04/06/2011

Allocation universelle: panacée ou miroir aux alouettes?

Un titre en forme de question, afin de lancer un débat qui est en train de prendre de l’ampleur et sur lequel mon opinion n’est pas définitivement arrêtée (je compte d’ailleurs sur vos commentaires pour l’approfondir! :-) ): l’allocation universelle, ou revenu inconditionnel garanti ou encore revenu de base.

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Ce concept est simple: toute personne domiciliée en Suisse reçoit, quels que soient sa situation personnelle, professionnelle, son revenu, sa fortune, sa capacité à travailler, sa situation familiale, son état civil, etc. un revenu destiné à couvrir ses besoins vitaux chaque mois, du début à la fin de son existence, sans contrepartie aucune, par exemple une obligation de travailler. (Voir la définition complète sur le site de BIEN-CH). Pour la Suisse, son montant est estimé à entre 2000 à 2500.—Fr. par mois, la moitié pour les enfants.
Les prises de position en faveur de ce qui serait une révolution en matière d’assurances sociales se multiplient à gauche, même s’il s’agit d’un concept issu à l’origine des rangs libéraux. Outre A Gauche toute!/La Gauche et le syndicat chrétien Syna, cette idée a désormais trouvé place dans le programme du Parti Socialiste Suisse. Malheureusement, son introduction s’y est faite à la va-vite, discrètement et sans véritable débat, alors qu’elle aurait certainement mérité une discussion approfondie. Au Parlement fédéral, une initiative de Josef Zisyadis a été nettement rejetée, mais les débats ne vont pas se taire pour autant.

Diminuer la pression vers la précarité
L’idée est à première vue très séduisante: L’allocation universelle est censée diminuer la pression sur les salariés à accepter n’importe quel emploi à n’importe quelles conditions. C’est une réponse à un des défis majeurs du monde du travail: la précarisation «forcée». Car, tant que les employeurs pourront faire miroiter à leurs salariés «qu’ils y en a des tas d’autres (chômeurs, temporaires, migrants, travailleurs d’un autre pays où l’on pourrait délocaliser, etc.) qui seraient d’accord de faire la même chose moins cher», ceux-ci n’auront pas d’autre choix que de modérer leur revendications, laissant croître les écarts entre revenu du travail et du capital, les inégalités salariales, la précarité de l’emploi. Les assurances sociales se joignent de plus en plus à cette pression (notamment l’assurance-chômage qui exige que l’on accepte un emploi dit «convenable» sous peine de sanctions financières) et l’aide sociale leur emboite le pas.

Combler les lacunes du filet social
L’allocation universelle remplacerait certaines assurances sociales, car celles qui garantissent un revenu (en cas de retraite, d’invalidité, de chômage ou de maladie) n’auraient plus lieu d’être, un revenu de base étant déjà garanti, pas uniquement pour en cas de survenance de l’événement assuré, mais dans tous les cas. Le système s’en trouverait grandement simplifié. Cela permettrait en outre de combler une des grandes lacunes de notre système d’assurance sociale: l’absence d’une assurance perte de gain en cas de maladie. Comme les salariés malades n’ont droit au paiement de leur salaire que pendant une durée très courte (art. 324a CO et les échelles bernoise, zurichoise et bâloise), ceux dont l’employeur n’a pas conclu une telle assurance (par exemple parce que la CCT le prescrit) risque fort de se retrouver à l’aide sociale. Cela dit, cette lacune pourrait aussi être comblée et le système tout autant simplifié par la création d’une assurance universelle du revenu.

Il est évident que l’allocation universelle baisserait la pression sur les travailleurs qui ne peuvent espérer que des emplois à bas salaires. Les employeurs n’auraient alors pas d’autres choix que d’améliorer les conditions de travail de ces emplois, sous peine de ne trouver personne pour les effectuer. Mais c’est probablement là que se trouve le premier écueil de l’allocation universelle.

