27/08/2015

La saga de la page facebook (2/ 2 ; carnet de campagne, épisode 2)

(suite du précédent billet...)

3ème étape : répondre aux messages avant qu’ils ne se perdent dans les limbes

Comme il était annoncé que les messages allaient être perdus, j’ai tout d’abord pris le temps de répondre au plus de 130 messages reçus à l’occasion de mon 36ème anniversaire dimanche dernier (j’espère n’avoir oublié personne). Ainsi, si d’aventure ces message se perdaient, j’aurais au moins pu leur répondre…

4ème étape : la transformation du « profil » en « page », et ce qu’il advint…

Tout étant prêt, j’ai donc cliqué sur « convertir le profil en page ». Après le premier clic, rien ne se passe. Inquiétude. Y’a-t-il du réseau ? Petit coup de poing au modem pour être sûr… Après quelques autres clics, un message : « vous gérez déjà une page qui porte ce nom ». La page a donc été créée, mais mon profil est toujours là, même si c’est la nouvelle page qui a repris l’ancien identifiant du profil. Aucune donnée ne s’est égarée, les messages, les images, les publications, les autres données tout est là, à ce qu’il me semble. La page est là, aussi. Première surprise, elle compte 413 « fans » de plus que je n’avais (n’ai) d’« ami-e-s» (5411 contre 4998 au moment de la création de la page). D’où sont-ils sortis ? Mystère… Cela dit, j'ignore si c'est un résultat normal et si désormais toute transformation de profil en page donnera le même résultat...

Profil vérifié, page pasLa seule chose que la nouvelle page n’a pas reprise, c’est la « vérification ». C’est en effet toujours le profil qui est « vérifié ». C’est donc bien moi qui gère une page qui à mon sujet (enfin, peut-être). Allez comprendre… La politique de vérification de facebook me semble d’ailleurs être des plus aléatoires. Parmi mes collègues au Parlement, tous n’ont pas été « vérifiés », même en ayant plus de « fans » que moi. En Suisse romande, il me semble être le seul parlementaire fédéral a l’avoir été. Et cette vérification a été pour le moins cavalière, facebook m’ayant demandé, sans me dire pourquoi, une copie d’une pièce d’identité. Et même si j’ai bien entendu refusé de la fournir (peu importe que ça ait été une tentative de hameçonnage ou une vraie vérification), mon profil a quand même été vérifié, sans que je n’ai rien à faire. Bref, autant dire que cette procédure ne semble pas être si fiable…

Bon, et maintenant, qu’est-ce que je fais du second profil ?

Finalement, je me retrouve avec un profil vérifié, qui ne peut pratiquement plus accueillir de nouveaux ami-e-s, une page, qui aurait dû remplacer le précédent et un second profil qui aurait dû palier les problèmes générés par le remplacement du premier par la page. Je vais laisser ce second profil en ligne, mais ne vais probablement pas l’utiliser, car pour les contacts plus personnels que permettent les profils, j’ai mon premier profil qui n’a finalement pas été vérifié. Nous verrons bien s’il sert à quelque chose

Et pourquoi pas deux pages, hein ?

Mais ce n’est pas tout. En plus de deux profils, je me suis aperçu aujourd’hui qu’il y a en fait non pas une, mais deux pages à mon nom. La seconde a été générée automatiquement sur la base de l’entrée à mon nom sur wikipedia

Deuxième page FB jcsVoilà, voilà. Celle-ci, on verra bien ce qui adviendra d’elle. En tout cas, risque de dédoublement de la personnalité (ou d'écho, c'est selon), il y a bel et bien:

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(Fin de la saga. Pour lire la première partie, c’est par ici !)

