25/01/2013

Il ne s’agit pas que de quelques «shops»…

Le parlement fédéral vient de décider la libéralisation des horaires de travail dans les échoppes (ou «shops») de stations-service. Le PS, les syndicats et les églises ont lancé le référendum pour défendre les salariés de cette branche, qui travaillent très souvent dans des conditions précaires (bas salaires – 16 fr./h! pas de conventions collectives, agressions fréquentes, travail sur appel), mais aussi l’ensemble des salariés. Car les «shops» ne sont qu’une étape vers une libéralisation complète de tous les horaires de travail: ses partisans ont déposé de nombreuses autres propositions aux chambres fédérales pour supprimer le repos dominical et étendre les horaires de travail d’abords dans le commerce de détail (et dans les branches à son service: nettoyage, livraisons, sécurité, etc.), puis dans les autres branches. Parce qu’ils savent qu’une libéralisation totale n’aurait aucune chance dans les urnes, ils procèdent par petites étapes: grandes gares, puis «shops», puis régions périphériques, puis zones touristiques, puis harmonisation à la hausse de tous les horaires d’ouvertures dans tous les cantons. Détail important : certaines de ces propositions ne seraient même pas soumises au référendum et le peuple ne pourrait donc pas donner son avis. C'est par exemple le cas de motion Abate.

Le peuple, parlons-en! Dans 90% des cas, les propositions d’étendre les horaires d’ouvertures des commerces sont rejetées en vote populaire. C’est cette raison qui a notamment poussé le grand conseil vaudois à rejeter deux fois de suite une extension du travail dominical (2010 et 2012).

Parmi les opposants à la flexibilisation des horaires, on ne trouve pas que les défenseurs des salariés; il y a aussi les petits commerçants. En effet, ils ont aussi beaucoup à perdre de la concurrence des «shops», car il est évident que prolonger les horaires d’ouverture n’augmente pas le pouvoir d’achat et qu’un franc est dépensé dans un «shop» ne peut plus l’être dans un petit magasin de village ou de quartier.

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Texte paru dans le «Régional»

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Commentaires

Lente mais sûre dérive vers le barbarisme libéral à l'américaine et sa société 24h/24 de dégénérés... Société dérégulée et inégalités qui se creusent. Augmentation du trafic nocturne (comme si le trafic diurne ne suffisait pas). Effectivement: emplois dans la vente parmi les moins qualifiés et les moins protégés par des conventions collectives. Le dernier rempart des syndicats est bel et bien de chercher à limiter la vente durant la nuit.

Cela a déjà été dit, ces emplois seraient occupés par ceux qui n'ont pas le choix (donc pas libre-libéral), Et on se demande comment finiront les enfants de celles et ceux qui travailleront la nuit dans les stations-service. Les garderies auront-elles des horaires nocturnes également ?

Écrit par : Frank | 25/01/2013

@Frank c'est vrai qu'avant avec la femme au foyer ce genre de questions ne se posait pas ou moins bien que si l'on songe aux femmes de patrons de petits commerces qui elles faisaient trois journées en une.
Les gens pensaient à leur propre survie en premier ne dispensant pas de nombreux conseils via le net sans se mouiller.Eux étaient à l'avant garde,démocrates à fond laissant à chacun ses priorités s'en y mettre leurs pieds et leurs théories.Discrétion,fidélité et sécurité étaient leur maitre mots ,les mêmes appliqués par les travailleurs dans les entreprises,mais avec une différence de taille eux avait des chefs et patrons qui ne passaient pas leur temps à pianoter sur une machine .Qui étaient dans le moment présent afin de préparer un avenir beaucoup plus sérieux que celui déballé via le Net qui ne représente en rien la vraie réalité.
Quand au travail de nuit qu'il soit réservé aux gens célibataire et un ancien vous dirait advienne que pourra de toutes manières les églises ont toujours cherché à devancer la franc-maçonnerie qui elle n'a jamais mis des bâtons dans les roues pour aider l'humain a s'en sortir par lui-même en premier plutot que compter sur des aides qui le rendront dépendant et l'obligeront à ramper pour obtenir une aide socialiste ,ah elle est belle la Suisse -Romande d'aujourd'hui!