Réduction drastique de la valeur du travail
Les salaires devraient en effet permettre de vivre dignement. C’est en tout cas la position des syndicats, qui se battent notamment pour un salaire minimum, mais aussi pour que les augmentations de la productivité ne bénéficient pas aux hauts salaires ou aux actionnaires, mais aux salariés qui les ont produit. Avec une allocation universelle, le but du salaire ne serait plus de garantir un revenu digne (l’allocation s’en chargerait, en tout cas en partie, voir plus bas), mais seulement de compléter le revenu, pour «attirer» les travailleurs dans l’entreprise en question. Il en résulterait probablement une baisse généralisée des salaires, les employeurs ayant beau jeu de dire que «les besoins vitaux sont déjà couverts». Or, le salaire, c’est la valeur du travail. Qui baisserait donc drastiquement. Il est donc plutôt surprenant que des syndicats comme Syna fassent la promotion de l’allocation universelle.

Risque de ségrégation sociale accrue
L’allocation universelle comporte un autre risque, celui d’accentuer la division, un brin caricaturale il est vrai, entre «les travailleurs motivés» et les «oisifs fainéants». Des tensions pourraient naître entre ceux qui on l’impression de produire la richesse pour ceux qui ne font qu’en profiter, sans rien faire, en touchant le revenu de base. On se souvient des campagnes de l’UDC contre les «abus de l’aide sociale» ou du centre patronal vaudois contre des PC familles qui reviennent, selon-eux, à «payer un café à ceux qui regardent les autres travailler». Certes, ces campagnes n’ont pas suffit à remporter des majorité, mais cela montre que les tensions existent et qu’elles sont faciles à raviver.

Atteinte à l’égalité des sexes?
L’allocation universelle pose en outre un réel problème d’égalité des sexes. De nombreuses familles dont les deux parents travaillent pourraient renoncer à un des deux emplois, l’allocation comblant la différence de revenu. Or, il y a fort à parier que ce soient les femmes qui renoncent. En effet, à cause des discriminations salariales, de carrière et au niveau de la formation, c’est le plus souvent l’emploi du mari qui «rapporte» le plus. Une telle situation inciterait l’épouse à quitter, définitivement, le marché du travail. L’allocation pourrait donc avoir pour effet d’éloigner les femmes du marché du travail, entravant des décennies de progrès en matière d’égalité.

Quel coût, et surtout, quel financement?
Une autre question plutôt épineuse est celle du coût. Il est clair qu’il serait colossal, même en remplaçant l’aide sociale et certaines assurances sociales par l’allocation universelle. Pour la Suisse, il est évalué à 200 milliards de francs par an, soit plus de deux fois le budget annuel de la Confédération. Trouver le financement de cette somme énorme serait à n’en pas douter difficile et probablement que la diminution des dépenses sociales rendues inutiles par l’allocation n’y suffirait pas. Cela n’irait donc probablement pas sans des augmentations massives d’impôts, dont les détails ne sont à l’heure actuelle pas connus. Certes, une meilleure redistribution des richesses est nécessaire et la croissance des inégalités de revenus et de fortune appelle une révision de la politique fiscale actuelle. Mais même une nouvelle répartition de la charge fiscale ne suffirait probablement pas à dégager suffisamment de moyens pour financer l’allocation. Le reste serait d’autant plus difficile à trouver que de nombreux salariés – c’est l’objectif de l’allocation – arrêteraient de travailler, donc de générer du revenu imposable.
Certains pays ou provinces qui ont d’importantes ressources naturelles versent une forme d’allocation universelle tirée du produit de la vente de ces ressources. Par exemple, l’Alaska verse un modeste dividende inconditionnel à toute sa population, tiré des revenus miniers et pétroliers. Ce procédé est intéressant, même s’il pourrait être plus redistributif. En revanche, la Suisse ne dispose pas de telles ressources générant un revenu susceptible d’être pareillement redistribué.

