06/01/2014

Supprimer libre circulation des personnes ne diminuerait pas la sous-enchère. Au contraire.

S’il n’y avait pas de réels problèmes de sous-enchère salariale, l’initiative de l’UDC «contre l’immigration de masse» ne soulèverait pas un débat aussi nourri. Sur le fond, une proposition aussi peu sérieuse ne mériteraient en effet pas qu’on s’y attarde: les «solutions» qu’elle préconise (suppression de la libre circulation des personnes, retour aux contingents de main d’œuvre) sont simplistes, bureaucratiques, ont montré leur inefficacité par le passé et, surtout, menacent directement des accords économiques vitaux pour notre pays: l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), et, à cause de la «clause guillotine», l’entier des accords bilatéraux avec l’Union Européenne.

Malgré ces défauts rédhibitoires, elle met cependant le doigt sur le fait que la libre circulation des personnes pose certains problèmes en matière de salaire ou de logement, problèmes très aigus dans certaines régions frontalières. Il est indéniable que cette situation exige une réponse étatique vigoureuse et décidée, comme le demandent d’ailleurs PS et syndicats depuis longtemps. Mais as le retour aux contingents n’est certainement une solution appropriée.

Plus de bureaucratie, pas moins d’immigration

Car les contingents sont totalement inefficaces pour réguler l’immigration, qui était au moins aussi forte sous ce régime qu’elle ne l’est aujourd’hui. En outre, les contingents font peser une lourde charge bureaucratique sur les entreprises, les poussant bien souvent à délocaliser pour aller trouver la main d’œuvre qualifiée qu’elles ne trouvent pas en Suisse et qu’il est trop difficile de faire venir. Concrètement, la suppression de la libre circulation des personnes ferait peser un fort risque sur l’emploi.

Mais qui sont les vrais coupables?

Quoi qu’il en soit, les vrais responsables de la pression sur les salaires ou de la saturation du marché du logement ne sont pas les migrants concernés. Par exemple, personne n’accepte de son plein gré, un salaire qui ne correspond pas à la valeur du travail fourni ou un logement au loyer surévalué. Les responsables sont plutôt ceux qui font jouer abusivement la concurrence entre travailleurs, pour arrondir leurs profits sur le dos des uns, en espérant que les autres, apeurés par ces pratiques, se tiennent cois. Ces dégâts ne se limitent d’ailleurs pas aux seuls travailleurs, suisses ou migrants; au nombre des victimes, on trouve aussi les autres entrepreneurs, adeptes, eux, de la concurrence loyale. Troisièmes victimes: la collectivité et les contribuables, qui doivent au final payer pour les lacunes d’assurances sociales ou les arriérés de salaires ou de cotisations.

Nul n’est d’ailleurs besoin de rappeler que les figures le plus célèbres de la sous-enchère salariale ou du travail au noir sont toutes des élus UDC: Jean Fattebert (VD), ancien vice-président du parti national, Hans Fehr (ZH), directeur de sa succursale ASIN ou This Jenny (GL), conseiller aux Etats.

Mesures d’accompagnement: des failles à combler

En plus de cette clique qui méprise assez le droit pour le violer ouvertement, on trouve malheureusement des entrepreneurs peu scrupuleux qui profitent des failles de la législation pour sous-payer leur personnel. En effet, dans les branches sans CCT de force obligatoire avec salaires minimaux, payer des salaires plus bas que la norme est autorisé, pour autant que cette sous-enchère ne soit pas «abusive et répétée». Or, la combinaison de cette notion très restrictive avec celle, peu claire, de «salaire usuel» permet, dans les branches sans salaires minimaux obligatoires, de sous-payer son personnel (suisse ou étranger) sans la moindre sanction. Grâce aux efforts constants des adversaires du partenariat social pour éviter la conclusion de telles CCT ou en empêcher l’extension, ces branches sans filet de sécurité salarial emploient malheureusement la grande majorité des salariés (61%). Les cantons et la Confédération pourraient y remédier en édictant des salaires minimaux légaux (par le biais de contrats-type de travail), mais ils ne font que rarement usage de cette possibilité. Inutile de rappeler que l’UDC est généralement opposée à ce que l’on applique tout simplement la loi.

