de travail, -normal, les autres se la coulait douce, et tout le monde c'est mis à faire n'importe quoi.Qui plus est, ils ont abandonné le travail sous méthode "HACCP" qui est de travailler avec les nouvelles normes sanitaires...Trop contraignant! Au détriment de la santé des usagés.Il y a eu quelques problêmes -vite éttouffés- nous sommes dans un lieu rural.....Le conseil d'administration est composé de paysan, et maires de commune inféodés au Président de cette institution et Maire de la commune!

Résultat je suis allé négocier son licenciement...Depuis trois ans ils n'ont plus de chef cuisinier et tout se fait à la bonne franquette dans un établissement reçevant du publique handicapé...Faut le faire à notre époque!

Le salaire minimum est certainement utile, mais dans certaines conditions. Si c'est pour donner un prétexte aux employeurs de ne plus augmenter les salaires des qualifiés en embauchant des smicards, c'est un retour en arrière socialement.C'est aussi "dégrader" celles et ceux qui sont diplômés pour effectuer des tâches précises.

Le problème c'est généralisé...

Oui au salaire minimum, mais sans que cela nuise aux augmentations des autres salariés et à la promotion, la qualité des services ne doit pas être affaiblie.

"Ce qui est chère n'est pas toujours de qualité, mais la qualité se paye toujours plus chère"

Écrit par : NOËL Pierre | 28/04/2011

@Pierre Noël: Si je ne m'abuse l'exemple que vous donnez concerne le SMIC français et en montre bien les défauts. Défauts qui ne pourraient pas être repris dans un modèle "suisse" de salaire minimum. Mais votre exemple montre aussi que comparer SMIC français et salaire minimum suisse n'est pas pertinent.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 28/04/2011

Ce que je trouve formidable avec les idées de la gauche, c'est qu'aux lieu d'aider les gens avant qu'ils soient dans la merde, trouve de super bonne idée pour ceux qui ne le sont juste pas, le soit.

Quand des gens arrivent à peine à boucler leur fin de mois, on leur dit "alors pour vous aider, on va vous prélever un nouvel impôts sur votre salaire".
Super la logique!

En somme, pour aider les plus démuni, il faut créer d'autre pauvre qui eux, ne pourront pas avoir de l'aide car ils seront justes au dessus du salaire minimum.

Et c'est là que commence le super parcour en enfer que la gauche leur offre. Trop riche pour toucher une aide mais trop pauvre pour payer taxes et impôts sur des fortunes que ces gens ne possèdent même pas.

Écrit par : DdDnews | 29/04/2011

DdDnews, au contraire, la gauche (mais aussi, en l'espèce, le centre-droit) soutient un projet qui permet justement aux familles qui travaillent d'éviter de faire recours à l'aide sociale: les PC familles. Votre argument du "on vous ponctionne pour vous aider" ne tient guère la route: prenons l'exemple d'une famille touchant la PC familles moyenne (env 7000.--Fr par an) et dont le revenu du travail est de 3000.--Fr par mois, 12x. La cotisation pour la PC familles ne serait que de... 1.80 Fr. par mois. Autant dire que c'est indolore! Pour les salariés, savoir qu'en échange d'une très modeste cotisation, ils pourront éviter l'aide sociale et que la valeur de leur travail sera reconnue, cela en vaut largement la peine. Mais peut-être préférez vous que ces gens ne travaillent pas du tout, ne cotisent pas aux assurances sociales et que ce soient les contribuables qui paient leur aide sociale.