25/08/2015

La saga de la page facebook (1/2; carnet de campagne, épisode 1)

Comme cela fait quelques temps que j’ai atteint la limite fatidique de 5000 « ami-e-s » sur facebook, je me suis résolu à transformer mon profil en page, ce qui permet un nombre de contacts illimité. Ce qui devait être une opération facile s’est avéré beaucoup plus ardu que je ne le pensai, n’a pas donné exactement le résultat annoncé et m’a permis d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement du plus grand réseau social au monde (même si ça reste très opaque). L’histoire mérite donc d’être racontée. A vous de juger si elle mérite d’être lue ! J’ai mis du temps à prendre la décision de convertir mon profil en page, d’une part parce que je craignais de perde le côté très personnel que peuvent avoir les contacts sur facebook, même si j’utilise ce réseau social principalement à des fins de communication politique. D’autre part, j’ai réussi à jongler un temps avec la limite des 5000, en supprimant parmi mes « ami-e-s » les comptes inactifs, ou les personnes tenant des propos extrémistes. Mais il a bien fallu se résoudre à faire le pas de la transformation en page, comme l’ont fait par exemple mes collègues Susanne Leutenegger-Oberholzer ou Cédric Wermuth. J’ai en outre choisi de transformer mon profil en page et pas de créer une nouvelle page, puis d’y inviter mes contacts, car la première option devait garantir que je ne perde pas le statut de « profil vérifié »corps-3-zoom-verified-pages (on verra par la suite que ça ne s’est pas exactement passé ainsi) et m’aurait épargné des démarches longues et fastidieuses…

1ère étape : télécharger les données que facebook a à mon sujet…

Comme il est indiqué qu’au moment de transformer un profil en page, on perd la quasi-totalité des données (notamment les photos, les publications et les messages), j’ai commencé par demander un téléchargement de mes données détenues par facebook. Ça a pris du temps, car, si le lien pour faire le téléchargement a été envoyé tout de suite, il a mis plusieurs jours (et plusieurs essais) à fonctionner. Et je n’ai pas pu obtenir la garantie que facebook allait effacer lesdites données de ses serveurs, même si elles ne devaient plus apparaître à l’écran. C’est encore une preuve de son opacité et de ses méthodes douteuses en matière de protection des données. (Et cela donne du grain à moudre à mes postulats pour le « privacy by design » et « privacy by default »…)

2ème étape : un 2ème profil au cas où… (mais pas d’usurpation d’identité)

Une fois mes données mises à l’abri, j’ai ensuite créé un deuxième profil facebook, dans le but de pouvoir le cas échéant garder un contact personnel avec mes ami-e-s une fois mon profil actuel converti en page. Ce profil a été laissé dormant quelques semaines, ce qui n’a pas empêcher facebook de me faire des suggestions d’« ami-e-s » étonnamment précises, bien que n’ayant assez peu d’information à mon sujet et qu’aucun lien ne pouvait être établi entre mon profil principal et mon second profil (la protection des données, encore !). Lorsque je l’ai activé et ai envoyé des demandes de contact à quelques jours de la conversion du profil principal en page, beaucoup de monde a cru à… une usurpation d’identité (il faut dire que je me suis assez bien imité ;) ). Je tiens d’ailleurs à remercier pour leur vigilance tous ceux qui m’ont prévenu de leurs soupçons. Puis, c’est facebook qui a cru que ce second profil était abusif, et m’a soumis à une sorte d’interrogatoire lors duquel je devais reconnaître des « ami-e-s » sur leurs photos, afin de prouver que je les connaissais vraiment. Bizarrement, je n’ai pas eu à me reconnaître moi-même (ouf !). Ce deuxième profil opérationnel, je pouvais enfin commencer...

(La suite au prochain numéro !)

*   *   *

Ce billet me permet d’ouvrir mon carnet de campagne en vue des élections fédérales du 18 octobre prochain. Comme lors des élections cantonales 2007, j’y raconterai la campagne, ses anecdotes drôles ou pas, ses rencontres, ses débats et découvertes. J’espère que cela suscitera votre intérêt et me réjouis d’ors et déjà de lire vos commentaires !