20/06/2022

Le droit suisse du travail est-il aussi peu flexible que ne le dit Uber ?

Le Tribunal fédéral (TF) a confirmé ce dont aucun spécialiste de droit du travail ne doutait : les employés d’Uber ne sont pas des indépendants et lui sont liés par un contrat de travail. Uber n’a pas manqué de protester, arguant que ses chauffeurs « ont clairement exprimé leur souhait de rester indépendants, de conserver leur flexibilité et d’être leur propre patron »*. Uber sous-entend ainsi que le droit du travail auquel sont soumis ses employés ne serait pas assez flexible et les empêcheraient de se sentir « leur propre patron ». Mais si on examine un peu les règles suisses en matière d’organisation du travail et le pouvoir de direction de l’employeur, on se rend compte qu’en réalité, notre droit permet de laisser une liberté énorme aux travailleurs.

Oui, le droit suisse est flexible… si l’employeur le veut bien

En effet, si notre droit du travail confère à l’employeur le droit de dicter l’organisation, le lieu, les outils et l’exécution du travail, les horaires, les vacances, le comportement et le code vestimentaire des travailleurs, il ne l’y oblige pas. Un employeur qui souhaite laisser ses employés s’organiser eux-mêmes, fixer leurs priorités et objectifs, travailler depuis chez eux (ou depuis n’importe quel autre endroit), prendre le chemin qu’ils souhaitent pour aller effectuer leurs tâches, refuser une tâche, choisir leurs horaires, eh bien, il le peut. Selon le droit suisse, un employeur peut très bien donner des directives détaillées comme ne pas en donner du tout. En outre, le droit suisse du travail connaît le « travail sur appel improprement dit », une forme de travail sur appel qui permet au travailleur de refuser une mission lorsque l’employeur veut lui en confier une. Difficile d’accorder une plus grande flexibilité !

Or, même s’il pourrait accorder une très grande liberté de choix et d’organisation à son personnel, Uber a fait le choix d’au contraire le soumettre à un corset de règles ultrastrictes, ainsi qu’à un contrôle continu et pointilleux. Ainsi, Uber donne à ses chauffeurs des directives extrêmement détaillées sur la façon dont le travail doit être exécuté : itinéraire, modèle de voiture, aspect du véhicule, façon de conduire, temps de réaction, etc. Tout fait l’objet de directives précises, dont le respect est scrupuleusement évalué… et sanctionné. Comme l’a établi le TF (mais aussi d’autres enquêtes dans d’autres pays, comme celle-ci), les chauffeurs Uber n’ont pas le droit de refuser des courses (ou ils sont virés), de se connecter trop rarement à l’application (ou ils sont virés), de s’écarter de l’itinéraire imposé (ou ils sont virés), ni de démarcher leur propre clientèle ou de fixer leurs tarifs (ou ils sont virés). Si Uber voulait de la liberté et de la flexibilité pour ses chauffeurs, eh bien elle n’aurait qu’à. Personne, et certainement pas le droit suisse du travail, n’oblige Uber à être aussi tatillonne et directive, mais elle a fait le choix de l’être quand même. Alors qu’elle ne vienne pas accuser le droit suisse !

Mais alors, me direz-vous, avec une pareille flexibilité, peut-on encore vraiment parler de salariés ? La réponse est sans équivoque oui. En effet, même si Uber utilisait toute la flexibilité dont elle peut disposer, ses chauffeurs travailleraient pour elle et pas pour compte propre, ne fixeraient pas leurs tarifs et continuerait à exécuter une tâche imposée par Uber : transporter des passagers d’un point a à un point b, en respectant certaines règles de conduite et de comportement. Par ailleurs tout cela se ferais sous la marque Uber (on ne dit d’ailleurs plus « Je commande un taxi », mais : « je commande un Uber »). Et si Uber voulait vraiment « employer » de vrais indépendants, elle devrait alors totalement renoncer à tout son arsenal de directives tatillonnes et de contrôles algorithmiques.