Vous évoquez enfin les effets de seuil. C'est un problème qu'il ne faut pas négliger, vous avez raison. Le conseil d'Etat s'y est employé depuis 2005 et a permis de nombreuses améliorations, mais il reste un seuil inacceptable: celui qui travaille ne gagne pas plus que s'il ne travaillait pas et restait à l'aide sociale. Voilà ce que vont résoudre les PC famille. D'ailleurs, savez-vous qui veut instaurer un nouvel effet de seuil? Les référendaires contre les rentes-ponts et les PC familles! En effet, il souhaitent que les personnes qui ne peuvent pas travailler beaucoup ne touchent pas de PC famille, donc ne travaillent pas du tout, dont soient entièrement à la charge de l'aide sociale.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 29/04/2011

Il est vrai que mon argumentation ne tiendrait pas la route si c'était le seul impôts que les gens payait.
Mais le problème c'est que justement ca ne l'est pas.

1.80 par ici, 2.20 par là, 1.90 par ici, 180.- de TVA par là, 8700.- de valeur locative qu'on ne touche pas... A la fin de l'année il faudra bien vous rendre compte que vous devez aider les gens à financer des taxes que "vous même" avez mis en place!

Alors si l'on regarde l'exemple de votre famille qui touche 3000.- x12, si elle n'avait pas à payer pour toute les "fausses bonnes-idées" sociales (attention, je ne dis pas que tous les impôts et taxes sont inutiles), alors elle n'aurait pas besoin de demander des PC familles et que donc, les familles qui boivent deja la tasse, ne se vera pas avec les couteaux encore plus serré sous la gorge.

A partir du moment où les aides coutent plus cher que ce qu'elles aident, c'est le moment de se poser des questions. Car c'est le cas! L'Etat n'a jamais autant reçu d'argent que ces dix dernières années et que c'est ces dix dernières années où le taux de pauvreté à autant augmenté.

Après toute les idée de la droite ne sont pas que de bonnes idées (tout comme les votres). Ne reprocher donc pas aux autres de ne pas pouvoir résoudre un problèeme alors que vos idées en créer aussi d'autre.

Écrit par : DdDnews | 29/04/2011

Cela dit, si l'initiative passait j'y trouverai un arguement favorable qui me consolerait. C?est que contrairement à l'aide social, c'est que cet împots serait prélevé à tous les gens qui travaillent et non pas ceux qui paient des impôts communaux. Ce qui ferait cet fois participer plus de monde que "toujours les mêmes" qui doivent payer des impôts pour les idées de la gauche (je parle là surtout pour des villes commes Lausanne ou Renens).

Écrit par : DdDnews | 29/04/2011

DdDnews, complétons votre liste, d'accord? Entre 2002 et 2011, les cotisations de l'assurance-chômage ont baissé de 3 à 2,2%. Les charges qui pèsent sur les salariés ne sont donc pas en augmentation partout.
En outre, vous prétendez, que, s'il y avait moins de cotisations sociales et de taxes, ils n'y aurait pas de working poors, donc pas besoin de PC familles. C'est bien entendu faux. Le problème des travailleurs, ce ne sont pas les impôts (ils n'en paient souvent pas), ni les taxes et cotisations sociales (qui ne représentent qu'une part minime de leur revenu), mais c'est le fait qu'il ne peuvent pas travailler assez, ou que leur salaire est trop bas pour vivre. Le PC familles permettent justement de travailler et de pouvoir vivre de son revenu, sans devoir faire appel à l'aide sociale.
Quant à votre dernier commentaire sur "les idées de gauche qui doivent être payées toujours par le mêmes", pourriez-vous un peu préciser votre pensée, svp?
Enfin, votre remarque sur la facture sociale est juste: C'est un fait: PC famille et rentes-pont baisseront la facture sociale à la charge des contribuables communaux de 13 millions de francs par an. Les référendaires se gardent bien de dire que les communes seront gagnantes!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 29/04/2011

"En outre, vous prétendez, que, s'il y avait moins de cotisations sociales et de taxes, ils n'y aurait pas de working poors, donc pas besoin de PC famille"

Non ce n'est pas ce que j'ai dit.
J'ai dit que grand nombre de famille s'en sortirai mieux, ce qui est différent. La société n'aurait pas besoin de prendre dans un seau pour le verser dans un autre.
Ce qui rend la suite de votre analyse hors context.

