04/08/2011

Politique monétaire et coups d’épées dans l’eau

La BNS a enfin agit pour contrer la surévaluation du Franc. Il était temps, car la menace sur les emplois et les salaires commençait à se faire pressante: nombre d’entreprises ont tenté d’augmenter le temps de travail sans compensation de salaire (p. ex. Lonza), de payer le salaire de toute ou partie de leur personnel en Euros (p. ex. Von Roll Infratec) – même si c’est illégal, quand elles n’ont pas carrément procédé à des licenciements collectifs (p.ex. Sanofi-Aventis). Et les signaux d’alarme raisonnent de plus en plus fort, notamment du côté des secteurs exportateurs ou du tourisme. La spéculation sur le Franc menaçant à terme plusieurs dizaines de milliers d'emplois.

Il n’a y semble-t-il que le Conseil fédéral à ne pas s’inquiéter de la situation, étant donné qu’il compte ne rien faire du tout. Et laisser la situation se dégrader encore, en regardant, la larme à l’œil pourquoi pas! les emplois disparaître. Les partis bourgeois ont faits quelques propositions, mais qui s’apparentent plutôt à de grands coups d’épées dans l’eau. D’une part, parce que ces propositions sont aussi anciennes qu’aléatoires, voire inefficaces. Mais surtout, parce qu’elles n’auraient aucun effet sur le cours du Franc. Coups d’épée dans l’eau, elles sont donc aussi pistolet à un seul coup.

Vielles recettes… sans garanties

La droite ressort en effet ses vielles recettes pour soit disant «améliorer la compétitivité des entreprises»: flexibiliser les conditions de travail, baisser les impôts, limiter la «bureaucratie». Or, le succès de ces mesures relève du mythe idéologique, étant donné qu’aucun lien ne peut être fait entre croissance, chômage, charge fiscale et régulation du marché du travail. Ainsi, le pays de l’OCDE dont le droit du travail est le plus libéral, les USA, se coltine un taux de chômage trois fois supérieur au nôtre et d’autres pays comme les Pays-Bas, qui ont, par exemple, un salaire minimum légal, ont un taux de chômage similaire, voire plus bas qu’en Suisse.

Il faut des mesures de politique monétaire

Mais surtout, aucune de ces mesures n’aura le moindre effet sur la force du Franc. Même en admettant qu’elles permettent de sauver des emplois maintenant, le pistolet aurait tiré son seul coup et, lors de la prochaine envolée du Franc, elles n’auraient plus le moindre impact et des emplois seraient, au final, quand même perdus.

Il faut donc agir sur la monnaie elle-même et pas se contenter de pareils emplâtres sur jambes de bois. Contrairement à ce que prétendent des milieux patronaux et partis bourgeois étonnement fatalistes, la BNS peut, et doit faire plus. Elle pourrait notamment se fixer un objectif de cours, politique qui a réussi au Danemark ou en servant des intérêts négatifs, ce qui a fait ses preuves dans les années 1970. Mais la BNS n’est pas la seule à détenir les clefs de la politique monétaire. Les autorités politiques peuvent, et doivent, intervenir sur le Franc, par exemple en taxant la spéculation financière ou en mettant sur pieds un fonds d’investissements publics dans la zones Euro.

 

Commentaires

Il y'a de ca quelque décénie, le cours des choses étaient mis à jour une fois par mois... Aujourd'hui avec l'informatique les cours changent toutes les secondes et changent si quelqu'un a acheté 3 salamis au lieu de ses 6 habituellement !?!

Mais les marché brousier ne sont pas les seuls, les "climatologues" (enfin... les médias et les écolos) font de même aujopurd'hui. Ils refassonent le climat futur presque chaque jours plutôt qu'à regarder sur le long terme...

Les politiciens font la même chose, dès qu'une personne tousse en Asie, elle fait acheter des millions de vaccins pour les siens...

Y'a pas que la finance qui n'arrivent pas prendre du recul sur le monde...

Écrit par : DdD | 04/08/2011

Ne connaissant pas ce domaine, il m'est difficile de donner un avis qui est forcément pertinent. C'est un avis de simple citoyen.


