20/10/2011

Comment expliquer le succès de l’initiative pour une caisse publique et unique?

Moins de neuf mois après son lancement, l’initiative «pour une caisse maladie publique» a déjà recueilli 100'000 signatures. Il ne reste que la «marge de sécurité» d’environ 20'000 signatures à récolter et l’initiative pourra être déposée plus de six mois avant l’échéance du délai de récolte. Le texte lancé par le PS, les syndicats, des organisations d’assurés et de patient a donc rapidement convaincu (de mémoire de récolteur assidu, c’était une des initiatives les plus faciles à faire signer…). Ce n’est pas étonnant, quand on constate à quel point la multiplication des caisses-maladie est la cause de la plupart des disfonctionnements de notre système de santé.

Les caisses gaspillent

80 caisses-maladie, c’est 80 directions, 80 conseils d’administration (souvent composés de parlementaires UDC, PLR et PDC dument stipendiés), 80 sièges sociaux, 80 campagnes publicitaires et des innombrables courtiers et comparateurs aux méthodes douteuses. C’est trop. C’est inutile. Les frais de santé à la charge des assurés sont trop élevés pour que l’on puisse se permettre toutes ces dépenses somptuaires. Même s’il ne s’agit que d’une petite partie des coûts à la charge de l’assurance de base, leur suppression serait une baisse bienvenue pour les assurés qui paient trop de primes.

En outre, en matière d’assurance sociale, le public est bien plus efficace que le privé. Ainsi, la SUVA, malgré son monopole sur certaines professions, a des frais administratifs plus faibles que ses concurrents privés. Voilà pour ceux qui prétendent à tort et à travers que «le privé est plus efficace»…

Les caisses sont opaques

La caisse unique ne permettrait pas uniquement de supprimer des frais administratifs. Elle permettrait aussi de mettre un terme à une tendance scandaleuse: Le fait que les primes augmentent plus vite que les prestations remboursées. Par exemple, certaines caisses ont des frais par assurés 50% inférieurs à la moyenne, mais leurs primes sont inférieures de seulement 30%. C’est malheureusement légal. Sans que l’on puisse savoir où la différence a passé. Probablement dans le reconstitution des réserves, mais, le Conseiller fédéral PLR Didier Burkhalter ayant supprimé le contrôle des réserves par canton, il est impossible de le savoir avec précision.

Les caisses sélectionnent les risques

Nombreuses sont les caisses-maladies qui, au lieu d’assurer tout le monde alors que la loi les y oblige, font en sorte de n’avoir que de «bons risques», c’est-à-dire des gens jeunes et en bonnes santé, qui paient leurs primes sans consommer de prestations. C’est possible par exemple en n’étant accessible que sur internet, ce qui exclut par exemples les personnes, notamment âgées (dont les coûts de santé sont plus élevés), qui ne sont pas familiarisées avec cet outil. Ou alors en pratiquant le tiers-garant, c’est-à-dire en obligeant les assurés à avancer les montants des soins pour ne les rembourser que plus tard, ce qui exclut les malades chroniques ou lourds qui n’ont pas les moyens d’avancer des frais de santé colossaux et qui doivent se rabattre sur des caisses qui font du tiers-payant, mais plus chères…

Les caisses n’ont pas intérêt à la prévention

Et c’est justement parce qu’elles peuvent sélectionner les «bons risques » que les caisses ne sont pas intéressées à la prévention. En effet, pas besoin de faire en sorte que les gens ne tombent pas malade si on peut éviter d’avoir à rembourser les malades chroniques et ne garder que les «bons risques» qui ne consomment presque pas de prestations… Or, la prévention est le meilleur moyen de faire baisser les coûts de la santé. Mais si les caisses n’y ont pas intérêt parce que le système le leur permet. Une seule caisse-maladie qui devrait assurer tout le monde ne pourrait pas se «débarrasser» des «mauvais risques» et aurait donc tout intérêt à ce qu’une politique de prévention efficace fasse baisser le nombre de maladies chroniques.

Les caisses ont intérêt au rationnement des soins

Comme les caisses ne peuvent, en théorie du moins, pas faire de bénéfice avec l’assurance de base, elles ont intérêts à ce que leurs clients contractent des assurances complémentaires, plus chères, pour lesquelles la sélection des risques est autorisée et où elles peuvent faire des bénéfices. Or, pour inciter les gens à conclure des complémentaires, ils faut qu’ils aient l’impression, justifiée ou pas, que l’assurance de base de suffit pas à couvrir leurs besoins de santé. En réduisant le catalogue des prestations, les caisses peuvent encourager leurs assurés à conclure des complémentaires qui assurent les prestations supprimées.