A propos de mon commentaire sur les idée de la gauche qui font toujours payer les mêmes, je veux parler de différente idées de d'impôts, taxe poubelle, etc(qui n'est pas liée directement à vous mais à votre parti), etc.. qui sont payée à travers les caisses communales ou cantonales qui ne sont remplie, que par ceux qui pait des impôts. En en prenant exemple sur Renens ou Lausanne, on se retrouve avec une minorité de personne qui doivent payer des impôts et se retrouve à devoir tout payer pour les autres. Quand 1/3 des contribuables doit payer pour 3/3, ca reste quand même lourd pour les budget des familles.

Car "faire payer les riches" (qui défini dans la région lausannoise, toute personne étant encore capable de payer des impôts), fini par créer de nouveau pauvre, tel que disuté plus haut.
Alors vous pouvez parler de palier en changer les palier tant que vous voudrez, du temps qu'un pourcentage précis ne sera pas le même pour tous, il y'aura toujours un effet de pallier.

Car au delà de ce qui vous pouvez penser, il y'a un grand nombre de famille qui n'ont pas d'emploi considéré comme "working poor" mais qui dans les fait, s'en sorte pas beaucoup mieux à la fin du mois (sans parler de famille sur-endettée).

Écrit par : DdDnews | 29/04/2011

DdDnews, il est normal que certain ne paient pas d'impôts directs et que d'autres en paient beaucoup. C'est le principe constitutionnel des impôts en fonction de la capacité contributive. D'ailleurs, malgré le fait que les impôts des "riches" soient plus élevés, ils ne se portent pas si mal: les analyses de l'USS sur l'évolution du revenu et de la fortune montrent que les revenus et la fortunes du 0,01% les plus riches ont beaucoup augmenté ces dernières années (revenu: +20%), alors que le revenu disponible des autres a stagné, ou baissé. Le nombre de millionnaire et de milliardaire a augmenté, la preuve que la fiscalité ne leur fait pas peur. Ce principe fait justement que personne ne devient pauvre parce qu'il doit payer des impôts directs (là, vous racontez vraiment n'importe quoi), car, justement, si le revenu diminue, les impôts directs aussi.

Mais ce n'est pas tout. Il n'y a personne, en Suisse, qui ne "paie pas d'impôts" comme vous le prétendez. Car il n'y a pas que les impôts directs (comme l'impôt cantonal ou communal), il y a aussi les impôts indirects comme la TVA, que tout le monde paie (sauf les personnes qui ne consomment absolument rien, mais je doute que cela existe...). Or, les dernières solutions trouvées pour financer les oeuvres sociales font justement appel à la TVA, parce que c'est un impôt QUE TOUT LE MONDE PAIE: les retraités, les salariés, les chômeurs, les personnes à l'aide sociale, les jeunes en formation, les touristes et autres étrangers qui ne paient pas d'autres impôts en Suisse, les personnes sans revenu, même les personnes qui ne paient pas d'impôts directs. Certes, la TVA n'est pas un impôt très juste, car elle frappe tout le monde de la même manière et c'est pour cette raison qu'il ne faut pas en "abuser" et conserver les impôts directs, progressifs en fonction du revenu et de la fortune.

Pour en revenir à la taxe poubelle, j'y suis opposé, et mon parti aussi, parce que c'est un impôt injuste, qui frappe plus ceux qui n'ont pas d'autres choix que d'avoir plus de déchets, p. ex. les familles, les malades ou les personnes très âgées. En outre, c'est une taxe qui frappe le riche et le moins riche de la même façon. Le riche peut s'acheter un droit de polluer pour pas cher, le moins riche raque. Et enfin, il existe des moyens beaucoup plus efficaces et moins bureaucratiques qu'une taxe pour inciter les gens à trier leurs déchets. Dans ma commune, il n'y a pas de taxe-poubelle, mais les gens tirent quand même et tous les samedi, il y a la queue à la déchetterie communale. Même sans l'incitation d'une taxe!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 29/04/2011