La monnaie comme les produits agricoles de base ne devrait pas pouvoir être soumis au marché. La monnaie étant stratégique, et l'agriculture (comme le blé, riz, ...), vitale pour l'humanité.

Taxer les spéculations, c'est une idée, mais concrètement je ne vois pas bien. Taxer plus les échanges de monnaies, ou proportionnelement au montant ?


La BNS est propriétaire de la monnaies suisse. En tant que propriétaire, il devrait avoir un droit de regard sur les mouvements de sa monnaie.
Si les transactions monétaires dans les instituts financiers et banques ont une influence prépondérante sur le cours du franc, alors la BNS devrait comme toutes autres banques émétrice de billets, avoir le droit de mettre un veto sur les grosses transactions partout dans le monde.
Ce qui devrait refroidir beaucoup les spéculateurs, même si cette régulation était mal faîte.

Ainsi, la BNS en accord avec la BCE pourrait acheter / vendre de l'Euro en grande quantité comme actuellement, mais l'UBS, pour chaque grosse transaction, devrait avoir l'aval des 2 banques centrales.

Écrit par : Jean-Charles Binggeli | 04/08/2011

" La BNS a enfin agit pour contrer la surévaluation du Franc. "

Ce n'est pas le Franc qui est surévalué, mais l'Euro qui est sous évalué; nuance.

" Ainsi, le pays de l’OCDE dont le droit du travail est le plus libéral, les USA, se coltine un taux de chômage trois fois supérieur au nôtre et d’autres pays comme les Pays-Bas, qui ont, par exemple, un salaire minimum légal, ont un taux de chômage similaire, voire plus bas qu’en Suisse. "

La chômage US est lié à la crise financière et non à la politique de l'emplois. Mais il serait plus haut avec une politique moins libéral. Quand aux Pays-bas c'est aussi le pays dont les bénéficiares d'un salaire minimum sont le plus bas d'Europe.

" en servant des intérêts négatifs, ce qui a fait ses preuves dans les années 1970. " les taux d'intêret qui reste trop longtemps proche du zéro, génèrent de la croissance, mais aussi à terme de la spéculation. drôle de conception pour lutter contre la spéculation.

" Les autorités politiques peuvent, et doivent, intervenir sur le Franc, par exemple en taxant la spéculation financière ou en mettant sur pieds un fonds d’investissements publics dans la zones Euro. "

Un fond d'investissement publique alors que la zone Euro traverse justement une crise de l'endettement publique? Vous marchez sur la tête. Faut pas s'étonner que l'Euro plonge. Se sont les investissements privés qui sortiront les pays de la crise, comme ce fut toujours le cas.

D.J

Écrit par : D.J | 05/08/2011

L'Europe, la grande Europe des fonctionnaires est le fait des socialistes en particulier! Faut-il encore de meilleurs exemples pour montrés que le socialisme ne mène à rien! Les fonctionnaires sont un peu vos banquiers à vous! Ou est la diffèrence? Les deux c'en foutent plein les poches et le bon peuple paye!

Écrit par : Ras le bol | 06/08/2011

L'Europe, la grande Europe des fonctionnaires est le fait des socialistes en particulier! Faut-il encore de meilleurs exemples pour montrés que le socialisme ne mène à rien! Les fonctionnaires sont un peu vos banquiers à vous! Ou est la diffèrence? Les deux c'en foutent plein les poches et le bon peuple paye!

Écrit par : Ras le bol | 06/08/2011

@DJ: "Ce n'est pas le Franc qui est surévalué, mais l'Euro qui est sous évalué; nuance." ça revient exactement au même. D'autant plus que le franc est aussi surévalué face au Dollar. Or, USA plus zone Euro doivent représentent plus de la moitié des exportations suisses. Peu importe donc de savoir par rapport à qui le Franc est surévalué. Ce qui est important, c'est de savoir que cela a des impacts sur l'économie.

Ce que je veux démontrer avec le parallèle avec le USA et leur droit du travail libéral, c'est qu'un droit du travail libéral n'est pas synonyme d'absence de chômage comme beaucoup le prétendent. Et le parallèle avec les Pays-Bas montre qu'un salaire minimum n'est pas synonyme de chômage élevé, contrairement à ce que les mêmes prétendent avec insistance.