Un revenu décent, vraiment?
Reste la question centrale du montant de l’allocation universelle: Ses partisans parlent d’un montant de 2500.—Fr. par mois. Or, un salaire décent devrait plutôt se situer aux alentours de 4000.—Fr. par mois. Car avec 2500.—Fr., il serait difficile de vivre dans de bonnes conditions. Un montant trop bas aurait pour effet de pousser les bénéficiaires du revenu de base à travailler tout de même, même à des conditions précaires, alors que l’objectif de l’allocation est justement de diminuer cette pression à accepter n’importe quel emploi. Bref, l’objectif de supprimer la pauvreté et la précarité risquerait de ne pas être atteint.
Certes, on pourrait prévoir un montant plus important, mais cela augmenterait le coût, alors qu’il n’existe encore aucune réponse crédible à cette question.

Au final, ma position est plutôt opposée à l’allocation universelle ou revenu inconditionnel (de base). Je suis plutôt favorable à une révision en profondeur de notre système d’assurances sociales et la création d’une assurance universelle du revenu. Cependant, je me laisse volontiers convaincre, par un bord ou par l’autre. A vos commentaires!

Commentaires

Monsieur Schwaab,

Non, vraiment Fr. 2'500.- c'est pas n'assez!
Surtout si on tient compte de l'effet miroir des miroiteries implantées à Louette-Saint-Pierre. Ce bourg wallon est connu sous le nom de "Li Ptite Louwate" et son pâté est universellement apprécié.
Mais attention, avec ce type de pâté, vous vous ferez plumer de la tête aux pieds ainsi que me le faisait remarquer le grand écrivain Topie, hier encore...
Au fait, avez vous lu Topie!... Zut, je ne me souviens pas de son prénom! Difficile à retrouver, actuellement, il y a dix Topie.

Écrit par : baptiste Kapp | 04/06/2011

Il est vrai que je ne sais pas trop quoi en penser. Selon le très libéral Milton friedman prix nobel d'économie et ardent défnseur du revenu universelle, pensait ( il est mort depuis ) que cette allocation universelle coûterait moins chère puisque les abus à l'aide sociales disparaiteraient et les subventions agricoles tomberaient. Il faut noter également que ce revenu serai imposable. Un riche qui percevrait ce revenu minimum va finalement le restituer dans son entier en paysant ses impôts.

Bref, j'avais fait recemment un billet sur la question.

D.J

Écrit par : D.J | 04/06/2011

Mon billet en question sur le RMU

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/archive/2010/12/22/et-si-l-on-instaurait-l-impot-negatif.html

D.J

Écrit par : D.J | 04/06/2011

Merci de l'indication, DJ, je n'avais pas vu votre billet. C'est ce que je trouve d'extrêmement intéressant dans ce débat: c'est un sujet qui a ses partisans du côté des libéraux comme de la gauche.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 04/06/2011

Je m'interesse à ce sujet, mais je me demande: quelle place il y aura pour les étranger, les personnes avec un permis de séjour, ou encore les NEM ou requérants d'asile, si on applique cette règle seulement pour les personnes avec domicile en Suisse? Est-ce que d'obtenir le droit de domicile en Suisse va devenir encore plus dure et décourageant?

Déjà maintenant ils sont en train d'enlever toujours plus de droits aux étrangers, il faudrait trouver un compromis..
je me pose des questions surtout vue le sentiment d'insécurité qui a été semé chez le peuple suisse...et la peur d'être envahis par les étrangers!

j'aimerais connaître votre avis

Écrit par : Gloria | 05/06/2011

C'est une question très intéressante, Gloria. J'ignore si les estimations faites par les partisans de l'allocation universelle se basent sur le nombre de résidents Suisses (quel que soit leur statut) ou seulement sur les personnes de nationalité suisse et/ou les personnes avec permis C.
J'imagine que, si l'allocation universelle devait être accordée à tout le monde, sans considérations pour le statut légal ou la nationalité, cela créerait un immense appel, étant donné, que, contrairement aux assurances sociales, l'allocation est inconditionnnelle. Il est clair que certains adversaires de l'allocation universelle risquent d'agiter ce spectre pour la faire rejeter...