" Le problème des travailleurs, ce ne sont pas les impôts (ils n'en paient souvent pas), ni les taxes et cotisations sociales (qui ne représentent qu'une part minime de leur revenu),"

On se demande si vous avez déjà reçus une fiche de salaire. Et quand aux travailleurs qui ne paie souvent pas d'impôt on voit que vous êtes vraiment déconnecté de la réalité. Des travailleurs j'en côtoie tous les jours. C'est mon métier. Et c'est bien les retenues salariales et les impôts qui leur reste en travers de la gorge; bien plus que le salaire en lui-même que paie le patron. La plupart des travailleurs préfèrent les heures supp payés au noir. A cause de votre " équitable " imposition progressif " qui bouffent les augmentations de salaire.

D.J

Écrit par : D.J | 29/04/2011

@DJ: "Des travailleurs j'en côtoie tous les jours. C'est mon métier. " ça tombe bien, moi aussi. Et l'organisation qui m'emploie en organise environ 400'000 dans toutes les branches et toutes les régions du pays.
Ce qui leur "reste en travers de la gorge" des travailleurs de ce pays, c'est la crainte de se retrouver à l'aide sociale parce qu'on perd son emploi vers 60 ans. Ce qui leur "reste en travers de la gorge" c'est qu'il soit plus avantageux de rester à l'aide sociale au lieu de travailler. PC familles et rentes-ponts apportent des solutions concrètes, modestes et bon marché à ces problèmes.
Quant aux déductions sociales en général, demandez aux gens qui bossent s'ils préfèrent ne rien payer du tout et se retrouver à l'aide sociale en cas de maladie, accident, invalidité, âge avancé, chômage, maternité, etc. Bien sûr que non. Les gens sont contents de pouvoir compter sur une AVS, une assurance-accident, un deuxième pilier, etc. solides, même s'il faut pour cela payer quelques cotisations. Le gens ne sont pas stupides: toute le monde sait que l'on n'a rien sans rien et que, en matière de cotisations sociales, les quelques francs que l'on paie en ont largement valu la peine lorsqu'on est à la retraite ou lorsque survient un coup du sort (p. ex. un accident du travail)!
Cela dit, je comprends qu'en bon libéral, vous soyez un partisan de la responsabilité individuelle à 100%. Mais si chacun ne peut compter que sur lui même pour assumer les risques de l'existence, au final, c'est l'aide sociale, donc l'Etat, donc les contribuables, qui paient la note.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 29/04/2011

"Ce principe fait justement que personne ne devient pauvre parce qu'il doit payer des impôts directs (là, vous racontez vraiment n'importe quoi), "

Arrêtez un peu avec vos millionaires et milliardaire. Je vous parle de la classe moyenne. Des gens qui même avec un salaire confortable se voit quand même avec des impôts plus élevé.

". Il n'y a personne, en Suisse, qui ne "paie pas d'impôts" comme vous le prétendez."

Je parlais bien entendu des impôts communaux et cantonaux qui malgré tout, sont les revenus principaux des communes.
Pour ce qui est de la taxe poubelle, je me suis mal exprimé. Je voulais effectivement dire que votre parti fait que les gens se décharge de leur couts avec des excuses bidons. Et ca relève ce que j'ai dit, ce genre de cou^ts fini par etre payer uniquement par les gens qui paient des impôts.

La taxe direct comme la TVA (même si je ne suis pas opposé aux principes, je le suis quant à la manière dont cela est géré) reste quand même une taxe équitable.
Je préfère largement les taxes aux impôts. Au moins ceux qui utilise y participent!
D'ailleurs pour faire une comparaison, je n'aurais pas de problème de payer mon essence plus cher si on supprimait les taxes d'immatriculation. Mais ca emmerderait les écolos, car ils savent très bien que le "pollueur payeur" payé à travers l'essence (plus on pollue, plus on pait), ne suffit pas. La taxe d'"immatriculation" (entre parenthèse) sur Vuad et Genève est une taxe injuste qui cible les gens sur des apprioris infondé.