Écrit par : lovsmeralda | 27/01/2013

Le PS n'accepte pas ces ouvertures et c'est normal car, comme tout le monde, nos élus font leurs courses en France voisine le dimanche matin ! Les commerces et les marchés proches de la frontière suisse sont courus par les élus de gauche comme de droite. Balladez-vous à Divonne, Ferney-Voltaire, Pontarlier, Thonon et vous rencontrerez celles et ceux qui refusent les ouvertures le dimanche ou le soir chez nous ! Faites ce que je dis mais pas ce que je fais est l'expression préférée des élus. De plus, il est logique que le PS, parti des fonctionnaires, soit contre le travail le soir ou le dimanche. Si le travail est interdit le dimanche, il faut que ce soit pour toutes les professions (médecins, employés CFF, etc).

Écrit par : octave vairgebel | 28/01/2013

M. Vairgebel, savez-vous pourquoi certaines personnes font leurs courses de l'autre côté de la frontière (ce n'est soit dit en passant pas mon cas, information qui met en miettes votre argumentation)? A cause du prix, bien sûr! Les horaires d'ouverture n'ont rien à voir là-dedans. Pensez-vous que les personnes domiciliées de l'autre côté de la frontière viendraient faire leurs achats en Suisse si les horaires étaient plus large? Bien sûr que non, vu que le cours du Franc face à l'Euro est surévalué d'au moins 30%.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 29/01/2013

Ce qui est sûr, c'est qu'hier l'un des passe-temps de nos (grands-) parents était de s'étendre sur l'herbe face au ciel, regarder les nuages et imaginer des formes et des visages, loin de se douter que les achats d'aujourd'hui seraient devenus une forme de loisir à part entière. De ces passe-temps quelque peu naïfs mais bénéfiques pour l'imagination on est passé à une société où les jeunes traînent, nerveux et stressés sous les lumières blafardes des centres commerciaux, habitués depuis petits à regarder l'écran fixé dans l'appuie-tête de la voiture parentale.
Et pour améliorer la situation, des esprits auto-proclamés éclairés (cf. Christian Lüscher) veulent supprimer le dernier jour de repos qui rend ce pays encore agréable à vivre. Ces gens sont des traîtres, des saboteurs des valeurs de notre patrie !

Écrit par : Frank | 29/01/2013

Ce n'est pas parce que vous prétendez ne pas faire vos courses en France voisine que mon argumentation est fausse. Je serais surpris du reste que vous n'ayez jamais mis les pieds sur un marché français. Les prix ne font pas tout et, lorsque vous travaillez jusqu'à 19 heures en semaine vous appréciez beaucoup que les grandes surfaces de France voisine ferment à 21 heures. Et si les citoyens suisses dépensent leur argent de l'autre côté de la frontière (c'est leur droit) cela permet de remplir les caisses d'un pays socialiste en faillite ! Un de plus !

Écrit par : octave vairgebel | 29/01/2013

" M. Vairgebel, savez-vous pourquoi certaines personnes font leurs courses de l'autre côté de la frontière (ce n'est soit dit en passant pas mon cas, information qui met en miettes votre argumentation)? A cause du prix, bien sûr! Les horaires d'ouverture n'ont rien à voir là-dedans. "

Vairgerbel ne parle pas des différences de prix, mais d'hypocrisie. D'un côté on vote contre les ouvertures le diamanche pour soit-disant respecter le droit du repos dominical et de la vie en famille et de l'autre côté on va quand même faire ses courses le dimamche en France. C'est comme ceux qui insultent les riches et qui jouent chaque semaine à l'Euromillion.

@ Octave,

" Si le travail est interdit le dimanche, il faut que ce soit pour toutes les professions(médecins, employés CFF, etc). "

Pas besoins d'allez si loin. On retrouve plein de socialistes qui vont bouffer au resto le diamanche. L'irrespect du repos dominicale des serveurs n'entre pas en ligne de compte pour les socialistes. on se demande pourquoi une telle discrimination au droit dominical? Surtout qu'un restorant n'est pas en soit un bien de première necessité comme le sont les hôpitaux, la police et les tranports publiques.

D.J

Écrit par : D.J | 02/02/2013

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