Et, même dans les branches qui ont une CCT qui permet d’éviter la sous-enchère, il n’y a pas assez de contrôles pour débusquer tous les tricheurs. A nouveau, lorsqu’il s’agit d’engager plus de contrôleurs ou de renforcer l’effet dissuasif des sanctions, l’UDC s’y oppose. Peut-être est-elle contre «l’immigration de masse», mais elle est systématiquement de ceux qui en profitent.

Alors, que faire?

La seule réponse aux problèmes de sous-enchère est le renforcement des mesures d’accompagnement: plus de contrôles, plus de sanctions, et, surtout, un salaire minimum légal dans toutes les branches et dans tout le pays pour boucher les trous des CCT de force obligatoires. Un «oui» à l’initiative de l’UDC entraverait ces objectifs, car elle entraînerait la dénonciation de l’ALCP… et donc la caducité des mesures d’accompagnement, qui lui sont liées (nous y reviendrons).

Pour empêcher que les travailleurs se retrouvent sans défense face à une sous-enchère salariale qui ne diminuerait pas, le «non» s’impose.

Commentaires

Excellent !

Rien à ajouter : le NON s'impose en toute logique.

Je vous souhaite une excellente Année 2014

Écrit par : MBA | 06/01/2014

Vive le jeu de l'avion, vive la pyramide de Ponzi ? C'est ça le message ?
Je viens de transmettre un joyeux petit article de CG Jung, vous en profiterez aussi. Lisez attentivement le passage sur les accumulations de masse...

C.G Jung, 1945, Aspects du drame contemporain
(Article paru dans la « Neue Schweizer Rundschau »)

« Les événements qui se sont déroulés en Allemagne et la dévastation morale de toute une génération d’un peuple qui compte 80 millions d’habitants constituent pour tout Européen un rude coup. On pouvait jadis reléguer de telles horreurs dans la lointaine Asie… Qu’un membre de la famille culturelle européenne ait pu en arriver aux camps de concentration, jette sur tous les autres une lumière troublante. Car enfin, qui sommes –nous pour nous imaginer qu’une chose pareille soit absolument impossible chez nous ? Multiplions pour un instant la population suisse par vingt, et nous voilà 80 millions d’âmes. Du même coup, l’intelligence de notre opinion publique et notre morale civique s’en trouveraient divisées d’autant, en raison de l’influence catastrophique qu’a, au point de vue spirituel et moral, toute accumulation grégaire, toute agglutination en masses.

Cela est la base même des crimes collectifs, et il ne faut rien moins qu'un miracle qu'il ne s'en produise point. Croyons-nous sérieusement que nous en aurions été préservés, nous qui avons parmi nous bon nombre de traîtres et de psychopathes politiques ?
Avec horreur nous avons pris conscience de tout ce dont l'homme est capable et de ce dont nous aurions été capables aussi. Depuis lors, un affreux doute en l'humanité nous tenaille, en cette humanité dont nous sommes faits et dont nous sommes une parcelle. Certes pareille dégénérescence suppose la réalisation de certaines conditions préalables, dont la principale est l'accumulation de masses citadines, industrialisées, c'est-à-dire occupées à des travaux spécialisés et monotones, masses humaines déracinées qui ont perdu les instincts les plus sains, jusqu'à l'instinct de conservation.