Les caisses empêchent les réformes… ou veillent à ce qu’elles leurs soient favorables

Les caisses-maladie sont en conflit à propos de la tarification avec bon nombre de professions médicales, p. ex. les physiothérapeutes. Ce qui bloque les réformes de la tarification. Elles sont aussi en conflit avec les hôpitaux pour des questions de protection des données et de secret médical. Ce qui freine aussi les réformes. A cela s’ajoute le fait que leur faîtière santésuisse ne cesse de perdre ses membres et n’est plus un partenaire représentatif.

Les seules réformes que soutiennent les caisses sont en revanche celles qui sont favorables non pas aux intérêts des patients, mais à leurs propres intérêts. Dernier exemple: les réseaux des soins intégrés (managed care). Précédemment, il y a avait eu l’article constitutionnel basé sur une initiative de l’UDC visant à rationner les soins et à supprimer le libre choix du médecin. Fort heureusement, le peuple avait mis le holà.

Bref, pour remettre l’assurance-maladie sur les rails, signez l’initiative pour une caisse publique, afin de garantir son aboutissement et son dépôt rapide! Et, pour défendre une assurance-maladie efficace et supportable pour tous, votez socialiste!

Commentaires

Plutôt que de partir dans un monstre étatique qui ne fera pas baisser les coûts de la santé (donc les primes), pourquoi ne pas, pour commencer, faire en sorte que les primes d'assurance de base soient identiques, que vous viviez à Stanz, Zurich, Genève ou Goumoens-le-Jux ? Ce serait la 1ère pierre d'une véritable solidarité nationale.

Est-il normal que des citoyens d'un canton (qui habitent à 3 km de la frontière d'un autre canton - c'est mon cas) paient moins que ces derniers ? Tant mieux pour moi, mais je trouverais plus logique de payer la même prime que mes voisins intercantonaux.

D'autre part, il faudrait qu'en cas de changement de caisse, les réserves faites avec MES primes, s'il y en a, me suivent dans la nouvelle caisse (à l'instar du 2ème pilier).

Je voterai donc NON à une caisse maladie unique. Ce que vous proposez a un inconvénient auquel vous ne remédierez pas de cette manière : vous ne luttez pas contre la hausse des coûts de la santé, mais contre un système. Et ça ne suffit pas.

Écrit par : Pascal D. | 20/10/2011

Actuellement, nous faisons plutôt face à un "monstre" composé d'entreprises privées qui gaspillent l'argent des assurés. L'exemple de la SUVA montre qu'en Suisse, les assurances uniques et étatiques sont plus efficaces que leurs concurrents privés. On constate la même chose dans l'assurance-incendie. Votre argument se base donc sur du vent.

Quant au problème des réserve que vous évoquez, il disparaîtrait totalement avec une caisse unique.

Vous avez cependant raison sur un point: pour lutter contre l'augmentation des coûts de la santé, il ne faut pas que s'occuper du système de financement. Il faut investir dans la prévention, ce à quoi le système actuel n'incite malheureusement pas, comme je l'explique dans mon billet. Et, pour limiter les coûts de la santé, rien ne vaut la régulation étatique: savez-vous par exemple que, dans le canton de Vaud, les coûts du secteur de la santé régulé par l'Etat (hospitalier stationnaire) sont 1. stables, 2. dans la moyenne suisse, alors que les coûts des secteurs non régulés et où sévit la concurrence (hospitalier ambulatoire) explosent? Voilà qui bat encore en brèche les arguments de ceux qui prétendent que "le privé fait toujours mieux que l'Etat". En matière de santé, c'est le contraire qui est vrai.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 20/10/2011

" L'exemple de la SUVA montre qu'en Suisse, les assurances uniques et étatiques sont plus efficaces que leurs concurrents privés. On constate la même chose dans l'assurance-incendie. Votre argument se base donc sur du vent ".

La SUVA assure l'accident et non la maladie. l'AI est aussi une caisse unique et étatique mais qui est gravement déficitaire. Vos comparaisons que l'état est meilleur que le privé ne tient pas la route. Les systèmes à l'étranger de caisses uniques maladie ou de monopole publiques sont des gouffres à milliards et des machines à pénuries médicales. En Suisse vous ne ferez que de changer de statut sans prendre à la racine le problème de l'explosion des coûts.

Quand aux frais administratif des caisses maladie c'est 5% des coûts totaux. Belle économie en effet.

Écrit par : D.J | 20/10/2011

D.J., 5%, c'est déjà ça. Si mes primes baissaient de 5%, je m'en réjouirais! Et je ne serais probablement pas le seul...
En outre, il est inacceptable que de l'argent public soit gaspillé, même si le gaspillage ne correspond qu'à 5% du coût total.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 20/10/2011

Logiquement, aucun bénéfice ne devrait être fait, donc qu'est-ce qui motivent les assurances privées à garder un truc qui rapporterait rien ?

Dans le système actuel, on pourrait croire que tout pousse a faire des primes plus élevées en romandie pour atténuer les hausse en suisse alémanque où les opinions comptent plus que ceux des romands, ne serait-ce que par le nombre.

