23/11/2010

Pourquoi le Grand Conseil vaudois a eu raison de retoquer l’UDC

L’UDC, dont la présence en Suisse romande provoque décidément l’insécurité et pose de réels problèmes de sécurité publique, a proposé aujourd’hui une résolution demandant de «définir des règles équitables » pour que tous les partis puissent tenir leurs assemblées à l’université. Le Grand Conseil ne s’est pas laissé manipuler par les blochériens et une majorité PS-AGT-LV-AdC et quelques courageux radicaux a refusé cette résolution.

De prime abord, cette elle ne mangeait pourtant pas de pain. Un appel en faveur de la liberté de réunion et à la lutte contre l'arbitraire, quoi de plus normal en démocratie? Venant de l’UDC il ne s’agissait cependant que d’une vaste hypocrisie dont le rejet était nécessaire. En effet, ce parti se signale trop souvent pour son mépris de l’ordre constitutionnel et sa volonté de déstabiliser les institutions pour que son appel à les respecter soit dénué de toute crédibilité.
Ces deniers temps, les manifestations de mépris de l’ordre démocratique Suisse venant des rangs de l’UDC sont en effet légion:
• Des élus de ce parti se permettent, lors d’émissions télévisées, des commentaires grossiers à l’encontre de membres du Conseil fédéral, afin de mettre en doute sa légitimité démocratique.
• D’autres (souvent les mêmes que les premiers, d’ailleurs), s’affichent ouvertement lors d’assemblées de divers mouvements d’extrême-droite ou néofascistes européens (extrême-droite flamande, bloc identitaire) et assument désormais leur proximité avec ces mouvements.
• La politique de ce parti est de plus en plus dirigée contre l’ordre constitutionnel, en particulier la séparation des pouvoirs, comme le rappelait hier cet excellent article du «Temps».
• Dans le canton de Vaud, la totalité du groupe UDC a manifesté ouvertement son mépris pour un organe constitutionnel démocratiquement élu, la Cour de Comptes, en quittant la salle lors de son assermentation.
• Toujours dans le canton de Vaud, le porte parole de l’UDC Suisse Kevin Grangier a tenté de se faire assermenter comme membre des autorités communales d’une commune (La Tour-de-Peilz) où il n’était pas domicilié.

La politique de l’UDC est un poison pour nos institutions démocratiques et notre Etat de droit. Dans d’autres pays, un «front républicain» s’élève systématiquement contre l’extrême-droite. Les nombreuses voix venant des rangs radicaux et AdC laissent espérer qu’une telle attitude est aussi possible dans notre pays.