En effet, dans la mesure où l'on attend de l'Etat protection et sollicitude, l'instinct de conservation se perd, ce qui est un symptôme alarmant. Tout attendre de l’Etat,cela signifie qu’on attend tout des « autres » au lieu de compter sur soi. Chacun s’appuie sur l’autre, dans un faux sentiment de sécurité. Car pour être dix mille à s’accrocher les uns aux autres, on n’en est pas moins suspendu dans les airs, avec la seule différence que l’on ne ressent plus l’insécurité qui vous entoure. Compter toujours davantage sur la protection de l’Etat n’est pas de bon augure, car cela signifie que le peuple est en train de se transformer en un troupeau de moutons, qui escomptent toujourd que les bergers les conduiront sur de gras pâturages. Mais bientôt la houlette devient règle de fer et les bergers se changent en loups. Ce fut un spectacle pénible que d’assister au soupir de soulagement que poussa l’Allemagne tout entière lorsqu’un psychopathe atteint de la folie des grandeurs lui déclara : « Je prends sur moi l’entière responsabilité ». Quiconque a encore en apanage un instinct de conservation intact sent parfaitement que seul un imposteur peut prétendre vouloir le soulager de toute sa responsabilité. Un homme sain d’esprit songera-t-il à prendre la responsabilité de l’existence d’autrui ? Quiconque promet tout ne tiendra rien, et quiconque promet trop court le danger d’en venir aux expédients pour tenir ses promesses, ce qui le met sur la pente de la catastrophe. L’extension continuelle de la prévoyance étatisante est, certes, en un sens très belle, mais elle donne d’autre part fort à penser, car elle escamote la responsabilité individuelle et produit des caractères infantiles et moutonniers. Elle s’accompagne en outre du danger que les gens irresponsables n’exploitent finalement les hommes capables, comme cela s’est produit en Allemagne sur une vaste échelle. Il faut veiller, coûte que coûte, à ce que soit préservé l’instinct de conservation du citoyen ; car l’homme privé des racines nourricières de ses instincts devient la proie des vents. Il n’est plus qu’un animal malade, démoralisé et dégénéré, et ce n’est qu’à travers une catastrophe qu’il a une chance de recouvrer la santé.


"Supposons un instant que nous ayons, nous autres Suisses, entamé une pareille guerre, que nous ayons, avec le même aveuglement, jeté par-dessus les moulins toutes les expériences, tous les avertissements, tous les enseignements que le monde prodigue, et que nous ayons, pour parfaire ce triste bouquet, institué un camp de Buchenwald, copie conforme, nous n'en serions pas moins cependant- c'est certain- très désagréablement surpris si quelqu'un, hors de nos frontières, se mettait à prétendre que tous les Suisses sont, en bloc et en détail, des fous. Et pourtant, il n'y aurait pas d'homme raisonnable qui ne souscrirait à pareil jugement. Peut-on l'appliquer tel quel à l'Allemagne ? j'ignore ce que les Allemands eux-mêmes en pensent. Je sais seulement que ces choses, du temps de la censure, ne devaient pas être dites chez nous et que maintenant, par ménagements pour l'Allemagne terrassée, on hésite à les dire.
(...)
Dire des Allemands qu'ils sont psychiquement malades, c'est faire à leur égard preuve de plus de bienveillance que de les traiter de criminels"

Écrit par : Géo | 06/01/2014

Avec Schengen vous avez guider la majorité des Votants dans l'erreur! Vous leur avez fait des promesses sur les fameux contrôles anti-dumping et ceux-ci ne se font qu'en faveur des étrangers!

Tout serait sous contrôle.....!!!

Ne comptez pas berner encore plus les Travailleurs de se pays.

Bien plus de 140'000 personnes sont au chômage ou en recherche d'emplois!
La moindre des politesses de nos droits de Votants souverains sera : Priorité bien ordonnée commence par soi-même!

C'est la moindre des choses que de réparer vos grosses bévues. Que chacun dans ce pays ait le droit à un logement décent, la possibilité de se déplacer sur nos routes avec aisance et sans aller trop loin pour gagner sa croûte! C'est déjà un bon début!
Pour le reste nous serons solidaires, vous avez fait l'omelette en cassant des œufs, il faudra bien se farcir les coquilles!

Écrit par : Corélande | 06/01/2014

Vous connaissez le principe actuelle de l'offre et la demande!?!

Moins de mauvaise main d'œuvre, pas chère, mal formée et très mal adaptable à notre modèle de travail (rigueur, discipline, constance, etc) cela fera sur le marché du travail.....Un peu monter les enchères pour l'embauche!
Tout le contraire de ce que nous vivons aujourd'hui! Et se sont les salariés et employés qui y gagneront au final.

Car à l'export, n'oubliez jamais que la bonne image de la Suisse (Swiss made) tant apprécié à l'étranger et justifiant nos prix, a été gagné par les ouvriers et employés de ce pays bien avant Schengen!

Inutile bêtement de ternir notre image si vendeuse avec cette main d'œuvre qui réclame la grève, le contrôle des RH, moins de rigueur, un patronat à la française avec tous les avantages et pas les inconvénients puisqu'ils ne sont pas dans leur pays.
Après 3 mois dans une entreprise ils montrent leur vrai visage et c'est toujours le principe de discrimination salariale qu'ils mettent en avant.
Des entreprises avec direction en Allemagne, mais agence dans la région lémanique engagent des frontaliers aux services commerciaux et administratifs qui viennent de la restauration......Oups merci pour les qualifs!
Je n'en ai rien à faire, je suis indépendante depuis 25 ans.