Écrit par : roket | 20/10/2011

M. Schwaab, ces 5 % ne représentent rien de plus que les salaires qu'il faudra verser aux milliers de fonctionnaires de la caisse unique. Vous pensez sincèrement que les frais d'administration d'une monstrueuse caisse unique se monteront à moins de 5 % ?

Encore une fois, vous vous attaquez à un système (certainement pas parfait) en mentant (j'insiste) en disant que cela fera baisser les primes. Mais les primes ne baisseront pas tant que l'on ne s'attaquera pas aux causes des primes : les coûts de la santé. Et que vous ne dépensiez que 4 ou 3 % en frais d'administration, ne fera pas baisser les primes des assurés.

Il faut lutter contre ces gens qui usent et abusent des urgences, des médicaments. Contre les médecins qui font des certificats de complaisance (j'en connais). Et peut-être revoir ce qui doit être remboursé par l'assurance de base ou non. C'est là que vous ferez des économies, pas avec une caisse unique.

@ roket : c'est pour cela que je préconnise des primes identiques pour tous, où que vous habitiez en Suisse. Mais à priori, l'idée est trop simple pour être appliquée.

Écrit par : Pascal D. | 21/10/2011

"Face à un "monstre" composé d'entreprises privées" dite-vous Dr. Schwaab. Que d'ignorance, souvenez-vous les grandes entreprises d'état des anciens pays de l'est et autres états socialistes avec leurs immeubles imposants, leurs cohortes de fonctionnaires nantis, corrompus et inefficaces! Voilà ou mène le socialisme qui vous est si cher! Elles étaient connues pour leur transparence, leur efficacité et leurs archives…. Vous voulez tuer l’individu, le citoyen, l’entrepreneur, plus de vie privée, que des camarades ! Souvenons-nous la première République sous Gaddafi célébraient elle aussi ces valeurs: « Unité, Liberté et Socialisme». Non merci, tant de peuples ont déjà donné.

Écrit par : TGIF | 21/10/2011

Bonjour,
Merci M. Schwab pour cet excellent mémento des raisons qui justifient une caisse unique.
@Pascal D. : Ce ne sera jamais le payeur qui fera baisser les coûts de la santé mais uniquement les utilisateurs et les pourvoyeurs de soins! Actuellement les Suisse et les occidentaux en général ne sont pas prêts à ce que les coûts baissent : qui par exemple est d'accord de rationnaliser les soins aux personnes très âgées?

Les autres éléments obscurs des caisses privées restent leur incapacité à proposer des comptes transparents et une séparation claire entre les entrées d'argent de la Lamal et celles de l'assurance privée. Chose impensable pour toute autre entreprise privée chères à TGIF.
Et j'aimerais également que l’on m’explique pourquoi quand les coûts de la santé augmentent de 2.5% mes primes elles augmentent de 5%? Une caisse unique pour tout ce qui concerne la LaMal est sans doute une solution intéressante et les caisses privées peuvent maintenir leur activité privée.

@TGIF : merci, en tant qu'adversaire de la caisse unique, de nous faire partager vos arguments proches du ridicule. (Comment comparer la Suisse aux pays de l'Est d'il y a plus de 20 ans et la Libby !?!?) Les vrais opposants doivent s'en mordre les doigts.
Meilleures salutations

Écrit par : Paolo | 21/10/2011

" Encore une fois, vous vous attaquez à un système (certainement pas parfait) en mentant (j'insiste) en disant que cela fera baisser les primes. Mais les primes ne baisseront pas tant que l'on ne s'attaquera pas aux causes des primes : les coûts de la santé. Et que vous ne dépensiez que 4 ou 3 % en frais d'administration, ne fera pas baisser les primes des assurés ".

Une caisse unique fera probablement baisser les primes. Mais ce seront des baisses artificielles dont on devra compenser les hausses de coût ailleur. Comme des hausses d'impôts, de TVA ou la création de nouvelles taxes etc...

D.J

Écrit par : D.J | 21/10/2011

@JCS, Pouvez-vous clarifier svp:

- vous battez-vous pour un système unique d'ass mal de base*,
qui reprendrait ce qui est actuellement la LAMAL?

*ce en quoi on ne peut que vous soutenir!
ou votre objectif est-il autre?

Écrit par : graphycs | 21/10/2011

Cher Graphycs, l'initiative souhaite reprendre ces principes de la LAMal (respectivement ne pas les changer, car ils ont fait en grande partie leur preuves):
-couverture universelle
-obligation de s'assurer
-soutient aux assurés qui ont de la peine à payer leurs primes
-large palette de prestations remboursées

En revanche, l'initiative souhaite supprimer la pseudo-concurrence entre 80 caisses, qui n'a que pour conséquence un renchérissement artificiel des primes.
Ais-je répondu à votre question?