Au sujet des investissements dans la zone Euro pour faire baisser le cours du Franc, investir dans un pays endetté n'est pas défavorable. Au contraire, cela n'a rien n'a voir. Il suffit de choisir des investissement productifs et rentables pour les Suisse. Je pense par exemple aux infrastructures de transports (p. ex. pour faciliter l'accès la Suisse en trains à grandes vitesse ou pour améliorer les accès aux NLFA) ou aux énergies renouvelables: je rentre d'Allemagne du Nord, qui est en train de se couvrir d'éoliennes. Nous aurons besoin de cette énergie pour remplacer le nucléaire et, actuellement ce sont les Allemands qui investissent et qui toucheront les fruits de ces investissements. Pas la Suisse. Alors que si la Suisse investit aussi dans ces technologies, elles touchera de gros retours sur investissement!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 06/08/2011

@Ras le bol: Ah ça oui, l'Europe, dirigée par un libéral, dont les principaux Etats membres sont dirigés par la droite, dont le parlement est à majorité de droite, dont la Cour de Justice donne régulièrement la priorité aux libertés économiques sur les droits sociaux, dont les principaux objectifs des traités sont le libre marché intérieur, dont la banque centrale suit une politique strictement monératiste! Pas vraiment socialiste, tout ça, non? Ne pensez-vous pas que votre affirmation tient plus du slogan que de l'analyse des faits?

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 06/08/2011

Aujourd'hui on peut lire 2-3 choses intéressantes et hallucinantes à travers quelques médias:

CRISE DE LA DETTE:
«Laissez les pays et les banques faire faillite», dit un expert suisse

http://www.lematin.ch/actu/economie/%C2%ABlaisser-les-pays-et-les-banques-faire-faillite%C2%BB-dit-un-expert-suisse

ou

http://www.lematin.ch/actu/economie/craignez-vous-un-krach-boursier

-> Question drôle et surtout commentaires qui vont dans tous les sens... Il y a les apocalyptiques économiques qui rêvent de tout voir s'effondrer. Ils en ont marre de voir des milliards prêter aux banksters qui utilisent ces argent pour continuer à spéculer et s'augmenter leurs salaires!!! Au départ tous ces milliards devaient être ré-investit dans les économies réelles, dans LEURS économies réelles mais la vérité c'est que cet argent à servit à spéculer et/ou à être placé dans des valeurs refuges. La Suisse, le CHF est une valeur refuge et donc il ne faut pas s'étonner de voir notre monnaie être surévaluée...

Va-t-on vers un un nouveau crash boursier? Peut-être... Un crash mondiale? Avec la mondialisation des marchés certainement oui! La solution: annuler toutes les dettes!

Les banques nationales prêtent de l'argent aux banques privées. Ces mêmes banques privées prêtent cet argent aux Etats.
Les Etats sont endettés, les banques privées paniquent, les agences de notations font la pluie et le beau temps sur les marchés, les spéculateurs testent et attaquent à gauche et à droite pour voir les réactions sociales et politique.
Annulons les dettes, les Etats ne doivent plus rien aux banquiers et les banquiers ne doivent plus rien aux banques centrales. On annule tout!
Je ne vois que cette solution pour préserver un minimum les acquis sociaux et nos économies. Car si on laisse partir en faillite les Etats et les banques, nous les braves et bon peuples, on va TOUT perdre. Et les très riches, les élites financières s'en sortiront encore mieux!
Je ne dis pas que cette solutions va être facile à réaliser mais c'est à mes yeux la moins pire des autres que nous proposent la grande finance mondiale.

Abe

Écrit par : Jocauss | 06/08/2011

"Investir dans un pays endetté n'est pas défavorable......choisir des investissements productifs et rentables......"

Il faut juste de ne pas oublier qu'un pays endetté qui doit appliquer un sévère plan d'austérité......va avoir de réel problème pour PAYER SES FACTURES!
Combien y en a-t-il de ceux-là sur 27 en Europe ?: La Grèce, l'Ireland, le Portugal, la Belgique, Chypre, les Baltes, la Roumanie, la Slovaquie, l'Espagne, l'Italie, la France, l'Angleterre, et surement l'Allemagne après avoir soutenu tous les défaillants de l'UE.