Mais pour en revenir à l'impôrs sur les pauvres, ce qui m'étonne le plus (enfin qu'à moitié) c'est que vous arrivé à deresponsabiliser les Patrons peu scrupuleux et faisant payer à leur place, la société tout entière.

Ces Patrons peu scrupuleux pourront grâce à vous se dire "de toute façon la société va payer pour cet employé, je n'ai donc pas besoin de faire d'effort".

Écrit par : DdDnews | 29/04/2011

" Quant aux déductions sociales en général, demandez aux gens qui bossent s'ils préfèrent ne rien payer du tout et se retrouver à l'aide sociale en cas de maladie, accident, invalidité, âge avancé, chômage, maternité, etc. Bien sûr que non. "

Il y a une différence entre ne rien cotiser et de trop cotiser. il y un moment donné où l'état providence devient trop gourmand. En Suisse on y arrive petit à petit dans cette voie. La faillite de l'endettement public et de l'état providence de la zone euro, devrait vous faire un peu réfléchir. Les salariés en ont aussi raz-le-bol de cotiser pour financer le gaspillage. Comme pour l'AI.

Quand à la votation sur les PC des familles, c'est une fois de plus la politique de l'arrosoir. On veut soigner le mal sans en traiter la source. Les inégalités salariales vient beaucoup d'un manque de formation professionnelle d'une classe de travailleur. C'est cela qui aurait du être ciblé.

Quand au 3 fr par année sur un salaire de 60'000 c'est comme le dit DdDneww à force de petit peu à gauche à droite cela devient conséquent à la fin. Avant de vouloir ponctionner on ferait mieux d'arrêter de verser des allocation familiales et des indemnité maternité aux familles aisées qui n'ont pas besoins de cela.

" Cela dit, je comprends qu'en bon libéral, vous soyez un partisan de la responsabilité individuelle à 100%. "

ça c'est vous qui le prétendez. C'est comme si je vous disait que je comprend qu'un bon socialiste comme-vous qui veut une nationalisation totale à 100% de l'économie et de la société en Suisse.

D.J

Écrit par : D.J | 29/04/2011

paroles d'un employés plutôt qualifié avec un salaire acceptable:

Ce qui reste en travers de la gorge des employés c'est:

- de voir l'augmentation des salaires de leurs patrons comparés à la leur
- de voir les augmentations des assurances maladies, avec diminution de prestation, toujours défendue par la droite sans jamais voir aucune amélioration
- de voir les impôts des entreprises baisser alors que les leurs ont plutôt tendance à augmenter, sans jamais aucune compensation.
- de voir de riches étrangers s'installer dans leur commune avec des forfaits fiscaux, augmentant les prix des loyers et autres, alors qu'il est impensable de voir leur impôts diminuer.
- de voir qu'un couple marié et taxé différemment d'un couple non marié.
- de voir que les revenus de ceux qui gagnent plus de 220'000 CHF par an a augmenté de près de 20% e 20 ans, alors que le revenus des autres n'a augmenté que de 4%.

Le reste, c'est peanuts et vue de l'esprit dogmatique de droite.

Écrit par : lefredo | 29/04/2011

souvenez vous:"UDC tricheurs: la liste s’allonge". Qu'allez vous titrer pour le prof genevois, membre du parti socialiste, aux moeurs scandaleuses voir criminels?

Écrit par : Ah bon | 04/05/2011

Vous avez raison, ah bon, si ces faits scandaleux sont avérés, j'espère que cette personne sera exclue du PS. Le président du PS genevois l'a d'ailleurs laissé entendre. C'est la différence avec l'UDC: même après leurs forfaits jugés, MM. Jenni et Fattebert sont restés membres et élus de l'UDC. Le PS, lui, exclut ceux qui dépassent les bornes. MM. Dorit et Lumengo ont par exemple été exclu du parti.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 04/05/2011

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