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 21/10/2011

D.J ou la santé vue depuis derrière le comptoir d'un magasin de pinceaux.
L'Autriche voit le financement de sa santé assuré par des caisses publiques régionales. Les frais administratifs s'y élèvent à 3% et il n'y a pas de gouffre. Idem pour la majorité des pays Scandinaves. En termes de performance et de satisfaction des usagers ces pays se situent comme la Suisse dans le top 10 des pays de l'OCDE.
Si on examine attentivement ces statistiques, on ne peut en aucun cas prétendre que le privé fait mieux que le public ou vice-versa dans le domaine du financement de la santé. Chaque pays fait un choix en fonction de sa culture, son histoire et ses besoins.
Si une caisse publique nous permet de passer de 6% à 3% de frais administratifs, cela se traduira par plusieurs centaines de millions CHF économisés chaque année. M. Burkhalter vient de dérembourser les lunettes pour bien mois que cela.
Pourquoi les assurances seraient-elles le seul domaine payé par nos primes qui échapperaient aux économies ?

Écrit par : Rototo | 21/10/2011

@Pascal D: Une caisse unique n'aura pas davantage que les 70 assureurs actuels un levier sur le coût des prestations. Par contre en supprimant la redondance des structures, en modérant le train de vie de certains assureurs (le PDG du Groupe Mutuel collectionne les Ferrari et fume des cigares à 700 CHF l'unité), en supprimant les frais de changement ds caisse (en moyenne 1 prime mensuelle !), et en permettant une gestion unique des réserves à l'échelle nationale, les primes baisseront par un effet arithmétique.
Mais ça ne dispense pas de poursuivre les réformes du système de soins.

Écrit par : Rototo | 21/10/2011

@ Rototo,

Le système autrichien est fortement déficitaire. même si ce sont des chiffres de quelques années; ça en dit long sur les coûts astronomiques d'un système étatique.

Le modèle scandinave? Les suédois subissent une pénurie de lits et de personnels médicale dans les hôpitaux. Des délais d'attentes qui ne se compte plus en mois mais en année.

Et je ne parle pas du Canada qui est pire qu'ailleur.

http://www.ess-europe.de/fr/europa/kvsys_oesterreich.htm

Écrit par : D.J | 21/10/2011

Ce succès prouve que le PS et Mme Dreifuss ont mis la majorité des suisses dans la m..de avec la fameuse Lamal ! Essayer d'arranger les bidons c'est typiquement socialiste mais cela ne sera pas accepté car les primes ne cesseront d'augmenter, les remboursements seront encore plus lents car effectués par des fonctionnaires qui ne savent pas ce que c'est que le rendement ! La caisse unique est une foutaise de plus de la part du PS ! Votre parti est entièrement responsable de l'augmentation continue des coûts de la santé à cause de votre Lamal !

Écrit par : octave vairgebel | 21/10/2011

@JCS, merci pour votre lecture & réponses ici

Où je dis Oui à une ASS Mal de base commune
où il est logique que dans ce cas, aucun critère de concurrence ne soit revendicable.

Écrit par : graphycs | 21/10/2011

En cas d'ass mal de base commune:
il s'agit de faire activer les responsabilités fédérales.

Écrit par : graphycs | 21/10/2011

Je me demande si une caisse cantonale n'a pas plus de chance qu'une caisse valable pour l'ensemble du pays?

Écrit par : pensif | 21/10/2011

Il faut aller au bout du principe d'une assurance maladie de base commune,

- inclure la gratuité de cotis pour les enfants rattachés au foyer,
- avec l'assiette du foyer fiscal comme base de calcul proportionnel.

Écrit par : graphycs | 21/10/2011

@D.J
Vous vous emmêlez encore les pinceaux. Si vous aviez lu et compris ce document vous auriez remarqué que le déficit constaté en Autriche n'a rien d'abyssal comparé au budget global de la santé, et qu'il résulte d'un mode de financement mixte qui repose en partie sur des prélèvements salariaux à taux fixe. Donc très différent de notre prime par tête qui restera même en cas de caisse publique.
En matière de santé, seul compte le coût total exprimé en % du PIB (Autriche 11,25 %, Suisse 11,6%) et la façon de le financer. Certains le financent en creusant un déficit pour ne pas augmenter les prélèvements directs, d'autres (Suisse) adaptent systématiquement ces derniers à l'évolution des coûts. Mais à la fin c'est toujours le citoyen qui paie, que ce soit de façon directe (primes, prélèvements salariaux, out of pocket) ou indirecte (impôts, taxes)
Quant au problème des listes d'attente et du nombre de lits, il n'a rien à voir avec l'assurance maladie mais résulte de choix politiques dans l'allocation des ressources au système de soins. Ce sont deux domaines différents, et la caisse publique se propose juste de rationaliser la récolte des primes et le paiement des prestations. Elle n'aura pas plus d'influence que nos 70 assureurs actuels sur l'offre de soins qui est du ressort des cantons.
Penser que le secteur public est moins efficient par nature que le privé ou vice-versa c'est croire à la poudre de perlimpinpin. Tout est affaire d'incitatifs et de gestion. Les Etats-Unis ont un système de santé très libéral qui génère aussi des listes d'attente avec une des plus importantes inéquités d'accès au soins parmi les pays de l'OCDE.