Écrit par : Corélande | 06/01/2014

Quand j'étais gosse, on était 4 millions dans ce pays. Quelques temps plus tard, sept millions. Et le temps de dire ouf, huit. On fait donc venir des centaines de milliers de travailleurs les moins qualifiés possible pour construire des bâtiments pour les loger eux et les suivants. L'initiative UDC et Ecopop sont des moyens de mettre un bâton dans la roue de la machine qui s'est emballée. Cela fera certainement des dégâts, mais sûrement beaucoup moins que quand le jeu de l'avion s'effondrera. Ce qui ne peut que se passer tôt ou tard...

Écrit par : Géo | 06/01/2014

On apprend que Rudolf Strahm, ancien Monsieur Prix et socialiste, est plutôt pour l'initiative UDC du 9 février. Il y a des gens qui réfléchissent dans tous les partis, semble-t-il...

Écrit par : Géo | 06/01/2014

Que voulons-nous vraiment ? Une seule est même ville entre Genève et Lausanne dans 50 ans ?, une explosion de locatifs, de béton et de cités à la manière de ce qui se fait en France ?

Combien d’habitants pour notre pays, 9 millions, 15 millions 20 millions ?

Devons-nous continuer à détruire nos zones de nature, les zones agricoles ? Nos villages ne doivent pas devenir des villes.

Transports publics bondés, routes saturées, voilà notre quotidiens aujourd’hui ! Et demain ?

La réflexion sur notre qualité de vie, sur les limites de l’expansion de la population, l’intégration de celle-ci et surtout l’équilibre entre l’habitat et la nature sont les grandes questions pour ces 50 prochaines années.

L’initiative de l’UDC permet d’y répondre aujourd’hui pour éviter des mesures encore plus drastiques demain, comme ECOPOP par exemple.

Limiter l’arrivée de nouveaux étrangers c’est permettre un peu de répit en matière d’aménagement, laisser nos campagne respirer, absorber le flux de voyageur actuel. Rien n’empêche avec cette initiative de faire venir les cerveaux et les ressources qui nous manques, mais de manière régulée, éviter le communautarisme.


Le OUI s'impose pour le bien-être de toutes et tous !

Écrit par : Stéphane | 07/01/2014

Donc, vous êtes contre la bureaucratie lorsque l'idée vient de l'UDC, mais vous êtes pour la bureaucratie lorsque l'idée vient du PS.

Vous n'en avez pas marre de cette "lutte des classes" (les gentils gauchistes contre les méchants patrons) ? Vous n'avez pas encore compris que les vrais problèmes ne sont plus ceux-là, que les temps ont changé et que la situation a évolué.

Sortez, lisez, réfléchissez, EVOLUEZ.

Écrit par : Pascal | 07/01/2014

Voilà à l'instant encore un exemple de cette surpopulation :

http://www.20min.ch/ro/news/geneve/story/Paysans-mobilises-contre-les-nouvelles-prisons-24038004

Écrit par : Stéphane | 07/01/2014

Et encore! Les GRANDES entreprises -suisses- ont toutes fait une belle année 2013. Pas difficile ne serait-ce que 80000 employés payés 20-30% de moins c'est tout du bonus que vous retrouver dans votre porte-monnaie.

Mais tous les inconvénients de cette importation de main d'œuvre se sont les autochtones qui en font les frais.

Et ils veulent que cela continue. C'est bien avoir peu de respect pour notre communauté, n'avoir que l'intérêt de leurs propres profits en ligne de mire!
Quand ils nous auront bien saturés, ils pourront encore partir en nous laissant avec la désolation, des bâtiments vides et quasi plus de terres cultivables.
Merci, mais votre vision du futur on en veut pas!

Écrit par : Corélande | 08/01/2014

"Quand j'étais gosse, on était 4 millions dans ce pays. "

1950: 4,7 millions. Vous avez 80 ans?

Je préfère l'initiative Ecopop.