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 05/06/2011

Bonjour, "Approfondissons, donc! ICI, car le débat contradictoire n'existe pas sur les blogs "des politiques"."...
http://artistechomisteriiste.blog.24heures.ch/archive/2011/06/06/reponse-ouverte-jean-christophe-schwaab-jeune-socialiste-sur.html

Écrit par : Kurt Deroy | 06/06/2011

Monsieur Deroy, merci de prendre part au débat. Pour vous démontrer que le débat existe aussi sur certains blogs "politiques", même s'il n'est pas aussi coloré que sur votre blog, je vous répondrai sur les deux pages.
Je ne suis pas d'accord avec vos conclusions concernant les accords bilatéraux, que les syndicats auraient acceptés, selon vous, "sans garantie". Au contraire, les syndicats ont obtenus les mesures d'accompagnement. Certes, elles sont améliorables. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous demandons de les améliorer rapidement. Mais la libre circulation des personnes n'a pas eu que cet avantage: elle a permis de mettre un terme au honteux statut de "saisonnier", ce qui devrait plutôt vous réjouir. Ou alors, je vous ai mal compris.
En revanche, je suis d'accord avec vous sur la question des mesures qui contraignent les chômeurs ou les bénéficiaires de l'aide sociale à accepter n'importe quel emploi. Comme vous, j'ai dénoncé l'assouplissement de la notion de travail convenable. Comme vous, je combat des mesures d'insertion qui tiennent plus de la corvée que de l'aide efficace. Nous ne sommes pas d'accord sur bien des points, nos idéologies sont différentes, mais ayez au moins l'honnêteté de ne pas me prêter des positions que je n'ai pas. Peut-être appliquez-vous l'adage "on ne prête qu'aux riches", après tout!
Cela dit, si je vois bien pourquoi vous ne partagez pas mon avis sur bien des points, j'ai encore de la peine à définir quel est le vôtre: êtes-vous pour l'allocation universelle? Si oui, à quelles conditions et pourquoi? Franchement, ça m'intéresserait de le savoir!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 06/06/2011

Après l'Espagne, voilà le Portugal quittant le socialisme et de quel manière! Dans quel état sont ces états! Le socialisme fait la preuve une fois de plus de son incapacité à gouverner. Il ne suffit pas de créer des postes de fonctionnaires pour faire diminuer le chômage! Qui paye? les autres, ces sales patrons, ces sales riches. Attention DSK nous montre que l'on serai étonné de savoir combien gagne les pourfendeurs de riches, valable aussi en Suisse aussi! Le socialisme est un vrai miroir aux alouettes

Écrit par : Ah bon | 06/06/2011

Ah bon, je vois que votre talent à faire des amalgames entre les différents partis qui se disent "socialistes" en Europe (saviez-vous d'ailleurs que le parti vainqueur au Portugal s'appelle "social-démocrate", appellation du PS en Suisse alémanique ou en Allemagne?) et les frasques de leurs dirigeants ne faiblit pas et vous en félicite. Cela dit, pourquoi ne donnez-vous jamais votre avis sur les sujets de mes billets? Tant qu'à faire, si vous souhaitez m'abreuver de vos invectives, envoyez-moi un courriel à jcs - arobase - schwaab - point - ch , mais, s'il vous plaît, cessez de poster vos commentaires hors-sujet. Ou alors, faites au moins semblant de donner un avis sur le sujet du billet. Dites-moi, que pensez-vous de l'allocation universelle?

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 06/06/2011

M. Schwaab, cette allocation universelle serait attribuée à TOUS LES CITOYENS (et pas par ménage). Donc, un couple marié sans enfants toucherait plus ou moins Fr. 5'000.00/mois. Et vous trouvez que ce n'est pas suffisant ?

De plus, avez vous pensez à la démographie galopante que cela entraînerait ? Un couple + 5 enfants = plus de 11K par mois sans avoir à bouger son cul. Je vais me remettre à faire des gamins, moi.

Même si j'avais bien remarqué que certains vivaient dans un monde de bisounours où tout le monde (sauf un vilain méchant - mais pas tant que ça) est beau et gentil, je n'imaginais pas qu'on passerait à l'étape suivante, celle des Teletubbies, le monde où tout le monde est complètement neuneu.