Écrit par : Rototo | 22/10/2011

@ Rototo,

Pas de gouffre? ça se discute. C'est quand même quelques centaines de millions de déficit. Et les coûts de la santé n'incluent pas les aides publiques tel subsides ( comme en Suisse ) ou taxes et impôts etc... Difficile de chiffrer les coûts exactes de la santé dans ce contexte.

En France la sécu, voit un déficit ( rien que pour la maladie ) qui ce chiffre en milliards d'Euro.

Quand au pénurie de lit et de personnels médical c'est bien l'état le responsable qui gère un système totalement étatique.

Mais le problème n'est pas de défendre le système actuel de la LAMAL en Suisse qui coûte très cher aux assurés mais qui est quand même efficace, mais c'est que la gauche veut instaurer un sytème d'assurance maladie qui ne résoudra rien et qui n'a pas fait ses preuves ailleurs. Pour améliorer quelque chose, la moindre serait d'innover et non de vouloir imposer un échec programmé.

" Les Etats-Unis ont un système de santé très libéral qui génère aussi des listes d'attente avec une des plus importantes inéquités d'accès au soins parmi les pays de l'OCDE ".

Parlons des USA. Inéquité car les assurés qui sont assurés en privé paient en bonne partie pour ce qu'ils veulent comme prestation. Mais il existe des caisses nationales et publiques comme Medicaid pour les pauvres, Medicare pour les plus de 65 ans et d'autres comme pour les vétérands de guerre qui coûtent la peux du c... à l'état. Ils sont tous au bord de la faillite.

De plus, l'assurance santé publique que voulait Obama est loin de faire envie aux américains. Guy Sorman spécialite des USA explique que 80% des américains sont satisfait de leur couverture médicale actuel.


D.J

Écrit par : D.J | 22/10/2011

@D.J
Vous semblez complètement obsédé par votre fixette sur l'état-qui-est-méchant-comme-les-indiens-dans-les-westerns.
Ce faisant vous alignez les contre-vérités comme autant de pots de peinture dans votre magasin.

1. Les coûts de la santé en Autriche sont parfaitement mesurables et mesurés: 11,25 % du PIB contre 11,6 en Suisse et plus de 16% aux USA.
La Suisse ne connaît pas de déficit puisqu'elle a choisi d'adapter les primes aux coûts en temps réel. Une caisse publique continuera à le faire de la même façon, mais à un coût moindre (diminution du taux de réserve, frais administratifs moindres).

2. La gestion publique de l'assurance maladie a fait ses preuves dans plusieurs pays (Autriche, pays Scandinaves, Luxembourg..) qui ont des systèmes de santé considérés parmi les plus performants dans les classements de référence. On y retrouve aussi des pays comme l'Allemagne et les Pays-Bas d'où l'impossibilité de conclure à une suprématie d'un système sur l'autre.

2. La pénurie de moyens est un problème de moyens dans la santé qui se pose aujourd'hui à divers degrés dans tous les pays industrialisés. Il n'a rien à voir avec le caractère public ou privé, mais est un corollaire de facteurs démographiques et technologiques qui tendent à accroître les coûts de la santé. En Suisse, le financement (l'assurance maladie) n'a pas d'influence sur l'offre de soins. Une caisse publique n'y changera rien.

3. Medicare et Madicaid couvrent un peu moins de 40% de la population aux USA et rencontrent les mêmes difficultés face à l'augmentation des coûts qu'ailleurs. Les inégalités d'accès aux soins se retrouvent surtout dans le secteur privé qui couvre 60% de la population (caractère for profit, couvertures variables et prime ajustée au risque). En termes de qualité, les USA se situent au 39ème rang loin derrière l'Autriche (9ème) et la Suisse, tout en étant le plus cher du monde (7600 USD par habitant/année, contre 4500 en Suisse et 3900 en Autriche).
Dans ce sens, on peut dire que les USA connaissent le pire des deux mondes: une assistance publique sous-financée et un système d'assurance privé complètement dérégulé.
En tant que gourou ultralibéral, les propos de Guy Sorman sont à prendre avec des pincettes (et non des pinceaux).

Écrit par : Rototo | 22/10/2011

" Les coûts de la santé en Autriche sont parfaitement mesurables et mesurés: 11,25 % du PIB contre 11,6 en Suisse et plus de 16% aux USA.
La Suisse ne connaît pas de déficit puisqu'elle a choisi d'adapter les primes aux coûts en temps réel.

Je parlais des financements annexes des coûts lié aux assurances maladies; comme les subsides en Suisse. Faut aussi voir cela comme des dépenses liés aux coût de la santé qui ne sont pas inclut dans le PIB.

" Une caisse publique continuera à le faire de la même façon, mais à un coût moindre (diminution du taux de réserve, frais administratifs moindres) " ".