Écrit par : Johann | 08/01/2014

Johann@ Ok. Voir la suite sur le blog de Haury...

Écrit par : Géo | 08/01/2014

Oui Johann l'initiative Ecopop est encore plus restrictive. Si celle du 9 février ne passe pas, ils vont pâlir à faire peur pour la campagne de la seconde!
Faut dire que les opposants s'énervent déjà pas mal en débat et ça promet pour la suivante!
Allez courage La Suisse, celle qui a forgé son Swissmade, ne nous laissons pas nous usurper nos qualités reconnues à l'échelle mondiale.
Accumuler trop de gens sur un territoire restreint nous mènerait qu'à la disette et la misère. Les gros bien gras partiront en nous laissant la désolation et plus beaucoup de terres cultivables.

Écrit par : Corélande | 08/01/2014

Après les nouvelles de midi, je dois admettre qu'il y a des gens de gauche sensés et défenseurs du Bien communs.
Après les verts tessinois voilà le ralliement des Têtes socialistes du sud des Alpes qui se positionnent sur le OUI!

Comprendre que la Suisse ne prend pas ses ordres à bruxelles, que son peuple est Souverain, va donner un ballon d'oxygène à tous les Européens qui sont enfermés dans cette dictature unioniste et qui paient les pots cassés au quotidien. C'est cela être Européen, vouloir se battre pour le bien de tous....et qui sait: donner l'exemple à suivre!

Écrit par : Corélande | 09/01/2014

Corélande@ J'ai aussi entendu cela. Franchement, si cette initiative ne passe pas, c'est à désespèrer du peuple suisse.
Plus concrétement, cela signifiera que les Suisses du genre Ada Marra sont devenus majoritaires et que la Suisse est définitivemnt foutue...

Écrit par : Géo | 09/01/2014

"Plus concrétement, cela signifiera que les Suisses du genre Ada Marra sont devenus majoritaires et que la Suisse est définitivemnt foutue..."

Mais qu’a donc fait Mme Mara pour mériter ce déversoir de haine ? C’est le fait qu’elle défende les immigrés travailleurs qui vous gêne tant ? Espèce de vieux grincheux aigri !

Écrit par : Charles | 09/01/2014

"mériter ce déversoir de haine" De quelle haine parlez-vous ? Comme toute personne de droite, j'aime beaucoup Ada Marra (Mara, vous êtes sûr ?). A chaque fois qu'elle ouvre la bouche, elle fait cadeau de milliers de voix à la droite...

Écrit par : Géo | 09/01/2014

Géo, si elle ne passe pas c'est que nous sommes pris dans une énorme magouille! Cet après-midi encore sur le terrain, c'est 8 pour,2 qui doutent!
Quasi plus personne ne croit les opposants, tout le monde est saturé et ne veut qu'une chose....que cela change ou au mieux que cela s'arrête!

Belle soirée!

Écrit par : Corélande | 09/01/2014

«la libre circulation des personnes pose certains problèmes en matière de salaire ou de logement […] cette situation exige une réponse étatique vigoureuse et décidée, comme le demandent d’ailleurs PS et syndicats depuis longtemps»

Pas seulement le logement. Les infrastructures et l'aménagement du territoire également.

Mais qu'est-ce que vous attendez pour ficeler une initiative intelligente qui réponde à toutes ces attentes ?

Vous savez, le jour où vous aurez résolu le problème des salaires, vous n'aurez plus le PLR à vos côtés pour vous encourager dans la "solidarité entre les peuples".

Écrit par : petard | 10/01/2014

@Me Schwab
Il me semble que vous vous faites une sacrée fixation sur l'UDC. C'est quoi votre souci, les vilaines affiches ? Fattebert avec ses polonais au rabais ?

Et dire que vous passez comme chat sur braise sur les manoeuvres des croupiers du PLR. Dommage que vous n'arrivez pas à identifier clairement ceux qui vous font pipi dans les bottes.