Écrit par : Pascal D. | 06/06/2011

Pascal D., pour être aussi virulent, peut-être n'avez vous pas lu mon billet et ma position jusqu'au bout. Cela dit, votre argument est intéressant et il est vrai que les coûts de l'allocation pourraient grandement avoir été sous-estimés par ses partisans. Mais on peut retourner l'argument en leur faveur: nos assurances sociales ne se porteraient-elles pas mieux si la natalité était plus importante? Toutefois, il est vrai que, si c'est pour faire des enfants qui ne travaillent pas (à cause de l'allocation), cela ne résoudrait pas le problème du financement, au contraire... Bref, malgré votre ton à mon avis inutilement agressif, vous donnez un bon argument.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 06/06/2011

Comme promis copier-coller:
Bonjour Monsieur Schwaab, c'est gentil de vous être déplacé d'un écran. En général, sur les blogs (des) "politiques", le "débat lorsqu'il est contradictoire de la part de personnes "en gros du même bord", celles-ci n'obtiennent aucune réponses, ou biaisées et moqueuses, les "politiques" estimant préférable le dialogue de sourd avec leurs "ennemis". Tant les Abrutis du Trio-Octet que moi, l'on expérimenté sur votre blog, celui de "gauche toujours" et "Joseph Z".
Voilà pour le début.
- Je ne m'attendais pas à ce que nous tombions d'accord, ce n'est pas d'ailleurs forcément le but. La TRAITRISE ou alors L'IMBECILITE syndicaliste si elle restait à démontrer, s'est particulièrement distinguée dans les faits décrits ci-dessus.
La BEATIFICATION de la parole patronale, la confiance AVEUGLE dans les promesses de ceux qui devraient être considérés par eux comme l'adversaire... S'ils étaient REELLEMENT sinon au service, mais les "défenseurs du prolétariat"!

Je note au passage que c'est ce sujet là qui est votre première préoccupation.
J'y flaire un double-fond assez nauséabond, celui de débusque "le potentiel sympathisant UDC" sortis "des basses couches sociales"... Une habitude de la gauche à qui l'UDC (pour la Suiise) dicte son programme.

Personnellement, je me fous de ce genre de jugement, je connais la finalité de ma pensée politque! Et celle-ci voit bien plus loin que l'horizon et des socialistes, et de l'UDC.

-Si l'abolition du statut de "saisonnier" est une victoire par l'extension de ses conditions à l'Europe entière (et avec le Trio-Octet nous avons développé ce sujet) je n' y trouve rien là de réjouissant! C'est l'abolition définitive du statut de salarié qui m'intéresse, et celle-là seule me réjouira, entre deux IL n'Y A RIEN!

-Sur la question des fameuses "mesures d'insertion", je suis content de le savoir, que vous êtes contre. Mais qu'en est-il de l'efficacité? La plupart des députés et chefs des CSR romands sont socialistes, et tous filent du pogous on à Porot, par ex. Et punissent avec séverité, ceux qui sont réfractaires!
Mais là encore vous détournez mon propos, qui est celui des "économies réalisées" et répond partiellement à vos préoccupations économiques.

Hônnetement, je ne vois pas dans mon "billet" un "prêt", même de quelconques "positions que vous n'auriez pas", et je n'applique aucun adage, même comme emplâtre sur une jambe de bois, votre égo dut-il en souffrir., ceci est une erreur de jugement, je prend chaque point l'un après l'autre, afin d'en démonter l'ensemble!
AdmEttez que ça fait une forte différence!
Et "Comme vous", je ne l'ai pas écrit, car je suis àl'nverse de vous, je ne combbat pas tels ou tels point.
Sur le sujet principal, qui arrive enfin, je ne eux vous répondre qu'en copiant/coillant la partie que vous n'avez vraisemblablement pas lue du billet:

"Mais je suis pour, faute de mieux, au nom de votre paragraphe, je vous cite « Diminuer la pression vers la précarité » et j'ajoute sa conséquence vers une délinquance unilatérale (des pauvres volent les pauvres ou à peine plus « riches » qu'eux) et/ou comme excuse d'appartenance aux maffias et autres gangs. Ainsi que du suivant « combler les lacunes du filet social » bien que « lacunes » soit une définiton timide et lacunaire elle-même..."ient du 5ème paragraphe du billet.
Merci de votre visite, et bien à vous
Kurt Deroy
Ps: ce commentaire est présent sur les deux blogs.