On ne transige pas avec la sécurité et la protection de la santé

En revanche, ce qui n’est pas flexible dans notre droit du travail (heureusement !), ce sont les règles de protection des travailleurs, de protection de la santé publique et qui concernent l’affiliation aux assurances sociales. Ces règles reposent sur un intérêt public qui l’emporte sur la liberté économique tant des employeurs, qui doivent traiter correctement leurs employés même si ça leur coûte cher, que de ces derniers, qui pourraient être frustrés de ne pas pouvoir « travailler plus pour gagner plus » et qui doivent parfois renoncer à leur « indépendance » contre leur gré. Parmi ces règles, il y en a plusieurs qui ont pour but d’éviter des dépenses sociales :

  • en garantissant une rémunération minimale des travailleurs (salaire minimum, remboursement des frais professionnels, paiement du salaire lors de travail sur appel),
  • en évitant qu’ils ne soient privés de revenu parce qu’ils sont dans l’incapacité de travailler (paiement du salaire en cas de maladie, assurance invalidité), au chômage (assurance-chômage) ou à la retraite (AVS, prévoyance professionnelle).

D’autres ont pour but d’éviter une explosion des coûts de la santé (repos, vacances). D’autres visent à protéger la population en limitant le nombre d’accidents (horaires de travail limités, pauses régulières, respect des règles de sécurité routière). Du point de vue d’Uber, ces règles n’ont qu’un défaut : elles coûtent cher. Mais elles permettent notamment à la collectivité de faire des économies. Et, dans tous les cas, ce ne sont pas ces règles-ci qui empêchent les chauffeurs de se sentir « leur propre patron ». Car un patron a aussi des responsabilités envers son entreprises, mais aussi envers la collectivité.

 

Cette histoire révèle deux choses à propos d’Uber.

  1. En réalité, ce qui dérange Uber, ce n’est pas le côté contraignant du droit du travail en matière d’organisation du travail et de liberté laissée aux employés. En effet, Uber aurait tout loisir de laisser beaucoup plus de flexibilité à ses chauffeurs et surtout à moins contrôler leurs moindres faits et gestes. Ce qui dérange vraiment Uber, c’est plutôt le côté contraignant pour l’employeur, qui doit rémunérer correctement ses employés, leur accorder vacances et congés payés, protéger leur santé et leur personnalité, les payer lorsqu’ils sont malades, les assurer correctement aux assurances sociales (et éviter ainsi que ce ne soit les contribuables qui passent à la caisse en cas de lacune de prévoyance nécessitant un recours à l’aide sociale ou aux prestations complémentaires…).
  2. Cette défaite devant le TF ne va pas seulement être couteuse pour Uber, qui va devoir payer d’énormes sommes à ses chauffeurs et aux assurances sociales. Elle a surtout pour défaut de faire s’effondrer son modèle d’affaire comme un château de carte. Car si Uber a eu autant de succès, c’est parce qu’elle a pu être plus flexible et moins chère que ses concurrents, qui, eux respectent la loi et paient ce qu’ils doivent, notamment aux assurances sociales et au fisc. En effet, le modèle d’affaire d’Uber repose essentiellement sur le non-respect des lois fiscale (en témoigne le montant d’impôt très faible payé en France l‘an passé), du travail, en matière d’assurance sociale ou de régulation des transports et sur le report sur la collectivité des coûts que cela génère. Quand on ne respecte pas les règles auquel ses concurrents sont soumis, il est facile d’être moins cher. Mais ces pratiques portent un nom : la concurrence déloyale.

On le voit, lorsqu’il s’agit de laisser une grande liberté d’organisation aux employés, le droit suisse du travail est suffisamment flexible. Il suffit que l’employeur le veuille. En revanche, lorsqu’un intérêt public commande de protéger les travailleurs, la santé publique et les finances publiques, il n’y a pas de raison de se plier aux désirs des entreprises, fussent-elles des licornes-disruptives-4.0-etc. comme Uber. La proposition du PLR de créer un nouveau contrat de pseudo-indépendant est donc aussi inutile que nuisible et ne peut en réalité n’avoir qu’une seule conséquence : diminuer la protection des personnes concernées et reporter les coûts sur la collectivité.