Écrit par : petard | 10/01/2014

Cher petard, les "initiatives intelligentes" sont soit déjà déposées (salaire minimum = excellent moyen contre la sous-enchère; FAIF = mise à jours de nos infrastructures de transports publics; initiative cantonale de l'ASLOCA-VD contre la pénurie de logements) soit en cours d'élaboration (l'ASLOCA prépare une initiative fédérale contre la pénurie de logements). La gauche agit donc, avec des propositions concrètes!
Rassurez-vous, je ne passe pas comme chat sur braise sur les manoeuvres des autres croupiers, qu'ils soient PLR ou autre. Il faut juste relever que l'UDC, en ce moment, fait tout pour nuire à notre pays et ce sont ses propositions qui sont sur le tapis et focalisent donc l'attention. Et, oui, je trouve inadmissible qu'un vice-président de parti national et conseiller national pratique le travail au noir (quelle que soit la nationalité des employés grugés). L'UDC fait preuve d'une telle mansuétude envers les tricheurs, qu'elle n'a pas poussé M. Fattebert à la démission. Pas plus qu'elle ne se formalise des frasques de MM. Fehr, Stamm ou Jenny...
Navrant.

Écrit par : Jean Christophe Schwaab | 10/01/2014

Pauvre m. schwaab c'est tout ce qui vous reste comme argument! la suspicion! Vous voulez que l'on sorte les cadavres des placards roses-verts en terre vaudoise!
Quand à oser dire que seules vos initiatives sont intelligentes, cela montre déjà le niveau sur lequel vous croyez être bien installé parce que les journaleux complices sont à vos bottes!

Écrit par : Corélande | 10/01/2014

@M.Schwab

«l'UDC, en ce moment, fait tout pour nuire à notre pays»

Mais comment pouvez-vous affirmer une chose pareille alors que l'UDC a pour seul souci la souveraineté et l'indépendance de la Suisse. C'est à la limite calomnieux ce que vous dites. Bien sûr, chacun ses opinions, c'est comme en religion, inutile d'espérer convaincre un jésuite à devenir scientologue…

Pour justifier votre aversion envers ce parti, vous citez les frasques ou les écarts délictueux de certains de ses membres. Mais puisque vous êtes avocat vous devez savoir que ces choses relèvent de la justice et qu'il est inacceptable de stigmatiser tout un groupe ou toute une frange de la population (il me semble que c'est un principe qui devrait être cher à votre coeur).

Maintenant, sur le fond de cette initiative. Comme l'a parfaitement bien détaillé et expliqué Pascal Décaillet sur son blog aujourd'hui, cette initiative ne vise pas à expulser qui que ce soit, mais à réguler un flux migratoire en roue libre. Ce n'est pas de la xénophobie. Ceux qui propagent cela sont des malhonnêtes.

S'agissant de la campagne de matraquage provenant des croupiers de la droite néo-libérale, vous devriez très sérieusement vous en inquiéter davantage. Ce sont ces gens-là, avec leurs principes économiques aliénés, calqués sur le système de Ponzi, qui sont en train de fossoyeur la Suisse. Les économistes les plus SERIEUX (dont des Prix Nobel) dénoncent ces dérives avec fermeté.

Enfin, vous me dites que vos initiatives "intelligentes" son déjà déposées…
D'abord une initiative intelligente, c'est celle qui sait fédérer au-delà de sa chapelle.
Hélas votre idée de salaire minimum (qui part d'une généreuse intention) n'est pas une bonne idée. Parce que vos vrais adversaires, trouveront par ce biais-là, les astuces pour tirer tous les salaires vers le bas. Voyez en France, quelle PME trouve un intérêt à payer son personnel (même bien qualifié) au-delà du smic ?

S'agissant du logement, il aurait fallu agir sur le foncier. Ce qui a fait grimper les prix et rendu les logements quasiment inaccessibles, ce ne sont pas les coûts de la construction, mais la spéculation foncière effrénée sur les achats/vente de terrains à bâtir (marché non extensible lié à l'aménagement du territoire). Il aurait fallu une initiative qui par exemple propose un droit de préemption aux collectivités lors de la vente de terrains dans des zones stratégiques. Puis délivrer des droits de superficie pour éviter la spéculation.