La caisse publique que veulent instaurer la gauche en Suisse a pour but de faire miroiter aux assurés qu'ils paieront moins de primes pour les mêmes prestations. On aura plus d'assureurs privés qui adapteront leurs primes en fonction des coûts liés à la santé, mais des primes garantis artificiellement pour justifier que la caisse unique coûte moins chère aux assurés.

" La gestion publique de l'assurance maladie a fait ses preuves dans plusieurs pays (Autriche, pays Scandinaves, Luxembourg..) qui ont des systèmes de santé considérés parmi les plus performants dans les classements de référence. "

On considère aussi le système de santé français comme le meilleur du monde. Mais il est au bord de la faillite. Au Luxembourg c'est pareil. Efficace mais hors de prix et déficitaire. Faut pas oublier que les déficits ne peuvent pas être définitivement entretenus. Il faut bien un jour soit rationner ou soit ponctionné ailleur.

" La pénurie de moyens est un problème de moyens dans la santé qui se pose aujourd'hui à divers degrés dans tous les pays industrialisés. Il n'a rien à voir avec le caractère public ou privé, mais est un corollaire de facteurs démographiques et technologiques qui tendent à accroître les coûts de la santé. En Suisse, le financement (l'assurance maladie) n'a pas d'influence sur l'offre de soins. Une caisse publique n'y changera rien ".

Il est bien là le problème. Les systèmes publiques n'arrivent plus à financer un système de luxe ou tout le monde veut que tout et n'importe quoi soit remboursés par l'assurance maladie en payant le moins possible comme prime. Les socialistes croient que la main de l'état va rendre en Suisse le système moins coûteux et plus efficaces. Pour compenser les facteurs démographiques et technologiques qui font grimper les coûts de la santé il faut des financement et l'argent ne tombe pas du ciel.

Quand aux USA; il faut prendre en compte dans les 15% les assurances contractés par les médecins notemment dans les hôpitaux pour se prémunir contre les plaintes de patients ou contrairement à la Suisse c'est aussi aux médecins de prouver qu'il n'a pas fauté. et n'oubliez pas non plus que les USA voient rentré sur le territoire plus de 1,5 millions d'immigrés par année qui ne sont pas assuré et non pris en charge par Médicaid. Cela surcharge les hôpitaux publiques et ça influence aussi sur la qualité des soins.

" En tant que gourou ultralibéral, les propos de Guy Sorman sont à prendre avec des pincettes "

Et les vôtres sont à prendre avec quoi?

" Vous semblez complètement obsédé par votre fixette sur l'état-qui-est-méchant-comme-les-indiens-dans-les-westerns. "

Ce n'est pas de la méchanceté de dire que l'état est souvent mauvais gestionnaire; mais une vérité trop souvent vérifié. Surtout ces jours-ci avec la crise de l'endettement publique.

D.J

Écrit par : D.J | 22/10/2011

@D.J
Décidément vous délirez complètement. Alors reprenons:

- Les coûts de la santé mesurés en % du PIB représentent les coûts totaux, quelles que soient leur origine. Il n'y a pas de "financements annexes" non mesurés. Ces menaces fantômes n'existent que dans La Guerre des étoiles.

- La Caisse publique n'aura pas plus d'emprise sur les coûts de la santé que les 70 assureurs actuels. Mais elle pourra faire baisser un peu les primes en agissant sur les frais de gestion et la mutualisation des réserves à l'échelon national. En tant qu'assurés nous avons tout à gagner et rien à perdre dans un tel changement.

- Vous confondez encore financement et soins proprement dits. La qualité d'un système de santé se mesure à la qualité des soins qu'il produit parfois aussi rapporté à son coût exprimé en % du PIB. Que ce coût soit financé au moyen d'une dette ou une indexation des prélèvements n'est pas relevant ici. C'est un juste un choix économico-politique.


- L'ampleur du déficit de la sécu français résulte d'un cumul des régimes (vieillesse, invalidité, accidents, maladie, allocations familiales) et sur un mode de prélèvement non indexé aux coûts réels. Il n'influe pas sur la qualité des prestations fournies, d'où le bon classement de la France. Quant au Luxembourg, il est loin d'être "au bord du gouffre".

- Le problème des coûts de la santé reste le même qu'il soient financés par un acteur public ou privé. Leur augmentation tient au vieillissement des populations et aux progrès technologiques. Y voir une cause idéologique ou l'effet d'une consommation discrétionnaire serait de la pure et simple escroquerie intellectuelle.
Une caisse publique ne vise qu'à rationaliser la gestion d'un domaine dans lequel les acteurs actuels n'ont jusqu'ici pas su faire la preuve de leur efficacité.

- Pour les USA, votre propos tient encore de l'affabulation. Les primes des assureurs maladie US couvrent le risque maladie de leurs assurés et non le risque juridique des médecins qui les traitent.