Alors franchement, votre vision à long terme, Monsieur Schwaab est trouble et bien opaque votre orientation sur les nouveaux échanges commerciaux de demain.

Écrit par : Corélande | 06/08/2011

Votre commentaire est intéressant Jocauss. Il est vrai que, dans tous les "plans de sauvetage" des pays endettés, le premier objectif n'est pas de redonner de la marge de manoeuvre aux gouvernements... mais de rembourser les créanciers, lesquels ont souvent délibérément investi dans des placements qu'ils savaient dangereux, quand ils n'ont pas, à l'instar de Goldmann Sachs en Grèce, incité les Etats à tricher dans leur comptabilité. Ces créanciers ne méritent pas d'être protégés. Dans ces conditions, réfléchir à annuler toute ou partie de la dette est vraiment pertinent!

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 06/08/2011

Les banques qui ont en connaissance de cause prêté de l'argent à des pays surendetté, tout en se disant que leur gouvernement les renflouerait si il y a grosse pertes ne devrait pas être aidé et tant pis si c'est la faillite.
Les états devrait juste garantir l'épargne.
C'est du bon sens.


La Suisse et les autres états ont perdu l'occasion de restructurer les banques en séparant ce qui est épargne du reste. L'influence de certain milieux a du être trop forte, quel gachis. Et il est quasi certain, même après la crise de l'Europe, qu'on va continuer à en pâtir dans d'autre crises.

Il serait en tout cas intéressant de connaître le point de vue du monde politique suisse.

Écrit par : Jean-Charles Binggeli | 06/08/2011

@ Jean Christophe Schwab

A DJ qui a dit "Ce n'est pas le Franc qui est surévalué, mais l'Euro qui est sous évalué", vous avez répondu que cela revient au même.

A mon avis, le Franc n'est pas surévalué et l'Euro n'est pas sous-évalué. Actuellement ces deux monnaies sont probablement au "juste prix" du marché dans la mesure où elles reflètent la confiance que l'on a dans ces deux monnaies.

Bien malin sera celui qui pourra démontrer - chiffres à l'appui - que, d'une part, le franc est surévalué et, d'autre part, que l'euro est sous-évalué.

Selon moi, l'Euro n'est absolument pas sous-évalué mais probablement surévalué. L'évolution de son cours, ces prochains jours, devrait nous renseigner à ce sujet.

En ce qui me concerne, comme déjà dit, je pense que les mesures prises récemment par la BNS seront sans effet notable sur le cours de l'Euro, respectivement du Franc.

Ce qui est grave, c'est que la BNS va subir des pertes colossales, notamment si elle devait procéder prochainement à des achats massifs d'Euros pour tenter, vainement, de soutenir son cours.

La BNS va se retrouver avec, en portefeuille, des centaines de milliards d'Euros qui perdront inexorablement de leur valeur au fil du temps, perte qui devra bien, finalement, être enregistrée comme telle en fin d'exercice comptable.

Comme déjà dit, sans l'intervention inopportune de la BNS, notamment sous la pression du patronat et même du Conseil fédéral, les fonds ainsi économisés auraient permis d'assainir durablement les finances de l'AI. Comme l'a dit un commentateur dans une note concernant un autre article de presse. la BNS a perdu toute indépendance. elle est désormais "à la botte" du patronat.

Frédéric Vahlé

Écrit par : VAHLE | 07/08/2011

@ Frédéric Vahlé

Ce qu'il faut regarder, c'est l'interdépendance de l'économie.

Le fait que nous exportons beaucoup en Europe et en dollars nous oblige à avoir des prix convenables.
Si à long terme, le franc reste fort, c'est la délocalisation ou la baisse des salaires. La baisse des salaires devrait être compensé par des produits d'importations moins élevés de par la force du franc (dans un monde parfait).