Écrit par : petard | 10/01/2014

Monsieur Schwaab, rien d'étonnant dans ce billet, il ne fait que confirmer ce que les prolétaires de ce pays connaissent du syndicalisme, des organisations de "défense" de ceci et de celà, c'est-à dire une soumission complète au patronat devenu depuis "milieux économiques", seule nouveauté qui est presque un aveu de gangstérisme. Mais revenons à vous,à votre parti, votre syndicat.
-50 ans minimum de "paix du travail", c'est à dire d'exploitation régulée par automatisme, et sacrifice du prolétariat au profit du "travailleur/salarié", pendant que les dirigeants syndicaux se gobergent avec des demi salaires de ministres en attenant l'élection qui les verras toucher l'entier.
20-30 ans de militantisme au niveau des ps européens, pour aider à L'OBLIGATION qu'ont les peuples à entrer dans une Europe dont il ne veulent pas, puisqu'à chaque consultation -quand il y en a- les scrutins sont annulés sous divers mauvais prétextes, ou sont proposé sous un autre nom, jusqu'à ce que la fatigue l'emporte.
Bref rappel du passé des partis et syndicats dont vous faites partie...

Écrit par : Doug Destroy | 12/01/2014

Ce "brillant" passé rapidement remémoré venons-en au sujet, le présent politique et sa possible future modification par vote. ce présent est déterminé par un passé récent, l'adhésion cachée et forcée à une UE que le peuple de ce pays, comme d'autre en UE, a refusée.

Cette adhésion cachée -les multiples adaptations des lois, le "cassis de Dijon" etc- se fait bien évidemment avec l'appui des socialistes et syndicats, plus voués à défendre l'économie c.à.d le patronat/milieu escronomique, qu'à oeuvrer à la libération du salariat.

Adhésion forcée, parce que l'illégitimité actuelle doit être légalisée dans les faits. Là encore on vous trouvent en première ligne PS, UNIA, etc. -"vous" dans la suite-

A chaque votation touchant le sujet UE, vous ressortez "les mesures d'accompagnement", épaulés par les lobbys -démocratiques?pff-médiatiques, qui découvrent en même temps que les "mesureurs d'accompagnement" quelque scandale de travail sous-salarié!
Comme si c'était LA L'UNIQUE question!
Par votre lutte pour vos amis réels,"les Milieux Économiques" on ne le rappellera jamais assez, vous piétinez les "droits de l'homme que vous brandissez!
Par cette complicité objective par ex. vous assignez les pauvres et moins pauvres à résidence! Le manque de logements, et leurs prix spéculatifs en sont la cause! Ceci, et aussi les SDF est une atteinte objective au Droits de l'Homme.
Par cette complicité objective, vous favoriser le "dumping salarial", la criminalité suisse et étrangère pour cause de pauvreté, les suicides en augmentation dans la population, les maladies mentales et physiques dues au stress et au mal être, L'aliénation au sens marxiste!
Comme solution à ce gâchis vous ne souhaitez que sa perpétuation, son renforcement! Plus de pollution, plus de bêton, plus enfin! Jusqu'à ce que mort s'ensuive!
La vie là-dedans, du moins ce qu'il en reste, peux vous importe, visiblement, le PS, l'UNIA etc. montrent quel parti pris est le leur. Celui de la mort!
Bravo!

Écrit par : Doug Destroy | 12/01/2014

Enfin, il suffit pour en venir à vous, de parcourir votre "blog principal", surtout votre "à propos" pour comprendre la cause rationnelle des tendances PS, UNIA etc. au niveau de ses "dirigeants"... Habitant à vue panoramique sur le Léman, une petite commune loin du "struggle for life" de rue, ou navigaunt sur les eaux de ce ême lac, etc.
Vous ne faites pas partie de ceux "qui n'ont rien à perdre". A l'instar de TOUS les autres dirigeants de ces organisations à but assez lucratifs, finalement!
Pour le Trio-Octet-Infernal:

Écrit par : Doug Destroy | 12/01/2014

Le Trio-Octet-Infernal, qu'on salue...
Enfin une critique venant de plus à gauche.