Écrit par : Kurt Deroy | 06/06/2011

Désolé pour toutes ces fautes de frappes et d'orthographe, j'étais stressé.

Écrit par : Kurt Deroy | 07/06/2011

ªKurt Deroy: Je crains que nos divergences idéologiques ne soient trop grandes: Vous voulez supprimer le travail, pas moi. Il est donc assez logique que nous ne nous mettions pas d'accord sur l'allocation universelle.
Notre appréciation sur la position des syndicats sur certains dossier est également assez opposée. J'aimerais que vous me donniez quelques exemples où les syndicats auraient "béatifié" la parole patronale ou se seraient laissés "aveugler". On peut bien entendu apprécier différemment les conséquences d'une position politique, mais il me semble que votre jugement sur l'action des syndicats est erronée.
Enfin, au sujet des mesures d'insertion à la porot, ingeus et co, pourriez-vous me donner des noms de "responsables et députés socialistes" incrtiminés. En ce qui me concerne, je peux vous citer divers nom de députés socialistes (Ada Marra, Nicolas Rochat) sont intervenus contre ces mesures infâmes.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 07/06/2011

Deux pays ont trouvé la solution continuer de verse la rente des défunts aux survivants et ce en Grèce et détourner l'argent des saisonniers ayant travaillé en suisse mais encaissé par le gouvernement italien,alors cessons de réver le modèle actuel rend jaloux tous les pays nous entourant ,je veux parler du domaine assurance,de toutes manières dès 70 ans on ne vous soigne plus y'aura donc des primes payées pour soigner les plus jeunes,résultat du monde anglo saxon car à force de vouloir s'adapter aux normes européennes en pleine pagaille notre pays y laissera des plumes dont ceux à naitre payeront les pots cassés suie à la négligence de ceux d'aujourd'hui mais qui pour une fois ne pourra pas être repprochée aux vieux considérés comme rebuts même par les assurances elles-mêmes du moins certaines et qui sont de plus en plus nombreux à tirer la sonnette d'alarme,cessez de parler ,agissez!

Écrit par : lovsmeralda | 07/06/2011

Effectivement, Monsieur Schwaab, votre crainte est justifiée et je ne ferais rien pour l'atténuer. Travail est à prendre au sens marxiste, situationniste et anarchiste, et il s'agit de l'abolition du salariat, et de "perdre sa vie à la gagner"... des « banalités de base » qu’il devrait, à notre époque plus être nécessaire à rappeler.
Mais l’époque* est à L ‘OUBLI ORGANISE, ce qui fait que l’on ne peut même pas en vouloir à l’inculture politique ENTactuelle, créant la dystopie régnant actuellement, y compris dans les « nouveaux » mouvements de contestations, qui semble plus tenir de la seconde révolution bourgeoise, nécessitée par la dichotomie entre moyens de production et organisation sociale (répétition du billet, certes mais répétition nécessaire) .
L’allocation universelle est dans le système d’exploitation capitaliste un moyen de contre-insurrection, une mesure de maintien de l’ordre.
L’allocation universelle est dans le système d’exploitation capitaliste une tactique économique. Les « exclus » peuvent encore consommer, un minimum, certes mais consommer. Ce qui est le second rôle attribué au prolétariat.
Et il n’est pas de hasard que cette idée ressorte justement maintenant
Sachant cela, je reste POUR, cette allocation permettant AUSSI par la respiration qu’elle permet dans ce monde totalitaire, aux gens de réfléchir aux conditions de leur existence et de leur exploitation ET C ‘EST ENCORE, pour moi, UN ARGUMENT EN SA FAVEUR !

Béatification au sens premier! Les patrons en tant que Saints (et non les Saints patrons). L’exemple je l’ai déjà donné, ne me forcez pas à bégayer! La promesse sur le dumping salarial! Quant à l’action des syndicats, mon jugement pourrait être erroné, si IL EN EXISTAIT, ne serait-ce qu’une!