En résumé si 2 pays commerce excluvisement ensemble de même niveau de richesse , acheter une voiture dans l'un permet après conversion d'en acheter une dans l'autre et pas deux. Si c'est deux, celà voudrait dire que depuis longtemps il n'y a plus d'exportation, d'où chômage, etc...

Dans un système interdépendant, le vrai taux de change est celui de pouvoir acheter a peu près la même chose, après conversion de monnaie.

La monnaie n'est pas un produit spéculatif, c'est un outil qui facilite le "troc". L'estimation d'un franc sur ou sous-évalué, n'est pas une question de marché boursier, mais d'économie. La possibilité de spéculer sur des monnaies est une aberration du système.

Écrit par : J-Ch binggeli | 07/08/2011

@ Frédéric Vahlé

Ce qu'il faut regarder, c'est l'interdépendance de l'économie.

Le fait que nous exportons beaucoup en Europe et en dollars nous oblige à avoir des prix convenables.
Si à long terme, le franc reste fort, c'est la délocalisation ou la baisse des salaires. La baisse des salaires devrait être compensé par des produits d'importations moins élevés de par la force du franc (dans un monde parfait).

En résumé si 2 pays commerce excluvisement ensemble de même niveau de richesse , acheter une voiture dans l'un permet après conversion d'en acheter une dans l'autre et pas deux. Si c'est deux, celà voudrait dire que depuis longtemps il n'y a plus d'exportation, d'où chômage, etc...

Dans un système interdépendant, le vrai taux de change est celui de pouvoir acheter a peu près la même chose, après conversion de monnaie.

La monnaie n'est pas un produit spéculatif, c'est un outil qui facilite le "troc". L'estimation d'un franc sur ou sous-évalué, n'est pas une question de marché boursier, mais d'économie. La possibilité de spéculer sur des monnaies est une aberration du système.

Écrit par : J-Ch binggeli | 07/08/2011

@ J-Ch Binggeli

Je vous remercie de votre petit cours de macro-économie, dont je ne conteste pas le raisonnement.

Comme vous le relevez très justement, l'estimation d'un franc sur ou sous évalué n'est pas une question de marché boursier mais d'économie.

Le problème est que la Suisse est comme une coquille de noix qui se trouverait sur une déferlante. Il est évident que, compte tenu des graves crises qui ébranlent l'économie des pays membres de l'Union Européenne (et ce n'est pas fini ...)la BNS n'est pas en mesure d'influencer durablement le cours de l'Euro, c'est un puits sans fond.

Écrit par : VAHLE | 07/08/2011

Voici un petit dessin:

Mettons que le franc suisse valait idéalement 1,5 franc pour un euro et que sa teneur consistait en un verre de sirop grenadine de 2 dl avec 20% de sirop pur...

Après la chute de l'euro de quelque 33 %, nos 2 dl de sirop accusaient donc une teneur en sirop pur de 26,6% pour une quantité d'eau de 73,4%.

Que faire alors pour retrouver l'équilibre eau/sucre idéal?

Logiquement donc, il faut augmenter la quantité d'eau, ce qui a pour effet d'augmenter la quantité de sirop dilué.

Afin de retrouver un franc de "2 dl" équilibré, il faut donc augmenter la quantité de francs en conséquence.

Le problème, c'est que la BNS a décidé de mettre ce pactole à disposition des banques, pour qu'elles puisse continuer à s'engraisser en prêtant à la collectivité (qui n'est autre que le propriétaire de ces nouveaux francs - les cantons sont les actionnaires de la BNS). Et accessoirement refiler des bonus scandaleux à leurs cadres si intelligents et si malins et qui ne sont jamais responsables des dégâts de leur économie virtuelle.

Il faut exiger que la BNS participe avec cette richesse, à éponger une partie de la dette publique des cantons.

Écrit par : petard | 12/08/2011

errata... désolé

"Après la chute de l'euro de quelque 33 %, nos 2 dl de sirop accusaient donc une teneur en sirop pur de 26,6% pour une quantité d'eau de 73,4%."

...teneur en sirop pur de 30% pour une quantité d'eau de 70%

me semble-t'il.... bref, faut diluer avec plus de flotte pour retrouver l'équilibre...

Écrit par : petard | 12/08/2011

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