- Comme vous je travaille dans le secteur privé, me définis comme libéral (sympathisant PLR), mais j'ai l'honnêteté intellectuelle de reconnaître que qu'il n'existe pas de solution du type "one size fits all" dans des problèmes aussi complexes, et que lorsqu'un système a atteint ses limites, il faut avoir le courage d'en changer pour un meilleur plutôt que de vouloir apposer des emplâtres sur une jambe de bois.

- Aucune étude économétrique sérieuse n'a pu prouver que l'Etat est un gestionnaire meilleur ou pire que le secteur privé. Les exemples abondent dans les deux sens. Il s'agit juste d'une posture pour obtus et/ou poids-plume intellectuels.

Si vous choisissez de vous exprimer publiquement sur des sujets qui manifestement vous dépassent, vous courez le risque de vous vous voire colloqué dans les deux catégories précitées.

Écrit par : Rototo | 23/10/2011

" c- Les coûts de la santé mesurés en % du PIB représentent les coûts totaux, quelles que soient leur origine. Il n'y a pas de "financements annexes" non mesurés. "

Je ne suis pas sur que les subsides en Suisse soent liés directement au coûts de la santé.

" - L'ampleur du déficit de la sécu français résulte d'un cumul des régimes (vieillesse, invalidité, accidents, maladie, allocations familiales) et sur un mode de prélèvement non indexé aux coûts réels. Il n'influe pas sur la qualité des prestations fournies, d'où le bon classement de la France "

L'ampleur du déficit est un cumul de plusieurs gros déficits des différents secteurs. Moi je parlais seulement de l'assurance maldie. Qui est l'une des pires en terme de pertes.

" Pour les USA, votre propos tient encore de l'affabulation. Les primes des assureurs maladie US couvrent le risque maladie de leurs assurés et non le risque juridique des médecins qui les traitent ".

C'est vous qui affabulez en me lisant mal. Je parlais des risques juridiques qui compte dans les coûts de la santé ( les fameux 15% du PIB ) et non sur le montant des primes. Quoi que pour ce dernier reste encore à voir.

" Comme vous je travaille dans le secteur privé, me définis comme libéral (sympathisant PLR), mais j'ai l'honnêteté intellectuelle de reconnaître que qu'il n'existe pas de solution du type "one size fits all" dans des problèmes aussi complexes, et que lorsqu'un système a atteint ses limites, il faut avoir le courage d'en changer pour un meilleur plutôt que de vouloir apposer des emplâtres sur une jambe de bois ".

Je n'ai pas parler de solutions miracle et je n'en ais pas vraiment; mais je parlais que de vouloir imposer un système qui ne fait ses preuves nul part; c'est à dire un système publique n'est pas non plus la solution.

" Aucune étude économétrique sérieuse n'a pu prouver que l'Etat est un gestionnaire meilleur ou pire que le secteur privé. Les exemples abondent dans les deux sens. Il s'agit juste d'une posture pour obtus et/ou poids-plume intellectuels ".

Les meilleurs gestions des services publiques le sont en général devenu meilleur quand ces derniers se sont calqués sur le privé. l'etat fut trop souvent mauvais gestionnaire souvent pour des raisons électoralistes et ne comptant sur que la fiscalité et la planche à billet pour s'autofinancer.

D.J

Écrit par : D.J | 24/10/2011

@ D.J

Décidément vous avez des difficultés à comprendre des faits pourtant simples ou alors vous êtes de mauvaise foi.

Reprenons la leçon:

- Les subsides financent les primes et font donc partie intégrante du calcul des coûts totaux de la santé. Il s'agit-là d'une norme internationale.

- Les coûts de la santé se mesurent en % du PIB. Pour faire face à leur augmentation, soit vous choisissez de maintenir stables les prélèvements directs pour garantir l'accès aux soins, avec pour corollaire la création d'une dette (le fameux trou de la sécu) soit vous choisissez d'indexer les prélèvements à l'évolution des coûts au risque de voir se fermer cet accès aux plus démunis. Un déficit n'est en soi ni bon ni mauvais, il résulte simplement d'un choix de société.

- Les USA consacrent 16% de leur PIB à la santé (et non 15%) contre 11,6% chez nous. Voir le coût du risque juridique de la pratique médicale comme cause de cet écart abyssal est tout simplement ridicule.

- La traitement public de l'assurance maladie a largement fait ses preuves dans plusieurs pays européens qui connaissant des frais de gestion inférieurs au nôtres (3% en Autriche contre 6% en Suisse).

- Jusqu'à preuve du contraire le new public management (calqué sur le privé) a connu des résultats plutôt mitigés. L'"Etat mauvais gestionnaire" est un mythe idéologique tout comme l'est le "privé bon gestionnaire".

Tout a l'air très simple du haut d'un pot de peinture, mais je ne puis que vous enjoindre à prendre de la hauteur si vous prétendez traiter publiquement de problèmes de société.