Écrit par : Géo | 12/01/2014

Pierre Dessemontet, PS Yverdon, dans son "Opinion" (le Matin Dimanche) termine ainsi :
"dans une Europe sinistrée par le chômage et la stagnation, il faut quand même une bonne dose de mauvaise foi pour oser affirmer que le problème principal du pays, c'est...un excès de prospérité"
Mauvaise foi ? Où voit-il de la mauvaise foi ? En tout cas, oui, je prétends que le principal problème de ce pays est un excès de prospérité. De prospérité factice basée sur divers éléments :
- racolage pour raisons fiscales de toutes les entreprises du monde qui auraient des problèmes ailleurs : Vale, Glencore, etc...
Ce racolage ne va pas durer longtemps. Les USA ont brisé le secret bancaire comme un fétu de paille malgré le soutien de toutes les autorités de ce pays aux banques. Qui se sont mises elles-mêmes dans le trou en trichant comme des idiots, des débiles mentaux. Le fric facile rend con, les banquiers UBS le prouvent. Les USA maintenant veulent toucher des impôts sur leurs multinationales, ils réussiront sans problème à faire plier la Suisse et les Européens les suivront. La Suisse va donc perdre des milliers et des milliers d'emploi de cette façon. Mais la DDC bassine le monde entier avec sa connerie de développement durable.
Charité bien ordonnée devrait commencer par soi-même...
- surchauffe du bâtiment. Les entrepreneurs se font des couilles en or, mais c'est pas eux qui paieront les infrastructures qui vont avec...
- last but not least : cette prospérité est basée sur le fait que ce n'est pas tellement nous qui sommes bons que les autres qui sont mauvais. Et ils sont mauvais parce qu'ils sont dans l'UE. Notre prospérité est simplement due au fait que nous n'en faisons pas partie. Quand les Européens auront compris cela, ce qui prend du temps mais le processus est bien engagé, les pendules se remettront à l'heure.

Nous allons donc nous retrouver à la fin du jeu de l'avion actuel. Et cela fera beaucoup, beaucoup plus mal que les conséquences d'un OUI le 9 février...

Écrit par : Géo | 12/01/2014

Bonjour Géo, Le Trio vous salue aussi.
Ce qui est étrange quoique pas vraiment, c'est le silence. Pas uniquement en rapport à mon intervention "solo", mais aussi sur le comm de "pétard" juste en dessus, ou même sur le votre.
L'autisme tactique de toute la gauche pro européenne* -et donc pas seulement de J.-C. Schwaab- se confirme dans ce mutisme face à toute critique, ou démonstration concrète des dégâts déjà fait.

*Car depuis le début, il existe en Europe une opposition "de gauche" large, même parlementaire, à ce délire.
La réponse -qui reste la même- à été de les définir comme "complices" des nationalistes, et de l'extrême-droite, sans JAMAIS leur donner vraiment la parole.

Écrit par : Doug Destroy | 13/01/2014

Doug Destroy@ "sans JAMAIS leur donner vraiment la parole."
Eh, ce serait à moi de vous apprendre que c'est à eux de la prendre ?

Écrit par : Géo | 13/01/2014

"cette prospérité est basée sur le fait que ce n'est pas tellement nous qui sommes bons que les autres qui sont mauvais. Et ils sont mauvais parce qu'ils sont dans l'UE".
Et il y a aussi et surtout le fait que les camarades de M.Schwaab sont au pouvoir en France. Dans 24 heures d'aujourd'hui, Jean-Philippe Delsol, avocat fiscaliste français auteur du livre "Pourquoi je vais quitter la France" : "Les Français n'ont pas envie de partir. Ils aiment leur pays. Et puis, décider de s'exiler n'est pas sans risque. Mes clients hésitent. Ils se demandent si leurs épouses vont les suivre. Si leurs enfants vont accepter de perdre leurs réseaux. Mais certains d'entre eux sont à bout".

Écrit par : Géo | 13/01/2014

@Géo :-)

Écrit par : Doug Destroy | 14/01/2014

La gauche se discrédite de plus en plus en faisant régulièrement le jeu du patronat. Cette surdose d'immigration enrichit les riches et appauvrit les pauvres, car systématiquement la charge du trop plein est facturée aux contribuables et le patron a ainsi le plaisir de choisir son bétail le moins cher, quitte à viser le court terme et à faire faillite plus tard et c'est pas les preuves qui manquent. De plus ce qui échappe aux gens dit de gauche, c'est que les contraintes de main-d'oeuvre sont très favorables au developpement concurrentiel des entreprises, qui sont ainsi obligées de trouver des solutions de substitutions, lesquelles ne peuvent qu'améliorer les coûts et la productivité dans un marché internationalisé et en hyperconcurrence.

Écrit par : sigismond | 19/01/2014

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