 

 

*Probablement que, lorsque les chauffeurs en question réaliseront que, parce qu’ils bénéficient d’un contrat de travail, ils pourront exiger d’Uber une rémunération conforme au salaire minimum genevois, un droit à des vacances, le droit au paiement de leur salaire en cas de maladie, le paiement de leur salaire pendant leur délai de congé, le remboursement de leurs frais professionnels (essence, amortissement, taxes et entretien de leur véhicule, etc.) et ce sur rétroactivement sur les cinq dernières années (10 ans pour les frais), ils se réjouiront qu’Uber leur doive autant d’argent. Ils se réjouiront aussi d’être assurés à l’assurance-chômage, ce qui est impossible en tant qu’indépendant.

08/03/2022

Libérer les hôtels de la tutelle de booking.com est-il une entrave à la liberté contractuelle ?

Réponse : oui. Mais c’est une entrave à la liberté contractuelle vraiment justifiée. Qui plus est par des arguments en faveur du libre marché et de la concurrence efficace. Il y a donc de quoi être surpris quand on voit à quel point la frange la plus (ultra)libérale du Parlement fédéral est vent debout contre cette proposition (la « lex booking.com »). Ce qui est aussi très surprenant, c’est que, dans ce dossier, le PLR tient une position hostile aux PME suisses, à l’innovation et à la souveraineté numérique. Mais reprenons depuis le début.

La plateforme de réservation en ligne booking.com est désormais un géant de la technologie. Et comme pour beaucoup de ces géants, dont les fameux GAFAM, sa taille énorme et son pouvoir sur le marché lui permettent de se comporter en monopoliste, et donc de dicter ses conditions, fussent-elles léonines, aux entreprises qui passent par elle. Les hôteliers, notamment en Suisse, sont nombreux à être de facto forcés de faire appel aux services de booking.com. Car sinon, ils auraient grand mal à attirer de la clientèle, respectivement perdraient celle qui, par facilité, passe exclusivement par cette plateforme pour réserver ses vacances. Le choix est simple : si figurer sur booking.com ne garantit pas le succès, ne pas y figurer vous condamne. Consciente de cet immense pouvoir, la plateforme exige des hôteliers qui font appel à ses services qu’ils lui réservent leurs tarifs les plus avantageux. Elle leur interdit donc de proposer d’autre rabais aux clients qui, par exemple, réserveraient leur chambre directement par le site internet de l’hôtel. Pieds et poings liés, ces hôtels ne sont plus maîtres de leurs prix.

Mettre un terme aux abus de position dominante

Heureusement, les chambres fédérales viennent de mettre le holà à ce qui n’est rien d’autre qu’un abus de position dominante. De manière fort surprenante, les plus libéraux des élus, notamment au PLR, se sont opposés à ce qu’ils considèrent comme « une entrave à la liberté contractuelle ». Certes, c’en est une, il n’y a pas à tortiller. Mais elle est justifiée par un intérêt public et pas des moindres : le bon fonctionnement du marché et de la libre concurrence. Bizarre que ceux qui se disent libéraux n’y aient pas été sensibles.

En effet, la concurrence fonctionne rarement bien lorsqu’un des acteurs du marché se trouve en position dominante, voire de quasi-monopole. Dans le cas des réservations d’hébergements touristiques, les pratiques de booking.com empêchent une bonne partie de la concurrence sur les prix, car, pour bénéficier des meilleurs, il faut forcément passer par cette plateforme. Et son impact et si important que tous sont forcés de faire appel à ses services : les clients, qui veulent une offre la plus large possible, et les prestataires, qui veulent le plus de clientèle possible. A l’inverse, qui renonce à passer par booking.com aura moins de choix (du point de vue des clients), ou moins de revenus (du point de vue des prestataires). Bref, deux situations fort peu compatibles avec une économie de marché. Un seul acteur est donc en mesure de dicter les prix et de réguler l’offre tout en ayant la possibilité d’étouffer la concurrence. Tout cela n’est pas très libéral. Par ailleurs, cette pratique empêche pratiquement toute innovation en matière d’offre. Il est donc plutôt étonnant que le PLR ne s’en offusque pas.