« pourriez-vous me donner des noms de "responsables et députés socialistes" incriminés » Vous m’incitez à la délation ? Tsk ! Volontiers en l’occurrence ! Votre « chef de parti national » est fribourgeois… Regardez les conditions de l’attribution de l’aide sociale toujours dans ce canton. J’ajoute que dans le canton de Fribourg la responsable de ce département est de votre parti. Ceci ne vous suffit pas ? C’est une élue PDC qui demande à ce que les subsides d’ass- mal soient versés aux déjà bénéficiaires sans le délai d’au min 3 mois de réactualisation de dossier annuel!
Encore ? PYM dans le canton de Vaud, même département mais en Vaud, lui qui aime faire des scandales inutiles ! Quelle fut sa position dans l’arrivée disons d’Ingeus ? Que pense-t-il des sanctions RI ? De son propre service juridique?
Les interventions des « divers noms de députés socialistes**» ont débouché sur QUOI?

Pour conclure, il n’est pas étonnant, que « la gauche », que notamment et surtout les partis socialistes soient mis en cause dans toute l’Europe!
Mis à part le risque d’une récupération par le « spectaculaire intégré » (au sens de Guy Debord) ceci est plutôt sain, et que Josef Z ne pavoise pas! Je pense que les insurgés sauront ne plus l’entendre, lui et ses semblables.

Ps : Beaucoup des arguments (mal et insuffisamment, pour cause de tempo) développés dans ce commentaire, l’ont été dans des « billets » (Ingéus, les sanctions RI, etc.) et si vous me forcez à la répétition, c’est ici la preuve du désintérêt des « politiques » pour ce qu’ont à dire ceux (contre ou de leur plein gré) qu’ils gouvernent.

*à partir de 1981, est-ce un hasard ?
** et je ne mets pas en doute leur bonne foi

Écrit par : Kurt Deroy | 07/06/2011

Effectivement, la totalité des vos billets sur Ingeus et co. m'aura échappé, même si j'en ai lu plusieurs. Cela dit, il ne faut pas oublier une chose: les sanctions sont introduites par des lois, qui sont votées par des parlements à majorité de droite. Les chefs des départements, quel que soit leur bord politique, doivent les appliquer. En outre, les chefs de département pas concernés par certains dossier ne peuvent s'exprimer sur les dits dossiers. Ainsi, quoi que pense M. Maillard d'ingeus (et j'aime à croire qu'il partage mon avis et le vôtre), il ne peut s'exprimer sur ce sujet, car cela ne relève pas de son département. Ces règles vous paraissent peut-être stupides ou absurde, je peux le concevoir. Mais voilà, elles sont en vigueur!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 08/06/2011

Rebonjour Mr. Schwaab**, il est et était évident que lire tous les billets d’un blog… Je ne sais s’il y a des personnes qui le font.
Sur les lois, d’abord. Les élus socialistes appliqueraient donc les lois et règlements à la lettre, même en cas de retour d’un scénario Godwin ?
Sur les « règles » (qui n’ont pas force de loi ? Ou je me trompe ?), une personne élue est-elle privée de ses doits de citoyens, auquel cas voilà le pourquoi (et non la raison, car en l’occurrence tout cela est déraisonnable) du silence assourdissant des élus « de gauche » sur la situation sociale présente et à venir !
Et oui je confirme, lois stupides, règles absurdes et inversement. Elles ne font d’ailleurs pas que paraître*, ELLES SONT ainsi et effectivement en vigueur et en rigueur! Doit-on s’en contenter?
Si je vous lis attentivement, vous pouvez concevoir qu’on les trouve absurde, mais vous ne le trouvez pas! (Oui, il s’agit d’une lecture de tropes)
Bien à vous
*Et admettez que je ne suis pas seul à voir l’apparition de leur apparence inique. Elles paraissent fâcher de plus en plus de monde !
**Pour le lecteur, -s'il y en a... :-)- le même dialogue entre Jean Christophe Schwaab et moi à lieu sur les deux blogs. Ceci écrit pour vous évitez "le ping-pong"

Écrit par : Kurt Deroy | 08/06/2011

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