Écrit par : Rototo | 24/10/2011

" Jusqu'à preuve du contraire le new public management (calqué sur le privé) a connu des résultats plutôt mitigés. L'"Etat mauvais gestionnaire" est un mythe idéologique "

Vous allez me dire que la crise de l'endettement publique de la zone euro qui va plomber l'économie est un mythe idéologique? On se demande qui c'est qui a de la mauvaise foi.

" Les subsides financent les primes et font donc partie intégrante du calcul des coûts totaux de la santé. Il s'agit-là d'une norme internationale. "

Pour cela il me faudrait des infos sur la question. j'en suis pas certain que cela rentre dans les coûts totaux du PIB sur les coûts de la santé. mais bon; cela n'enlève en rien que l'étatisation de l'assurance maladie est un mirage socialistes.

" Les USA consacrent 16% de leur PIB à la santé (et non 15%) contre 11,6% chez nous. Voir le coût du risque juridique de la pratique médicale comme cause de cet écart abyssal est tout simplement ridicule ".

Ce qui est ridicule c'est que vous me lisez mal. Relisez mon commentaire sur l'immigration massive aux USA de millions de personnes non assuré à la charge des hôpitaux publiques pour les urgences médicale.

" Un déficit n'est en soi ni bon ni mauvais, il résulte simplement d'un choix de société ".

Et vous vous dites libéral? Dire qu' un déficit n'est pas mauvais en soit et le résultat du laissé-aller qui amène toujours les états à la faillite.

" traitement public de l'assurance maladie a largement fait ses preuves dans plusieurs pays européens qui connaissant des frais de gestion inférieurs au nôtres (3% en Autriche contre 6% en Suisse) ".

Des frais inférieur mais plusieurs centaines de millions de déficits. Il est là l'illusion de la caisse unique. Faire miroiter que cette dernière sera bénéfique pour les assurés. Les déficits cumulés finissent toujours par tomber sur la tête de ceux qu'on voulaient faire bénéficier. A moins de rationner les soins et les remboursemments.

D.J

Écrit par : D.J | 24/10/2011

@ D.J

On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif mais pour la compréhension des nombreux lecteurs de ce blog je vais me répéter une dernière fois:

1. Un déficit n'est pas le méchant Darth Vador comme vous semblez le croire, mais c'est une dette. Sa qualité dépend du but qu'il sert. L'aversion à la dette est une posture idéologique

2. Les subsides étatiques sont calculés dans les coûts totaux de la santé. Même si cela vous déplaît. Il n'y a pas de "Menace fantôme" dans ce domaine.

3. Le coût astronomique de la santé aux USA ne saurait être imputé à l'immigration, aux frais de justice des médecins, ou à l'Etoile Noire. C'est la conséquence d'un marché de la santé dérégulé en grande partie orienté vers le profit.

4. Une caisse publique ne fera pas plus de déficit que nos 70 assureurs actuels puisque le mode de fixation des primes restera inchangé: prime par tête indexée aux coûts de la santé. Et c'est Obiwan Kenobi qui vous le dit...

Je ne veux pas vous blesser, mais vous voir psalmodier maladroitement un mantra que vous ne semblez même pas comprendre laisse planer de grands doutes quant à vos capacités intellectuelles.
J'aurais au moins fait l'effort de contribuer à votre édification de façon ludique sur le mode Star Wars afin de m'adapter à votre niveau.
Accrochez-vous au pinceau, je retire l'échelle !

Écrit par : Rototo | 24/10/2011

" On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif "

Je peut vous retourner le compliment. C'est un peu prétentieux et mal placé de votre part de me dire cela.

" Une caisse publique ne fera pas plus de déficit que nos 70 assureurs actuels puisque le mode de fixation des primes restera inchangé: prime par tête indexée aux coûts de la santé ".

Changer pour que rien ne change et la solution de Rototo. Prendre les assurés pour des beaufs.

" Le coût astronomique de la santé aux USA ne saurait être imputé à l'immigration, aux frais de justice des médecins, ou à l'Etoile Noire ".

Je n'ai jamais dit que cela constituait tout les coûts. Mais ça y contribue. Genre de détails à mettre en compte ( avant de tout mettre sur le dos la dérégulation ) quand on nous sort les 4 ou 5 points de plus en terme de PIB par rapport aux assurances maladie en Europe.

Écrit par : D.J | 24/10/2011

Pas besoin d'aller jusqu'en Allemagne pour voir une caisse maladie faire faillite. En Suisse la caisse Zurzach a subi ce sort tout comme la KBV en 2004 et Accorda en 2006. Toutes étaient des caisses... privées.
Encore coup de Darth Vador ?

La prochaine fois que vous googlez, ayez au moins l'honnêteté de ne pas taire les résultats qui contredisent vos à-prioris.

Le bonnet d'âne vous sied décidément très bien ;-)

Écrit par : Rototo | 25/10/2011

Les commentaires sont fermés.