Pour permettre la concurrence il faut… des règles !

Même dans une économie de marché fondée sur la libre concurrence, il existe des règles contre ces abus. D’ailleurs, même les plus fanatiques du libre-marché admettent que, sans règles de cette sorte, un marché ne peut pas fonctionner à satisfaction, car les abus de position dominante créent des distorsions et, au final, annihilent la concurrence. La « Lex Booking » en passe d’être adoptée permet de rétablir une saine concurrence loyale. Cela passe certes par une limitation de la liberté contractuelle, mais cette liberté n’était de toute façon que très relative, pour ne pas dire réservée à une seule des parties au contrat. En effet, les hôteliers ne sont en réalité pas libres de faire appel aux services de booking.com et ne sont donc pas en mesure de traiter d’égal à égal avec la plateforme. Comme cette dernière peut leur imposer unilatéralement ses conditions, difficile de parler de « liberté » contractuelle.

Protéger les faibles ? Essentiel, même dans une économie libérale

En outre, protéger la partie la plus faible d’un contrat est relativement courant en droit suisse, qui fait pourtant partie des droits considérés comme les plus libéraux. En droit du travail, du bail ou en matière de crédit à la consommation, le législateur a considéré que la « partie faible » au contrat (le travailleur, le locataire ou le consommateur) n’était pas en mesure de discuter d’égal à égal avec son partenaire contractuel et mérite donc protection. Il y a donc un intérêt public à restreindre la liberté contractuelle, sachant que cette liberté est systématiquement en faveur de la partie la plus forte, qui est en mesure d’imposer ses conditions.

Et le droit de la concurrence ?

Certes, on pourrait me rétorquer que le droit des cartels est déjà censé protéger de tels abus, car il permet expressément de lutter contre les abus de position dominante. Mais ce sont des procédures très longues et incertaines. Et, en matière de technologie, le temps joue en faveur des gros acteurs capables d’imposer leurs conditions aux marchés, quelles qu’elles soient. Par exemple, lorsque les autorités de la concurrence étatsuniennes jugèrent que Microsoft avait abusé de sa position dominante en plaçant systématiquement son navigateur internet (explorer) au détriment du leader du marché (Netscape), le concurrent lésé avait déjà été pratiquement exclu du marché et presque fait faillite… S’il fallait attendre que de nombreux hôtels lésés par les pratiques anticoncurrentielles de booking.com s’adressent aux tribunaux et que ceux-ci tranchent ces cas, la plateforme aurait eu le temps de monopoliser encore plus le marché de la réservation en ligne et d’éliminer toute concurrence, au détriment des consommateurs... et de ces PME que sont les hôtels suisses (pour qui le PLR a décidément bien peu de considération).

Souveraineté numérique

Cette histoire a aussi le mérite de mettre des enjeux de souveraineté numérique sur la table. En décidant de réguler une plateforme comme booking.com, la Suisse fait le choix d’être souveraine et d’appliquer ses propres règles à l’économie numérique, en suivant des objectifs qui lui sont propres et qu’elle a librement choisi. Elle fait le choix de ne pas courber l’échine face aux règles que des grandes entreprises tentent d’imposer grâce à leur taille et leur pouvoir sur le marché, sans aucune procédure démocratique ni respect de l’intérêt public. Et c’est une sacrée bonne nouvelle.

