17/03/2011

UDC tricheurs: la liste s’allonge

A peine apprend-on qu’un élu UDC ne se comporte pas en honnête citoyen qu’on en découvre un autre. Le tricheur du jour: Roland Jakob, chef du groupe UDC au conseil de ville de Berne. Le Blick d’aujourd’hui révèle que cet élu, qui clamait pourtant dans la presse bernoise «qu’un élu doit être exemplaire», est aux poursuites pour 300'000.—Fr. d’impayés d’impôts, de cotisations aux assurances sociales et aux caisses de pensions. Bref, M. Jakob prélève les charges sociales de ses salariés et la TVA de ses clients, mais ne verse pas ces sommes aux assurances sociales ou au fisc. Pour faire simple, il triche aux dépens de ses clients, de ses salariés et des assurances sociales. En outre, ce digne représentant du parti blochérien avoue devoir des arriérés de salaire, que le Blick estime à 40'000.—Fr.
Cette navrante histoire démontre qu’en matière d’«abus», l’UDC est aussi crédible qu’un M. Kaddhafi parlant des droits humains. Mais le comble est que le tricheur UDC en cause siège dans la commission chargée de veiller à ce que les entreprises qui remportent les appels d’offres de la ville de Berne respectent la législation, les CCT et soient correctement affiliées aux assurances sociales. Ça rassure de savoir que de tels dossiers sont confiés à un pareil spécialiste.

09/03/2011

Encore un tricheur UDC pincé...

Décidément, plus on cherche de tricheurs au sein de l’UDC, plus on en trouve. Après le président de l’UDC soleuroise condamné en première instance pour fraude fiscale, voici un membre de l’exécutif de la commune bernoise d’Aarwangen qui a volé 36'000.—Fr. à son pupille. L’office de surveillance des tutelles a déposé plainte pour escroquerie. C’est ce que révèle le Blick d’aujourd’hui.
Ce cas est très choquant, car l’élu UDC en question s’en est pris à son pupille, une personne qu’il était plutôt censé protégé et dont il devait gérer la fortune au mieux. Sa ligne de défense est ahurissante: «Je ne savais pas que c’était interdit», répond-il au quotidien alémanique. Ah bon. Même sans les campagnes permanentes de l’UDC sur le thème de l’insécurité, ignorer que voler est un délit, c’est un sacré exploit. Et on se réjouit d’entendre Jean Fattebert prétendre qu’il «ne savait pas» que le travail au noir est interdit. Ou alors This Jenny, qui, certainement, «ne savait pas» que la sous-enchère salariale est prohibée.
Bref, à l’UDC, en matière de criminalité c’est seulement «faites ce que je dis». Et si c’était «faites ce que je fais», ce serait sacrément dangereux de sortir de chez soi.

07/12/2010

Encore un élu UDC en délicatesse avec la Justice

Il est désormais habituel de constater que les élus de l’UDC prennent plutôt à la légère le respect des lois qu’ils prônent dans leur programmes électoraux. Un nouveau cas a été dévoilé par la «Solothurner Zeitung» et repris par «20 Minuten» du 4 décembre:
Il s’agit du député soleurois et président du parti cantonal Heinz Müller, qui est sous le coup d’une enquête pénale pour fraude fiscale. Ce qui montre qu’en protégeant la concurrence déloyale en matière fiscale, l’UDC ne pensait pas uniquement aux cantons qui abusent de la concurrence fiscale, mais aussi à ses membres qui traitent les lois par-dessus la jambe. Au sein de son parti, aucune demande de démission n’est audible, pour autant qu’il y en ait. Cette attitude est d’ailleurs parfaitement cohérente avec la pratique du parti blochérien, qui passe en général rapidement l’éponge sur les délits de ses élus. Ainsi, tant M. Fattebert que M. Jenny, condamnés pour travail au noir respectivement sous-enchère salariale, n’ont subi aucune sanction interne, le premier ayant même été appelé à la vice-présidence du parti.