14/12/2021

Avenir.suisse et la liberté… de dire des âneries

Les fournisseurs de substances psychotropes des apprentis sorciers d’Avenir.suisse ont encore frappé. Et ils n’y sont pas allé de main morte sur les psilocybes. Cette fois, la machine de propagande d’une poignée de grandes entreprises nous a pondu un « indice de liberté » des cantons. Il suffit de se pencher sur les indicateurs qui constituent cet indice pour 1. rire un bon coup (on en a bien besoin) et 2. leur conseiller de prendre des vacances (ils en ont bien besoin). Voyons-un peu.

Voici quelques-uns des points qu’il faut remplir pour être bien classé à « l’indice de la liberté » :

  • Libre choix de l’école. Pour avenir.suisse, la liberté, c’est de mettre ses enfants dans une école coranique ou de verser des subventions publiques aux internats sélects.
  • Juges non-professionnels. Depuis quand on est plus libre quand c’est un non-juriste qui tranche les différends juridiques ?
  • Pas d’interdiction de races canines, ni d’obligation de détenir une licence pour en posséder un chien dangereux. Vive la liberté de se faire mordre par un molosse ! Et vive la liberté de lâcher son molosse sur son prochain !
  • Le moins de conventions collectives de travail étendues possible. Moi qui croyais qu’avenir.suisse défendait la concurrence loyale. Or, moins de CCT étendues, c’est plus de sous-enchère salariale, dont une concurrence qui ne fait pas sur la qualité des prestations. Pas très libéral, tout ça.
  • Le moins d’interdiction de fumer dans les lieux publics possible. Visiblement, avenir.suisse apprécie le fédéralisme, sauf lorsque les cantons prennent des mesures plus drastiques que la Confédération pour protéger la santé publique de leurs habitant-e-s.

Au rayon des bêtises, on trouve encore quelques citations qui ne se fondent sur rien du tout. Ni faits, ni littérature scientifique, ni même l’avis des voyants-astrologues de la rubrique des petites annonces :

  • « La proportion d’employés du secteur public est un indicateur de la présence de l’Etat dans l’économie. Plus elle est élevée plus l’activité de l’économie privée est limitée et donc plus le score du canton est bas dans l’indice de liberté. » Foutaises. On en reparlera quand un employé d’avenir.suisse sera sur une liste d’attente pour un lit d’hôpital ou téléphonera aux forces de l’ordre et tombera sur le répondeur.
  • « Dans une économie de marché il est essentiel que les marchés du travail soient flexibles afin que l’équilibre entre offre et demande soit atteint. » Même l’OCDE a échoué à démontrer la véracité de cette affirmation. Ce n’est pas en la répétant qu’elle deviendra vraie.
  • « Un budget public équilibré constitue un prérequis fondamental pour la liberté d’action économique et sociale d’un canton et de ses citoyens : moins les finances publiques sont équilibrées moins il y a de points dans l’indice de liberté d’Avenir Suisse. » On en reparlera quand les entreprises que prétend défendre avenir.suisse auront besoin de financement public. Pour la recherche et l’innovation, par exemple. Ou en cas de pandémie. Ou de crise financière.

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas comme si avenir.suisse était un vrai défenseur de la liberté. Au contraire, plusieurs de ses propositions récentes visent à restreindre nos libertés et notre libre-arbitre, par exemple :

  • Limiter les droits populaires: la liberté du peuple de refuser les mauvaises idées ou de faire de nouvelles propositions vaut visiblement moins que la liberté d’avenir.suisse d’imposer ses vues sans qu’on puisse les contester.
  • Confier la fixation du niveau des rentes du deuxième pilier à des experts au lieu du parlement et du peuple : c’est la version 2.0 de la proposition précédente, souvent appelée « dépolitisation ». Visiblement, avenir.suisse juge que la population et ses élus n’a pas assez de libre-arbitre pour prendre des décisions lorsque l’intérêt de ses mandants est en jeu.
  • Coupler smartvote au vote électronique : Là encore, comment prétendre qu’on défend le libre-arbitre quand on propose de déléguer le droit de vote à des algorithmes?

Belles fêtes de fin d’années à toutes et tous !